2ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ سَلَمَةَ بْنِ الْخَطَّابِ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ رَاشِدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ إِسْمَاعِيلَ الْمِيثَمِيِّ عَنْ حَبِيبٍ الْخَثْعَمِيِّ قَالَ كَتَبَ أَبُو جَعْفَرٍ الْمَنْصُورُ إِلَى مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ وَكَانَ عَامِلَهُ عَلَى الْمَدِينَةِ أَنْ يَسْأَلَ أَهْلَ الْمَدِينَةِ عَنِ الْخَمْسَةِ فِي الزَّكَاةِ مِنَ الْمِائَتَيْنِ كَيْفَ صَارَتْ وَزْنَ سَبْعَةٍ وَلَمْ يَكُنْ هَذَا عَلَى عَهْدِ رَسُولِ الله (صلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَأَمَرَهُ أَنْ يَسْأَلَ فِيمَنْ يَسْأَلُ عَبْدَ الله بْنَ الْحَسَنِ وَجَعْفَرَ بْنَ مُحَمَّدٍ (عَلَيْهِم الْسَّلام) قَالَ فَسَأَلَ أَهْلَ الْمَدِينَةِ فَقَالُوا أَدْرَكْنَا مَنْ كَانَ قَبْلَنَا عَلَى هَذَا فَبَعَثَ إِلَى عَبْدِ الله بْنِ الْحَسَنِ وَجَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ (عَلَيْهِم الْسَّلام) فَسَأَلَ عَبْدَ الله بْنَ الْحَسَنِ فَقَالَ كَمَا قَالَ الْمُسْتَفْتَوْنَ مِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ قَالَ فَقَالَ مَا تَقُولُ يَا أَبَا عَبْدِ الله فَقَالَ إِنَّ رَسُولَ الله (صلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) جَعَلَ فِي كُلِّ أَرْبَعِينَ أُوقِيَّةً أُوقِيَّةً فَإِذَا حَسَبْتَ ذَلِكَ كَانَ عَلَى وَزْنِ سَبْعَةٍ وَقَدْ كَانَتْ وَزْنَ سِتَّةٍ وَكَانَتِ الدَّرَاهِمُ خَمْسَةَ دَوَانِيقَ قَالَ حَبِيبٌ فَحَسَبْنَاهُ فَوَجَدْنَاهُ كَمَا قَالَ فَأَقْبَلَ عَلَيْهِ عَبْدُ الله بْنُ الْحَسَنِ فَقَالَ مِنْ أَيْنَ أَخَذْتَ هَذَا قَالَ قَرَأْتُ فِي كِتَابِ أُمِّكَ فَاطِمَةَ قَالَ ثُمَّ انْصَرَفَ فَبَعَثَ إِلَيْهِ مُحَمَّدُ بْنُ خَالِدٍ ابْعَثْ إِلَيَّ بِكِتَابِ فَاطِمَةَ (عَلَيْهِا الْسَّلام) فَأَرْسَلَ إِلَيْهِ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) إِنِّي إِنَّمَا أَخْبَرْتُكَ أَنِّي قَرَأْتُهُ وَلَمْ أُخْبِرْكَ أَنَّهُ عِنْدِي قَالَ حَبِيبٌ فَجَعَلَ مُحَمَّدُ بْنُ خَالِدٍ يَقُولُ لِي مَا رَأَيْتُ مِثْلَ هَذَا قَطُّ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Salama ibn al-Khaṭṭāb, d'après al-Ḥasan ibn Rāshid, d'après ʿAlī ibn Ismāʿīl al-Mīthamī, d'après Ḥabīb al-Khathʿamī,
Il a dit : Abū Jaʿfar al-Manṣūr écrivit à Muḥammad ibn Khālid, qui était son gouverneur à Médine, pour qu'il interroge les habitants de Médine au sujet des cinq (dirhams) sur deux cents (dirhams) en aumône légale (zakāt) : comment cela est-il devenu un poids de sept (mithqāls) alors que cela n'existait pas du temps du Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa Famille) ? Et il lui ordonna d'interroger, parmi ceux qu'il interrogerait, ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan et Jaʿfar ibn Muḥammad (que la paix soit sur eux). Il dit : Il interrogea donc les habitants de Médine, qui dirent : « Nous avons trouvé nos prédécesseurs sur cela. » Puis il envoya chercher ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan et Jaʿfar ibn Muḥammad (que la paix soit sur eux). Il interrogea ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan, qui répondit comme les solliciteurs d'avis parmi les Médinois. Il dit : Puis (le gouverneur) dit : « Que dis-tu, ô Abā ʿAbd Allāh ? » Il (Jaʿfar al-Ṣādiq) dit : « Le Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa Famille) a établi que pour chaque quarante once (ūqiyya), il y a une once. Lorsque tu calcules cela, cela correspond à un poids de sept (mithqāls) ; or c'était auparavant un poids de six (mithqāls), les dirhams étant de cinq dāniqs. » Ḥabīb dit : « Nous calculâmes cela et le trouvâmes comme il l'avait dit. » Alors ʿAbd Allāh ibn al-Ḥasan se tourna vers lui et dit : « D'où tiens-tu cela ? » Il répondit : « Je l'ai lu dans le livre de ta mère Fāṭima. » Il dit : Puis il (le gouverneur) se retira et Muḥammad ibn Khālid lui envoya un message : « Envoie-moi le livre de Fāṭima (que la paix soit sur elle). » Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) lui fit répondre : « Je t'ai seulement informé que je l'avais lu, mais je ne t'ai pas informé qu'il était chez moi. » Ḥabīb dit : Alors Muḥammad ibn Khālid se mit à me dire : « Je n'ai jamais rien vu de tel. »