IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Sahl b. Ziyād d'après Aḥmad b. Muḥammad d'après al-Ḥusayn b. Mūsā d'après Zurāra d'après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Il a dit : « Le fœtus (siquṭ), lorsqu'il a atteint quatre mois révolus, est lavé (pour être enseveli). »
IsnādD'après ʿAlī b. Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād b. ʿUthmān, d'après al-Ḥalabī et Zurāra, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il fut interrogé au sujet de la prière funéraire sur l'enfant : à partir de quand prie-t-on sur lui ? Il dit : Lorsqu'il comprend la prière. Je dis : À partir de quand la prière devient-elle obligatoire pour lui ? Il dit : Lorsqu'il a atteint l'âge de six ans ; et le jeûne, lorsqu'il est capable de le supporter.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Aḥmad ibn Muḥammad d'après ʿAlī ibn Ismāʿīl d'après ʿUthmān ibn ʿĪsā d'après Zurʿa d'après Samāʿa d'après Abū al-Ḥasan le Premier (sur lui la paix)
Il dit : « Je l'interrogeai au sujet du fœtus (siqṭ) lorsque sa création est parachevée : lui sont-ils obligatoires le bain rituel (ghusl), la tombe en niche (laḥd) et le linceul (kafan) ? » Il répondit : « Tout cela lui est obligatoire. »
IsnādPlusieurs de nos compagnons, d'après Sahl ibn Ziyād, d'après ʿAlī ibn Mihrān, d'après Muhammad ibn al-Fudayl, qui dit :
J'écrivis à Abū Jaʿfar (sur lui la paix) pour l'interroger au sujet du fœtus non viable (siqt) : comment doit-on le traiter ? Il (sur lui la paix) m'écrivit en réponse : « Le fœtus non viable est enterré avec son sang à l'endroit même (où il est expulsé). »
IsnādD'après ʿAlī, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après ʿUmar b. Udhayna, d'après Zurāra,
J'ai vu un fils d'Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui) du vivant d'Abū Jaʿfar (l'Imam Muḥammad al-Bāqir) (que la paix soit sur lui), appelé ʿAbd Allāh, un tout jeune enfant sevré, qui décéda. Je lui dis [à cet enfant] : « Ô jeune garçon, qui est celui qui est à ton côté ? », s'adressant à un affranchi (mawlā) qui leur appartenait. Il répondit : « Celui-ci est mon maître (mawlā). » L'affranchi lui dit en plaisantant : « Je ne suis pas ton maître. » Il répliqua : « C'est pire pour toi. » Puis une plaie se déclara dans le linceul de l'enfant, et il mourut. On le sortit dans une corbeille vers al-Baqīʿ. Abū Jaʿfar (l'Imam al-Bāqir) (que la paix soit sur lui) sortit, portant une tunique (jubba) de soie jaune, un turban de soie jaune et un manteau (miṭraf) de soie jaune. Il se mit en marche vers al-Baqīʿ, s'appuyant sur moi, tandis que les gens lui présentaient leurs condoléances pour la mort du fils de son fils. Lorsqu'il arriva à al-Baqīʿ, Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) s'avança, pria sur lui [le défunt] et prononça quatre fois le takbīr (Allāhu Akbar). Puis il ordonna qu'on l'enterre. Ensuite, il me prit par la main, s'écarta avec moi et dit : « En vérité, on n'avait pas l'habitude de prier sur les enfants ; le Commandeur des croyants (ʿAlī) (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) ordonnait qu'on les enterre en retrait, sans prier sur eux. Je n'ai prié sur lui qu'à cause des gens de Médine, de crainte qu'ils ne disent : “Ils ne prient pas sur leurs enfants.” »
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Muḥammad ibn Khālid et al-Ḥusayn ibn Saʿīd, d'après al-Naḍr ibn Suwayd, d'après Yaḥyā ibn ʿImrān, d'après Ibn Muskān, d'après Zurāra
Il dit : « Un fils d'Abū Jaʿfar (l'Imam al-Bāqir, que la paix soit sur lui) mourut. Informé de sa mort, il ordonna qu'on le lavât, qu'on l'ensevelît, marcha avec lui, pria sur lui. On jeta une natte (khumra, petit tapis de prière) et il se tint dessus, puis il se tint sur sa tombe jusqu'à ce qu'elle fût achevée. Ensuite, il s'en retourna, et je m'en retournai avec lui, au point que je marchais à ses côtés. Il dit alors : “Certes, on ne priait pas auparavant sur un tel (enfant) ; il avait trois ans. ʿAlī (que la paix soit sur lui) ordonnait qu'on l'ensevelît sans prier sur lui. Mais les gens ont institué une pratique, et nous faisons de même.” » [Zurāra] dit : Je demandai : « À partir de quand la prière funéraire devient-elle obligatoire pour lui ? » Il répondit : « Lorsqu'il comprend la prière (ṣalāt) et qu'il a six ans. » [Zurāra] dit : Je demandai : « Que dis-tu au sujet des enfants (morts en bas âge) ? » Il répondit : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) fut interrogé à leur sujet, et il dit : “Dieu sait mieux ce qu'ils auraient fait.” »
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après ʿAmr ibn Saʿīd, d'après ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, qui a dit : J'ai entendu Abū al-Ḥasan Mūsā (sur lui la paix) dire :
Lorsque Ibrāhīm, le fils du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille) mourut, trois pratiques (sunan) furent établies à son sujet. La première : lorsqu'il mourut, le soleil s'éclipsa. Les gens dirent : « Le soleil s'est éclipsé à cause du deuil du fils du Messager de Dieu. » Alors le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille) monta en chaire, loua Dieu et fit son éloge, puis dit : « Ô gens ! Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes de Dieu ; ils se déploient par Son ordre et Lui sont obéissants. Ils ne s'éclipsent ni pour la mort de quelqu'un, ni pour sa vie. S'ils s'éclipsent, ou l'un d'eux, alors priez. » Puis il descendit de la chaire et dirigea avec les gens la prière de l'éclipse (ṣalāt al-kusūf). Lorsqu'il eut prononcé la salutation finale, il dit : « Ô ʿAlī ! Lève-toi et prépare mon fils. » ʿAlī (sur lui la paix) se leva, lava Ibrāhīm, l'embauma et l'ensevelit, puis le sortit. Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille) partit jusqu'à ce qu'il arrivât à sa tombe. Les gens dirent : « Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille) a oublié de prier sur Ibrāhīm, en raison de la profonde affliction qui l'a saisi à son sujet. » Alors il se dressa debout, puis dit : « Ô gens ! Gabriel (sur lui la paix) est venu à moi avec (la réponse à) ce que vous avez dit. Vous avez prétendu que j'avais oublié de prier sur mon fils à cause de l'affliction qui m'a saisi. Sachez qu'il n'en est pas comme vous l'avez pensé. Mais le Subtil, l'Informé (Dieu) vous a imposé cinq prières et a assigné à vos morts, pour chaque prière, une takbīra (une formule de glorification). Et Il m'a ordonné de ne prier (la prière funéraire) que sur celui qui a prié (les cinq prières). » Puis il dit : « Ô ʿAlī ! Descends et dépose mon fils dans la tombe latérale. » Il descendit donc et déposa Ibrāhīm dans sa tombe latérale (al‑laḥd). Les gens dirent : « Il ne convient à personne de descendre dans la tombe de son enfant, puisque le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille) ne l'a pas fait. » Alors le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille) leur dit : « Ô gens ! Il ne vous est pas interdit de descendre dans les tombes de vos enfants, mais je ne suis pas à l'abri, si l'un de vous défait le linceul de son enfant, que Satan ne joue avec lui, et qu'alors l'affliction ne l'envahisse au point d'annuler sa récompense. » Puis il s'en alla (que Dieu prie sur lui et sur sa famille).
IsnādʿAlī, d'après ʿAlī ibn Shīra, d'après Muḥammad ibn Sulaymān, d'après Ḥusayn al-Ḥarshūsh, d'après Hishām ibn Sālim
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Les gens nous parlent et objectent à notre propos selon lequel on ne prie pas sur l'enfant (mort) parce qu'il n'a pas prié. Ils disent : “On ne prie que sur celui qui a prié.” Nous répondons : “Oui.” Alors ils disent : “Que dites-vous d'un homme chrétien ou juif qui embrasse l'islam puis meurt sur-le-champ ? Quelle est la réponse à ce sujet ?” » Il dit : « Dis-leur : “Que penses-tu de celui qui vient d'embrasser l'islam à l'instant puis calomnie une personne ? Quelle peine lui incombe pour sa calomnie ?” Car ils diront : “La peine fixée (ḥadd) lui incombe.” Lorsqu'ils diront cela, on leur dira : “Et si cet enfant qui n'a pas prié calomniait une personne, la peine fixée (ḥadd) lui serait-elle appliquée ?” Ils diront alors : “Non.” On leur dira : “Vous dites vrai. Il incombe de prier sur celui pour qui la prière et les peines fixées sont obligatoires, et on ne prie pas sur celui pour qui ni la prière ni les peines fixées ne sont obligatoires.” »