Chapitre
2ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنِ ابْنِ رِئَابٍ عَنْ زِيَادِ بْنِ سُوقَةَ قَالَ سُئِلَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) عَنْ رَجُلٍ اقْتَضَّ امْرَأَتَهُ أَوْ أَمَتَهُ فَرَأَتْ دَماً كَثِيراً لاَ يَنْقَطِعُ عَنْهَا يَوْماً كَيْفَ تَصْنَعُ بِالصَّلاَةِ قَالَ تُمْسِكُ الْكُرْسُفَ فَإِنْ خَرَجَتِ الْقُطْنَةُ مُطَوَّقَةً بِالدَّمِ فَإِنَّهُ مِنَ الْعُذْرَةِ تَغْتَسِلُ وَتُمْسِكُ مَعَهَا قُطْنَةً وَتُصَلِّي فَإِنْ خَرَجَ الْكُرْسُفُ مُنْغَمِساً بِالدَّمِ فَهُوَ مِنَ الطَّمْثِ تَقْعُدُ عَنِ الصَّلاَةِ أَيَّامَ الْحَيْضِ.
IsnādD'après Muḥammad b. Yaḥyā, d'après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā, d'après Ibn Maḥbūb, d'après Ibn Ri'āb, d'après Ziyād b. Sūqah
Il dit : On interrogea Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) au sujet d'un homme qui avait défloré sa femme ou sa servante, et celle-ci vit un sang abondant qui ne s'arrêtait pas d'elle durant un jour : comment doit-elle agir pour la prière ? Il dit : « Qu'elle mette un tampon de coton (kursuf). Si le coton ressort entouré de sang (muṭawwaqatan bi-l-dam), alors ce sang provient de l'hymen (al-ʿudhrah) ; elle se lave (taghtasil), met avec elle un coton et prie. Mais si le coton ressort imbibé de sang (munghamisan bi-l-dam), alors c'est du flux menstruel (al-ṭamth) ; elle s'abstient de la prière durant les jours des menstrues (al-ḥayḍ). »
3ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى رَفَعَهُ عَنْ أَبَانٍ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) فَتَاةٌ مِنَّا بِهَا قَرْحَةٌ فِي فَرْجِهَا وَالدَّمُ سَائِلٌ لاَ تَدْرِي مِنْ دَمِ الْحَيْضِ أَوْ مِنْ دَمِ الْقَرْحَةِ فَقَالَ مُرْهَا فَلْتَسْتَلْقِ عَلَى ظَهْرِهَا ثُمَّ تَرْفَعُ رِجْلَيْهَا ثُمَّ تَسْتَدْخِلُ إِصْبَعَهَا الْوُسْطَى فَإِنْ خَرَجَ الدَّمُ مِنَ الْجَانِبِ الأيْمَنِ فَهُوَ مِنَ الْحَيْضِ وَإِنْ خَرَجَ مِنَ الْجَانِبِ الأيْسَرِ فَهُوَ مِنَ الْقَرْحَةِ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, remontant (rafaʿahu) jusqu'à Abān
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Une jeune fille de chez nous a une plaie (qarḥa) dans sa vulve, et le sang coule ; elle ne sait pas s'il s'agit du sang des menstrues (ḥayḍ) ou du sang de la plaie. » Il dit : « Ordonne-lui de s'allonger sur le dos, puis de lever ses jambes, puis d'introduire son doigt du milieu. Si le sang sort du côté droit, il est alors des menstrues ; et s'il sort du côté gauche, il est alors de la plaie. »
1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَعِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ جَمِيعاً عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ عَنْ خَلَفِ بْنِ حَمَّادٍ وَرَوَاهُ أَحْمَدُ أَيْضاً عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَسْلَمَ عَنْ خَلَفِ بْنِ حَمَّادٍ الْكُوفِيِّ قَالَ تَزَوَّجَ بَعْضُ أَصْحَابِنَا جَارِيَةً مُعْصِراً لَمْ تَطْمَثْ فَلَمَّا اقْتَضَّهَا سَالَ الدَّمُ فَمَكَثَ سَائِلاً لاَ يَنْقَطِعُ نَحْواً مِنْ عَشَرَةِ أَيَّامٍ قَالَ فَأَرَوْهَا الْقَوَابِلَ وَمَنْ ظَنُّوا أَنَّهُ يُبْصِرُ ذَلِكَ مِنَ النِّسَاءِ فَاخْتَلَفْنَ فَقَالَ بَعْضٌ هَذَا مِنْ دَمِ الْحَيْضِ وَقَالَ بَعْضٌ هُوَ مِنْ دَمِ الْعُذْرَةِ فَسَأَلُوا عَنْ ذَلِكَ فُقَهَاءَهُمْ كَأَبِي حَنِيفَةَ وَغَيْرِهِ مِنْ فُقَهَائِهِمْ فَقَالُوا هَذَا شَيْءٌ قَدْ أَشْكَلَ وَالصَّلاَةُ فَرِيضَةٌ وَاجِبَةٌ فَلْتَتَوَضَّأْ وَلْتُصَلِّ وَلْيُمْسِكْ عَنْهَا زَوْجُهَا حَتَّى تَرَى الْبَيَاضَ فَإِنْ كَانَ دَمَ الْحَيْضِ لَمْ يَضُرَّهَا الصَّلاَةُ وَإِنْ كَانَ دَمَ الْعُذْرَةِ كَانَتْ قَدْ أَدَّتِ الْفَرْضَ فَفَعَلَتِ الْجَارِيَةُ ذَلِكَ وَحَجَجْتُ فِي تِلْكَ السَّنَةِ فَلَمَّا صِرْنَا بِمِنًى بَعَثْتُ إِلَى أَبِي الْحَسَنِ مُوسَى بْنِ جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) فَقُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ إِنَّ لَنَا مَسْأَلَةً قَدْ ضِقْنَا بِهَا ذَرْعاً فَإِنْ رَأَيْتَ أَنْ تَأْذَنَ لِي فَآتِيكَ وَأَسْأَلُكَ عَنْهَا فَبَعَثَ إِلَيَّ إِذَا هَدَأَتِ الرِّجْلُ وَانْقَطَعَ الطَّرِيقُ فَأَقْبِلْ إِنْ شَاءَ الله قَالَ خَلَفٌ فَرَأَيْتُ اللَّيْلَ حَتَّى إِذَا رَأَيْتُ النَّاسَ قَدْ قَلَّ اخْتِلاَفُهُمْ بِمِنًى تَوَجَّهْتُ إِلَى مِضْرَبِهِ فَلَمَّا كُنْتُ قَرِيباً إِذَا أَنَا بِأَسْوَدَ قَاعِدٍ عَلَى الطَّرِيقِ فَقَالَ مَنِ الرَّجُلُ فَقُلْتُ رَجُلٌ مِنَ الْحَاجِّ فَقَالَ مَا اسْمُكَ قُلْتُ خَلَفُ بْنُ حَمَّادٍ قَالَ ادْخُلْ بِغَيْرِ إِذْنٍ فَقَدْ أَمَرَنِي أَنْ أَقْعُدَ هَاهُنَا فَإِذَا أَتَيْتَ أَذِنْتُ لَكَ فَدَخَلْتُ وَسَلَّمْتُ فَرَدَّ السَّلاَمَ وَهُوَ جَالِسٌ عَلَى فِرَاشِهِ وَحْدَهُ مَا فِي الْفُسْطَاطِ غَيْرُهُ فَلَمَّا صِرْتُ بَيْنَ يَدَيْهِ سَأَلَنِي وَسَأَلْتُهُ عَنْ حَالِهِ فَقُلْتُ لَهُ إِنَّ رَجُلاً مِنْ مَوَالِيكَ تَزَوَّجَ جَارِيَةً مُعْصِراً لَمْ تَطْمَثْ فَلَمَّا اقْتَضَّهَا سَالَ الدَّمُ فَمَكَثَ سَائِلاً لاَ يَنْقَطِعُ نَحْواً مِنْ عَشَرَةِ أَيَّامٍ وَإِنَّ الْقَوَابِلَ اخْتَلَفْنَ فِي ذَلِكَ فَقَالَ بَعْضُهُنَّ دَمُ الْحَيْضِ وَقَالَ بَعْضُهُنَّ دَمُ الْعُذْرَةِ فَمَا يَنْبَغِي لَهَا أَنْ تَصْنَعَ قَالَ فَلْتَتَّقِ الله فَإِنْ كَانَ مِنْ دَمِ الْحَيْضِ فَلْتُمْسِكْ عَنِ الصَّلاَةِ حَتَّى تَرَى الطُّهْرَ وَلْيُمْسِكْ عَنْهَا بَعْلُهَا وَإِنْ كَانَ مِنَ الْعُذْرَةِ فَلْتَتَّقِ الله وَلْتَتَوَضَّأْ وَلْتُصَلِّ وَيَأْتِيهَا بَعْلُهَا إِنْ أَحَبَّ ذَلِكَ فَقُلْتُ لَهُ وَكَيْفَ لَهُمْ أَنْ يَعْلَمُوا مِمَّا هُوَ حَتَّى يَفْعَلُوا مَا يَنْبَغِي قَالَ فَالْتَفَتَ يَمِيناً وَشِمَالاً فِي الْفُسْطَاطِ مَخَافَةَ أَنْ يَسْمَعَ كَلاَمَهُ أَحَدٌ قَالَ ثُمَّ نَهَدَ إِلَيَّ فَقَالَ يَا خَلَفُ سِرَّ الله سِرَّ الله فَلاَ تُذِيعُوهُ وَلاَ تُعَلِّمُوا هَذَا الْخَلْقَ أُصُولَ دِينِ الله بَلِ ارْضَوْا لَهُمْ مَا رَضِيَ الله لَهُمْ مِنْ ضَلاَلٍ قَالَ ثُمَّ عَقَدَ بِيَدِهِ الْيُسْرَى تِسْعِينَ ثُمَّ قَالَ تَسْتَدْخِلُ الْقُطْنَةَ ثُمَّ تَدَعُهَا مَلِيّاً ثُمَّ تُخْرِجُهَا إِخْرَاجاً رَفِيقاً فَإِنْ كَانَ الدَّمُ مُطَوَّقاً فِي الْقُطْنَةِ فَهُوَ مِنَ الْعُذْرَةِ وَإِنْ كَانَ مُسْتَنْقِعاً فِي الْقُطْنَةِ فَهُوَ مِنَ الْحَيْضِ قَالَ خَلَفٌ فَاسْتَحَفَّنِي الْفَرَحُ فَبَكَيْتُ فَلَمَّا سَكَنَ بُكَائِي قَالَ مَا أَبْكَاكَ قُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ مَنْ كَانَ يُحْسِنُ هَذَا غَيْرُكَ قَالَ فَرَفَعَ يَدَهُ إِلَى السَّمَاءِ وَقَالَ وَالله إِنِّي مَا أُخْبِرُكَ إِلاَّ عَنْ رَسُولِ الله (صلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) عَنْ جَبْرَئِيلَ عَنِ الله عَزَّ وَجَلَّ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d’après son père, et un groupe de nos compagnons, d’après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Khālid, tous d’après Muḥammad ibn Khālid, d’après Khalaf ibn Ḥammād ; et Aḥmad l’a également rapporté d’après Muḥammad ibn Aslam, d’après Khalaf ibn Ḥammād al-Kūfī
Il a dit : « L’un de nos compagnons épousa une jeune fille vierge ayant atteint l’âge des menstrues qui n’avait pas eu ses règles. Quand il la déflora, le sang coula et il continua de couler sans s’arrêter pendant environ dix jours. Il dit : Alors, ils la montrèrent aux sages-femmes et à celles qu’ils pensaient pouvoir discerner cela parmi les femmes, mais elles divergèrent : certaines dirent : “Ceci est du sang menstruel”, et d’autres dirent : “C’est du sang de l’hymen.” Ils interrogèrent alors leurs juristes, tels qu’Abū Ḥanīfa et d’autres parmi leurs juristes, qui dirent : “Ceci est une chose ambiguë ; mais la prière est une obligation prescrite : qu’elle fasse les ablutions et prie, et que son mari s’abstienne d’elle jusqu’à ce qu’elle voie le blanc. Si c’est du sang menstruel, la prière ne lui nuira pas ; et si c’est du sang de l’hymen, elle aura accompli l’obligation.” La jeune fille fit donc cela. Or, cette année-là, je fis le pèlerinage et, lorsque nous fûmes à Minā, j’envoyai un message à Abū al-Ḥasan Mūsā ibn Jaʿfar (que la paix soit sur lui) et je dis : “Que je sois racheté pour toi ! Nous avons une question qui nous pèse ; si tu juges bon de m’autoriser, je viendrai te la poser.” Il m’envoya dire : “Quand la foule se sera apaisée et que la route sera libre, viens, si Dieu le veut.” Khalaf dit : J’attendis la nuit ; quand je vis que les allées et venues des gens à Minā s’étaient raréfiées, je me dirigeai vers sa tente. Comme j’approchais, voici qu’un esclave noir était assis sur le chemin. Il dit : “Qui est l’homme ?” Je répondis : “Un pèlerin.” Il dit : “Quel est ton nom ?” Je dis : “Khalaf ibn Ḥammād.” Il dit : “Entre sans permission, car il m’a ordonné de m’asseoir ici et, quand tu viendrais, de te le permettre.” J’entrai donc et le saluai. Il rendit le salut, assis sur sa couche, seul dans la tente, sans personne d’autre. Quand je fus en sa présence, il me questionna et je m’enquis de son état. Je lui dis : “Un homme parmi tes partisans a épousé une jeune fille vierge ayant atteint l’âge des menstrues qui n’avait pas eu ses règles. Quand il l’a déflorée, le sang a coulé et a continué sans s’arrêter pendant environ dix jours. Les sages-femmes ont divergé à ce sujet : certaines ont dit que c’est du sang menstruel, d’autres que c’est du sang de l’hymen. Que doit-elle faire ?” Il répondit : “Qu’elle craigne Dieu. Si c’est du sang menstruel, qu’elle s’abstienne de la prière jusqu’à ce qu’elle voie la pureté, et que son mari s’abstienne d’elle ; si c’est du sang de l’hymen, qu’elle craigne Dieu, qu’elle fasse les ablutions et prie, et que son mari vienne à elle s’il le souhaite.” Je lui dis : “Et comment sauront-ils ce que c’est, pour agir comme il convient ?” Il dit alors : Il regarda à droite et à gauche dans la tente, de peur que quelqu’un n’entende ses paroles. Puis il se pencha vers moi et dit : “Ô Khalaf, c’est le secret de Dieu, le secret de Dieu ! Ne le divulguez pas et n’enseignez pas à ces créatures les fondements de la religion de Dieu. Au contraire, contentez-vous pour elles de ce dont Dieu s’est contenté pour elles : l’égarement.” Puis il compta quatre-vingt-dix avec sa main gauche, puis dit : “Qu’elle introduise un coton, le laisse un moment, puis le retire doucement. Si le sang entoure le coton, il provient de l’hymen ; s’il s’est infiltré dans le coton, il provient des menstrues.” Khalaf dit : La joie m’envahit et je pleurai. Quand mes pleurs se furent apaisés, il dit : “Qu’est-ce qui te fait pleurer ?” Je dis : “Que je sois racheté pour toi ! Qui d’autre que toi connaît ceci ?” Alors, il leva la main vers le ciel et dit : “Par Dieu, je ne t’informe que d’après le Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa Famille), d’après Gabriel, d’après Dieu, Puissant et Majestueux.”