Chapitre
2ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ غَالِبِ بْنِ عُثْمَانَ عَنْ بَشِيرٍ الدَّهَّانِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ إِنَّ لِلْقَبْرِ كَلاَماً فِي كُلِّ يَوْمٍ يَقُولُ أَنَا بَيْتُ الْغُرْبَةِ أَنَا بَيْتُ الْوَحْشَةِ أَنَا بَيْتُ الدُّودِ أَنَا الْقَبْرُ أَنَا رَوْضَةٌ مِنْ رِيَاضِ الْجَنَّةِ أَوْ حُفْرَةٌ مِنْ حُفَرِ النَّارِ.
IsnādD'après un groupe de nos compagnons, d'après Sahl ibn Ziyād, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī, d'après Ghālib ibn ʿUthmān, d'après Bashīr al-Dahhān, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Certes, la tombe tient un discours chaque jour : elle dit : « Je suis la demeure de l'exil, je suis la demeure de la solitude, je suis la demeure des vers. Je suis la tombe : soit un jardin parmi les jardins du Paradis, soit une fosse parmi les fosses de l'Enfer. »
3ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَمَّادٍ عَنْ عَمْرِو بْنِ يَزِيدَ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) إِنِّي سَمِعْتُكَ وَأَنْتَ تَقُولُ كُلُّ شِيعَتِنَا فِي الْجَنَّةِ عَلَى مَا كَانَ فِيهِمْ قَالَ صَدَقْتُكَ كُلُّهُمْ وَالله فِي الْجَنَّةِ قَالَ قُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ إِنَّ الذُّنُوبَ كَثِيرَةٌ كِبَارٌ فَقَالَ أَمَّا فِي الْقِيَامَةِ فَكُلُّكُمْ فِي الْجَنَّةِ بِشَفَاعَةِ النَّبِيِّ الْمُطَاعِ أَوْ وَصِيِّ النَّبِيِّ وَلَكِنِّي وَالله أَتَخَوَّفُ عَلَيْكُمْ فِي الْبَرْزَخِ قُلْتُ وَمَا الْبَرْزَخُ قَالَ الْقَبْرُ مُنْذُ حِينِ مَوْتِهِ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ.
IsnādMuhammad b. Yaḥyā, d’après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā, d’après Aḥmad b. Muḥammad, d’après ʿAbd al-Raḥmān b. Ḥammād, d’après ʿAmr b. Yazīd
1ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي هَاشِمٍ عَنْ سَالِمٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ مَا مِنْ مَوْضِعِ قَبْرٍ إِلاَّ وَهُوَ يَنْطِقُ كُلَّ يَوْمٍ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ أَنَا بَيْتُ التُّرَابِ أَنَا بَيْتُ الْبَلاَءِ أَنَا بَيْتُ الدُّودِ قَالَ فَإِذَا دَخَلَهُ عَبْدٌ مُؤْمِنٌ قَالَ مَرْحَباً وَأَهْلاً أَمَا وَالله لَقَدْ كُنْتُ أُحِبُّكَ وَأَنْتَ تَمْشِي عَلَى ظَهْرِي فَكَيْفَ إِذَا دَخَلْتَ بَطْنِي فَسَتَرَى ذَلِكَ قَالَ فَيُفْسَحُ لَهُ مَدَّ الْبَصَرِ وَيُفْتَحُ لَهُ بَابٌ يَرَى مَقْعَدَهُ مِنَ الْجَنَّةِ قَالَ وَيَخْرُجُ مِنْ ذَلِكَ رَجُلٌ لَمْ تَرَ عَيْنَاهُ شَيْئاً قَطُّ أَحْسَنَ مِنْهُ فَيَقُولُ يَا عَبْدَ الله مَا رَأَيْتُ شَيْئاً قَطُّ أَحْسَنَ مِنْكَ فَيَقُولُ أَنَا رَأْيُكَ الْحَسَنُ الَّذِي كُنْتَ عَلَيْهِ وَعَمَلُكَ الصَّالِحُ الَّذِي كُنْتَ تَعْمَلُهُ قَالَ ثُمَّ تُؤْخَذُ رُوحُهُ فَتُوضَعُ فِي الْجَنَّةِ حَيْثُ رَأَى مَنْزِلَهُ ثُمَّ يُقَالُ لَهُ نَمْ قَرِيرَ الْعَيْنِ فَلاَ يَزَالُ نَفْحَةٌ مِنَ الْجَنَّةِ تُصِيبُ جَسَدَهُ يَجِدُ لَذَّتَهَا وَطِيبَهَا حَتَّى يُبْعَثَ قَالَ وَإِذَا دَخَلَ الْكَافِرُ قَالَ لاَ مَرْحَباً بِكَ وَلاَ أَهْلاً أَمَا وَالله لَقَدْ كُنْتُ أُبْغِضُكَ وَأَنْتَ تَمْشِي عَلَى ظَهْرِي فَكَيْفَ إِذَا دَخَلْتَ بَطْنِي سَتَرَى ذَلِكَ قَالَ فَتَضُمُّ عَلَيْهِ فَتَجْعَلُهُ رَمِيماً وَيُعَادُ كَمَا كَانَ وَيُفْتَحُ لَهُ بَابٌ إِلَى النَّارِ فَيَرَى مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ثُمَّ قَالَ ثُمَّ إِنَّهُ يَخْرُجُ مِنْهُ رَجُلٌ أَقْبَحُ مَنْ رَأَى قَطُّ قَالَ فَيَقُولُ يَا عَبْدَ الله مَنْ أَنْتَ مَا رَأَيْتُ شَيْئاً أَقْبَحَ مِنْكَ قَالَ فَيَقُولُ أَنَا عَمَلُكَ السَّيِّىُ الَّذِي كُنْتَ تَعْمَلُهُ وَرَأْيُكَ الْخَبِيثُ قَالَ ثُمَّ تُؤْخَذُ رُوحُهُ فَتُوضَعُ حَيْثُ رَأَى مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ثُمَّ لَمْ تَزَلْ نَفْخَةٌ مِنَ النَّارِ تُصِيبُ جَسَدَهُ فَيَجِدُ أَلَمَهَا وَحَرَّهَا فِي جَسَدِهِ إِلَى يَوْمِ يُبْعَثُ وَيُسَلِّطُ الله عَلَى رُوحِهِ تِسْعَةً وَتِسْعِينَ تِنِّيناً تَنْهَشُهُ لَيْسَ فِيهَا تِنِّينٌ يَنْفُخُ عَلَى ظَهْرِ الأرْضِ فَتُنْبِتَ شَيْئاً.
IsnādD'après Muḥammad ibn Yaḥyā, remontant à Muḥammad ibn al-Ḥusayn, remontant à ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Hāshim, remontant à Sālim, remontant à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Il n’est aucune tombe qui ne s’écrie chaque jour à trois reprises : “Je suis la demeure de la poussière, je suis la demeure de l’épreuve, je suis la demeure des vers.” Il a dit : Lorsque le serviteur croyant y entre, elle dit : “Bienvenue et sois le bienvenu ! Par Dieu, je t’aimais lorsque tu marchais sur mon dos ; comment en sera-t-il maintenant que tu es entré dans mon sein ? Tu le verras.” Il a dit : Alors lui est ménagé un espace à perte de vue, et une porte lui est ouverte par laquelle il voit sa demeure au Paradis. Il a dit : Et surgit alors un homme – jamais ses yeux n’ont rien vu de plus beau que lui –, qui dit : “Ô serviteur de Dieu, je n’ai jamais rien vu de plus beau que toi.” Il répond : “Je suis ta belle pensée que tu avais et ton œuvre pie que tu accomplissais.” Il a dit : Puis son âme est prise et placée au Paradis, à l’endroit même où il a vu sa demeure. Ensuite il lui est dit : “Dors, les yeux réjouis !” Et un souffle du Paradis ne cesse de toucher son corps, il en ressent la douceur et le parfum, jusqu’au jour où il sera ressuscité. Il a dit : Et lorsque le mécréant y entre, elle dit : “Il n’y a ni bienvenue ni salut pour toi ! Par Dieu, je te haïssais lorsque tu marchais sur mon dos ; comment en sera-t-il maintenant que tu es entré dans mon sein ? Tu le verras.” Il a dit : Alors elle se referme sur lui et le réduit en ossements, puis il est rendu à son état premier, et une porte lui est ouverte vers le Feu : il voit sa demeure dans l’Enfer. Puis il a dit : Ensuite surgit de la tombe un homme – le plus laid que l’on ait jamais vu –, qui dit : “Ô serviteur de Dieu, qui es-tu ? Je n’ai jamais rien vu de plus laid que toi.” Il répond : “Je suis ta mauvaise œuvre que tu accomplissais et ta pensée corrompue.” Il a dit : Puis son âme est prise et placée là où il a vu sa demeure dans l’Enfer. Ensuite un souffle du Feu ne cesse de toucher son corps, il en ressent la douleur et la chaleur dans son corps jusqu’au jour où il sera ressuscité. Et Dieu envoie contre son âme quatre-vingt-dix-neuf serpents (tinnīn) qui le mordent ; il n’y en a pas un seul qui, s’il soufflait sur la surface de la terre, y ferait pousser quelque chose. »
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Je t’ai entendu dire : “Tous nos partisans (shīʿa) sont au Paradis, quoi qu’il y ait eu en eux.” » Il répondit : « Tu dis vrai : par Dieu, ils sont tous au Paradis. » Je dis : « Que je sois sacrifié pour toi ! Les péchés sont nombreux et grands. » Il dit alors : « Quant au Jour de la Résurrection, vous serez tous au Paradis par l’intercession (shafāʿa) du Prophète obéi (al-nabī al-muṭāʿ) ou du légataire du Prophète (waṣī al-nabī). Mais, par Dieu, je redoute pour vous le Barzakh (monde intermédiaire). » Je dis : « Qu’est-ce que le Barzakh ? » Il dit : « La tombe, depuis l’heure de sa mort jusqu’au Jour de la Résurrection. »