3ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى الْخَزَّازِ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِنَا عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ بَيْنَا نَحْنُ جُلُوسٌ وَأَبِي عِنْدَ وَالٍ لِبَنِي أُمَيَّةَ عَلَى الْمَدِينَةِ إِذْ جَاءَ أَبِي فَجَلَسَ فَقَالَ كُنْتُ عِنْدَ هَذَا قُبَيْلُ فَسَأَلَهُمْ عَنِ التَّقْصِيرِ فَقَالَ قَائِلٌ مِنْهُمْ فِي ثَلاَثٍ وَقَالَ قَائِلٌ مِنْهُمْ يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ وَقَالَ قَائِلٌ مِنْهُمْ رَوْحَةٍ فَسَأَلَنِي فَقُلْتُ لَهُ إِنَّ رَسُولَ الله (صلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) لَمَّا نَزَلَ عَلَيْهِ جَبْرَئِيلُ (عَلَيْهِم الْسَّلام) بِالتَّقْصِيرِ قَالَ لَهُ النَّبِيُّ (صلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فِي كَمْ ذَاكَ فَقَالَ فِي بَرِيدٍ قَالَ وَأَيُّ شَيْءٍ الْبَرِيدُ قَالَ مَا بَيْنَ ظِلِّ عَيْرٍ إِلَى فَيْءِ وُعَيْرٍ قَالَ ثُمَّ عَبَرْنَا زَمَاناً ثُمَّ رَأَى [رُؤِيَ] بَنُو أُمَيَّةَ يَعْمَلُونَ أَعْلاَماً عَلَى الطَّرِيقِ وَأَنَّهُمْ ذَكَرُوا مَا تَكَلَّمَ بِهِ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) فَذَرَعُوا مَا بَيْنَ ظِلِّ عَيْرٍ إِلَى فَيْءِ وُعَيْرٍ ثُمَّ جَزَّءُوهُ إِلَى اثْنَيْ عَشَرَ مِيلاً فَكَانَ ثَلاَثَةَ آلاَفٍ وَخَمْسَمِائَةِ ذِرَاعٍ كُلُّ مِيلٍ فَوَضَعُوا الأعْلاَمَ فَلَمَّا ظَهَرَ بَنُو هَاشِمٍ غَيَّرُوا أَمْرَ بَنِي أُمَيَّةَ غَيْرَةً لأَنَّ الْحَدِيثَ هَاشِمِيٌّ فَوَضَعُوا إِلَى جَنْبِ كُلِّ عَلَمٍ عَلَماً.
Il a dit : « Alors que nous étions assis, moi et mon père, chez un gouverneur des Banū Umayya à Médine, voici que mon père vint et s'assit, puis dit : "J'étais chez celui-ci peu auparavant, et il les interrogea au sujet du taqṣīr (raccourcissement de la prière en voyage). L'un d'eux dit : 'Après trois [jours]', un autre dit : 'Un jour et une nuit', et un autre dit : 'Une roḥa (étape matinale)'. Il me consulta alors, et je lui dis : 'Quand Gabriel (sur lui la paix) descendit auprès du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) avec [le commandement] du taqṣīr, le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) lui demanda : "Pour quelle distance ?" Il répondit : "Un barīd." Il demanda : "Et qu'est-ce que le barīd ?" Il répondit : "Ce qui se trouve entre l'ombre de ʿAyr et l'étendue d'ombre de Wuʿayr." ' » Puis il dit : « Ensuite, le temps passa, puis les Banū Umayya furent vus installant des bornes (aʿlām, sing. ʿalam : marques/balises) sur la route. Ils se rappelèrent ce qu'Abū Jaʿfar (sur lui la paix) avait dit, mesurèrent donc ce qui se trouve entre l'ombre de ʿAyr et l'étendue d'ombre de Wuʿayr, puis le divisèrent en douze miles. Chaque mile équivalait à trois mille cinq cents coudées, et ils placèrent les bornes. Lorsque les Banū Hāshim parvinrent au pouvoir, ils modifièrent ce qu'avaient fait les Banū Umayya, par jalousie, car ce hadith est hāshimite, et ils placèrent une borne à côté de chaque borne. »
Il (Ishāq b. ʿAmmār) a dit : J'ai interrogé Abū l-Ḥasan (que la paix soit sur lui) au sujet de gens qui étaient partis en voyage. Lorsqu'ils arrivèrent à l'endroit où le raccourcissement (de la prière) leur était obligatoire, ils raccourcirent leur prière. Puis, lorsqu'ils eurent parcouru deux, trois ou quatre farsakh (lieues), un homme dont ils avaient absolument besoin pour que leur voyage fût correct s'attarda derrière eux. Ils restèrent donc à l'attendre, car leur voyage n'était correct qu'avec sa venue. Ils demeurèrent ainsi plusieurs jours, ne sachant pas s'ils devaient poursuivre leur voyage ou revenir sur leurs pas, ni s'il leur convenait d'accomplir la prière en entier ou de maintenir le raccourcissement. Il (l'Imam) dit : S'ils ont atteint une distance de quatre farsakh, qu'ils maintiennent le raccourcissement de leur prière, qu'ils restent ou qu'ils rebroussent chemin. S'ils ont parcouru moins de quatre farsakh, qu'ils accomplissent la prière en entier, qu'ils restent ou qu'ils rebroussent chemin. Et lorsqu'ils repartent, qu'ils raccourcissent (à nouveau).