Si un croyant jurait par son Seigneur qu'Il ne le fasse pas mourir, Il ne le ferait jamais mourir. Mais lorsque ce moment arrive, ou lorsque son terme approche, Dieu — Puissant et Majestueux — envoie vers lui deux vents : un vent appelé al-munsiya (l'oubliette) et un vent appelé al-musakhiya (la généreuse). Quant à al-munsiya, elle lui fait oublier sa famille et ses biens. Quant à al-musakhiya, elle rend son âme généreuse (détachée) envers ce bas monde, jusqu'à ce qu'il choisisse ce qui est auprès de Dieu.
2ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سُلَيْمَانَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ سَدِيرٍ الصَّيْرَفِيِّ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) جُعِلْتُ فِدَاكَ يَا ابْنَ رَسُولِ الله هَلْ يَكْرَهُ الْمُؤْمِنُ عَلَى قَبْضِ رُوحِهِ قَالَ لاَ وَالله إِنَّهُ إِذَا أَتَاهُ مَلَكُ الْمَوْتِ لِقَبْضِ رُوحِهِ جَزِعَ عِنْدَ ذَلِكَ فَيَقُولُ لَهُ مَلَكُ الْمَوْتِ يَا وَلِيَّ الله لاَ تَجْزَعْ فَوَ الَّذِي بَعَثَ مُحَمَّداً (صلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) لأَنَا أَبَرُّ بِكَ وَأَشْفَقُ عَلَيْكَ مِنْ وَالِدٍ رَحِيمٍ لَوْ حَضَرَكَ افْتَحْ عَيْنَكَ فَانْظُرْ قَالَ وَيُمَثَّلُ لَهُ رَسُولُ الله (صلّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ وَفَاطِمَةُ وَالْحَسَنُ وَالْحُسَيْنُ وَالأئِمَّةُ مِنْ ذُرِّيَّتِهِمْ (عَلَيْهِم الْسَّلام) فَيُقَالُ لَهُ هَذَا رَسُولُ الله وَأَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ وَفَاطِمَةُ وَالْحَسَنُ وَالْحُسَيْنُ وَالأئِمَّةُ (عَلَيْهِم الْسَّلام) رُفَقَاؤُكَ قَالَ فَيَفْتَحُ عَيْنَهُ فَيَنْظُرُ فَيُنَادِي رُوحَهُ مُنَادٍ مِنْ قِبَلِ رَبِّ الْعِزَّةِ فَيَقُولُ يا أَيَّتُهَا النَّفْسُ الْمُطْمَئِنَّةُ إِلَى مُحَمَّدٍ وَأَهْلِ بَيْتِهِ ارْجِعِي إِلى رَبِّكِ راضِيَةً بِالْوَلاَيَةِ مَرْضِيَّةً بِالثَّوَابِ فَادْخُلِي فِي عِبادِي يَعْنِي مُحَمَّداً وَأَهْلَ بَيْتِهِ وَادْخُلِي جَنَّتِي فَمَا شَيْءٌ أَحَبَّ إِلَيْهِ مِنِ اسْتِلاَلِ رُوحِهِ وَاللُّحُوقِ بِالْمُنَادِي.
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Que je sois sacrifié pour toi, ô fils du Messager de Dieu ! Le croyant ressent-il de l'aversion au moment de la saisie de son âme ? » Il répondit : « Non, par Dieu ! Lorsque l'Ange de la Mort vient pour saisir son âme, il s'inquiète à ce moment-là. Alors l'Ange de la Mort lui dit : “Ô ami de Dieu, ne t'inquiète pas ! Car par Celui qui a envoyé Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille), je suis plus bienfaisant et plus compatissant envers toi qu'un père miséricordieux qui serait présent auprès de toi. Ouvre tes yeux et regarde !” » Il dit : « On fait apparaître devant lui le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille), le Prince des croyants, Fāṭima, al-Ḥasan, al-Ḥusayn et les Imams issus de leur descendance (que la paix soit sur eux), et on lui dit : “Voici le Messager de Dieu, le Prince des croyants, Fāṭima, al-Ḥasan, al-Ḥusayn et les Imams (que la paix soit sur eux) : ce sont tes compagnons.” » Il dit : « Il ouvre alors ses yeux et regarde. Puis un Appelant du côté du Seigneur de la Puissance appelle son âme et dit : “Ô âme apaisée envers Muḥammad et les gens de sa maison, retourne vers ton Seigneur, satisfaite de la walāya (autorité spirituelle), agréée par la récompense ! Entre donc parmi Mes serviteurs” — c'est-à-dire Muḥammad et les gens de sa maison — “et entre dans Mon Paradis !” Rien ne lui est plus cher que l'extraction de son âme et la rencontre de l'Appelant. »