Chapitre
2ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ بَعْضِ رِجَالِهِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ أَحَدِهِمَا (عَلَيْهِما الْسَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْمَرْأَةِ الْحُبْلَى قَدِ اسْتَبَانَ حَبَلُهَا تَرَى مَا تَرَى الْحَائِضُ مِنَ الدَّمِ قَالَ تِلْكَ الْهِرَاقَةُ مِنَ الدَّمِ إِنْ كَانَ دَماً كَثِيراً أَحْمَرَ فَلاَ تُصَلِّ وَإِنْ كَانَ قَلِيلاً أَصْفَرَ فَلَيْسَ عَلَيْهَا إِلاَّ الْوُضُوءُ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après certains de ses hommes, d'après Muḥammad ibn Muslim, d'après l'un des deux (que la paix soit sur eux)
Il dit : Je l'interrogeai au sujet de la femme enceinte dont la grossesse est manifeste, et qui voit du sang comme en voit la femme menstruée. Il répondit : Ce sang est un écoulement (hirāqa). S'il est abondant et rouge, qu'elle n'accomplisse pas la prière ; s'il est peu abondant et jaune, elle n'a que l'obligation des ablutions (wuḍūʾ).
3ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنِ الْعَلاَءِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ أَحَدِهِمَا (عَلَيْهِما الْسَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْحُبْلَى تَرَى الدَّمَ كَمَا كَانَتْ تَرَى أَيَّامَ حَيْضِهَا مُسْتَقِيماً فِي كُلِّ شَهْرٍ فَقَالَ تُمْسِكُ عَنِ الصَّلاَةِ كَمَا كَانَتْ تَصْنَعُ فِي حَيْضِهَا فَإِذَا طَهُرَتْ صَلَّتْ.
IsnādUn groupe de nos compagnons d'après Aḥmad b. Muḥammad d'après ʿAlī b. al-Ḥakam d'après al-ʿAlāʾ d'après Muḥammad b. Muslim d'après l'un des deux Imams (que la paix soit sur eux)
Il dit : Je l'ai interrogé au sujet de la femme enceinte qui voit du sang comme elle en voyait régulièrement chaque mois durant ses jours de menstrues. Il dit : Elle s'abstient de la prière comme elle le faisait durant ses menstrues ; puis, lorsqu'elle devient pure, elle prie.
4ـ مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ جَمِيعاً عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَجَّاجِ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا الْحَسَنِ (عَلَيْهِ الْسَّلام) عَنِ الْحُبْلَى تَرَى الدَّمَ وَهِيَ حَامِلٌ كَمَا كَانَتْ تَرَى قَبْلَ ذَلِكَ فِي كُلِّ شَهْرٍ هَلْ تَتْرُكُ الصَّلاَةَ قَالَ تَتْرُكُ إِذَا دَامَ.
IsnādMuhammad ibn Ismāʿīl, d'après al-Faḍl ibn Shādhān, et Muḥammad ibn Yaḥyā, d'après Muḥammad ibn al-Ḥusayn, tous d'après Ṣafwān ibn Yaḥyā, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Ḥajjāj
Il dit : J'ai interrogé Abū al-Ḥasan (que la paix soit sur lui) au sujet d'une femme enceinte qui voit du sang alors qu'elle est enceinte, comme elle en voyait auparavant chaque mois : doit-elle abandonner la prière ? Il dit : Elle l'abandonne si cela persiste.
5ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ وَأَبُو دَاوُدَ جَمِيعاً عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنِ النَّضْرِ بْنِ سُوَيْدٍ وَفَضَالَةَ بْنِ أَيُّوبَ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) أَنَّهُ سُئِلَ عَنِ الْحُبْلَى تَرَى الدَّمَ أَ تَتْرُكُ الصَّلاَةَ فَقَالَ نَعَمْ إِنَّ الْحُبْلَى رُبَّمَا قَذَفَتْ بِالدَّمِ.
IsnādUn groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad et Abū Dāwūd, tous deux d'après al-Ḥusayn b. Saʿīd, d'après al-Naḍr b. Suwayd et Faḍāla b. Ayyūb, d'après ʿAbd Allāh b. Sinān, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il fut interrogé au sujet de la femme enceinte qui voit du sang : « Doit-elle abandonner la prière ? » Il répondit : « Oui, car il arrive que la femme enceinte expulse du sang. »
6ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ خَالِدٍ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) جُعِلْتُ فِدَاكَ الْحُبْلَى رُبَّمَا طَمِثَتْ فَقَالَ نَعَمْ وَذَلِكَ أَنَّ الْوَلَدَ فِي بَطْنِ أُمِّهِ غِذَاؤُهُ الدَّمُ فَرُبَّمَا كَثُرَ فَفَضَلَ عَنْهُ فَإِذَا فَضَلَ دَفَعَتْهُ فَإِذَا دَفَعَتْهُ حَرُمَتْ عَلَيْهَا الصَّلاَةُ. وَفِي رِوَايَةٍ أُخْرَى إِذَا كَانَ كَذَلِكَ تَأَخَّرَ الْوِلاَدَةُ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Sulaymān ibn Khālid
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Que je sois sacrifié pour toi ! La femme enceinte a parfois des menstrues ? » Il répondit : « Oui. En effet, l'enfant dans le ventre de sa mère se nourrit du sang. Il arrive que celui-ci soit abondant et excède [ses besoins]. Lorsqu'il excède, elle l'expulse. Et lorsqu'elle l'expulse, la prière lui est interdite. » Dans une autre tradition : « Lorsqu'il en est ainsi, l'accouchement est retardé. »
1ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ نُعَيْمٍ الصَّحَّافِ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) إِنَّ أُمَّ وَلَدِي تَرَى الدَّمَ وَهِيَ حَامِلٌ كَيْفَ تَصْنَعُ بِالصَّلاَةِ قَالَ فَقَالَ لِي إِذَا رَأَتِ الْحَامِلُ الدَّمَ بَعْدَ مَا تَمْضِي عِشْرُونَ يَوْماً مِنَ الْوَقْتِ الَّذِي كَانَتْ تَرَى فِيهِ الدَّمَ مِنَ الشَّهْرِ الَّذِي كَانَتْ تَقْعُدُ فِيهِ فَإِنَّ ذَلِكَ لَيْسَ مِنَ الرَّحِمِ وَلاَ مِنَ الطَّمْثِ فَلْتَتَوَضَّأْ وَتَحْتَشِي بِكُرْسُفٍ وَتُصَلِّ وَإِذَا رَأَتِ الْحَامِلُ الدَّمَ قَبْلَ الْوَقْتِ الَّذِي كَانَتْ تَرَى فِيهِ الدَّمَ بِقَلِيلٍ أَوْ فِي الْوَقْتِ مِنْ ذَلِكَ الشَّهْرِ فَإِنَّهُ مِنَ الْحَيْضَةِ فَلْتُمْسِكْ عَنِ الصَّلاَةِ عَدَدَ أَيَّامِهَا الَّتِي كَانَتْ تَقْعُدُ فِي حَيْضِهَا فَإِنِ انْقَطَعَ الدَّمُ عَنْهَا قَبْلَ ذَلِكَ فَلْتَغْتَسِلْ وَلْتُصَلِّ وَإِنْ لَمْ يَنْقَطِعِ الدَّمُ عَنْهَا إِلاَّ بَعْدَ مَا تَمْضِي الأيَّامُ الَّتِي كَانَتْ تَرَى فِيهَا الدَّمَ بِيَوْمٍ أَوْ يَوْمَيْنِ فَلْتَغْتَسِلْ ثُمَّ تَحْتَشِي وَتَسْتَذْفِرُ وَتُصَلِّ الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ ثُمَّ لْتَنْظُرْ فَإِنْ كَانَ الدَّمُ فِيمَا بَيْنَهُمَا وَبَيْنَ الْمَغْرِبِ لاَ يَسِيلُ مِنْ خَلْفِ الْكُرْسُفِ فَلْتَتَوَضَّأْ وَلْتُصَلِّ عِنْدَ وَقْتِ كُلِّ صَلاَةٍ مَا لَمْ تَطْرَحِ الْكُرْسُفَ فَإِنْ طَرَحَتِ الْكُرْسُفَ عَنْهَا فَسَالَ الدَّمُ وَجَبَ عَلَيْهَا الْغُسْلُ وَإِنْ طَرَحَتِ الْكُرْسُفَ وَلَمْ يَسِلِ الدَّمُ فَلْتَتَوَضَّأْ وَلْتُصَلِّ وَلاَ غُسْلَ عَلَيْهَا قَالَ وَإِنْ كَانَ الدَّمُ إِذَا أَمْسَكَتِ الْكُرْسُفَ يَسِيلُ مِنْ خَلْفِ الْكُرْسُفِ صَبِيباً لاَ يَرْقَأُ فَإِنَّ عَلَيْهَا أَنْ تَغْتَسِلَ فِي كُلِّ يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ وَتَحْتَشِيَ وَتُصَلِّيَ وَتَغْتَسِلَ لِلْفَجْرِ وَتَغْتَسِلَ لِلظُّهْرِ وَالْعَصْرِ وَتَغْتَسِلَ لِلْمَغْرِبِ وَالْعِشَاءِ قَالَ وَكَذَلِكَ تَفْعَلُ الْمُسْتَحَاضَةُ فَإِنَّهَا إِذَا فَعَلَتْ ذَلِكَ أَذْهَبَ الله بِالدَّمِ عَنْهَا.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après al-Ḥasan ibn Maḥbūb, d'après al-Ḥusayn ibn Nuʿaym al-Ṣaḥḥāf
Il (al-Ḥusayn ibn Nuʿaym al-Ṣaḥḥāf) dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « La mère de mon enfant (umm waladī) voit du sang alors qu'elle est enceinte. Que doit-elle faire pour la prière ? » Il me dit : « Lorsque la femme enceinte voit du sang après que vingt jours se sont écoulés depuis le moment où elle voyait habituellement le sang au cours du mois où elle était en état de menstrues (ḥayḍ), alors cela ne vient pas de l'utérus et n'est pas des menstrues. Qu'elle fasse donc les ablutions mineures (wuḍūʾ), qu'elle se mette un tampon de coton (kurstuf) et qu'elle prie. Mais si la femme enceinte voit du sang peu avant le moment où elle voyait habituellement le sang, ou au moment même de ce mois, alors cela fait partie des menstrues. Qu'elle s'abstienne donc de prier pendant le nombre de jours où elle avait coutume de s'abstenir lors de ses menstrues. Si le sang cesse avant cela, qu'elle fasse la grande ablution (ghusl) et qu'elle prie. Si le sang ne cesse que un ou deux jours après que les jours où elle voyait habituellement le sang se sont écoulés, qu'elle fasse la grande ablution (ghusl), puis qu'elle se mette un tampon de coton (kurstuf), qu'elle se serre avec une bande (istithfār) et qu'elle prie le ẓuhr et le ʿaṣr. Ensuite, qu'elle observe : si, entre ces deux prières et le coucher du soleil (maghrib), le sang ne s'écoule pas par-derrière le tampon de coton, qu'elle fasse les ablutions mineures (wuḍūʾ) et qu'elle prie à l'heure de chaque prière, tant qu'elle n'enlève pas le tampon de coton. Si elle enlève le tampon de coton et que le sang s'écoule, la grande ablution (ghusl) lui devient obligatoire. Si elle enlève le tampon de coton mais que le sang ne s'écoule pas, qu'elle fasse les ablutions mineures (wuḍūʾ) et qu'elle prie, et il n'y a pas de grande ablution (ghusl) pour elle. » Il dit : « Et si, lorsqu'elle maintient le tampon de coton, le sang s'écoule derrière le tampon de manière continue, sans s'arrêter, alors elle doit faire la grande ablution (ghusl) trois fois par jour et par nuit, se mettre un tampon de coton, prier, et faire la grande ablution (ghusl) pour l'aube (fajr), la grande ablution (ghusl) pour le ẓuhr et le ʿaṣr, et la grande ablution (ghusl) pour le maghrib et le ʿichāʾ. » Il dit : « Et ainsi agit la femme atteinte de maux persistants (mustaḥāḍa). En effet, si elle fait cela, Dieu fera cesser le sang pour elle. »