1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ جَمِيعاً عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عُثْمَانَ عَنِ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) فِي مَالِ الْيَتِيمِ عَلَيْهِ زَكَاةٌ فَقَالَ إِذَا كَانَ مَوْضُوعاً فَلَيْسَ عَلَيْهِ زَكَاةٌ وَإِذَا عَمِلْتَ بِهِ فَأَنْتَ لَهُ ضَامِنٌ وَالرِّبْحُ لِلْيَتِيمِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm d'après son père, et Muḥammad ibn Yaḥyā d'après Aḥmad ibn Muḥammad, tous deux d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ḥammād ibn ʿUthmān, d'après al-Ḥalabī, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet des biens de l'orphelin : la zakāt (aumône légale) est-elle due ? Il dit : « S'il est laissé en dépôt (inactif), aucune zakāt n'est due ; mais si tu le fais fructifier, tu en es garant, et le profit revient à l'orphelin. »
2ـ مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ وَأَحْمَدُ بْنُ إِدْرِيسَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ جَمِيعاً عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ أَبِي الْعُطَارِدِ الْخَيَّاطِ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) مَالُ الْيَتِيمِ يَكُونُ عِنْدِي فَأَتَّجِرُ بِهِ فَقَالَ إِذَا حَرَّكْتَهُ فَعَلَيْكَ زَكَاتُهُ قَالَ قُلْتُ فَإِنِّي أُحَرِّكُهُ ثَمَانِيَةَ أَشْهُرٍ وَأَدَعُهُ أَرْبَعَةَ أَشْهُرٍ قَالَ عَلَيْكَ زَكَاتُهُ.
IsnādMuhammad b. Ismāʿīl d'après al-Faḍl b. Shādhān, et Aḥmad b. Idrīs d'après Muḥammad b. ʿAbd al-Jabbār, tous deux d'après Ṣafwān b. Yaḥyā d'après Isḥāq b. ʿAmmār d'après Abū al-ʿUṭārid al-Khayyāṭ
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « L'argent de l'orphelin se trouve chez moi, et je le fais fructifier par le commerce. » Il dit : « Lorsque tu le fais circuler, la zakāt (aumône légale) te revient. » Il dit : Je dis : « Je le fais circuler pendant huit mois et je le laisse pendant quatre mois. » Il dit : « La zakāt te revient. »
3ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عِيسَى عَنْ حَرِيزٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ قَالَ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) هَلْ عَلَى مَالِ الْيَتِيمِ زَكَاةٌ قَالَ لاَ إِلاَّ أَنْ يُتَّجَرَ بِهِ أَوْ يُعْمَلَ بِهِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ḥammād ibn ʿĪsā, d'après Ḥarīz, d'après Muḥammad ibn Muslim
Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « La zakāt (aumône légale) est-elle due sur les biens de l'orphelin ? » Il dit : « Non, à moins qu'il ne soit fait du commerce avec [ces biens] ou qu'il ne soit investi [dans une activité]. »
4ـ حَمَّادُ بْنُ عِيسَى عَنْ حَرِيزٍ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) يَقُولُ لَيْسَ عَلَى مَالِ الْيَتِيمِ زَكَاةٌ وَإِنْ بَلَغَ الْيَتِيمُ فَلَيْسَ عَلَيْهِ لِمَا مَضَى زَكَاةٌ وَلاَ عَلَيْهِ فِيمَا بَقِيَ حَتَّى يُدْرِكَ فَإِذَا أَدْرَكَ فَإِنَّمَا عَلَيْهِ زَكَاةٌ وَاحِدَةٌ ثُمَّ كَانَ عَلَيْهِ مِثْلُ مَا عَلَى غَيْرِهِ مِنَ النَّاسِ.
IsnādḤammād ibn ʿĪsā, d'après Ḥarīz, d'après Abū Baṣīr
Il dit : J'ai entendu Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dire : « Il n'y a pas d'aumône légale (zakāt) sur les biens de l'orphelin. Si l'orphelin atteint l'âge de puberté (bulūgh), il n'y a pour lui aucune zakāt à payer pour le passé, et il n'y en a pas non plus sur ce qui reste jusqu'à ce qu'il devienne majeur (yudrika). Lorsqu'il devient majeur, il ne doit qu'une seule zakāt ; ensuite, il est soumis à la même obligation que les autres personnes. »
5ـ حَمَّادُ بْنُ عِيسَى عَنْ حَرِيزٍ عَنْ زُرَارَةَ وَمُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ أَنَّهُمَا قَالاَ لَيْسَ عَلَى مَالِ الْيَتِيمِ فِي الدِّينِ وَالْمَالِ الصَّامِتِ شَيْءٌ فَأَمَّا الْغَلاَّتُ فَعَلَيْهَا الصَّدَقَةُ وَاجِبَةٌ.
IsnādḤammād ibn ʿĪsā, d’après Ḥarīz, d’après Zurāra et Muḥammad ibn Muslim
Ils ont dit tous deux : « Il n’y a rien (d’obligatoire) sur les biens de l’orphelin concernant la religion (al-dīn, c’est-à-dire la zakāt) ni sur les biens silencieux (al-māl al-ṣāmit, c’est-à-dire les biens non vivants comme l’or, l’argent et les biens de commerce). Quant aux récoltes (al-ghallāt, produits de la terre), la ṣadaqa (aumône légale) est obligatoire sur elles. »
6ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مَرَّارٍ عَنْ يُونُسَ عَنْ سَعِيدٍ السَّمَّانِ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) يَقُولُ لَيْسَ فِي مَالِ الْيَتِيمِ زَكَاةٌ إِلاَّ أَنْ يُتَّجَرَ بِهِ فَإِنِ اتُّجِرَ بِهِ فَالرِّبْحُ لِلْيَتِيمِ فَإِنْ وُضِعَ فَعَلَى الَّذِي يَتَّجِرُ بِهِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ismāʿīl ibn Marrār, d'après Yūnus, d'après Saʿīd al-Sammān
Il a dit : J'ai entendu Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) dire : « Il n'y a pas de zakāt (aumône légale) sur les biens de l'orphelin, à moins qu'ils ne soient investis dans le commerce. S'ils sont investis dans le commerce, le profit revient à l'orphelin ; mais s'il y a une perte, elle incombe à celui qui en fait le commerce. »
7ـ أَحْمَدُ بْنُ إِدْرِيسَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى عَنْ يُونُسَ بْنِ يَعْقُوبَ قَالَ أَرْسَلْتُ إِلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) أَنَّ لِي إِخْوَةً صِغَاراً فَمَتَى تَجِبُ عَلَى أَمْوَالِهِمُ الزَّكَاةُ قَالَ إِذَا وَجَبَتْ عَلَيْهِمُ الصَّلاَةُ وَجَبَتِ الزَّكَاةُ قُلْتُ فَمَا لَمْ تَجِبْ عَلَيْهِمُ الصَّلاَةُ قَالَ إِذَا اتُّجِرَ بِهِ فَزَكِّهِ.
IsnādAḥmad b. Idrīs d'après Muḥammad b. ʿAbd al-Jabbār d'après Ṣafwān b. Yaḥyā d'après Yūnus b. Yaʿqūb
Il dit : J'ai envoyé [un message] à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) [disant] : J'ai des frères en bas âge. À partir de quand la zakāt (aumône légale) est-elle obligatoire sur leurs biens ? Il dit : « Lorsque la prière (ṣalāt) leur devient obligatoire, la zakāt devient obligatoire. » Je dis : « Et tant que la prière ne leur est pas obligatoire ? » Il dit : « Si l'on fait du commerce avec [ces biens], acquitte alors la zakāt (zakāt-i). »
8ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْقَاسِمِ بْنِ الْفُضَيْلِ قَالَ كَتَبْتُ إِلَى أَبِي الْحَسَنِ الرِّضَا (عَلَيْهِ الْسَّلام) أَسْأَلُهُ عَنِ الْوَصِيِّ أَ يُزَكِّي زَكَاةَ الْفِطْرَةِ عَنِ الْيَتَامَى إِذَا كَانَ لَهُمْ مَالٌ قَالَ فَكَتَبَ (عَلَيْهِ الْسَّلام) لاَ زَكَاةَ عَلَى يَتِيمٍ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Muḥammad ibn al-Ḥusayn, d'après Muḥammad ibn al-Qāsim ibn al-Fuḍayl
Il dit : J'ai écrit à Abū al-Ḥasan al-Riḍā (sur lui la paix) pour l'interroger au sujet du tuteur [testamentaire] : doit-il acquitter la zakāt al-fiṭra (aumône de la rupture du jeûne) pour les orphelins lorsqu'ils possèdent des biens ? Il dit : Alors il (sur lui la paix) écrivit : « Point de zakāt sur un orphelin. »