1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَجَّاجِ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ خَالِدٍ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) يَقُولُ إِنَّ أَصْحَابَ أَبِي أَتَوْهُ فَسَأَلُوهُ عَمَّا يَأْخُذُ السُّلْطَانُ فَرَقَّ لَهُمْ وَإِنَّهُ لَيَعْلَمُ أَنَّ الزَّكَاةَ لاَ تَحِلُّ إِلاَّ لأَهْلِهَا فَأَمَرَهُمْ أَنْ يَحْتَسِبُوا بِهِ فَجَالَ فِكْرِي وَالله لَهُمْ فَقُلْتُ لَهُ يَا أَبَةِ إِنَّهُمْ إِنْ سَمِعُوا إِذاً لَمْ يُزَكِّ أَحَدٌ فَقَالَ يَا بُنَيَّ حَقٌّ أَحَبَّ الله أَنْ يُظْهِرَهُ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Ḥajjāj, d'après Sulaymān ibn Khālid
Il dit : J'ai entendu Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui) dire : « Les compagnons de mon père vinrent à lui et l'interrogèrent au sujet de ce que le sultan (l'autorité politique) prélève. Il eut de la compassion pour eux, alors qu'il savait pourtant que l'aumône légale (zakāt) n'est licite que pour ceux qui y ont droit. Il leur ordonna de considérer cela comme un bien compté (iḥtisāb). Par Dieu, je réfléchis intensément à leur sujet et je lui dis : “Ô père, s'ils entendent cela, alors personne ne s'acquittera de la zakāt.” Il répondit : “Ô mon fils, c'est une vérité que Dieu a voulu manifester.” »
2ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى عَنْ يَعْقُوبَ بْنِ شُعَيْبٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) عَنِ الْعُشُورِ الَّتِي تُؤْخَذُ مِنَ الرَّجُلِ أَ يَحْتَسِبُ بِهَا مِنْ زَكَاتِهِ قَالَ نَعَمْ إِنْ شَاءَ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Muḥammad ibn al-Ḥusayn d'après Ṣafwān ibn Yaḥyā d'après Yaʿqūb ibn Shuʿayb
Il a dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet des dîmes (ʿushūr) qui sont prélevées sur l'homme : peut-il les compter (yaḥtasib) comme faisant partie de son aumône légale (zakāt) ? Il a dit : Oui, s'il le souhaite.
3ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي نَصْرٍ عَنْ رِفَاعَةَ بْنِ مُوسَى عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الرَّجُلِ يَرِثُ الأرْضَ أَوْ يَشْتَرِيهَا فَيُؤَدِّي خَرَاجَهَا إِلَى السُّلْطَانِ هَلْ عَلَيْهِ عُشْرٌ قَالَ لاَ.
IsnādPlusieurs de nos compagnons, d'après Sahl ibn Ziyād, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr, d'après Rifāʿa ibn Mūsā, d'après Abū ʿAbd Allāh (al-Imām al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui)
Il dit : « Je l'ai interrogé au sujet de l'homme qui hérite de la terre ou qui l'achète, puis s'acquitte de sa taxe foncière (kharāj) auprès du sultan : y a-t-il pour lui une dîme ('ushr) à payer ? Il répondit : Non. »
4ـ مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى عَنْ عِيصِ بْنِ الْقَاسِمِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ الْسَّلام) فِي الزَّكَاةِ فَقَالَ مَا أَخَذَ مِنْكُمْ بَنُو أُمَيَّةَ فَاحْتَسِبُوا بِهِ وَلاَ تُعْطُوهُمْ شَيْئاً مَا اسْتَطَعْتُمْ فَإِنَّ الْمَالَ لاَ يَبْقَى عَلَى هَذَا أَنْ تُزَكِّيَهُ مَرَّتَيْنِ.
IsnādMuhammad b. Ismāʿīl, d'après al-Faḍl b. Shādhān, d'après Ṣafwān b. Yaḥyā, d'après ʿĪṣ b. al-Qāsim, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet de la zakāt (aumône légale), il dit : « Ce que les Banū Umayya (Omeyyades) prennent de vous, considérez-le comme votre zakāt, et ne leur donnez rien tant que vous le pouvez, car la richesse ne saurait perdurer à devoir être soumise deux fois à la zakāt. »
5ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ مَالِكٍ عَنْ أَبِي قَتَادَةَ عَنْ سَهْلِ بْنِ الْيَسَعِ أَنَّهُ حَيْثُ أَنْشَأَ سَهْلَآبَادَ وَسَأَلَ أَبَا الْحَسَنِ مُوسَى (عَلَيْهِ الْسَّلام) عَمَّا يُخْرَجُ مِنْهَا مَا عَلَيْهِ فَقَالَ إِنْ كَانَ السُّلْطَانُ يَأْخُذُ خَرَاجَهَا فَلَيْسَ عَلَيْكَ شَيْءٌ وَإِنْ لَمْ يَأْخُذِ السُّلْطَانُ مِنْهَا شَيْئاً فَعَلَيْكَ إِخْرَاجُ عُشْرِ مَا يَكُونُ فِيهَا.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d’après Aḥmad ibn Muḥammad, d’après ʿAbd Allāh ibn Mālik, d’après Abū Qatāda, d’après Sahl ibn al-Yasaʿ
Ayant fondé Sahlābād, il interrogea Abū l-Ḥasan Mūsā (sur lui la paix) au sujet de ce qui en est tiré : quelle en est l'obligation ? Il dit : « Si le souverain (sulṭān) en perçoit le kharāj (impôt foncier), tu n'as rien à verser ; si le souverain n'en perçoit rien, tu dois en acquitter le dixième (ʿushr) de ce qui y est produit. »
6ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ جَعْفَرٍ عَنْ آبَائِهِ (عَلَيْهِم الْسَّلام) قَالَ مَا أَخَذَهُ مِنْكَ الْعَاشِرُ فَطَرَحَهُ فِي كُوزَةٍ فَهُوَ مِنْ زَكَاتِكَ وَمَا لَمْ يَطْرَحْ فِي الْكُوزِ فَلاَ تَحْتَسِبْهُ مِنْ زَكَاتِكَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après al-Nawfalī, d'après al-Sakūnī, d'après Jaʿfar (al-Ṣādiq), d'après ses pères (que la paix soit sur eux)
Il (le Prophète) a dit : « Ce que le percepteur (al-ʿāshir) prélève de toi et qu'il jette dans la jarre (kūza), cela compte parmi ta zakāt (aumône légale) ; mais ce qu'il ne jette pas dans la jarre, ne le considère pas comme faisant partie de ta zakāt. »