1ـ عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَسَنِ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ رَاشِدٍ عَنِ الْمُرْتَجِلِ بْنِ مَعْمَرٍ عَنْ ذَرِيحٍ الْمُحَارِبِيِّ عَنْ عُبَادَةَ الأسَدِيِّ عَنْ حَبَّةَ الْعُرَنِيِّ قَالَ خَرَجْتُ مَعَ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ الْسَّلام) إِلَى الظَّهْرِ فَوَقَفَ بِوَادِي السَّلاَمِ كَأَنَّهُ مُخَاطِبٌ لأَقْوَامٍ فَقُمْتُ بِقِيَامِهِ حَتَّى أَعْيَيْتُ ثُمَّ جَلَسْتُ حَتَّى مَلِلْتُ ثُمَّ قُمْتُ حَتَّى نَالَنِي مِثْلُ مَا نَالَنِي أَوَّلاً ثُمَّ جَلَسْتُ حَتَّى مَلِلْتُ ثُمَّ قُمْتُ وَجَمَعْتُ رِدَائِي فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنِّي قَدْ أَشْفَقْتُ عَلَيْكَ مِنْ طُولِ الْقِيَامِ فَرَاحَةَ سَاعَةٍ ثُمَّ طَرَحْتُ الرِّدَاءَ لِيَجْلِسَ عَلَيْهِ فَقَالَ لِي يَا حَبَّةُ إِنْ هُوَ إِلاَّ مُحَادَثَةُ مُؤْمِنٍ أَوْ مُؤَانَسَتُهُ قَالَ قُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ وَإِنَّهُمْ لَكَذَلِكَ قَالَ نَعَمْ وَلَوْ كُشِفَ لَكَ لَرَأَيْتَهُمْ حَلَقاً حَلَقاً مُحْتَبِينَ يَتَحَادَثُونَ فَقُلْتُ أَجْسَامٌ أَمْ أَرْوَاحٌ فَقَالَ أَرْوَاحٌ وَمَا مِنْ مُؤْمِنٍ يَمُوتُ فِي بُقْعَةٍ مِنْ بِقَاعِ الأرْضِ إِلاَّ قِيلَ لِرُوحِهِ الْحَقِي بِوَادِي السَّلاَمِ وَإِنَّهَا لَبُقْعَةٌ مِنْ جَنَّةِ عَدْنٍ.
IsnādʿAlī ibn Muḥammad, d'après ʿAlī ibn al-Ḥasan, d'après al-Ḥusayn ibn Rāshid, d'après al-Murtajil ibn Muʿammar, d'après Ḏarīḥ al-Muḥāribī, d'après ʿUbāda al-Asadī, d'après Ḥabba al-ʿUrānī
Il dit : Je sortis avec le Commandeur des croyants (ʿAlī, sur lui la paix) vers la plaine (de l’après-midi). Il s’arrêta dans le Wādī al-Salām (Vallée de la Paix) comme s’il s’adressait à des gens. Je restai debout à ses côtés jusqu’à ce que je fus épuisé, puis je m’assis jusqu’à ce que je fus las, puis je me relevai jusqu’à ce qu’il m’arrivât la même chose que la première fois, puis je m’assis jusqu’à ce que je fus las, puis je me relevai, rassemblai mon manteau et dis : « Ô Commandeur des croyants, je me suis inquiété pour toi à cause de la longue station ; repose-toi une heure. » Puis j’étendis le manteau pour qu’il s’asseye dessus. Il me dit : « Ô Ḥabba, ce n’est rien d’autre qu’une conversation avec un croyant, ou bien de lui tenir compagnie. » Il (Ḥabba) dit : Je dis : « Ô Commandeur des croyants, sont-ils donc ainsi ? » Il dit : « Oui, et si le voile était levé pour toi, tu les verrais assis en cercles, en cercles, les genoux relevés, conversant entre eux. » Je dis : « Sont-ce des corps ou des esprits ? » Il dit : « Des esprits. Il n’est aucun croyant qui meurt en quelque lieu de la terre sans qu’il soit dit à son esprit : “Rejoins le Wādī al-Salām.” Et c’est un lieu du Jardin d’ʿAdn (Éden). »

