IsnādD'après plusieurs de nos compagnons, d'après Sahl b. Ziyād, d'après al-Ḥasan b. Maḥbūb, d'après ʿAlī b. Riʾāb, d'après Zurāra, qui a dit :
J'étais avec Abū Jaʿfar (l'Imam al-Bāqir, sur lui la paix) lors des funérailles de l'un de ses proches. Lorsqu'il eut prié sur le défunt, le tuteur (walī) du mort dit à Abū Jaʿfar (sur lui la paix) : « Retourne, ô Abū Jaʿfar, récompensé, et ne te fatigue pas, car tu es faible pour marcher. » Je dis alors à Abū Jaʿfar (sur lui la paix) : « Il t'a donné la permission de revenir, retourne donc ; j'ai un besoin, je veux t'interroger à ce sujet. » Abū Jaʿfar (sur lui la paix) me dit : « Ce n'est que faveur et récompense ; c'est en proportion de ce que l'on marche avec les funérailles que celui qui les suit est rétribué. Quant à sa permission, ce n'est pas avec sa permission que nous sommes venus, ni avec sa permission que nous retournons. »
3ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ رِئَابٍ عَنْ زُرَارَةَ قَالَ حَضَرَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) جَنَازَةَ رَجُلٍ مِنْ قُرَيْشٍ وَأَنَا مَعَهُ وَكَانَ فِيهَا عَطَاءٌ فَصَرَخَتْ صَارِخَةٌ فَقَالَ عَطَاءٌ لَتَسْكُتِنَّ أَوْ لَنَرْجِعَنَّ قَالَ فَلَمْ تَسْكُتْ فَرَجَعَ عَطَاءٌ قَالَ فَقُلْتُ لأَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) إِنَّ عَطَاءً قَدْ رَجَعَ قَالَ وَلِمَ قُلْتُ صَرَخَتْ هَذِهِ الصَّارِخَةُ فَقَالَ لَهَا لَتَسْكُتِنَّ أَوْ لَنَرْجِعَنَّ فَلَمْ تَسْكُتْ فَرَجَعَ فَقَالَ امْضِ بِنَا فَلَوْ أَنَّا إِذَا رَأَيْنَا شَيْئاً مِنَ الْبَاطِلِ مَعَ الْحَقِّ تَرَكْنَا لَهُ الْحَقَّ لَمْ نَقْضِ حَقَّ مُسْلِمٍ قَالَ فَلَمَّا صَلَّى عَلَى الْجِنَازَةِ قَالَ وَلِيُّهَا لأَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ الْسَّلام) ارْجِعْ مَأْجُوراً رَحِمَكَ الله فَإِنَّكَ لاَ تَقْوَى عَلَى الْمَشْيِ فَأَبَى أَنْ يَرْجِعَ قَالَ فَقُلْتُ لَهُ قَدْ أَذِنَ لَكَ فِي الرُّجُوعِ وَلِي حَاجَةٌ أُرِيدُ أَنْ أَسْأَلَكَ عَنْهَا فَقَالَ امْضِ فَلَيْسَ بِإِذْنِهِ جِئْنَا وَلاَ بِإِذْنِهِ نَرْجِعُ إِنَّمَا هُوَ فَضْلٌ وَأَجْرٌ طَلَبْنَاهُ فَبِقَدْرِ مَا يَتْبَعُ الْجَنَازَةَ الرَّجُلُ يُؤْجَرُ عَلَى ذَلِكَ.
Il (Zurāra) dit : Abū Jaʿfar (l’Imam al-Bāqir, sur lui la paix) assista aux funérailles d’un homme des Quraysh, et j’étais avec lui. ʿAṭāʾ s’y trouvait aussi. Une femme se mit à crier. ʿAṭāʾ dit : « Tais-toi, ou sinon nous repartons. » Elle ne se tut pas, et ʿAṭāʾ repartit. Je dis à Abū Jaʿfar (sur lui la paix) : « ʿAṭāʾ est reparti. » Il demanda : « Pourquoi ? » Je répondis : « Cette femme a crié, il lui a dit : “Tais-toi, ou sinon nous repartons”, elle ne s’est pas tue, alors il est reparti. » Il dit : « Avançons avec nous. Si chaque fois que nous voyons quelque chose de vain (bāṭil) mêlé au droit (ḥaqq) nous abandonnions le droit à cause de cela, nous ne remplirions jamais le devoir envers un musulman. » Quand il (l’Imam) eut prié sur le mort, le responsable des funérailles dit à Abū Jaʿfar (sur lui la paix) : « Retourne, récompensé, que Dieu te fasse miséricorde, car tu n’as pas la force de marcher. » Il refusa de retourner. Je lui dis : « Il t’a autorisé à retourner, et j’ai besoin de te poser une question. » Il dit : « Avance. Ce n’est pas avec sa permission que nous sommes venus, et ce n’est pas avec sa permission que nous repartons. C’est une grâce et une récompense que nous avons recherchées. L’homme est récompensé à proportion de la distance qu’il parcourt en suivant le convoi funèbre. »