1ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ الْعَبْدِيِّ عَنِ ابْنِ أَبِي يَعْفُورٍ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) يَقُولُ قَالَ الله عَزَّ وَجَلَّ إِنَّ الْعَبْدَ مِنْ عَبِيدِيَ الْمُؤْمِنِينَ لَيُذْنِبُ الذَّنْبَ الْعَظِيمَ مِمَّا يَسْتَوْجِبُ بِهِ عُقُوبَتِي فِي الدُّنْيَا وَالآخِرَةِ فَأَنْظُرُ لَهُ فِيمَا فِيهِ صَلاحُهُ فِي آخِرَتِهِ فَأُعَجِّلُ لَهُ الْعُقُوبَةَ عَلَيْهِ فِي الدُّنْيَا لأجَازِيَهُ بِذَلِكَ الذَّنْبِ وَأُقَدِّرُ عُقُوبَةَ ذَلِكَ الذَّنْبِ وَأَقْضِيهِ وَأَتْرُكُهُ عَلَيْهِ مَوْقُوفاً غَيْرَ مُمْضًى وَلِي فِي إِمْضَائِهِ الْمَشِيئَةُ وَمَا يَعْلَمُ عَبْدِي بِهِ فَأَتَرَدَّدُ فِي ذَلِكَ مِرَاراً عَلَى إِمْضَائِهِ ثُمَّ أُمْسِكُ عَنْهُ فَلا أُمْضِيهِ كَرَاهَةً لِمَسَاءَتِهِ وَحَيْداً عَنْ إِدْخَالِ الْمَكْرُوهِ عَلَيْهِ فَأَتَطَوَّلُ عَلَيْهِ بِالْعَفْوِ عَنْهُ وَالصَّفْحِ مَحَبَّةً لِمُكَافَاتِهِ لِكَثِيرِ نَوَافِلِهِ الَّتِي يَتَقَرَّبُ بِهَا إِلَيَّ فِي لَيْلِهِ وَنَهَارِهِ فَأَصْرِفُ ذَلِكَ الْبَلاءَ عَنْهُ وَقَدْ قَدَّرْتُهُ وَقَضَيْتُهُ وَتَرَكْتُهُ مَوْقُوفاً وَلِي فِي إِمْضَائِهِ الْمَشِيئَةُ ثُمَّ أَكْتُبُ لَهُ عَظِيمَ أَجْرِ نُزُولِ ذَلِكَ الْبَلاءِ وَأَدَّخِرُهُ وَأُوَفِّرُ لَهُ أَجْرَهُ وَلَمْ يَشْعُرْ بِهِ وَلَمْ يَصِلْ إِلَيْهِ أَذَاهُ وَأَنَا الله الْكَرِيمُ الرَّءُوفُ الرَّحِيمُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après al-Ḥasan ibn Maḥbūb, d'après ʿAbd al-ʿAzīz al-ʿAbdī, d'après Ibn Abī Yaʿfūr
Il dit : J'ai entendu Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) dire : Dieu, Puissant et Majestueux, a dit : Il arrive qu'un serviteur parmi Mes serviteurs croyants commette un grand péché qui le rend digne de Mon châtiment en ce monde et dans l'au-delà. Alors Je considère ce qui est le meilleur pour lui dans sa vie future et Je hâte pour lui le châtiment en ce monde afin de le punir pour ce péché. Je décrète le châtiment pour ce péché, Je l'exécute, puis Je le laisse suspendu sans être appliqué — et J'ai la volonté de l'exécuter. Mon serviteur n'en sait rien, et J'hésite plusieurs fois à l'exécuter, puis Je m'abstiens et ne l'exécute pas, par aversion de lui causer du chagrin et par crainte de lui infliger une chose haïssable. Alors Je lui accorde la faveur du pardon et de l'indulgence, par amour de le récompenser pour la multitude de ses œuvres surérogatoires (nawāfil) par lesquelles il se rapproche de Moi nuit et jour. Ainsi J'écarte cette épreuve de lui, alors que Je l'avais décrétée, exécutée et laissée suspendue — et J'ai la volonté de l'exécuter. Ensuite Je lui inscris une grande récompense pour la descente de cette épreuve, Je la lui réserve et Je lui accorde sa récompense en abondance, sans qu'il en ait conscience et sans que la souffrance ne l'atteigne. Et Je suis Dieu, le Généreux, le Clément, le Miséricordieux.

