1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ قَالَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وآلِه) ثَلاثٌ مَنْ لَمْ يَكُنَّ فِيهِ لَمْ يَتِمَّ لَهُ عَمَلٌ وَرَعٌ يَحْجُزُهُ عَنْ مَعَاصِي الله وَخُلُقٌ يُدَارِي بِهِ النَّاسَ وَحِلْمٌ يَرُدُّ بِهِ جَهْلَ الْجَاهِلِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après al-Nawfalī, d'après al-Sakūnī, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Le Messager d'Allah (que la bénédiction d'Allah soit sur lui et sur sa Famille) a dit : « Trois choses : celui en qui elles ne se trouvent pas, son œuvre ne sera pas parfaite : une piété (waraʿ) qui le retient de désobéir à Allah, un caractère par lequel il se concilie les gens, et une clémence (ḥilm) par laquelle il repousse l'ignorance de l'ignorant. »
2ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ الْحَسَنِ قَالَ سَمِعْتُ جَعْفَراً (عَلَيهِ السَّلام) يَقُولُ جَاءَ جَبْرَئِيلُ (عَلَيهِ السَّلام) إِلَى النَّبِيِّ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وآلِه) فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ رَبُّكَ يُقْرِئُكَ السَّلامَ وَيَقُولُ لَكَ دَارِ خَلْقِي.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après ʿAlī ibn al-Ḥakam, d'après al-Ḥusayn ibn al-Ḥasan, qui rapporte que Jaʿfar (sur lui la paix) a dit :
Gabriel (sur lui la paix) vint auprès du Prophète (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa Famille) et dit : « Ô Muḥammad, ton Seigneur te transmet le salut et te dit : “Gouverne avec douceur envers Mes créatures.” »
3ـ عَنْهُ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ حَبِيبٍ السِّجِسْتَانِيِّ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ فِي التَّوْرَاةِ مَكْتُوبٌ فِيمَا نَاجَى الله عَزَّ وَجَلَّ بِهِ مُوسَى بْنَ عِمْرَانَ (عَلَيهِ السَّلام) يَا مُوسَى اكْتُمْ مَكْتُومَ سِرِّي فِي سَرِيرَتِكَ وَأَظْهِرْ فِي عَلانِيَتِكَ الْمُدَارَاةَ عَنِّي لِعَدُوِّي وَعَدُوِّكَ مِنْ خَلْقِي وَلا تَسْتَسِبَّ لِي عِنْدَهُمْ بِإِظْهَارِ مَكْتُومِ سِرِّي فَتُشْرِكَ عَدُوَّكَ وَعَدُوِّي فِي سَبِّي.
IsnādD'après lui (al-Barqī), d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Ibn Maḥbūb, d'après Hishām ibn Sālim, d'après Ḥabīb al-Sijistānī, d'après Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Dans la Torah, il est écrit, parmi ce dont Dieu — qu'Il soit exalté et glorifié — a entretenu secrètement Moïse fils d'ʿImrān (que la paix soit sur lui) : “Ô Moïse, cache le secret de Mon mystère dans le tréfonds de ton cœur, et manifeste publiquement, par considération pour Moi, la dissimulation (al-mudārāt) envers Mon ennemi et ton ennemi parmi Mes créatures. Ne fais pas que l'on M'injurie à cause de toi, en divulguant le secret de Mon mystère, car tu associerais alors ton ennemi et Mon ennemi à Mon injure.” »
4ـ أَبُو عَلِيٍّ الأشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ بْنِ بَزِيعٍ عَنْ حَمْزَةَ بْنِ بَزِيعٍ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ قَالَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وآلِه) أَمَرَنِي رَبِّي بِمُدَارَاةِ النَّاسِ كَمَا أَمَرَنِي بِأَدَاءِ الْفَرَائِضِ.
IsnādAbū ʿAlī al-Ashʿarī, d’après Muḥammad b. ʿAbd al-Jabbār, d’après Muḥammad b. Ismāʿīl b. Bazīʿ, d’après Ḥamza b. Bazīʿ, d’après ʿAbd Allāh b. Sinān, d’après Abū ʿAbd Allāh (al-Imām al-Ṣādiq, sur lui la paix), qui a dit : le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit :
« Mon Seigneur m’a ordonné d’user de condescendance envers les gens (mudārāt al-nās), tout comme Il m’a ordonné d’accomplir les obligations religieuses (farāʾiḍ). »
5ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ هَارُونَ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ مَسْعَدَةَ بْنِ صَدَقَةَ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ قَالَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وآلِه) مُدَارَاةُ النَّاسِ نِصْفُ الإيمَانِ وَالرِّفْقُ بِهِمْ نِصْفُ الْعَيْشِ ثُمَّ قَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) خَالِطُوا الأبْرَارَ سِرّاً وَخَالِطُوا الْفُجَّارَ جِهَاراً وَلا تَمِيلُوا عَلَيْهِمْ فَيَظْلِمُوكُمْ فَإِنَّهُ سَيَأْتِي عَلَيْكُمْ زَمَانٌ لا يَنْجُو فِيهِ مِنْ ذَوِي الدِّينِ إِلا مَنْ ظَنُّوا أَنَّهُ أَبْلَهُ وَصَبَّرَ نَفْسَهُ عَلَى أَنْ يُقَالَ [ لَهُ ] إِنَّهُ أَبْلَهُ لا عَقْلَ لَهُ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Hārūn ibn Muslim, d'après Masʿada ibn Ṣadaqa, d'après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Il a dit : « L'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit : “La fréquentation accommodante des gens est la moitié de la foi, et la douceur envers eux est la moitié de la vie.” » Puis Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix) a dit : « Frayez avec les pieux en secret, et frayez avec les pervers ouvertement ; et ne vous inclinez pas vers eux, car ils vous traiteraient injustement. Car viendra sur vous un temps où, parmi les gens de religion, ne sera sauvé que celui qu'ils prennent pour un idiot et qui fait preuve de patience envers celui qui lui dit qu'il est idiot, sans raison. »
6ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِهِ ذَكَرَهُ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ حُذَيْفَةَ بْنِ مَنْصُورٍ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) يَقُولُ إِنَّ قَوْماً مِنَ النَّاسِ قَلَّتْ مُدَارَاتُهُمْ لِلنَّاسِ فَأُنِفُوا مِنْ قُرَيْشٍ وَايْمُ الله مَا كَانَ بِأَحْسَابِهِمْ بَأْسٌ وَإِنَّ قَوْماً مِنْ غَيْرِ قُرَيْشٍ حَسُنَتْ مُدَارَاتُهُمْ فَأُلْحِقُوا بِالْبَيْتِ الرَّفِيعِ قَالَ ثُمَّ قَالَ مَنْ كَفَّ يَدَهُ عَنِ النَّاسِ فَإِنَّمَا يَكُفُّ عَنْهُمْ يَداً وَاحِدَةً وَيَكُفُّونَ عَنْهُ أَيْدِيَ كَثِيرَةً.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après certains de ses compagnons qu'il a mentionnés, d'après Muḥammad ibn Sinān, d'après Ḥudhayfa ibn Manṣūr
J'ai entendu Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq — que la paix soit sur lui) dire : « Des gens dont la conduite accommodante envers autrui (mudārāt) était faible ont été écartés (des Qurayš), alors que — par Dieu — leurs mérites ancestraux n'avaient rien de répréhensible ; et des gens non qurayšites dont la conduite accommodante était bonne ont été rattachés à la noble maison (bayt rafīʿ — c'est-à-dire à la maison des Qurayšites de haut rang). » Puis il a dit : « Celui qui retient sa main (dans le bien) envers les gens, il ne retient qu'une seule main de leur part, mais ils retiennent de lui plusieurs mains. »