Il a dit : « Le croyant est de deux sortes : un croyant qui a été véridique dans l’alliance de Dieu et a rempli sa condition, et c’est là la parole de Dieu — Puissant et Majestueux soit-Il — : “Parmi les croyants, il en est qui ont été sincères dans leur engagement envers Dieu” (Coran 33:23). Celui-là, les terreurs de ce monde et les terreurs de l’Au-delà ne l’atteignent pas, et il est de ceux qui intercèdent sans qu’on intercède pour lui. Et un croyant [qui est] comme la pousse tendre de la moisson : tantôt elle ploie, tantôt elle se redresse. Celui-là, les terreurs de ce monde et les terreurs de l’Au-delà l’atteignent, et il est de ceux pour qui l’on intercède et qui n’intercèdent pas. »
Il a dit : Je l'ai entendu dire : « Le croyant est de deux sortes : un croyant qui a rempli envers Dieu les conditions que Dieu lui a imposées : celui-là sera avec les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Quelle excellente compagnie que celle-là ! C'est lui qui intercède et on n'intercède pas pour lui ; il est de ceux que n'atteignent ni les affres de ce monde ni les affres de l'Au-delà. Et un croyant dont le pied a glissé : celui-là est semblable à la tige tendre du blé, qui ploie sous le vent comme il la fait ployer ; il est de ceux qu'atteignent les affres de ce monde et de l'Au-delà, on intercède pour lui, et il est dans le bien. »
Il dit : Un homme se leva à Bassorah devant le Commandeur des croyants (sur lui la paix) et dit : « Ô Commandeur des croyants, informe-nous au sujet des frères. » Il répondit : « Les frères sont de deux sortes : les frères de confiance (ikhwān al-thiqa) et les frères de relation sociale (ikhwān al-mukāshara). Quant aux frères de confiance, ils sont la main, l'aile, la famille et les biens. Lorsque tu es avec ton frère au degré de la confiance, donne-lui tes biens et ton corps, sois l'ami de ceux qu'il fréquente, sois l'ennemi de ceux qu'il combat, cache son secret et son défaut, montre de lui ce qui est beau, et sache, ô questionneur, qu'ils sont plus rares que le soufre rouge. Quant aux frères de relation sociale, tu obtiens d'eux ton agrément, ne romps donc pas cela avec eux, ne cherche pas au-delà de cela dans leur for intérieur, et donne-leur ce qu'ils te donnent en fait d'aisance du visage et de douceur de la langue. »