1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّوْفَلِيِّ عَنِ السَّكُونِيِّ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ قَالَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وآلِه) الْغِيبَةُ أَسْرَعُ فِي دِينِ الرَّجُلِ الْمُسْلِمِ مِنَ الأكِلَةِ فِي جَوْفِهِ قَالَ وَقَالَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وآلِه) الْجُلُوسُ فِي الْمَسْجِدِ انْتِظَارَ الصَّلاةِ عِبَادَةٌ مَا لَمْ يُحْدِثْ قِيلَ يَا رَسُولَ الله وَمَا يُحْدِثُ قَالَ الإغْتِيَابَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après al-Nawfalī, d'après al-Sakūnī, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : L'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) a dit : « La médisance (ghība) est plus rapide pour corrompre la religion de l'homme musulman que la gangrène (al-akila) ne l'est pour détruire son corps. » Il a dit : Et l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) a dit : « Le fait de s'asseoir dans la mosquée en attendant la prière est une adoration ('ibāda), tant que l'on ne commet pas une chose nouvelle (ḥadath). » On a dit : Ô Envoyé de Dieu, qu'est-ce que cette chose nouvelle ? Il a dit : « La médisance. »
2ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِهِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ مَنْ قَالَ فِي مُؤْمِنٍ مَا رَأَتْهُ عَيْنَاهُ وَسَمِعَتْهُ أُذُنَاهُ فَهُوَ مِنَ الَّذِينَ قَالَ الله عَزَّ وَجَلَّ إِنَّ الَّذِينَ يُحِبُّونَ أَنْ تَشِيعَ الْفاحِشَةُ فِي الَّذِينَ آمَنُوا لَهُمْ عَذابٌ أَلِيمٌ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après certains de ses compagnons, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Quiconque dit au sujet d'un croyant ce que ses propres yeux ont vu et ce que ses propres oreilles ont entendu, alors il fait partie de ceux dont Dieu — Puissant et Majestueux — a dit : "Ceux qui aiment que la turpitude se répande parmi les croyants auront un châtiment douloureux." »
3ـ الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ مُعَلَّى بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ الْوَشَّاءِ عَنْ دَاوُدَ بْنِ سِرْحَانَ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) عَنِ الْغِيبَةِ قَالَ هُوَ أَنْ تَقُولَ لأخِيكَ فِي دِينِهِ مَا لَمْ يَفْعَلْ وَتَبُثَّ عَلَيْهِ أَمْراً قَدْ سَتَرَهُ الله عَلَيْهِ لَمْ يُقَمْ عَلَيْهِ فِيهِ حَدٌّ.
IsnādAl-Ḥusayn ibn Muḥammad, d'après Muʿallā ibn Muḥammad, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Washshāʾ, d'après Dāwūd ibn Sirḥān
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) au sujet de la médisance (ghība). Il répondit : « C'est que tu dises de ton frère en religion ce qu'il n'a pas fait, et que tu divulges contre lui une affaire qu'Allah a couverte pour lui, sans qu'une peine légale (ḥadd) n'ait été établie à son encontre pour cela. »
4ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الله عَنْ أَبِيهِ عَنْ هَارُونَ بْنِ الْجَهْمِ عَنْ حَفْصِ بْنِ عُمَرَ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ سُئِلَ النَّبِيُّ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وآلِه) مَا كَفَّارَةُ الإغْتِيَابِ قَالَ تَسْتَغْفِرُ الله لِمَنِ اغْتَبْتَهُ كُلَّمَا ذَكَرْتَهُ.
IsnādD'après un groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad ibn Abī ʿAbd Allāh, d'après son père, d'après Hārūn ibn al-Jahm, d'après Ḥafṣ ibn ʿUmar, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : On interrogea le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui et sa Famille) : « Quelle est l'expiation (kaffāra) de la médisance (al-ightiyāb) ? » Il répondit : « Tu implores le pardon de Dieu pour celui dont tu as médit, chaque fois que tu te souviens de lui. »
5ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ مَالِكِ بْنِ عَطِيَّةَ عَنِ ابْنِ أَبِي يَعْفُورٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ مَنْ بَهَتَ مُؤْمِناً أَوْ مُؤْمِنَةً بِمَا لَيْسَ فِيهِ بَعَثَهُ الله فِي طِينَةِ خَبَالٍ حَتَّى يَخْرُجَ مِمَّا قَالَ قُلْتُ وَمَا طِينَةُ الْخَبَالِ قَالَ صَدِيدٌ يَخْرُجُ مِنْ فُرُوجِ المُومِسَاتِ.
IsnādMuhammad b. Yaḥyā d'après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā d'après al-Ḥasan b. Maḥbūb d'après Mālik b. ʿAṭiyya d'après Ibn Abī Yaʿfūr d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Quiconque accuse faussement un homme ou une femme croyante de ce qui n'est pas en lui, Allah le ressuscitera dans la Ḥīnatu Khabāl (argile de la corruption) jusqu'à ce qu'il se libère de ce qu'il a dit. Je dis : « Qu'est-ce que la Ḥīnatu Khabāl ? » Il dit : « Le pus qui s'écoule des sexes des prostituées. »
6ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْعَبَّاسِ بْنِ عَامِرٍ عَنْ أَبَانٍ عَنْ رَجُلٍ لا نَعْلَمُهُ إِلا يَحْيَى الأزْرَقَ قَالَ قَالَ لِي أَبُو الْحَسَنِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وآلِه) مَنْ ذَكَرَ رَجُلاً مِنْ خَلْفِهِ بِمَا هُوَ فِيهِ مِمَّا عَرَفَهُ النَّاسُ لَمْ يَغْتَبْهُ وَمَنْ ذَكَرَهُ مِنْ خَلْفِهِ بِمَا هُوَ فِيهِ مِمَّا لا يَعْرِفُهُ النَّاسُ اغْتَابَهُ وَمَنْ ذَكَرَهُ بِمَا لَيْسَ فِيهِ فَقَدْ بَهَتَهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après al-ʿAbbās ibn ʿĀmir, d'après Abān, d'après un homme que nous ne connaissons que comme Yaḥyā al-Azraq
Abū l-Ḥasan (que Dieu prie sur lui et sa Famille) m'a dit : « Quiconque mentionne derrière [le dos d'] un homme ce qui est en lui, parmi ce que les gens connaissent de lui, ne commet pas de médisance (ghība). Quiconque le mentionne derrière son dos pour ce qui est en lui, parmi ce que les gens ne connaissent pas de lui, commet une médisance. Et quiconque le mentionne pour ce qui n'est pas en lui, celui-là l'a calomnié (bahatahu). »
7ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ سَيَابَةَ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) يَقُولُ الْغِيبَةُ أَنْ تَقُولَ فِي أَخِيكَ مَا سَتَرَهُ الله عَلَيْهِ وَأَمَّا الأمْرُ الظَّاهِرُ فِيهِ مِثْلُ الْحِدَّةِ وَالْعَجَلَةِ فَلا وَالْبُهْتَانُ أَنْ تَقُولَ فِيهِ مَا لَيْسَ فِيهِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus ibn ʿAbd al-Raḥmān, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Sayyāba
Il a dit : J'ai entendu Abā ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dire : « La médisance (ghība) consiste à dire, au sujet de ton frère, ce qu'Allāh a caché pour lui. Quant à ce qui est apparent en lui, comme l'emportement et la précipitation, cela n'en relève pas. Et la calomnie (buhtān) consiste à dire de lui ce qui n'est pas en lui. »