1ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَسْبَاطٍ عَنْ رَجُلٍ مِنْ أَصْحَابِنَا مِنْ أَهْلِ خُرَاسَانَ مِنْ وُلْدِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ سَيَّارٍ يَرْفَعُهُ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ إِنَّ الله عَلِمَ أَنَّ الذَّنْبَ خَيْرٌ لِلْمُؤْمِنِ مِنَ الْعُجْبِ وَلَوْ لا ذَلِكَ مَا ابْتُلِيَ مُؤْمِنٌ بِذَنْبٍ أَبَداً.
IsnādMuhammad b. Yaḥyā d'après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā d'après ʿAlī b. Asbāṭ d'après un homme de nos compagnons originaire du Khurāsān, descendant d'Ibrāhīm b. Sayyār, qui l'élève jusqu'à Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Dieu a su que le péché est meilleur pour le croyant que l'autosatisfaction (al-ʿujb). Sans cela, aucun croyant n'aurait jamais été éprouvé par un péché.
2ـ عَنْهُ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جَنَاحٍ عَنْ أَخِيهِ أَبِي عَامِرٍ عَنْ رَجُلٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ مَنْ دَخَلَهُ الْعُجْبُ هَلَكَ.
IsnādD'après lui, d'après Saʿīd b. Janāḥ, d'après son frère Abū ʿĀmir, d'après un homme, d'après Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui)
Celui que l'auto-satisfaction pénètre périt.
3ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَسْبَاطٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ عُمَرَ الْحَلالِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ سُوَيْدٍ عَنْ أَبِي الْحَسَنِ (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ عَنِ الْعُجْبِ الَّذِي يُفْسِدُ الْعَمَلَ فَقَالَ الْعُجْبُ دَرَجَاتٌ مِنْهَا أَنْ يُزَيَّنَ لِلْعَبْدِ سُوءُ عَمَلِهِ فَيَرَاهُ حَسَناً فَيُعْجِبَهُ وَيَحْسَبَ أَنَّهُ يُحْسِنُ صُنْعاً وَمِنْهَا أَنْ يُؤْمِنَ الْعَبْدُ بِرَبِّهِ فَيَمُنَّ عَلَى الله عَزَّ وَجَلَّ وَلله عَلَيْهِ فِيهِ الْمَنُّ.
Isnād3. ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après ʿAlī ibn Asbāṭ, d'après Aḥmad ibn ʿUmar al-Ḥallāl, d'après ʿAlī ibn Suwayd, d'après Abū al-Ḥasan (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Je l'interrogeai sur l'admiration de soi (ʿujb) qui corrompt l'action. Il répondit : "L'admiration de soi comporte des degrés. Parmi eux : le serviteur se voit embellir la laideur de son œuvre, au point qu'il la voit comme belle, en tire admiration, et s'imagine qu'il fait bien les choses. Et parmi eux : le serviteur croit en son Seigneur, puis se considère comme ayant une faveur envers Dieu — Puissant et Majestueux — alors que c'est Dieu qui détient la faveur sur lui." »
4ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَجَّاجِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ إِنَّ الرَّجُلَ لَيُذْنِبُ الذَّنْبَ فَيَنْدَمُ عَلَيْهِ وَيَعْمَلُ الْعَمَلَ فَيَسُرُّهُ ذَلِكَ فَيَتَرَاخَى عَنْ حَالِهِ تِلْكَ فَلأنْ يَكُونَ عَلَى حَالِهِ تِلْكَ خَيْرٌ لَهُ مِمَّا دَخَلَ فِيهِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d’après son père, d’après Ibn Abī ʿUmayr, d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Ḥajjāj, d’après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Certes, l’homme commet un péché, puis il en éprouve du remords ; et il accomplit une œuvre, et celle-ci le réjouit, puis il se relâche de cet état. Il aurait été meilleur pour lui de demeurer dans cet état [de remords] que d’entrer dans [la satisfaction de] l’œuvre. »
5ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ نَضْرِ بْنِ قِرْوَاشٍ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَمَّارٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ أَتَى عَالِمٌ عَابِداً فَقَالَ لَهُ كَيْفَ صَلاتُكَ فَقَالَ مِثْلِي يُسْأَلُ عَنْ صَلاتِهِ وَأَنَا أَعْبُدُ الله مُنْذُ كَذَا وَكَذَا قَالَ فَكَيْفَ بُكَاؤُكَ قَالَ أَبْكِي حَتَّى تَجْرِيَ دُمُوعِي فَقَالَ لَهُ الْعَالِمُ فَإِنَّ ضَحِكَكَ وَأَنْتَ خَائِفٌ أَفْضَلُ مِنْ بُكَائِكَ وَأَنْتَ مُدِلٌّ إِنَّ الْمُدِلَّ لا يَصْعَدُ مِنْ عَمَلِهِ شَيْءٌ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d’après Aḥmad ibn Muḥammad, d’après Muḥammad ibn Sinān, d’après Naḍr ibn Qirwāsh, d’après Ishāq ibn ʿAmmār, d’après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Un savant vint trouver un dévot et lui dit : "Comment est ta prière ?" Le dévot répondit : "Est-ce qu’on interroge quelqu’un comme moi sur sa prière, alors que j’adore Dieu depuis tant et tant d’années ?" Il demanda : "Et comment sont tes pleurs ?" Il répondit : "Je pleure jusqu’à ce que mes larmes coulent." Alors le savant lui dit : "Certes, ton rire alors que tu es craintif (plein de crainte révérencielle) est meilleur que tes pleurs alors que tu es plein d’autosatisfaction (muʿjib). En vérité, celui qui se vante (al-mudill), rien de son œuvre ne monte (vers Dieu)." »
6ـ عَنْهُ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ أَبِي دَاوُدَ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحَدِهِمَا (عَلَيهِما السَّلام) قَالَ دَخَلَ رَجُلانِ الْمَسْجِدَ أَحَدُهُمَا عَابِدٌ وَالآخَرُ فَاسِقٌ فَخَرَجَا مِنَ الْمَسْجِدِ وَالْفَاسِقُ صِدِّيقٌ وَالْعَابِدُ فَاسِقٌ وَذَلِكَ أَنَّهُ يَدْخُلُ الْعَابِدُ الْمَسْجِدَ مُدِلاً بِعِبَادَتِهِ يُدِلُّ بِهَا فَتَكُونُ فِكْرَتُهُ فِي ذَلِكَ وَتَكُونُ فِكْرَةُ الْفَاسِقِ فِي التَّنَدُّمِ عَلَى فِسْقِهِ وَيَسْتَغْفِرُ الله عَزَّ وَجَلَّ مِمَّا صَنَعَ مِنَ الذُّنُوبِ.
IsnādD'après lui, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Aḥmad b. Abī Dāwud, d'après certains de nos compagnons, d'après l'un des deux (que la paix soit sur eux)
Il a dit : « Deux hommes entrèrent dans la mosquée : l'un était un dévot et l'autre un pervers. Ils sortirent de la mosquée, et le pervers était devenu véridique, tandis que le dévot était devenu pervers. Cela parce que le dévot entre dans la mosquée en se prévalant de son adoration, s'en glorifiant, et sa réflexion porte sur cela ; tandis que la réflexion du pervers porte sur le regret de sa perversité, et il implore le pardon de Dieu — Puissant et Majestueux — pour les péchés qu'il a commis. »
7ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَجَّاجِ قَالَ قُلْتُ لأبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) الرَّجُلُ يَعْمَلُ الْعَمَلَ وَهُوَ خَائِفٌ مُشْفِقٌ ثُمَّ يَعْمَلُ شَيْئاً مِنَ الْبِرِّ فَيَدْخُلُهُ شِبْهُ الْعُجْبِ بِهِ فَقَالَ هُوَ فِي حَالِهِ الأولَى وَهُوَ خَائِفٌ أَحْسَنُ حَالاً مِنْهُ فِي حَالِ عُجْبِهِ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Ḥajjāj,
Il a dit : « J'ai dit à Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) : “Un homme accomplit une action tout en étant craintif et plein d'appréhension, puis il accomplit quelque chose de bien et il est saisi par une forme d'admiration de soi (ʿujb) à son sujet.” Il a dit : “Il est, dans sa première situation où il était craintif, dans un état meilleur que dans son état d'admiration de soi.” »