5ـ عَنْهُ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ عَنْ فَضَالَةَ بْنِ أَيُّوبَ عَنْ عُمَرَ بْنِ أَبَانٍ وَسَيْفِ بْنِ عَمِيرَةَ عَنْ فُضَيْلِ بْنِ يَسَارٍ قَالَ دَخَلْتُ عَلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) فِي مَرْضَةٍ مَرِضَهَا لَمْ يَبْقَ مِنْهُ إِلا رَأْسُهُ فَقَالَ يَا فُضَيْلُ إِنَّنِي كَثِيراً مَا أَقُولُ مَا عَلَى رَجُلٍ عَرَّفَهُ الله هَذَا الأمْرَ لَوْ كَانَ فِي رَأْسِ جَبَلٍ حَتَّى يَأْتِيَهُ الْمَوْتُ يَا فُضَيْلَ بْنَ يَسَارٍ إِنَّ النَّاسَ أَخَذُوا يَمِيناً وَشِمَالاً وَإِنَّا وَشِيعَتَنَا هُدِينَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ يَا فُضَيْلَ بْنَ يَسَارٍ إِنَّ الْمُؤْمِنَ لَوْ أَصْبَحَ لَهُ مَا بَيْنَ الْمَشْرِقِ وَالْمَغْرِبِ كَانَ ذَلِكَ خَيْراً لَهُ وَلَوْ أَصْبَحَ مُقَطَّعاً أَعْضَاؤُهُ كَانَ ذَلِكَ خَيْراً لَهُ يَا فُضَيْلَ بْنَ يَسَارٍ إِنَّ الله لا يَفْعَلُ بِالْمُؤْمِنِ إِلا مَا هُوَ خَيْرٌ لَهُ يَا فُضَيْلَ بْنَ يَسَارٍ لَوْ عَدَلَتِ الدُّنْيَا عِنْدَ الله عَزَّ وَجَلَّ جَنَاحَ بَعُوضَةٍ مَا سَقَى عَدُوَّهُ مِنْهَا شَرْبَةَ مَاءٍ يَا فُضَيْلَ بْنَ يَسَارٍ إِنَّهُ مَنْ كَانَ هَمُّهُ هَمّاً وَاحِداً كَفَاهُ الله هَمَّهُ وَمَنْ كَانَ هَمُّهُ فِي كُلِّ وَادٍ لَمْ يُبَالِ الله بِأَيِّ وَادٍ هَلَكَ.
IsnādD'après lui (le cheikh), d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après Muḥammad b. Khālid, d'après Faḍāla b. Ayyūb, d'après ʿUmar b. Abān et Sayf b. ʿAmīra, d'après Fuḍayl b. Yasār
— Je suis entré chez Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) lors d'une maladie qu'il avait contractée, au point qu'il ne restait de lui que sa tête. Il dit : « Ô Fuḍayl, je dis souvent : qu'importe à un homme à qui Dieu a fait connaître cette affaire (la walāya), quand bien même il serait au sommet d'une montagne, jusqu'à ce que la mort vienne à lui. Ô Fuḍayl b. Yasār, les gens ont pris à droite et à gauche, tandis que nous et nos partisans (shīʿa) nous avons été guidés vers la voie droite. Ô Fuḍayl b. Yasār, si le croyant possédait ce qui est entre l'Orient et l'Occident, cela serait meilleur pour lui ; et si ses membres étaient coupés, cela serait meilleur pour lui. Ô Fuḍayl b. Yasār, Dieu n'agit envers le croyant que de la manière qui est bonne pour lui. Ô Fuḍayl b. Yasār, si le bas monde avait, auprès de Dieu Puissant et Majestueux, le poids d'une aile de moustique, Il n'en aurait pas donné une gorgée d'eau à boire à Son ennemi. Ô Fuḍayl b. Yasār, celui dont le souci est un souci unique, Dieu lui suffit pour son souci ; et celui dont le souci est dans chaque vallée, Dieu ne se soucie pas de savoir dans quelle vallée il périt. »