1ـ الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ الرَّبِيعِ وَعِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ رَفَعَهُ قَالَ فِي وَصِيَّةِ الْمُفَضَّلِ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) يَقُولُ لا يَفْتَرِقُ رَجُلانِ عَلَى الْهِجْرَانِ إِلا اسْتَوْجَبَ أَحَدُهُمَا الْبَرَاءَةَ وَاللَّعْنَةَ وَرُبَّمَا اسْتَحَقَّ ذَلِكَ كِلاهُمَا فَقَالَ لَهُ مُعَتِّبٌ جَعَلَنِيَ الله فِدَاكَ هَذَا الظَّالِمُ فَمَا بَالُ الْمَظْلُومِ قَالَ لأنَّهُ لا يَدْعُو أَخَاهُ إِلَى صِلَتِهِ وَلا يَتَغَامَسُ لَهُ عَنْ كَلامِهِ سَمِعْتُ أَبِي يَقُولُ إِذَا تَنَازَعَ اثْنَانِ فَعَازَّ أَحَدُهُمَا الآخَرَ فَلْيَرْجِعِ الْمَظْلُومُ إِلَى صَاحِبِهِ حَتَّى يَقُولَ لِصَاحِبِهِ أَيْ أَخِي أَنَا الظَّالِمُ حَتَّى يَقْطَعَ الْهِجْرَانَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ صَاحِبِهِ فَإِنَّ الله تَبَارَكَ وَتَعَالَى حَكَمٌ عَدْلٌ يَأْخُذُ لِلْمَظْلُومِ مِنَ الظَّالِمِ.
IsnādAl-Ḥusayn ibn Muḥammad, d’après Jaʿfar ibn Muḥammad, d’après al-Qāsim ibn al-Rabīʿ, et un groupe de nos compagnons, d’après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Khālid, qui l’a élevé (auprès de l’Imam)
Dans la recommandation d’al-Mufaḍḍal : J’ai entendu Abā ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dire : « Il n’arrive pas que deux hommes se séparent en état de rupture (al-hijrān) sans que l’un d’eux ne mérite la désaveu (al-barāʾa) et la malédiction (al-laʿna), et il arrive parfois que tous deux le méritent. » Muʿattib lui dit : « Que Dieu me sacrifie pour toi ! Voici l’oppresseur ; qu’en est-il donc de l’opprimé ? » Il dit : « Parce qu’il n’invite pas son frère à renouer avec lui et ne feint pas d’ignorer ses paroles. J’ai entendu mon père (l’Imam al-Bāqir) dire : “Quand deux personnes se disputent et que l’une d’elles se montre intransigeante envers l’autre, que l’opprimé revienne vers son compagnon jusqu’à ce qu’il dise à son compagnon : ‘Ô mon frère, c’est moi l’oppresseur’, afin de couper la rupture entre lui et son compagnon. Car Dieu, béni et exalté soit-Il, est un Juge équitable qui rend justice à l’opprimé contre l’oppresseur.” »
2ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَمُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ عَنِ الْفَضْلِ بْنِ شَاذَانَ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ الْحَكَمِ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ قَالَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وآلِه) لا هِجْرَةَ فَوْقَ ثَلاثٍ.
Isnād2. ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, et Muḥammad ibn Ismāʿīl, d'après al-Faḍl ibn Shādhān, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Hishām ibn al-Ḥakam, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui), qui a dit :
Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit : « Il n'est pas de rupture (hiǧra) au-delà de trois jours. »
3ـ حُمَيْدُ بْنُ زِيَادٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ سَمَاعَةَ عَنْ وُهَيْبِ بْنِ حَفْصٍ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) عَنِ الرَّجُلِ يَصْرِمُ ذَوِي قَرَابَتِهِ مِمَّنْ لا يَعْرِفُ الْحَقَّ قَالَ لا يَنْبَغِي لَهُ أَنْ يَصْرِمَهُ.
IsnādD'après Ḥumayd ibn Ziyād, d'après al-Ḥasan ibn Muḥammad ibn Samāʿa, d'après Wuhaīb ibn Ḥafṣ, d'après Abū Baṣīr
Il dit : J'ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, l'Imam) — sur lui la paix — au sujet de l'homme qui rompt les liens avec ses proches parmi ceux qui ne connaissent pas la vérité (al-ḥaqq). Il (l'Imam) dit : Il ne lui convient pas de rompre (les liens) avec lui.
4ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ حَدِيدٍ عَنْ عَمِّهِ مُرَازِمِ بْنِ حَكِيمٍ قَالَ كَانَ عِنْدَ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِنَا يُلَقَّبُ شَلَقَانَ وَكَانَ قَدْ صَيَّرَهُ فِي نَفَقَتِهِ وَكَانَ سَيِّئَ الْخُلُقِ فَهَجَرَهُ فَقَالَ لِي يَوْماً يَا مُرَازِمُ وَتُكَلِّمُ عِيسَى فَقُلْتُ نَعَمْ فَقَالَ أَصَبْتَ لا خَيْرَ فِي الْمُهَاجَرَةِ.
IsnādD'après un groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad, d'après ʿAlī b. Ḥadīd, d'après son oncle Murāzim b. Ḥakīm, qui a dit :
Un homme de nos compagnons, surnommé Shalaqān, se trouvait chez Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Ǧaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix). Il avait été placé sous son entretien. Comme il était d'un mauvais caractère, il (l'Imam) le délaissa. Un jour, il (l'Imam) me dit : « Ô Murāzim, parles-tu à ʿĪsā (le surnom de Shalaqān) ? » Je répondis : « Oui. » Il dit alors : « Tu as bien agi. Il n'y a aucun bien dans la rupture des relations (al-muhājara). »
5ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْقَمَّاطِ عَنْ دَاوُدَ بْنِ كَثِيرٍ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) يَقُولُ قَالَ أَبِي (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وآلِه) أَيُّمَا مُسْلِمَيْنِ تَهَاجَرَا فَمَكَثَا ثَلاثاً لا يَصْطَلِحَانِ إِلا كَانَا خَارِجَيْنِ مِنَ الإسْلامِ وَلَمْ يَكُنْ بَيْنَهُمَا وَلايَةٌ فَأَيُّهُمَا سَبَقَ إِلَى كَلامِ أَخِيهِ كَانَ السَّابِقَ إِلَى الْجَنَّةِ يَوْمَ الْحِسَابِ.
IsnādMuhammad b. Yaḥyā d'après Aḥmad b. Muḥammad d'après Muḥammad b. Sinān d'après Abū Saʿīd al-Qammāṭ d'après Dāwūd b. Kathīr
Il dit : j'ai entendu Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix) dire : Mon père (l'Imam Muḥammad al-Bāqir, sur lui la paix) a dit : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a dit : « Deux musulmans qui se brouillent et demeurent trois jours sans se réconcilier sortent de l'Islam et il n'y a point de walāya (autorité spirituelle) entre eux. Celui des deux qui devance l'autre pour lui parler sera le premier à entrer au Paradis le Jour du Jugement. »
6ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنِ ابْنِ أُذَيْنَةَ عَنْ زُرَارَةَ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ إِنَّ الشَّيْطَانَ يُغْرِي بَيْنَ الْمُؤْمِنِينَ مَا لَمْ يَرْجِعْ أَحَدُهُمْ عَنْ دِينِهِ فَإِذَا فَعَلُوا ذَلِكَ اسْتَلْقَى عَلَى قَفَاهُ وَتَمَدَّدَ ثُمَّ قَالَ فُزْتُ فَرَحِمَ الله امْرَأً أَلَّفَ بَيْنَ وَلِيَّيْنِ لَنَا يَا مَعْشَرَ الْمُؤْمِنِينَ تَأَلَّفُوا وَتَعَاطَفُوا.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Ibn Udhayna, d'après Zurāra, d'après Abū Jaʿfar (Que la paix soit sur lui)
Certes, Satan sème la discorde entre les croyants tant qu'aucun d'eux n'a renoncé à sa religion. Lorsqu'ils agissent ainsi (renoncent à leur religion), il s'allonge sur la nuque, s'étire, puis dit : « J'ai triomphé ! ». Que Dieu fasse miséricorde à celui qui réconcilie deux de nos alliés. Ô assemblée des croyants ! Soyez unis et pleins de compassion mutuelle.
7ـ الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ سَعِيدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مَحْفُوظٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ النُّعْمَانِ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيهِ السَّلام) قَالَ لا يَزَالُ إِبْلِيسُ فَرِحاً مَا اهْتَجَرَ الْمُسْلِمَانِ فَإِذَا الْتَقَيَا اصْطَكَّتْ رُكْبَتَاهُ وَتَخَلَّعَتْ أَوْصَالُهُ وَنَادَى يَا وَيْلَهُ مَا لَقِيَ مِنَ الثُّبُورُ.
IsnādAl-Ḥusayn b. Muḥammad d'après ʿAlī b. Muḥammad b. Saʿīd d'après Muḥammad b. Muslim d'après Muḥammad b. Maḥfūẓ d'après ʿAlī b. al-Nuʿmān d'après Ibn Muskān d'après Abū Baṣīr d'après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Il a dit : « Iblīs (Satan) ne cesse de se réjouir tant que deux musulmans se boudent. Mais lorsqu'ils se réconcilient, ses genoux s'entrechoquent, ses articulations se disloquent, et il s'écrie : "Malheur à moi ! quelle perdition j'ai subie !" »