8ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى وَغَيْرُهُ عَنْ سَعْدِ بْنِ عَبْدِ الله عَنْ جَمَاعَةٍ مِنْ بَنِي هَاشِمٍ مِنْهُمُ الْحَسَنُ بْنُ الْحَسَنِ الافْطَسُ أَنَّهُمْ حَضَرُوا يَوْمَ تُوُفِّيَ مُحَمَّدُ بْنُ عَلِيِّ بْنِ مُحَمَّدٍ بَابَ أَبِي الْحَسَنِ يُعَزُّونَهُ وَقَدْ بُسِطَ لَهُ فِي صَحْنِ دَارِهِ وَالنَّاسُ جُلُوسٌ حَوْلَهُ فَقَالُوا قَدَّرْنَا أَنْ يَكُونَ حَوْلَهُ مِنْ آلِ أَبِي طَالِبٍ وَبَنِي هَاشِمٍ وَقُرَيْشٍ مِائَةٌ وَخَمْسُونَ رَجُلاً سِوَى مَوَالِيهِ وَسَائِرِ النَّاسِ إِذْ نَظَرَ إِلَى الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ قَدْ جَاءَ مَشْقُوقَ الْجَيْبِ حَتَّى قَامَ عَنْ يَمِينِهِ وَنَحْنُ لا نَعْرِفُهُ فَنَظَرَ إِلَيْهِ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) بَعْدَ سَاعَةٍ فَقَالَ يَا بُنَيَّ أَحْدِثْ لله عَزَّ وَجَلَّ شُكْراً فَقَدْ أَحْدَثَ فِيكَ أَمْراً فَبَكَى الْفَتَى وَحَمِدَ الله وَاسْتَرْجَعَ وَقَالَ الْحَمْدُ لله رَبِّ الْعَالَمِينَ وَأَنَا أَسْأَلُ الله تَمَامَ نِعَمِهِ لَنَا فِيكَ وَإِنَّا لله وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ فَسَأَلْنَا عَنْهُ فَقِيلَ هَذَا الْحَسَنُ ابْنُهُ وَقَدَّرْنَا لَهُ فِي ذَلِكَ الْوَقْتِ عِشْرِينَ سَنَةً أَوْ أَرْجَحَ فَيَوْمَئِذٍ عَرَفْنَاهُ وَعَلِمْنَا أَنَّهُ قَدْ أَشَارَ إِلَيْهِ بِالامَامَةِ وَأَقَامَهُ مَقَامَهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā et un autre, d’après Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d’après un groupe des Banī Hāshim parmi lesquels al-Ḥasan ibn al-Ḥasan al-Afṭas, qu’ils assistèrent le jour de la mort de Muhammad ibn ʿAlī ibn Muhammad, à la porte d’Abū al-Ḥasan (l’Imam ʿAlī al-Hādī) pour lui présenter leurs condoléances, alors qu’on avait étendu pour lui (un tapis) dans la cour de sa maison et que les gens étaient assis autour de lui. Ils dirent :
« Nous avons estimé qu’il y avait autour de lui (Abū al-Ḥasan) cent cinquante hommes des Āl Abī Ṭālib, des Banī Hāshim et des Quraysh, sans compter ses clients (mawālī) et les autres gens, lorsqu’il jeta les yeux sur al-Ḥasan ibn ʿAlī qui arrivait, la tunique déchirée (signe de deuil), jusqu’à se tenir à sa droite, alors que nous ne le connaissions pas. Abū al-Ḥasan (l’Imam ʿAlī al-Hādī, que la paix soit sur lui) le regarda après un moment et dit : « Ô mon fils, rends un nouveau remerciement à Dieu — qu’Il soit exalté et magnifié — car Il a produit en toi une nouvelle affaire. » Le jeune homme pleura, loua Dieu, prononça la formule de retour (istirjāʿ) et dit : « Louange à Dieu, Seigneur des mondes, et je demande à Dieu l’accomplissement de Ses bienfaits pour nous en toi ; certes nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons. » Nous nous informâmes alors à son sujet et l’on dit : « C’est al-Ḥasan, son fils. » Nous l’estimions alors âgé de vingt ans ou un peu plus. Ce jour-là, nous le reconnûmes et nous sûmes qu’il avait désigné par lui l’Imamat (al-imāma) et l’avait établi à sa place. »