Chapitre
1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ مَنْصُورٍ عَنْ فَضْلٍ الاعْوَرِ عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ الْحَذَّاءِ قَالَ كُنَّا زَمَانَ ابي جعفر (عَلَيْهِ السَّلام) حِينَ قُبِضَ نَتَرَدَّدُ كَالْغَنَمِ لا رَاعِيَ لَهَا فَلَقِينَا سَالِمَ بْنَ أَبِي حَفْصَةَ فَقَالَ لِي يَا أَبَا عُبَيْدَةَ مَنْ إِمَامُكَ فَقُلْتُ أَئِمَّتِي آلُ مُحَمَّدٍ فَقَالَ هَلَكْتَ وَأَهْلَكْتَ أَ مَا سَمِعْتُ أَنَا وَأَنْتَ أَبَا جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) يَقُولُ مَنْ مَاتَ وَلَيْسَ عَلَيْهِ إِمَامٌ مَاتَ مِيتَةً جَاهِلِيَّةً فَقُلْتُ بَلَى لَعَمْرِي وَلَقَدْ كَانَ قَبْلَ ذَلِكَ بِثَلاثٍ أَوْ نَحْوِهَا دَخَلْتُ عَلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَرَزَقَ الله الْمَعْرِفَةَ فَقُلْتُ لابِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) إِنَّ سَالِماً قَالَ لِي كَذَا وَكَذَا قَالَ فَقَالَ يَا أَبَا عُبَيْدَةَ إِنَّهُ لا يَمُوتُ مِنَّا مَيِّتٌ حَتَّى يُخَلِّفَ مِنْ بَعْدِهِ مَنْ يَعْمَلُ بِمِثْلِ عَمَلِهِ وَيَسِيرُ بِسِيرَتِهِ وَيَدْعُو إِلَى مَا دَعَا إِلَيْهِ يَا أَبَا عُبَيْدَةَ إِنَّهُ لَمْ يُمْنَعْ مَا أُعْطِيَ دَاوُدَ أَنْ أُعْطِيَ سُلَيْمَانَ ثُمَّ قَالَ يَا أَبَا عُبَيْدَةَ إِذَا قَامَ قَائِمُ آلِ مُحَمَّدٍ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) حَكَمَ بِحُكْمِ دَاوُدَ وَسُلَيْمَانَ لا يَسْأَلُ بَيِّنَةً.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après Manṣūr, d'après Faḍl al-Aʿwar, d'après Abū ʿUbayda al-Ḥadhdhā'
Il dit : « Nous étions, à l'époque d'Abū Jaʿfar (al-Bāqir, sur lui la paix) lorsqu'il fut rappelé, errant comme des brebis sans berger. Nous rencontrâmes Sālim ibn Abī Ḥafṣa, qui me dit : "Ô Abā ʿUbayda, qui est ton imam (guide) ?" Je répondis : "Mes imams sont la famille de Muḥammad." Il dit : "Tu es perdu et tu fais périr ! N'avons-nous pas entendu, moi et toi, Abū Jaʿfar (sur lui la paix) dire : Quiconque meurt sans avoir d'imam meurt d'une mort de l'ère préislamique (jāhiliyya) ?" Je répondis : "Oui, par ma vie ! Or trois jours environ auparavant, j'étais entré chez Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq, sur lui la paix), et Dieu m'avait accordé la connaissance. Je dis à Abī ʿAbd Allāh (sur lui la paix) : Sālim m'a dit telle et telle chose." Il dit : "Ô Abā ʿUbayda, aucun mortel ne meurt, parmi nous, sans laisser après lui quelqu'un qui œuvre comme son œuvre, suit sa voie (sīra) et appelle à ce à quoi il appelait. Ô Abā ʿUbayda, ce qui a été donné à David n'a pas empêché que soit donné à Salomon." Puis il dit : "Ô Abā ʿUbayda, lorsque le Qā'im (le Résurrecteur) de la famille de Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sa famille) se lèvera, il jugera selon le jugement de David et de Salomon, sans exiger de preuve." »
2ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبَانٍ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) يَقُولُ لا تَذْهَبُ الدُّنْيَا حَتَّى يَخْرُجَ رَجُلٌ مِنِّي يَحْكُمُ بِحُكُومَةِ آلِ دَاوُدَ وَلا يَسْأَلُ بَيِّنَةً يُعْطِي كُلَّ نَفْسٍ حَقَّهَا.
IsnādMuḥammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Muḥammad ibn Sinān, d'après Abān
Il a dit : J'ai entendu Abā ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dire : « Le monde ne disparaîtra pas jusqu'à ce qu'un homme issu de moi se lève, qui jugera selon le jugement de la famille de Dāwūd (David), sans exiger de preuve, donnant à chaque personne son droit. »
3ـ مُحَمَّدٌ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ عَمَّارٍ السَّابَاطِيِّ قَالَ قُلْتُ لابِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) بِمَا تَحْكُمُونَ إِذَا حَكَمْتُمْ قَالَ بِحُكْمِ الله وَحُكْمِ دَاوُدَ فَإِذَا وَرَدَ عَلَيْنَا الشَّيْءُ الَّذِي لَيْسَ عِنْدَنَا تَلَقَّانَا بِهِ رُوحُ الْقُدُسِ.
Isnād3. Muhammad d'après Ahmad ibn Muhammad d'après Ibn Mahbūb d'après Hishām ibn Sālim d'après ʿAmmār al-Sābāṭī
Il dit : Je demandai à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Sur quoi vous basez-vous lorsque vous rendez un jugement ? » Il répondit : « Sur le jugement de Dieu et le jugement de David. Et lorsque nous parvient une affaire que nous ne connaissons pas, l'Esprit Saint (Rūḥ al-Qudus) nous l'inspire. »
4ـ مُحَمَّدُ بْنُ أَحْمَدَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ عَنِ النَّضْرِ بْنِ سُوَيْدٍ عَنْ يَحْيَى الْحَلَبِيِّ عَنْ عِمْرَانَ بْنِ أَعْيَنَ عَنْ جُعَيْدٍ الْهَمْدَانِيِّ عَنْ عَلِيِّ بن الحسين (عَلَيْهما السَّلام) قَالَ سَأَلْتُهُ بِأَيِّ حُكْمٍ تَحْكُمُونَ قَالَ حُكْمِ آلِ دَاوُدَ فَإِنْ أَعْيَانَا شَيْءٌ تَلَقَّانَا بِهِ رُوحُ الْقُدُسِ.
IsnādMuhammad b. Aḥmad, d’après Muḥammad b. Khālid, d’après al-Naḍr b. Suwayd, d’après Yaḥyā al-Ḥalabī, d’après ʿImrān b. Aʿyan, d’après Juʿayd al-Hamadānī, d’après ʿAlī b. al-Ḥusayn (que la paix soit sur eux)
Il dit : Je lui demandai : « Par quel jugement jugez-vous ? » Il répondit : « Par le jugement de la famille de David. Et si quelque chose nous échappe, l’Esprit Saint nous l’inspire. »
5ـ أَحْمَدُ بْنُ مِهْرَانَ رَحِمَهُ الله عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ عَمَّارٍ السَّابَاطِيِّ قَالَ قُلْتُ لابِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) مَا مَنْزِلَةُ الائِمَّةِ قَالَ كَمَنْزِلَةِ ذِي الْقَرْنَيْنِ وَكَمَنْزِلَةِ يُوشَعَ وَكَمَنْزِلَةِ آصَفَ صَاحِبِ سُلَيْمَانَ قَالَ فَبِمَا تَحْكُمُونَ قَالَ بِحُكْمِ الله وَحُكْمِ آلِ دَاوُدَ وَحُكْمِ مُحَمَّدٍ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَيَتَلَقَّانَا بِهِ رُوحُ الْقُدُسِ.
Isnād5. Aḥmad b. Mihrān — que Dieu lui fasse miséricorde — d'après Muḥammad b. ʿAlī, d'après Ibn Maḥbūb, d'après Hishām b. Sālim, d'après ʿAmmār al-Sābāṭī qui a dit :
Je dis à Abī ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq — sur lui la paix) : « Quelle est la station des Imams ? » Il dit : « Semblable à la station de Dhū l-Qarnayn, semblable à la station de Yūshaʿ (Josué), et semblable à la station d'Āṣaf, le compagnon de Sulaymān (Salomon). » Je dis : « Par quoi jugez-vous ? » Il dit : « Par le jugement de Dieu, le jugement de la famille de Dāwūd (David) et le jugement de Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sa famille) ; et l'Esprit Saint nous l'inspire. »