Chapitre
1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ وَعَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ أَبِي سَعِيدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) عَنْ قَوْلِ الله عَزَّ وَجَلَّ أَطِيعُوا الله وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ وَأُولِي الامْرِ مِنْكُمْ فَقَالَ نَزَلَتْ فِي عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ وَالْحَسَنِ وَالْحُسَيْنِ (عَلَيْهم السَّلام) فَقُلْتُ لَهُ إِنَّ النَّاسَ يَقُولُونَ فَمَا لَهُ لَمْ يُسَمِّ عَلِيّاً وَأَهْلَ بَيْتِهِ (عَلَيْهم السَّلام) فِي كِتَابِ الله عَزَّ وَجَلَّ قَالَ فَقَالَ قُولُوا لَهُمْ إِنَّ رَسُولَ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) نَزَلَتْ عَلَيْهِ الصَّلاةُ وَلَمْ يُسَمِّ الله لَهُمْ ثَلاثاً وَلا أَرْبَعاً حَتَّى كَانَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) هُوَ الَّذِي فَسَّرَ ذَلِكَ لَهُمْ وَنَزَلَتْ عَلَيْهِ الزَّكَاةُ وَلَمْ يُسَمِّ لَهُمْ مِنْ كُلِّ أَرْبَعِينَ دِرْهَماً دِرْهَمٌ حَتَّى كَانَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) هُوَ الَّذِي فَسَّرَ ذَلِكَ لَهُمْ وَنَزَلَ الْحَجُّ فَلَمْ يَقُلْ لَهُمْ طُوفُوا أُسْبُوعاً حَتَّى كَانَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) هُوَ الَّذِي فَسَّرَ ذَلِكَ لَهُمْ وَنَزَلَتْ أَطِيعُوا الله وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ وَأُولِي الامْرِ مِنْكُمْ وَنَزَلَتْ فِي عَلِيٍّ وَالْحَسَنِ وَالْحُسَيْنِ فَقَالَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فِي عَلِيٍّ مَنْ كُنْتُ مَوْلاهُ فَعَلِيٌّ مَوْلاهُ وَقَالَ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) أُوصِيكُمْ بِكِتَابِ الله وَأَهْلِ بَيْتِي فَإِنِّي سَأَلْتُ الله عَزَّ وَجَلَّ أَنْ لا يُفَرِّقَ بَيْنَهُمَا حَتَّى يُورِدَهُمَا عَلَيَّ الْحَوْضَ فَأَعْطَانِي ذَلِكَ وَقَالَ لا تُعَلِّمُوهُمْ فَهُمْ أَعْلَمُ مِنْكُمْ وَقَالَ إِنَّهُمْ لَنْ يُخْرِجُوكُمْ مِنْ بَابِ هُدًى وَلَنْ يُدْخِلُوكُمْ فِي بَابِ ضَلالَةٍ فَلَوْ سَكَتَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَلَمْ يُبَيِّنْ مَنْ أَهْلُ بَيْتِهِ لادَّعَاهَا آلُ فُلانٍ وَآلُ فُلانٍ وَلَكِنَّ الله عَزَّ وَجَلَّ أَنْزَلَهُ فِي كِتَابِهِ تَصْدِيقاً لِنَبِيِّهِ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) إِنَّما يُرِيدُ الله لِيُذْهِبَ عَنْكُمُ الرِّجْسَ أَهْلَ الْبَيْتِ وَيُطَهِّرَكُمْ تَطْهِيراً فَكَانَ عَلِيٌّ وَالْحَسَنُ وَالْحُسَيْنُ وَفَاطِمَةُ (عَلَيْهم السَّلام) فَأَدْخَلَهُمْ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) تَحْتَ الْكِسَاءِ فِي بَيْتِ أُمِّ سَلَمَةَ ثُمَّ قَالَ اللهمَّ إِنَّ لِكُلِّ نَبِيٍّ أَهْلاً وَثَقَلاً وَهَؤُلاءِ أَهْلُ بَيْتِي وَثَقَلِي فَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ أَ لَسْتُ مِنْ أَهْلِكَ فَقَالَ إِنَّكِ إِلَى خَيْرٍ وَلَكِنَّ هَؤُلاءِ أَهْلِي وَثِقْلِي فَلَمَّا قُبِضَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) كَانَ عَلِيٌّ أَوْلَى النَّاسِ بِالنَّاسِ لِكَثْرَةِ مَا بَلَّغَ فِيهِ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَإِقَامَتِهِ لِلنَّاسِ وَأَخْذِهِ بِيَدِهِ فَلَمَّا مَضَى عَلِيٌّ لَمْ يَكُنْ يَسْتَطِيعُ عَلِيٌّ وَلَمْ يَكُنْ لِيَفْعَلَ أَنْ يُدْخِلَ مُحَمَّدَ بْنَ عَلِيٍّ وَلا الْعَبَّاسَ بْنَ عَلِيٍّ وَلا وَاحِداً مِنْ وُلْدِهِ إِذاً لَقَالَ الْحَسَنُ وَالْحُسَيْنُ إِنَّ الله تَبَارَكَ وَتَعَالَى أَنْزَلَ فِينَا كَمَا أَنْزَلَ فِيكَ فَأَمَرَ بِطَاعَتِنَا كَمَا أَمَرَ بِطَاعَتِكَ وَبَلَّغَ فِينَا رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) كَمَا بَلَّغَ فِيكَ وَأَذْهَبَ عَنَّا الرِّجْسَ كَمَا أَذْهَبَهُ عَنْكَ فَلَمَّا مَضَى علي (عَلَيْهِ السَّلام) كَانَ الْحَسَنُ (عَلَيْهِ السَّلام) أَوْلَى بِهَا لِكِبَرِهِ فَلَمَّا تُوُفِّيَ لَمْ يَسْتَطِعْ أَنْ يُدْخِلَ وُلْدَهُ وَلَمْ يَكُنْ لِيَفْعَلَ ذَلِكَ وَالله عَزَّ وَجَلَّ يَقُولُ وَأُولُوا الارْحامِ بَعْضُهُمْ أَوْلى بِبَعْضٍ فِي كِتابِ الله فَيَجْعَلَهَا فِي وُلْدِهِ إِذاً لَقَالَ الْحُسَيْنُ أَمَرَ الله بِطَاعَتِي كَمَا أَمَرَ بِطَاعَتِكَ وَطَاعَةِ أَبِيكَ وَبَلَّغَ فِيَّ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) كَمَا بَلَّغَ فِيكَ وَفِي أَبِيكَ وَأَذْهَبَ الله عَنِّي الرِّجْسَ كَمَا أَذْهَبَ عَنْكَ وَعَنْ أَبِيكَ فَلَمَّا صَارَتْ إِلَى الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِ السَّلام) لَمْ يَكُنْ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِ بَيْتِهِ يَسْتَطِيعُ أَنْ يَدَّعِيَ عَلَيْهِ كَمَا كَانَ هُوَ يَدَّعِي عَلَى أَخِيهِ وَعَلَى أَبِيهِ لَوْ أَرَادَا أَنْ يَصْرِفَا الامْرَ عَنْهُ وَلَمْ يَكُونَا لِيَفْعَلا ثُمَّ صَارَتْ حِينَ أَفْضَتْ إِلَى الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِ السَّلام) فَجَرَى تَأْوِيلُ هَذِهِ الايَةِ وَأُولُوا الارْحامِ بَعْضُهُمْ أَوْلى بِبَعْضٍ فِي كِتابِ الله ثُمَّ صَارَتْ مِنْ بَعْدِ الْحُسَيْنِ لِعَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ ثُمَّ صَارَتْ مِنْ بَعْدِ عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ إِلَى مُحَمَّدِ بن علي (عَلَيْهما السَّلام) وَقَالَ الرِّجْسُ هُوَ الشَّكُّ وَالله لا نَشُكُّ فِي رَبِّنَا أَبَداً. مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ وَالْحُسَيْنُ بْنُ سَعِيدٍ عَنِ النَّضْرِ بْنِ سُوَيْدٍ عَنْ يَحْيَى بْنِ عِمْرَانَ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَيُّوبَ بْنِ الْحُرِّ وَعِمْرَانَ بْنِ عَلِيٍّ الْحَلَبِيِّ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) مِثْلَ ذَلِكَ.
IsnādD'après Abu Baṣīr, d'après Ibn Muskān, d'après Yūnus, d'après Muḥammad b. ʿĪsā, d'après Abū Saʿīd Sahl b. Ziyād et d'après ʿAlī b. Muḥammad, d'après Muḥammad b. ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après ʿAlī b. Ibrāhīm
Il dit : « J’interrogeai Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) au sujet de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — : “Obéissez à Dieu, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité” (Coran 4:59). Il répondit : “Ce verset a été révélé au sujet de ʿAlī b. Abī Ṭālib, d’al-Ḥasan et d’al-Ḥusayn (que la paix soit sur eux).” Je lui dis alors : “Les gens disent : ‘Pourquoi donc Dieu — Puissant et Majestueux — n’a-t-Il pas nommé explicitement ʿAlī et sa Famille (que la paix soit sur eux) dans Son Livre ?’” Il répondit : “Dis-leur : La prière (ṣalāt) a été révélée au Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), sans que Dieu ne leur en précise le nombre de cycles (rakʿāt) — ni trois, ni quatre — jusqu’à ce que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) le leur explique. L’aumône légale (zakāt) fut révélée, sans que Dieu ne leur précise que pour quarante dirhams il faut un dirham, jusqu’à ce que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) le leur explique. Le pèlerinage (ḥajj) fut révélé, sans qu’Il ne leur dise ‘tournez sept fois autour de la Kaʿba’, jusqu’à ce que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) le leur explique. Et le verset ‘Obéissez à Dieu, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité’ fut révélé au sujet de ʿAlī, d’al-Ḥasan et d’al-Ḥusayn. Alors le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dit au sujet de ʿAlī : ‘Celui dont je suis le maître (mawlā), ʿAlī est son maître.’ Et il dit (que Dieu prie sur lui et sa Famille) : ‘Je vous recommande le Livre de Dieu et ma Famille (Ahl al-Bayt), car j’ai demandé à Dieu — Puissant et Majestueux — de ne jamais les séparer jusqu’à ce qu’Il les fasse parvenir à mon Bassin (al-ḥawḍ), et Il me l’a accordé. Et il dit : ‘Ne cherchez pas à les instruire, car ils sont plus savants que vous.’ Et il dit : ‘Ils ne vous feront jamais sortir par la porte de la guidance, et ils ne vous feront jamais entrer par la porte de l’égarement.’ Si le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) était resté silencieux sans désigner clairement qui sont les gens de sa Famille, les gens d’Untel et d’Untel auraient revendiqué cela (l’autorité). Mais Dieu — Puissant et Majestueux — a fait descendre dans Son Livre ce qui confirme Son Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) : ‘Dieu ne veut que vous éloigner de la souillure, ô gens de la Maison (Ahl al-Bayt), et vous purifier totalement’ (Coran 33:33). Ainsi ʿAlī, al-Ḥasan, al-Ḥusayn et Fāṭima (que la paix soit sur eux) étaient ceux-là. Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) les fit entrer sous le manteau (al-kisā’) dans la maison d’Umm Salama, puis dit : ‘Seigneur ! Tout prophète a une famille et un poids (thiqal). Ceux-ci sont ma Famille et mon Poids.’ Umm Salama dit : ‘Ne suis-je pas des tiens ?’ Il répondit : ‘Tu es dans le bien, mais ceux-ci sont ma Famille et mon Poids.’ Lorsque le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) mourut, ʿAlī était le plus digne des hommes de [l’autorité sur] les hommes, en raison de tout ce que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) avait proclamé à son sujet, de la désignation qu’il fit pour les hommes et du fait qu’il le prit par la main. Quand ʿAlī mourut, il ne pouvait pas — et il ne l’aurait pas fait — transmettre [l’autorité] à Muḥammad b. ʿAlī, ni à al-ʿAbbās b. ʿAlī, ni à aucun de ses enfants, car alors al-Ḥasan et al-Ḥusayn auraient dit : ‘Dieu — Béni et Très-Haut — a fait descendre [un verset] à notre sujet comme Il l’a fait à ton sujet : Il a ordonné qu’on nous obéisse comme Il a ordonné qu’on t’obéisse ; le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a proclamé à notre sujet comme il a proclamé à ton sujet ; et Il a éloigné de nous la souillure comme Il l’a éloignée de toi.’ Lorsque ʿAlī (que la paix soit sur lui) mourut, al-Ḥasan (que la paix soit sur lui) était le plus digne d’elle (de l’autorité) en raison de son âge avancé. Lorsqu’il mourut, il ne pouvait pas transmettre [l’autorité] à ses enfants — et il ne l’aurait pas fait — car Dieu — Puissant et Majestueux — dit : ‘Les liens du sang sont plus proches les uns des autres selon le Livre de Dieu’ (Coran 8:75 ; 33:6) ; s’il l’avait placée chez ses enfants, alors al-Ḥusayn aurait dit : ‘Dieu a ordonné qu’on m’obéisse comme Il a ordonné qu’on t’obéisse et qu’on obéisse à ton père ; le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) a proclamé à mon sujet comme il a proclamé à ton sujet et à celui de ton père ; et Dieu a éloigné de moi la souillure comme Il l’a éloignée de toi et de ton père.’ Quand [l’autorité] parvint à al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui), aucun membre de sa Famille ne pouvait élever de prétention contre lui comme lui-même aurait pu le faire contre son frère et son père s’ils avaient voulu l’en détourner — mais ils ne l’auraient pas fait. Puis, quand elle échut à al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui), l’interprétation (ta’wīl) de ce verset — ‘Les liens du sang sont plus proches les uns des autres selon le Livre de Dieu’ — s’appliqua. Ensuite, après al-Ḥusayn, elle passa à ʿAlī b. al-Ḥusayn, puis après ʿAlī b. al-Ḥusayn à Muḥammad b. ʿAlī (que la paix soit sur eux deux). » Et il dit : « La souillure (al-rijz/ar-rij’s) est le doute. Par Dieu, nous ne doutons jamais de notre Seigneur. » De même, Muḥammad b. Yaḥyā, d’après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā, d’après Muḥammad b. Khālid et al-Ḥusayn b. Saʿīd, d’après al-Naḍr b. Suwayd, d’après Yaḥyā b. ʿImrān al-Ḥalabī, d’après Ayyūb b. al-Ḥurr et ʿImrān b. ʿAlī al-Ḥalabī, d’après Abū Baṣīr, d’après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui), un récit similaire.
2ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ الله بْنِ الْمُغِيرَةِ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنْ عَبْدِ الرَّحِيمِ بْنِ رَوْحٍ الْقَصِيرِ عَنْ ابي جعفر (عَلَيْهِ السَّلام) فِي قَوْلِ الله عَزَّ وَجَلَّ النَّبِيُّ أَوْلى بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنْفُسِهِمْ وَأَزْواجُهُ أُمَّهاتُهُمْ وَأُولُوا الارْحامِ بَعْضُهُمْ أَوْلى بِبَعْضٍ فِي كِتابِ الله فِيمَنْ نَزَلَتْ فَقَالَ نَزَلَتْ فِي الامْرَةِ إِنَّ هَذِهِ الايَةَ جَرَتْ فِي وُلْدِ الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِ السَّلام) مِنْ بَعْدِهِ فَنَحْنُ أَوْلَى بِالامْرِ وَبِرَسُولِ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) مِنَ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُهَاجِرِينَ وَالانْصَارِ قُلْتُ فَوُلْدُ جَعْفَرٍ لَهُمْ فِيهَا نَصِيبٌ قَالَ لا قُلْتُ فَلِوُلْدِ الْعَبَّاسِ فِيهَا نَصِيبٌ فَقَالَ لا فَعَدَدْتُ عَلَيْهِ بُطُونَ بَنِي عَبْدِ الْمُطَّلِبِ كُلَّ ذَلِكَ يَقُولُ لا قَالَ وَنَسِيتُ وُلْدَ الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) فَدَخَلْتُ بَعْدَ ذَلِكَ عَلَيْهِ فَقُلْتُ لَهُ هَلْ لِوُلْدِ الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) فِيهَا نَصِيبٌ فَقَالَ لا وَالله يَا عَبْدَ الرَّحِيمِ مَا لِمُحَمَّدِيٍّ فِيهَا نَصِيبٌ غَيْرَنَا.
IsnādMuhammad b. Yaḥyā d’après Aḥmad b. Muḥammad b. ʿĪsā d’après son père d’après ʿAbd Allāh b. al-Mughīra d’après Ibn Muskān d’après ʿAbd al-Raḥīm b. Rawḥ al-Qaṣīr d’après Abū Jaʿfar (sur lui la paix)
Au sujet de la parole de Dieu – qu'Il soit exalté et magnifié – : « Le Prophète a priorité sur les croyants par rapport à eux-mêmes et ses épouses sont leurs mères ; et les liens de sang ont priorité les uns sur les autres selon le Livre de Dieu » (Coran 33:6) – au sujet de qui fut-elle révélée ? Il [Abū Jaʿfar (l’Imam al-Bāqir)] dit : « Elle fut révélée au sujet du commandement. En vérité, ce verset s’applique aux descendants d’al-Ḥusayn (sur lui la paix) après lui. Nous avons donc plus de droit au commandement et à [la succession du] Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et sa Famille – que les croyants, les émigrés (muhājirūn) et les auxiliaires (anṣār). » Je dis : « Les descendants de Jaʿfar ont-ils une part là-dedans ? » Il dit : « Non. » Je dis : « Les descendants d’al-ʿAbbās ont-ils une part là-dedans ? » Il dit : « Non. » Je comptai alors devant lui toutes les branches des Banū ʿAbd al-Muṭṭalib : à chaque fois il disait « Non ». Il [le rapporteur] dit : « Et j’avais oublié les descendants d’al-Ḥasan (sur lui la paix). Puis, après cela, j’entrai chez lui [l’Imam] et lui dis : “Les descendants d’al-Ḥasan (sur lui la paix) ont-ils une part là-dedans ?” Il dit : “Non, par Dieu, ô ʿAbd al-Raḥīm, aucun [descendant de] Muḥammad (Muḥammadī) n’a de part là-dedans hormis nous.” »
3ـ الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ مُعَلَّى بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مُحَمَّدٍ الْهَاشِمِيِّ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ عِيسَى عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فِي قَوْلِ الله عَزَّ وَجَلَّ إِنَّما وَلِيُّكُمُ الله وَرَسُولُهُ وَالَّذِينَ آمَنُوا قَالَ إِنَّمَا يَعْنِي أَوْلَى بِكُمْ أَيْ أَحَقُّ بِكُمْ وَبِأُمُورِكُمْ وَأَنْفُسِكُمْ وَأَمْوَالِكُمُ الله وَرَسُولُهُ وَالَّذِينَ آمَنُوا يَعْنِي عَلِيّاً وَأَوْلادَهُ الائِمَّةَ (عَلَيْهم السَّلام) إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ ثُمَّ وَصَفَهُمُ الله عَزَّ وَجَلَّ فَقَالَ الَّذِينَ يُقِيمُونَ الصَّلاةَ وَيُؤْتُونَ الزَّكاةَ وَهُمْ راكِعُونَ وَكَانَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) فِي صَلاةِ الظُّهْرِ وَقَدْ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ وَهُوَ رَاكِعٌ وَعَلَيْهِ حُلَّةٌ قِيمَتُهَا أَلْفُ دِينَارٍ وَكَانَ النَّبِيُّ (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) كَسَاهُ إِيَّاهَا وَكَانَ النَّجَاشِيُّ أَهْدَاهَا لَهُ فَجَاءَ سَائِلٌ فَقَالَ السَّلامُ عَلَيْكَ يَا وَلِيَّ الله وَأَوْلَى بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنْفُسِهِمْ تَصَدَّقْ عَلَى مِسْكِينٍ فَطَرَحَ الْحُلَّةَ إِلَيْهِ وَأَوْمَأَ بِيَدِهِ إِلَيْهِ أَنِ احْمِلْهَا فَأَنْزَلَ الله عَزَّ وَجَلَّ فِيهِ هَذِهِ الايَةَ وَصَيَّرَ نِعْمَةَ أَوْلادِهِ بِنِعْمَتِهِ فَكُلُّ مَنْ بَلَغَ مِنْ أَوْلادِهِ مَبْلَغَ الامَامَةِ يَكُونُ بِهَذِهِ الصِّفَةِ مِثْلَهُ فَيَتَصَدَّقُونَ وَهُمْ رَاكِعُونَ وَالسَّائِلُ الَّذِي سَأَلَ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) مِنَ الْمَلائِكَةِ وَالَّذِينَ يَسْأَلُونَ الائِمَّةَ مِنْ أَوْلادِهِ يَكُونُونَ مِنَ الْمَلائِكَةِ.
IsnādD'après al-Ḥusayn ibn Muḥammad, d'après Muʿallā ibn Muḥammad, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après al-Ḥasan ibn Muḥammad al-Hāshimī, d'après son père, d'après Aḥmad ibn ʿĪsā, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Au sujet de la parole de Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié — : « Votre allié n'est que Dieu, Son messager et ceux qui ont cru » (Coran 5:55), il (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, paix sur lui) dit : « Il signifie seulement “Il est plus digne de vous”, c'est-à-dire Dieu, Son messager et ceux qui ont cru ont plus de droit sur vous, vos affaires, vos personnes et vos biens. Il veut dire ʿAlī et ses enfants, les Imams (que la paix soit sur eux), jusqu'au Jour de la Résurrection. Puis Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié — les a décrits en disant : “Ceux qui accomplissent la prière (ṣalāt) et acquittent l'aumône légale (zakāt) tout en étant inclinés” (Coran 5:55). Or, le Commandeur des croyants (paix sur lui) était dans la prière de midi (ẓuhr) ; il avait accompli deux rakʿa (unités de prière) et était en inclination (rukūʿ) ; il portait un vêtement de prix valant mille dinars, que le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa famille) lui avait donné et que le Negus lui avait offert. Un mendiant vint et dit : “Que la paix soit sur toi, ô ami de Dieu (walī Allāh) et plus digne des croyants qu'eux-mêmes ; fais l'aumône à un pauvre.” Il jeta alors le vêtement vers lui et lui fit signe de la main de l'emporter. Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié — révéla alors ce verset à son sujet et fit du don de ses enfants une suite de son propre don. Ainsi, quiconque parmi ses enfants atteint le rang d'imamat possède cette même qualité : ils font l'aumône tout en étant inclinés. Quant au mendiant qui demanda au Commandeur des croyants (paix sur lui), il était un ange ; et ceux qui demandent aux Imams parmi ses enfants sont des anges. »
4ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ ابْنِ أَبِي عُمَيْرٍ عَنْ عُمَرَ بْنِ أُذَيْنَةَ عَنْ زُرَارَةَ وَالْفُضَيْلِ بْنِ يَسَارٍ وَبُكَيْرِ بْنِ أَعْيَنَ وَمُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ وَبُرَيْدِ بْنِ مُعَاوِيَةَ وَأَبِي الْجَارُودِ جَمِيعاً عَنْ ابي جعفر (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ أَمَرَ الله عَزَّ وَجَلَّ رَسُولَهُ بِوَلايَةِ عَلِيٍّ وَأَنْزَلَ عَلَيْهِ إِنَّما وَلِيُّكُمُ الله وَرَسُولُهُ وَالَّذِينَ آمَنُوا الَّذِينَ يُقِيمُونَ الصَّلاةَ وَيُؤْتُونَ الزَّكاةَ وَفَرَضَ وَلايَةَ أُولِي الامْرِ فَلَمْ يَدْرُوا مَا هِيَ فَأَمَرَ الله مُحَمَّداً (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) أَنْ يُفَسِّرَ لَهُمُ الْوَلايَةَ كَمَا فَسَّرَ لَهُمُ الصَّلاةَ وَالزَّكَاةَ وَالصَّوْمَ وَالْحَجَّ فَلَمَّا أَتَاهُ ذَلِكَ مِنَ الله ضَاقَ بِذَلِكَ صَدْرُ رَسُولِ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَتَخَوَّفَ أَنْ يَرْتَدُّوا عَنْ دِينِهِمْ وَأَنْ يُكَذِّبُوهُ فَضَاقَ صَدْرُهُ وَرَاجَعَ رَبَّهُ عَزَّ وَجَلَّ فَأَوْحَى الله عَزَّ وَجَلَّ إِلَيْهِ يا أَيُّهَا الرَّسُولُ بَلِّغْ ما أُنْزِلَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ وَإِنْ لَمْ تَفْعَلْ فَما بَلَّغْتَ رِسالَتَهُ وَالله يَعْصِمُكَ مِنَ النَّاسِ فَصَدَعَ بِأَمْرِ الله تَعَالَى ذِكْرُهُ فَقَامَ بِوَلايَةِ علي (عَلَيْهِ السَّلام) يَوْمَ غَدِيرِ خُمٍّ فَنَادَى الصَّلاةَ جَامِعَةً وَأَمَرَ النَّاسَ أَنْ يُبَلِّغَ الشَّاهِدُ الْغَائِبَ قَالَ عُمَرُ بْنُ أُذَيْنَةَ قَالُوا جَمِيعاً غَيْرَ أَبِي الْجَارُودِ وَقَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) وَكَانَتِ الْفَرِيضَةُ تَنْزِلُ بَعْدَ الْفَرِيضَةِ الاخْرَى وَكَانَتِ الْوَلايَةُ آخِرَ الْفَرَائِضِ فَأَنْزَلَ الله عَزَّ وَجَلَّ الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) يَقُولُ الله عَزَّ وَجَلَّ لا أُنْزِلُ عَلَيْكُمْ بَعْدَ هَذِهِ فَرِيضَةً قَدْ أَكْمَلْتُ لَكُمُ الْفَرَائِضَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après ʿUmar ibn Udhayna, d'après Zurāra, al-Fuḍayl ibn Yasār, Bukayr ibn Aʿyan, Muḥammad ibn Muslim, Burayd ibn Muʿāwiya et Abū al-Jārūd, tous d'après Abū Jaʿfar (Imam al-Bāqir) (que la paix soit sur lui)
Il a dit : Dieu – Puissant et Majestueux – a ordonné à Son Envoyé la walāya (autorité spirituelle) de ʿAlī et a révélé sur lui : « Votre allié n'est que Dieu, Son Envoyé et ceux qui ont cru, ceux qui accomplissent la prière et donnent l'aumône » (Coran 5:55), et Il a imposé la walāya des détenteurs de l'autorité (ulī al-amr). Mais ils (les gens) ne savaient pas ce qu'elle était. Alors Dieu ordonna à Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sa Famille) d'interpréter pour eux la walāya comme il avait interprété pour eux la prière, l'aumône, le jeûne et le pèlerinage. Lorsque cela lui vint de Dieu, la poitrine de l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) s'en serra ; il craignit qu'ils n'apostasient de leur religion et qu'ils ne le traitent de menteur. Sa poitrine se serra et il consulta son Seigneur – Puissant et Majestueux. Dieu – Puissant et Majestueux – lui révéla : « Ô Envoyé, transmets ce qui t'a été descendu de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n'auras pas transmis Son message ; Dieu te protège des gens » (Coran 5:67). Alors il exécuta ouvertement l'ordre de Dieu – que Son souvenir soit exalté – et il proclama la walāya de ʿAlī (que la paix soit sur lui) le jour de Ghadīr Khumm. Il appela à la prière en commun et ordonna aux gens que le présent informe l'absent. ʿUmar ibn Udhayna dit : ils dirent tous, sauf Abū al-Jārūd. Et Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) dit : Les obligations tombaient les unes après les autres, et la walāya fut la dernière des obligations. Alors Dieu – Puissant et Majestueux – révéla : « Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion et J'ai accompli sur vous Mon bienfait » (Coran 5:3). Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) dit : Dieu – Puissant et Majestueux – dit : Je ne vous imposerai plus d'obligation après celle-ci ; J'ai parachevé pour vous les obligations.
5 ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ صَالِحِ بْنِ السِّنْدِيِّ عَنْ جَعْفَرِ بْنِ بَشِيرٍ عَنْ هَارون بْنِ خَارِجَةَ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ عَنْ ابي جعفر (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ كُنْتُ عِنْدَهُ جَالِساً فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ حَدِّثْنِي عَنْ وَلايَةِ عَلِيٍ أَ مِنَ الله أَوْ مِنْ رَسُولِهِ فَغَضِبَ ثُمَّ قَالَ وَيْحَكَ كَانَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) أَخْوَفَ لله مِنْ أَنْ يَقُولَ مَا لَمْ يَأْمُرْهُ بِهِ الله بَلِ افْتَرَضَهُ كَمَا افْتَرَضَ الله الصَّلاةَ وَالزَّكَاةَ وَالصَّوْمَ وَالْحَجَّ
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Ṣāliḥ ibn al-Sindī, d'après Jaʿfar ibn Bashīr, d'après Hārūn ibn Khārija, d'après Abū Baṣīr, d'après Abū Jaʿfar (al-Bāqir) (que la paix soit sur lui)
Il dit : « J'étais assis auprès de lui lorsqu'un homme lui demanda : "Raconte-moi au sujet de la walāya (autorité spirituelle) de ʿAlī : vient-elle d'Allah ou de Son Messager ?" Alors il se mit en colère, puis dit : "Malheur à toi ! Le Messager d'Allah (que la prière d'Allah soit sur lui et sur sa Famille) craignait trop Allah pour dire ce qu'Allah ne lui avait pas ordonné. Bien plutôt, Il (Allah) l'a imposée comme Il a imposé la prière, l'aumône légale (zakāt), le jeûne et le pèlerinage (ḥajj)." »
6ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ وَمُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ جَمِيعاً عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ بْنِ بَزِيعٍ عَنْ مَنْصُورِ بْنِ يُونُسَ عَنْ أَبِي الْجَارُودِ عَنْ ابي جعفر (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ سَمِعْتُ أَبَا جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) يَقُولُ فَرَضَ الله عَزَّ وَجَلَّ عَلَى الْعِبَادِ خَمْساً أَخَذُوا أَرْبَعاً وَتَرَكُوا وَاحِداً قُلْتُ أَ تُسَمِّيهِنَّ لِي جُعِلْتُ فِدَاكَ فَقَالَ الصَّلاةُ وَكَانَ النَّاسُ لا يَدْرُونَ كَيْفَ يُصَلُّونَ فَنَزَلَ جَبْرَئِيلُ (علَيْهِ السَّلام) فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ أَخْبِرْهُمْ بِمَوَاقِيتِ صَلاتِهِمْ ثُمَّ نَزَلَتِ الزَّكَاةُ فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ أَخْبِرْهُمْ مِنْ زَكَاتِهِمْ مَا أَخْبَرْتَهُمْ مِنْ صَلاتِهِمْ ثُمَّ نَزَلَ الصَّوْمُ فَكَانَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) إِذَا كَانَ يَوْمُ عَاشُورَاءَ بَعَثَ إِلَى مَا حَوْلَهُ مِنَ الْقُرَى فَصَامُوا ذَلِكَ الْيَوْمَ فَنَزَلَ شَهْرُ رَمَضَانَ بَيْنَ شَعْبَانَ وَشَوَّالٍ ثُمَّ نَزَلَ الْحَجُّ فَنَزَلَ جَبْرَئِيلُ (عَلَيْهِ السَّلام) فَقَالَ أَخْبِرْهُمْ مِنْ حَجِّهِمْ مَا أَخْبَرْتَهُمْ مِنْ صَلاتِهِمْ وَزَكَاتِهِمْ وَصَوْمِهِمْ ثُمَّ نَزَلَتِ الْوَلايَةُ وَإِنَّمَا أَتَاهُ ذَلِكَ فِي يَوْمِ الْجُمُعَةِ بِعَرَفَةَ أَنْزَلَ الله عَزَّ وَجَلَّ الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَكَانَ كَمَالُ الدِّينِ بِوَلايَةِ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ (عَلَيْهِ السَّلام) فَقَالَ عِنْدَ ذَلِكَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) أُمَّتِي حَدِيثُو عَهْدٍ بِالْجَاهِلِيَّةِ وَمَتَى أَخْبَرْتُهُمْ بِهَذَا فِي ابْنِ عَمِّي يَقُولُ قَائِلٌ وَيَقُولُ قَائِلٌ فَقُلْتُ فِي نَفْسِي مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْطِقَ بِهِ لِسَانِي فَأَتَتْنِي عَزِيمَةٌ مِنَ الله عَزَّ وَجَلَّ بَتْلَةً أَوْعَدَنِي إِنْ لَمْ أُبَلِّغْ أَنْ يُعَذِّبَنِي فَنَزَلَتْ يا أَيُّهَا الرَّسُولُ بَلِّغْ ما أُنْزِلَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ وَإِنْ لَمْ تَفْعَلْ فَما بَلَّغْتَ رِسالَتَهُ وَالله يَعْصِمُكَ مِنَ النَّاسِ إِنَّ الله لا يَهْدِي الْقَوْمَ الْكافِرِينَ فَأَخَذَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) بِيَدِ علي (عَلَيْهِ السَّلام) فَقَالَ أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّهُ لَمْ يَكُنْ نَبِيٌّ مِنَ الانْبِيَاءِ مِمَّنْ كَانَ قَبْلِي إِلا وَقَدْ عَمَّرَهُ الله ثُمَّ دَعَاهُ فَأَجَابَهُ فَأَوْشَكَ أَنْ أُدْعَى فَأُجِيبَ وَأَنَا مَسْئُولٌ وَأَنْتُمْ مَسْئُولُونَ فَمَا ذَا أَنْتُمْ قَائِلُونَ فَقَالُوا نَشْهَدُ أَنَّكَ قَدْ بَلَّغْتَ وَنَصَحْتَ وَأَدَّيْتَ مَا عَلَيْكَ فَجَزَاكَ الله أَفْضَلَ جَزَاءِ الْمُرْسَلِينَ فَقَالَ اللهمَّ اشْهَدْ ثَلاثَ مَرَّاتٍ ثُمَّ قَالَ يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ هَذَا وَلِيُّكُمْ مِنْ بَعْدِي فَلْيُبَلِّغِ الشَّاهِدُ مِنْكُمُ الْغَائِبَ قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) كَانَ وَالله علي (عَلَيْهِ السَّلام) أَمِينَ الله عَلَى خَلْقِهِ وَغَيْبِهِ وَدِينِهِ الَّذِي ارْتَضَاهُ لِنَفْسِهِ ثُمَّ إِنَّ رَسُولَ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) حَضَرَهُ الَّذِي حَضَرَ فَدَعَا عَلِيّاً فَقَالَ يَا عَلِيُّ إِنِّي أُرِيدُ أَنْ أَئْتَمِنَكَ عَلَى مَا ائْتَمَنَنِيَ الله عَلَيْهِ مِنْ غَيْبِهِ وَعِلْمِهِ وَمِنْ خَلْقِهِ وَمِنْ دِينِهِ الَّذِي ارْتَضَاهُ لِنَفْسِهِ فَلَمْ يُشْرِكْ وَالله فِيهَا يَا زِيَادُ أَحَداً مِنَ الْخَلْقِ ثُمَّ إِنَّ عَلِيّاً (عَلَيْهِ السَّلام) حَضَرَهُ الَّذِي حَضَرَهُ فَدَعَا وُلْدَهُ وَكَانُوا اثْنَيْ عَشَرَ ذَكَراً فَقَالَ لَهُمْ يَا بَنِيَّ إِنَّ الله عَزَّ وَجَلَّ قَدْ أَبَى إِلا أَنْ يَجْعَلَ فِيَّ سُنَّةً مِنْ يَعْقُوبَ وَإِنَّ يَعْقُوبَ دَعَا وُلْدَهُ وَكَانُوا اثْنَيْ عَشَرَ ذَكَراً فَأَخْبَرَهُمْ بِصَاحِبِهِمْ أَلا وَإِنِّي أُخْبِرُكُمْ بِصَاحِبِكُمْ أَلا إِنَّ هَذَيْنِ ابْنَا رَسُولِ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) الْحَسَنَ وَالْحُسَيْنَ (عَلَيْهما السَّلام) فَاسْمَعُوا لَهُمَا وَأَطِيعُوا وَوَازِرُوهُمَا فَإِنِّي قَدِ ائْتَمَنْتُهُمَا عَلَى مَا ائْتَمَنَنِي عَلَيْهِ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) مِمَّا ائْتَمَنَهُ الله عَلَيْهِ مِنْ خَلْقِهِ وَمِنْ غَيْبِهِ وَمِنْ دِينِهِ الَّذِي ارْتَضَاهُ لِنَفْسِهِ فَأَوْجَبَ الله لَهُمَا مِنْ علي (عَلَيْهِ السَّلام) مَا أَوْجَبَ لِعلي (عَلَيْهِ السَّلام) مِنْ رَسُولِ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فَلَمْ يَكُنْ لاحَدٍ مِنْهُمَا فَضْلٌ عَلَى صَاحِبِهِ إِلا بِكِبَرِهِ وَإِنَّ الْحُسَيْنَ كَانَ إِذَا حَضَرَ الْحَسَنُ لَمْ يَنْطِقْ فِي ذَلِكَ الْمَجْلِسِ حَتَّى يَقُومَ ثُمَّ إِنَّ الْحَسَنَ (عَلَيْهِ السَّلام) حَضَرَهُ الَّذِي حَضَرَهُ فَسَلَّمَ ذَلِكَ إِلَى الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِ السَّلام) ثُمَّ إِنَّ حُسَيْناً حَضَرَهُ الَّذِي حَضَرَهُ فَدَعَا ابْنَتَهُ الْكُبْرَى فَاطِمَةَ بِنْتَ الْحُسَيْنِ (عَلَيْهِ السَّلام) فَدَفَعَ إِلَيْهَا كِتَاباً مَلْفُوفاً وَوَصِيَّةً ظَاهِرَةً وَكَانَ عَلِيُّ بن الحسين (عَلَيْهما السَّلام) مَبْطُوناً لا يَرَوْنَ إِلا أَنَّهُ لِمَا بِهِ فَدَفَعَتْ فَاطِمَةُ الْكِتَابَ إِلَى عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ ثُمَّ صَارَ وَالله ذَلِكَ الْكِتَابُ إِلَيْنَا. الْحُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ مُعَلَّى بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُمْهُورٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ بْنِ بَزِيعٍ عَنْ مَنْصُورِ بْنِ يُونُسَ عَنْ أَبِي الْجَارُودِ عَنْ ابي جعفر (عَلَيْهِ السَّلام) مِثْلَهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad et Muḥammad ibn al-Ḥusayn, tous deux d'après Muḥammad ibn Ismāʿīl ibn Bazīʿ, d'après Manṣūr ibn Yūnus, d'après Abū al-Jārūd, d'après Abū Jaʿfar (ʿalayhi al-salām) — il dit : J'ai entendu Abū Jaʿfar (ʿalayhi al-salām) dire :
Dieu — Puissant et Majestueux — a imposé aux serviteurs cinq [obligations] ; ils en ont pris quatre et en ont laissé une. Je dis : « Que je sois ta rançon, peux-tu me les nommer ? » Il dit : « La prière (ṣalāt) : les gens ne savaient pas comment prier, alors Gabriel (ʿalayhi al-salām) descendit et dit : “Ô Muhammad, informe-les des moments de leurs prières.” Puis l'aumône légale (zakāt) descendit, et Il dit : “Ô Muhammad, informe-les au sujet de leur aumône légale comme tu les as informés au sujet de leur prière.” Puis le jeûne (ṣawm) descendit ; le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) avait l'habitude, le jour de ʿĀshūrāʾ, d'envoyer [un message] aux villages alentour, et ils jeûnaient ce jour-là. Puis le mois de Ramaḍān descendit entre Shaʿbān et Shawwāl. Puis le pèlerinage (ḥajj) descendit ; Gabriel (ʿalayhi al-salām) descendit et dit : “Informe-les au sujet de leur pèlerinage comme tu les as informés au sujet de leur prière, de leur aumône légale et de leur jeûne.” Puis la walāya (l'autorité spirituelle) descendit — cela lui parvint un vendredi à ʿArafa ; Dieu — Puissant et Majestueux — révéla : “Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait” (Coran 5:3), et l'accomplissement de la religion était par la walāya de ʿAlī ibn Abī Ṭālib (ʿalayhi al-salām). Alors le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dit à ce moment-là : “Ma communauté est encore proche de la période de l'ignorance (jāhiliyya) ; quand je les informerai de cela à propos du fils de mon oncle, l'un dira ceci, l'autre dira cela.” Il dit : “Je dis en moi-même, sans que ma langue ne le prononce [à voix haute] : Alors m'atteignit une détermination décisive de la part de Dieu — Puissant et Majestueux — qui me menaça : si je ne transmettais pas, Il me châtierait. Ainsi descendit [le verset] : “Ô Messager, transmets ce qui a été descendu vers toi de ton Seigneur ; si tu ne le fais pas, tu n'auras pas transmis Son message. Et Dieu te protégera des gens” (Coran 5:67). Alors le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) prit la main de ʿAlī (ʿalayhi al-salām) et dit : “Ô gens ! Il n'y a pas eu de Prophète parmi ceux qui m'ont précédé que Dieu n'ait fait vivre, puis qu'Il n'ait appelé et qu'il n'ait répondu [à Son appel]. Voici que bientôt je serai appelé et je répondrai ; je serai interrogé et vous serez interrogés. Que direz-vous donc ?” Ils dirent : “Nous témoignons que tu as transmis, conseillé et acquitté ce qui t'incombait. Que Dieu te récompense par la meilleure récompense des envoyés.” Il dit : “Ô Dieu, sois témoin” — trois fois — puis il dit : “Ô communauté des musulmans ! Celui-ci est votre tuteur (walī) après moi. Que celui d'entre vous qui est présent transmette à l'absent.” » Abū Jaʿfar (ʿalayhi al-salām) dit : « Par Dieu, ʿAlī (ʿalayhi al-salām) était le dépositaire (amīn) de Dieu sur Sa création, Son invisible (ghayb) et Sa religion qu'Il a agréée pour Lui-même. Puis arriva pour le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) ce qui arriva [c'est-à-dire l'approche de sa mort] ; il appela ʿAlī et dit : “Ô ʿAlī, je veux te confier ce dont Dieu m'a confié : de Son invisible, de Sa science, de Sa création et de Sa religion qu'Il a agréée pour Lui-même.” Il dit : “Par Dieu, il n'associa personne de la création à cela, ô Ziyād.” Puis arriva pour ʿAlī (ʿalayhi al-salām) ce qui arriva ; il appela ses enfants — ils étaient douze mâles — et leur dit : “Ô mes fils, Dieu — Puissant et Majestueux — n'a voulu que de faire de moi une tradition (sunna) de Jacob. Jacob a appelé ses enfants — ils étaient douze mâles — et les informa au sujet de leur compagnon. Or voici que je vous informe au sujet de votre compagnon : voici les deux fils du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) — al-Ḥasan et al-Ḥusayn (ʿalayhimā al-salām) — écoutez-les, obéissez-leur et soutenez-les, car je leur ai confié ce dont le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) m'avait confié, de ce dont Dieu l'avait confié de Sa création, de Son invisible et de Sa religion qu'Il a agréée pour Lui-même. Dieu leur a rendu obligatoire de la part de ʿAlī (ʿalayhi al-salām) ce qu'Il a rendu obligatoire à ʿAlī (ʿalayhi al-salām) de la part du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) ; il n'y avait pour aucun d'eux de mérite sur son compagnon, si ce n'est par sa sénescence ; et al-Ḥusayn, lorsque al-Ḥasan était présent, ne parlait pas dans cette assemblée jusqu'à ce qu'il se lève. Puis arriva pour al-Ḥasan (ʿalayhi al-salām) ce qui arriva ; il remit cela à al-Ḥusayn (ʿalayhi al-salām). Puis arriva pour al-Ḥusayn ce qui arriva ; il appela sa fille aînée Fāṭima bint al-Ḥusayn (ʿalayhimā al-salām) et lui remit un livre enroulé et un testament apparent (waṣiyya ẓāhira). ʿAlī ibn al-Ḥusayn (ʿalayhimā al-salām) était atteint de coliques ; ils ne pensaient [qu'il souffrait] que de cela. Fāṭima remit donc le livre à ʿAlī ibn al-Ḥusayn. Puis, par Dieu, ce livre est parvenu jusqu'à nous. »
7ـ مُحَمَّدُ بْنُ الْحَسَنِ عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَحْيَى عَنْ صَبَّاحٍ الازْرَقِ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ قَالَ قُلْتُ لابي جعفر (عَلَيْهِ السَّلام) إِنَّ رَجُلاً مِنَ الْمُخْتَارِيَّةِ لَقِيَنِي فَزَعَمَ أَنَّ مُحَمَّدَ بْنَ الْحَنَفِيَّةِ إِمَامٌ فَغَضِبَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) ثُمَّ قَالَ أَ فَلا قُلْتَ لَهُ قَالَ قُلْتُ لا وَالله مَا دَرَيْتُ مَا أَقُولُ قَالَ أَ فَلا قُلْتَ لَهُ إِنَّ رَسُولَ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) أَوْصَى إِلَى عَلِيٍّ وَالْحَسَنِ وَالْحُسَيْنِ فَلَمَّا مَضَى علي (عَلَيْهِ السَّلام) أَوْصَى إِلَى الْحَسَنِ وَالْحُسَيْنِ وَلَوْ ذَهَبَ يَزْوِيهَا عَنْهُمَا لَقَالا لَهُ نَحْنُ وَصِيَّانِ مِثْلُكَ وَلَمْ يَكُنْ لِيَفْعَلَ ذَلِكَ وَأَوْصَى الْحَسَنُ إِلَى الْحُسَيْنِ وَلَوْ ذَهَبَ يَزْوِيهَا عَنْهُ لَقَالَ أَنَا وَصِيٌّ مِثْلُكَ مِنْ رَسُولِ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَمِنْ أَبِي وَلَمْ يَكُنْ لِيَفْعَلَ ذَلِكَ قَالَ الله عَزَّ وَجَلَّ وَأُولُوا الارْحامِ بَعْضُهُمْ أَوْلى بِبَعْضٍ هِيَ فِينَا وَفِي أَبْنَائِنَا.
IsnādMuhammad ibn al-Ḥasan, d'après Sahl ibn Ziyād, d'après Muhammad ibn ʿĪsā, d'après Ṣafwān ibn Yaḥyā, d'après Ṣabbāḥ al-Azraq, d'après Abū Baṣīr
Il dit : Je dis à Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) : « Un homme de la secte des Mukhtāriyya m'a rencontré et a prétendu que Muhammad ibn al-Ḥanafiyya est l'imam. » Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) se mit en colère, puis dit : « Ne lui as-tu donc pas répondu ? » Je dis : « Non, par Dieu, je ne savais pas quoi dire. » Il dit : « Ne lui as-tu donc pas dit : “Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) a légué (la waṣiyya / le testament spirituel) à ʿAlī, al-Ḥasan et al-Ḥusayn. Lorsque ʿAlī (que la paix soit sur lui) mourut, il légua à al-Ḥasan et al-Ḥusayn. S'il avait tenté de l'écarter d'eux, ils lui auraient dit : “Nous sommes deux légataires (waṣiyyān) comme toi”, et il n'aurait pas pu le faire. Puis al-Ḥasan légua à al-Ḥusayn. S'il avait tenté de l'écarter de lui, il (al-Ḥusayn) aurait dit : “Je suis un légataire (waṣiyy) comme toi, du Messager de Dieu et de mon père”, et il n'aurait pas pu le faire. Dieu — Puissant et Majestueux — a dit : “Ceux qui ont des liens de parenté sont plus proches les uns des autres” (Coran 33:6) : cela s'applique à nous et à nos fils.” »