2ـ مُحَمَّدٌ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ جَمِيلِ بْنِ صَالِحٍ عَنْ زِيَادِ بْنِ سُوقَةَ عَنِ الْحَكَمِ بْنِ عُتَيْبَةَ قَالَ دَخَلْتُ عَلَى عَلِيِّ بن الحسين (عَلَيْهما السَّلام) يَوْماً فَقَالَ يَا حَكَمُ هَلْ تَدْرِي الايَةَ الَّتِي كَانَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ (عَلَيْهِ السَّلام) يَعْرِفُ قَاتِلَهُ بِهَا وَيَعْرِفُ بِهَا الامُورَ الْعِظَامَ الَّتِي كَانَ يُحَدِّثُ بِهَا النَّاسَ قَالَ الْحَكَمُ فَقُلْتُ فِي نَفْسِي قَدْ وَقَعْتُ عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ أَعْلَمُ بِذَلِكَ تِلْكَ الامُورَ الْعِظَامَ قَالَ فَقُلْتُ لا وَالله لا أَعْلَمُ قَالَ ثُمَّ قُلْتُ الايَةُ تُخْبِرُنِي بِهَا يَا ابْنَ رَسُولِ الله قَالَ هُوَ وَالله قَوْلُ الله عَزَّ ذِكْرُهُ وَمَا أَرْسَلْنَا مِنْ قَبْلِكَ مِنْ رَسُولٍ وَلا نَبِيٍّ وَلا مُحَدَّثٍ وَكَانَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ (عَلَيْهِ السَّلام) مُحَدَّثاً فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ يُقَالُ لَهُ عَبْدُ الله بْنُ زَيْدٍ كَانَ أَخَا عَلِيٍّ لامِّهِ سُبْحَانَ الله مُحَدَّثاً كَأَنَّهُ يُنْكِرُ ذَلِكَ فَأَقْبَلَ عَلَيْنَا أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) فَقَالَ أَمَا وَالله إِنَّ ابْنَ أُمِّكَ بَعْدُ قَدْ كَانَ يَعْرِفُ ذَلِكَ قَالَ فَلَمَّا قَالَ ذَلِكَ سَكَتَ الرَّجُلُ فَقَالَ هِيَ الَّتِي هَلَكَ فِيهَا أَبُو الْخَطَّابِ فَلَمْ يَدْرِ مَا تَأْوِيلُ الْمُحَدَّثِ وَالنَّبِيِّ.
Al-Ḥakam b. ʿUtayba dit : « Un jour, j'entrai chez ʿAlī b. al-Ḥusayn (sur eux deux la paix). Il me dit : “Ô Ḥakam, sais-tu quel est le verset par lequel ʿAlī b. Abī Ṭālib (sur lui la paix) reconnaissait son meurtrier, et par lequel il connaissait les grandes affaires qu'il exposait aux gens ?” Al-Ḥakam dit : « Je me dis en moi-même : “J'ai accès à une science de la science de ʿAlī b. al-Ḥusayn [et] je connais ces grandes affaires.” Puis je dis : “Non, par Dieu, je ne sais pas.” Puis je dis : “Le verset, informe-m’en, ô fils du Messager de Dieu.” Il dit : “C'est, par Dieu, la parole de Dieu – gloire à Sa mention – : ‘Nous n'avons envoyé avant toi ni messager, ni prophète, ni muḥaddath (celui qui est inspiré par l’ange)’. Or ʿAlī b. Abī Ṭālib (sur lui la paix) était un muḥaddath.” Alors un homme nommé ʿAbd Allāh b. Zayd, qui était le frère utérin de ʿAlī, lui dit : “Gloire à Dieu ! Un muḥaddath ?” – comme s'il désapprouvait cela. Alors Abū Jaʿfar (sur lui la paix) se tourna vers nous et dit : “Par Dieu, le fils de ta mère [i.e. ʿAlī] savait bien cela autrefois.” Lorsqu'il eut dit cela, l'homme se tut. Puis il dit : “C'est la parole à cause de laquelle Abū al-Khaṭṭāb a péri, car il n'a pas compris l'interprétation (ta’wīl) de ‘muḥaddath’ et de ‘prophète’.” »
3ـ أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحَسَنِ عَنْ يَعْقُوبَ بْنِ يَزِيدَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) يَقُولُ الائِمَّةُ عُلَمَاءُ صَادِقُونَ مُفَهَّمُونَ مُحَدَّثُونَ.
Isnād3. Aḥmad b. Muḥammad et Muḥammad b. Yaḥyā, d'après Muḥammad b. al-Ḥasan, d'après Yaʿqūb b. Yazīd, d'après Muḥammad b. Ismāʿīl, qui a dit :
Les Imams (que la paix soit sur eux) sont des savants véridiques, doués de compréhension et inspirés (muhaddathūn, c'est-à-dire ceux qui reçoivent une inspiration divine sans être prophètes).
4ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ عَنْ رَجُلٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ قَالَ ذُكِرَ الْمُحَدَّثُ عِنْدَ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَقَالَ إِنَّهُ يَسْمَعُ الصَّوْتَ وَلا يَرَى الشَّخْصَ فَقُلْتُ لَهُ جُعِلْتُ فِدَاكَ كَيْفَ يَعْلَمُ أَنَّهُ كَلامُ الْمَلَكِ قَالَ إِنَّهُ يُعْطَى السَّكِينَةَ وَالْوَقَارَ حَتَّى يَعْلَمَ أَنَّهُ كَلامُ مَلَكٍ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus, d'après un homme, d'après Muḥammad ibn Muslim
Il a dit : « Le muḥaddath (celui qui reçoit des communications divines sans être prophète ni messager) fut évoqué auprès d'Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui). Il dit alors : “Il entend la voix mais ne voit pas la personne.” Je lui dis : “Que je sois sacrifié pour toi ! Comment sait-il qu'il s'agit de la parole de l'ange ?” Il répondit : “Il reçoit la sérénité (sakīna) et la dignité (waqār) jusqu'à ce qu'il sache qu'il s'agit de la parole d'un ange.” »
5ـ مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ سَعِيدٍ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عِيسَى عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ الْمُخْتَارِ عَنِ الْحَارِثِ بْنِ الْمُغِيرَةِ عَنْ حُمْرَانَ بْنِ أَعْيَنَ قَالَ قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) إِنَّ عَلِيّاً (عَلَيْهِ السَّلام) كَانَ مُحَدَّثاً فَخَرَجْتُ إِلَى أَصْحَابِي فَقُلْتُ جِئْتُكُمْ بِعَجِيبَةٍ فَقَالُوا وَمَا هِيَ فَقُلْتُ سَمِعْتُ أَبَا جَعْفَرٍ (عَلَيْهِ السَّلام) يَقُولُ كَانَ علي (عَلَيْهِ السَّلام) مُحَدَّثاً فَقَالُوا مَا صَنَعْتَ شَيْئاً إِلا سَأَلْتَهُ مَنْ كَانَ يُحَدِّثُهُ فَرَجَعْتُ إِلَيْهِ فَقُلْتُ إِنِّي حَدَّثْتُ أَصْحَابِي بِمَا حَدَّثْتَنِي فَقَالُوا مَا صَنَعْتَ شَيْئاً إِلا سَأَلْتَهُ مَنْ كَانَ يُحَدِّثُهُ فَقَالَ لِي يُحَدِّثُهُ مَلَكٌ قُلْتُ تَقُولُ إِنَّهُ نَبِيٌّ قَالَ فَحَرَّكَ يَدَهُ هَكَذَا أَوْ كَصَاحِبِ سُلَيْمَانَ أَوْ كَصَاحِبِ مُوسَى أَوْ كَذِي الْقَرْنَيْنِ أَ وَمَا بَلَغَكُمْ أَنَّهُ قَالَ وَفِيكُمْ مِثْلُهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après al-Ḥusayn ibn Saʿīd, d'après Ḥammād ibn ʿĪsā, d'après al-Ḥusayn ibn al-Mukhtār, d'après al-Ḥārith ibn al-Mughīra, d'après Ḥumrān ibn Aʿyan
Ḥumrān ibn Aʿyan a dit : Abū Jaʿfar (l'Imam al-Bāqir, que la paix soit sur lui) a dit : « En vérité, ʿAlī (que la paix soit sur lui) était un muḥaddath [un initié inspiré par les anges]. » Je sortis alors vers mes compagnons et dis : « Je vous apporte une chose étonnante. » Ils dirent : « Qu'est-ce donc ? » Je répondis : « J'ai entendu Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) dire que ʿAlī (que la paix soit sur lui) était un muḥaddath. » Ils dirent : « Tu n'as rien fait de bon à moins de lui demander qui l'entretenait [qui l'inspirait]. » Je retournai donc vers lui (l'Imam) et dis : « J'ai raconté à mes compagnons ce que tu m'as dit, et ils ont dit que je n'avais rien fait de bon à moins de te demander qui l'entretenait. » Il me dit : « Un ange l'entretenait. » Je dis : « Dis-tu donc qu'il était un prophète ? » Il dit : — et il bougea sa main ainsi — ou bien comme le compagnon de Salomon, ou bien comme le compagnon de Moïse, ou bien comme Dhū l-Qarnayn. Ne vous est-il pas parvenu qu'il (le Prophète) a dit : « Et parmi vous se trouve quelqu'un de semblable à lui ? »