8ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ يُونُسَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ عَبْدِ الاعْلَى عَنْ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) قَالَ إِنَّ أَبِي (عَلَيْهِ السَّلام) اسْتَوْدَعَنِي مَا هُنَاكَ فَلَمَّا حَضَرَتْهُ الْوَفَاةُ قَالَ ادْعُ لِي شُهُوداً فَدَعَوْتُ لَهُ أَرْبَعَةً مِنْ قُرَيْشٍ فِيهِمْ نَافِعٌ مَوْلَى عَبْدِ الله بْنِ عُمَرَ فَقَالَ اكْتُبْ هَذَا مَا أَوْصَى بِهِ يَعْقُوبُ بَنِيهِ يا بَنِيَّ إِنَّ الله اصْطَفى لَكُمُ الدِّينَ فَلا تَمُوتُنَّ إِلا وَأَنْتُمْ مُسْلِمُونَ وَأَوْصَى مُحَمَّدُ بْنُ عَلِيٍّ إِلَى جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ وَأَمَرَهُ أَنْ يُكَفِّنَهُ فِي بُرْدِهِ الَّذِي كَانَ يُصَلِّي فِيهِ الْجُمُعَةَ وَأَنْ يُعَمِّمَهُ بِعِمَامَتِهِ وَأَنْ يُرَبِّعَ قَبْرَهُ وَيَرْفَعَهُ أَرْبَعَ أَصَابِعَ وَأَنْ يَحُلَّ عَنْهُ أَطْمَارَهُ عِنْدَ دَفْنِهِ ثُمَّ قَالَ لِلشُّهُودِ انْصَرِفُوا رَحِمَكُمُ الله فَقُلْتُ لَهُ يَا أَبَتِ بَعْدَ مَا انْصَرَفُوا مَا كَانَ فِي هَذَا بِأَنْ تُشْهِدَ عَلَيْهِ فَقَالَ يَا بُنَيَّ كَرِهْتُ أَنْ تُغْلَبَ وَأَنْ يُقَالَ إِنَّهُ لَمْ يُوصَ إِلَيْهِ فَأَرَدْتُ أَنْ تَكُونَ لَكَ الْحُجَّةُ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Yūnus ibn ʿAbd al-Raḥmān, d'après ʿAbd al-Aʿlā, d'après Abū ʿAbd Allāh (sur lui la paix)
Il a dit : « Mon père (sur lui la paix) m'avait confié ce qui se trouvait là. Lorsque l'heure de sa mort fut proche, il dit : “Convoque-moi des témoins.” Je lui en convoquai quatre parmi les Qurayshites, dont Nāfiʿ, l'affranchi de ʿAbd Allāh ibn ʿUmar. Il dit alors : “Écris : ‘Voici ce que Yaʿqūb (Jacob) recommanda à ses fils : “Ô mes fils, certes Dieu a choisi pour vous la religion ; ne mourez donc qu'en étant musulmans.” Et Muḥammad ibn ʿAlī lègue à Jaʿfar ibn Muḥammad’” – et il lui ordonna de l'envelopper dans son manteau (burd) dans lequel il priait le vendredi, de le coiffer de son turban, de rendre sa tombe carrée et de la surélever de quatre doigts, et de dénouer ses vêtements usagés (aṭmār) lors de son inhumation. Puis il dit aux témoins : “Retirez-vous, que Dieu vous fasse miséricorde !” Je lui dis : “Ô père, après qu'ils soient partis, quel besoin y avait-il de les faire témoigner de cela ?” Il répondit : “Ô mon fils, j'ai détesté que tu sois vaincu et que l'on dise qu'aucune recommandation ne t'avait été faite ; j'ai donc voulu que tu aies une preuve (al-ḥujja).” »