Le Prince des croyants (que la paix soit sur lui) naquit trente ans après l'Année de l'Éléphant. Il fut tué (que la paix soit sur lui) au mois de Ramadan, la nuit du dimanche, alors qu'il en restait neuf jours, en l'an quarante de l'Hégire. Il était alors âgé de soixante-trois ans. Il vécut trente ans après le rappel du Prophète (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa famille). Sa mère était Fāṭima bint Asad ibn Hāshim ibn ʿAbd Manāf. Il est le premier Hāshimite à avoir été engendré deux fois par Hāshim.
IsnādAl-Ḥusayn ibn Muḥammad, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā al-Fārisī, d'après Abū Ḥanīfa Muḥammad ibn Yaḥyā, d'après al-Walīd ibn Abān, d'après Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Muskān, d'après son père, qui a dit :
IsnādD'après certains de nos compagnons, d'après celui qu'il a mentionné, d'après Ibn Maḥbūb, d'après ʿUmar b. Abān al-Kalbī, d'après al-Mufaḍḍal b. ʿUmar
Il dit : J'ai entendu Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dire : « Lorsque le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) naquit, il fut dévoilé à Āmina le Palais Blanc de Perse et les Châteaux du Shām. Alors Fāṭima bint Asad, la mère du Prince des Croyants, vint trouver Abū Ṭālib, riante et réjouie, et l'informa de ce qu'avait dit Āmina. Abū Ṭālib lui dit : “T'étonnes-tu de cela ? Tu concevras et enfanteras son exécuteur testamentaire (waṣiyy) et son vizir.” »
IsnādAḥmad ibn Muḥammad, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, d'après ʿAbd Allāh ibn Sinān
Il dit : ʿUmar ibn Yazīd vint à moi et me dit : « Monte. » Je montai avec lui, puis nous partîmes jusqu'à arriver à la demeure de Ḥafṣ al-Kunāsī. Je le fis sortir, et il monta avec nous. Puis nous partîmes jusqu'à arriver à al-Ghariyy, et nous atteignîmes une tombe. Il dit : « Descendez, ceci est la tombe du Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui). » Nous dîmes : « D'où le sais-tu ? » Il dit : « Je suis venu à lui avec Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui), alors qu'il se trouvait à al-Ḥīra, plus d'une fois, et il m'a informé que c'est sa tombe. »
IsnādʿAlī ibn Muḥammad, remontant (la chaîne), a dit
Abū ʿAbd Allāh (as) a dit : « Lorsque le Commandeur des croyants (as) fut lavé, on appela depuis le côté de la maison : "Si vous prenez l'avant du brancard, vous serez suffisants pour l'arrière ; et si vous prenez l'arrière, vous serez suffisants pour l'avant." »
IsnādʿAbd Allāh ibn Jaʿfar et Saʿd ibn ʿAbd Allāh, tous deux d'après Ibrāhīm ibn Mahziyār, d'après son frère ʿAlī ibn Mahziyār, d'après al-Ḥasan ibn Maḥbūb, d'après Hishām ibn Sālim, d'après Ḥabīb al-Sijistānī
Il dit : J'ai entendu Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) dire : Fāṭima bint Muḥammad (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) naquit cinq ans après le début de la mission prophétique (biʿtha) du Messager de Dieu, et elle mourut à l'âge de dix-huit ans et soixante-quinze jours.
IsnādSaʿd ibn ʿAbd Allāh, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Faḍḍāl, d'après ʿAbd Allāh Bukayr, d'après certains de nos compagnons, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il a entendu celui-ci (l'Imam) dire : « Lorsque le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) eut rendu l'âme, al-Ḥasan et al-Ḥusayn, ainsi que deux autres hommes, le transportèrent (son corps). Lorsqu'ils furent sortis de Kūfa, ils la laissèrent sur leur droite, puis s'engagèrent dans le cimetière (al-Jabbāna), jusqu'à ce qu'ils le conduisissent à al-Gharīy, où ils l'ensevelirent, nivelèrent sa tombe, puis s'en retournèrent. »
Abū ʿAbd Allāh (l'imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) a dit : « Fāṭima bint Asad vint auprès d'Abū Ṭālib pour lui annoncer la bonne nouvelle de la naissance du Prophète (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa famille). Abū Ṭālib dit alors : “Attends un sabt (trente ans), et je t'annoncerai la bonne nouvelle d'un (enfant) semblable à lui, excepté la prophétie.” Or, le sabt signifie trente ans, et il y avait effectivement trente ans entre le Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sur sa famille) et le Commandeur des croyants (l'imam ʿAlī, que la paix soit sur lui). »
IsnādD'après ʿAlī ibn Muḥammad ibn ʿAbd Allāh, d'après al-Sayyārī, d'après Muḥammad ibn Jumhūr, d'après certains de nos compagnons, d'après Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Il (l'Imam al-Ṣādiq) a dit : « Fāṭima bint Asad, la mère du Prince des croyants, fut la première femme à émigrer (hijra) de La Mecque à Médine à pied, en direction du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille). Elle était parmi les plus pieuses envers le Messager de Dieu. Un jour, elle entendit le Messager de Dieu dire : “Les gens seront rassemblés au Jour de la Résurrection nus, comme ils sont nés.” Elle s'exclama : “Quelle honte !” Le Messager de Dieu lui dit alors : “Je demanderai à Dieu qu'Il te ressuscite vêtue.” Elle l'entendit aussi mentionner la pression de la tombe (ḍaghṭa al-qabr). Elle dit : “Quelle faiblesse !” Le Messager de Dieu lui répondit : “Je demanderai à Dieu qu'Il t'en préserve.” Un jour, elle dit au Messager de Dieu : “Je souhaite affranchir ma servante.” Il lui dit : “Si tu le fais, Dieu affranchira de l'Enfer, pour chaque membre de son corps, un membre de ton corps.” Lorsqu'elle tomba malade, elle fit son testament au Messager de Dieu et ordonna qu'on libère sa servante. Sa langue se bloqua, et elle se mit à faire des signes au Messager de Dieu. Le Messager de Dieu accepta son testament. Un jour, alors qu'il était assis, le Prince des croyants (sur lui la paix) vint à lui en pleurant. Le Messager de Dieu lui demanda : “Qu'est-ce qui te fait pleurer ?” Il répondit : “Ma mère Fāṭima est morte.” Le Messager de Dieu dit : “Par Dieu, c'est ma mère aussi !” Et il se leva précipitamment, entra, la regarda et pleura. Puis il ordonna aux femmes de la laver et dit : “Quand vous aurez fini, ne faites rien avant de m'en informer.” Quand elles eurent fini, elles l'en informèrent. Il leur donna l'une de ses deux tuniques (qamīṣ), celle qui touchait son corps, et leur ordonna de l'en envelopper (takfīn). Il dit aux musulmans : “Si vous me voyez faire quelque chose que je n'ai jamais fait auparavant, demandez-moi pourquoi je l'ai fait.” Lorsqu'elles eurent fini de la laver et de l'ensevelir, il entra, porta son brancard sur ses épaules, et resta sous son brancard jusqu'à ce qu'il l'ait amenée à sa tombe. Puis il la déposa, entra dans la tombe et s'y coucha, puis il la prit dans ses mains jusqu'à ce qu'il l'ait placée dans la tombe. Ensuite, il se pencha longuement sur elle, s'entretenant intimement avec elle et lui disant : “Ton fils, ton fils, ton fils.” Puis il sortit, nivela la terre sur elle, se pencha sur sa tombe, et on l'entendit dire : “Il n'y a de dieu que Dieu. Ô Dieu, je Te la confie.” Puis il partit. Les musulmans lui dirent : “Nous t'avons vu faire des choses que tu n'avais jamais faites auparavant.” Il répondit : “Aujourd'hui, j'ai perdu la bonté d'Abū Ṭālib. Quand elle avait quelque chose, elle me préférait à elle-même et à ses enfants. J'ai mentionné la Résurrection, le fait que les hommes seraient rassemblés nus, et elle dit : 'Quelle honte !' Je lui ai garanti que Dieu la ressusciterait vêtue. J'ai mentionné la pression de la tombe, et elle dit : 'Quelle faiblesse !' Je lui ai garanti que Dieu l'en préserverait. C'est pourquoi je l'ai ensevelie dans ma tunique, je me suis couché dans sa tombe, et je me suis penché sur elle pour lui faire réciter (talqīn) ce sur quoi on l'interrogerait. On l'a interrogée sur son Seigneur, et elle a répondu ; on l'a interrogée sur son Messager, et elle a répondu ; on l'a interrogée sur son tuteur (walī) et son imam, et elle a hésité. Alors j'ai dit : 'Ton fils, ton fils, ton fils.'”
IsnādPlusieurs de nos compagnons — d'après Ahmad b. Muhammad b. ʿĪsā — d'après al-Barqī — d'après Ahmad b. Zayd al-Naysābūrī — qui dit : m'a raconté ʿUmar b. Ibrāhīm al-Hāshimī — d'après ʿAbd al-Malik b. ʿUmar — d'après Usayd b. Ṣafwān, compagnon du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) — qui dit :
Le jour où fut rappelé le Prince des croyants (ʿalayhi al-salām), le lieu trembla de pleurs et les gens furent stupéfaits comme au jour où le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille) fut rappelé. Vint un homme en pleurs, se hâtant et prononçant la formule du retour à Dieu (innā li-Llāh wa innā ilayhi rājiʿūn), disant : « Aujourd'hui s'est rompue la khilāfat al-nubuwwa (califat prophétique) », jusqu'à ce qu'il s'arrêtât à la porte de la demeure où se trouvait le Prince des croyants (ʿalayhi al-salām). Il dit alors : « Que Dieu te fasse miséricorde, ô Abā al-Ḥasan ! Tu fus le premier du peuple par l'islam, le plus sincère par la foi (īmān), le plus fort par la certitude (yaqīn), le plus craignant Dieu, le plus grand par la peine, le plus protecteur envers le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), le plus digne de confiance pour ses Compagnons, le plus excellent par les mérites (manāqib), le plus noble par les antécédents (sawābiq), le plus élevé en rang, le plus proche du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), le plus ressemblant à lui en conduite, en caractère, en maintien et en action, le plus honorable en position et le plus noble auprès de lui. Que Dieu te récompense en bien pour l'islam, pour Son Messager et pour les musulmans ! Tu fus fort quand ses Compagnons faiblirent, tu te montras quand ils s'humilièrent, tu te levasses quand ils s'affaiblirent, tu suivis la voie du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) alors que ses Compagnons hésitèrent. Tu fus son calife en vérité, sans contestation ni soumission, en dépit des hypocrites (munāfiqūn), au grand dam des mécréants (kāfirūn), malgré la haine des envieux et l'avilissement des pervers (fāsiqūn). Tu menas l'affaire quand ils échouèrent, tu parlas quand ils balbutièrent, tu avançus par la lumière de Dieu (nūr Allāh) quand ils s'arrêtèrent ; ils te suivirent et furent guidés. Tu fus le plus discret d'entre eux par la voix, le plus élevé dans la dévotion (qunūt), le moins bavard, le plus juste dans la parole, le plus grand en opinion, le plus courageux de cœur, le plus fort en certitude, le meilleur en œuvre, le plus savant des choses. Tu fus, par Dieu, le chef (yaʿsūb) de la religion, premier et dernier : le premier quand les gens se divisèrent, le dernier quand ils échouèrent. Tu fus pour les croyants un père miséricordieux, quand ils devinrent ta charge ; tu portas les fardeaux dont ils étaient incapables, tu préservas ce qu'ils perdirent, tu pris soin de ce qu'ils négligèrent, tu te retroussas les manches quand ils se rassemblèrent, tu t'élevas quand ils paniquèrent, tu patientas quand ils se hâtèrent, tu atteignis les rancunes qu'ils poursuivaient, et ils obtinrent par toi ce à quoi ils ne s'attendaient pas. Tu fus pour les mécréants un châtiment versé et un butin, et pour les croyants un appui et une forteresse. Tu t'es envolé, par Dieu, avec ses bienfaits, tu as gagné ses faveurs, tu as saisi ses dons abondants, tu es parti avec ses vertus. Ton argument ne fut jamais émoussé, ton cœur ne dévia point, ta perspicacité (baṣīra) ne faiblit pas, ton âme ne connut pas la lâcheté, tu ne t'effondras point. Tu fus comme la montagne que les tempêtes n'ébranlent pas. Tu fus, comme il (ʿalayhi al-salām) l'a dit, le plus sûr des gens dans ta compagnie et dans ce que tu détenais. Tu fus, comme il (ʿalayhi al-salām) l'a dit, faible dans ton corps, fort dans l'ordre de Dieu, humble en toi-même, grand auprès de Dieu, immense sur terre, auguste auprès des croyants. Nul n'avait sur toi de prise, nul ne pouvait te rabaisser par la parole, nul n'avait d'espoir en toi, nul n'avait de faveur auprès de toi. Le faible et l'humilié étaient pour toi forts et puissants jusqu'à ce que tu aies fait valoir leur droit ; le fort et le puissant étaient pour toi faibles et humiliés jusqu'à ce que tu aies repris le droit d'eux. Le proche et le lointain étaient pour toi égaux en cela. Ta préoccupation était la vérité (ḥaqq), la sincérité (ṣidq) et la douceur (rifq). Ta parole était jugement et arrêt définitif ; ton ordre était clémence et fermeté ; ton opinion était science et résolution dans ce que tu fis. La voie s'est tracée, la difficulté est devenue aisée, les feux se sont éteints ; par toi la religion s'est équilibrée, par toi l'islam s'est fortifié, l'ordre de Dieu a triomphé, malgré le refus des mécréants ; par toi l'islam et les croyants se sont affermis. Tu as devancé d'une avance lointaine et tu as fatigué ceux qui vinrent après toi d'une fatigue immense. Tu es trop grand pour les pleurs, ta perte est immense au ciel, ton malheur a ébranlé les hommes. « Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons. » Nous agréons le décret de Dieu et nous nous soumettons à Son ordre. Par Dieu, jamais les musulmans ne seront éprouvés par une perte semblable à la tienne ! Tu fus pour les croyants un refuge, une forteresse et un sommet inébranlable ; pour les mécréants, tu fus dureté et rage. Que Dieu te rejoigne à Son Prophète, qu'Il ne nous prive pas de ta récompense, qu'Il ne nous égare pas après toi ! » Puis les gens se turent jusqu'à ce que sa parole fût achevée ; il pleura, et les Compagnons du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) pleurèrent. Ensuite ils le cherchèrent, mais ils ne le trouvèrent pas.
IsnādPlusieurs de nos compagnons ont rapporté d'Aḥmad ibn Muḥammad, de ʿAlī ibn al-Ḥakam, de Ṣafwān al-Jammāl
Il a dit : « Moi, ʿĀmir et ʿAbd Allāh ibn Judhāʿa al-Azdī étions chez Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix). ʿĀmir lui dit : “Que je sois ta rançon ! Les gens prétendent que le Commandeur des croyants (ʿAlī, sur lui la paix) a été enterré à al-Raḥba.” Il répondit : “Non.” Il demanda : “Alors, où a-t-il été enterré ?” Il dit : “Lorsqu'il mourut, al-Ḥasan (sur lui la paix) le porta et l'amena derrière Kūfa, près d'al-Najaf, à gauche d'al-Ghariyy, à droite d'al-Ḥīra, et l'enterra entre des tertres blancs.” Il dit : “Plus tard, je me rendis sur le lieu et j'imaginai un endroit de celui-ci. Puis je vins le voir et l'en informai. Il me dit trois fois : “Tu as visé juste, que Dieu te fasse miséricorde.” »
IsnādMuhammad b. Yaḥyā, d'après Salama b. al-Ḫaṭṭāb, d'après ʿAbd Allāh b. Muḥammad, d'après ʿAbd Allāh b. al-Qāsim, d'après ʿĪsā Šalaqān, qui a dit :
J'ai entendu Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dire : « Le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) avait des oncles maternels (ḫuʾūla) chez les Banū Maḫzūm. Un jeune homme parmi eux vint à lui et dit : “Ô mon oncle, mon frère est mort et j'ai éprouvé pour lui un chagrin profond.” Il dit : Il lui répondit : “Désires-tu le voir ?” Il dit : “Oui.” Il dit : “Montre-moi donc sa tombe.” Il dit : Il sortit, ayant avec lui le manteau (burda) du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) qu'il portait en ceinture. Lorsqu'il arriva à la tombe, ses lèvres remuèrent, puis il frappa la tombe du pied ; alors (le défunt) sortit de sa tombe, parlant en persan (bi-lisān al-furs). Le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) dit : “N'es-tu pas mort alors que tu étais un homme arabe ?” Il dit : “Si, mais nous sommes morts sur la tradition (sunna) d'Un Tel et Un Tel, et nos langues ont été changées.” »
IsnādMuhammad b. Yaḥyā d'après Aḥmad b. Muḥammad, et ʿAlī b. Muḥammad d'après Sahl b. Ziyād, tous d'après Ibn Maḥbūb d'après Abū Ḥamza d'après Abū Jaʿfar (a)
Il (Abū Jaʿfar) a dit : « Lorsque le Commandeur des croyants (a) fut rappelé, al-Ḥasan b. ʿAlī (s) se leva dans la mosquée de Kūfa, loua Dieu, Le glorifia, pria sur le Prophète (pslf), puis dit : “Ô gens ! Cette nuit a été rappelé un homme que les premiers n'ont pas devancé et que les derniers n'atteindront pas. Il était le porte-étendard du Messager de Dieu (pslf) ; à sa droite se trouvait Gabriel et à sa gauche Michel ; il ne reculait pas jusqu'à ce que Dieu lui accorde la victoire. Par Dieu, il n'a laissé ni blanc ni rouge, sauf sept cents dirhams restants de son allocation, qu'il voulait utiliser pour acheter un serviteur pour sa famille. Par Dieu, il a été rappelé dans la nuit même où fut rappelé l'exécuteur testamentaire de Moïse, Josué fils de Nūn, la nuit où Jésus fils de Marie fut élevé (au ciel), et la nuit où le Coran fut descendu.” »