6ـ عِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنِ الْحُسَيْنِ بْنِ الْحَسَنِ بْنِ يَزِيدَ عَنْ بَدْرٍ عَنْ أَبِيهِ قَالَ حَدَّثَنِي سَلامٌ أَبُو عَلِيٍّ الْخُرَاسَانِيُّ عَنْ سَلامِ بْنِ سَعِيدٍ الْمَخْزُومِيِّ قَالَ بَيْنَا أَنَا جَالِسٌ عِنْدَ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) إِذْ دَخَلَ عَلَيْهِ عَبَّادُ بْنُ كَثِيرٍ عَابِدُ أَهْلِ الْبَصْرَةِ وَابْنُ شُرَيْحٍ فَقِيهُ أَهْلِ مَكَّةَ وَعِنْدَ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) مَيْمُونٌ الْقَدَّاحُ مَوْلَى ابي جعفر (عَلَيْهِ السَّلام) فَسَأَلَهُ عَبَّادُ بْنُ كَثِيرٍ فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الله فِي كَمْ ثَوْبٍ كُفِّنَ رَسُولُ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) قَالَ فِي ثَلاثَةِ أَثْوَابٍ ثَوْبَيْنِ صُحَارِيَّيْنِ وَثَوْبٍ حِبَرَةٍ وَكَانَ فِي الْبُرْدِ قِلَّةٌ فَكَأَنَّمَا ازْوَرَّ عَبَّادُ بْنُ كَثِيرٍ مِنْ ذَلِكَ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) إِنَّ نَخْلَةَ مَرْيَمَ (عليها السلام) إِنَّمَا كَانَتْ عَجْوَةً وَنَزَلَتْ مِنَ السَّمَاءِ فَمَا نَبَتَ مِنْ أَصْلِهَا كَانَ عَجْوَةً وَمَا كَانَ مِنْ لُقَاطٍ فَهُوَ لَوْنٌ فَلَمَّا خَرَجُوا مِنْ عِنْدِهِ قَالَ عَبَّادُ بْنُ كَثِيرٍ لابْنِ شُرَيْحٍ وَالله مَا أَدْرِي مَا هَذَا الْمَثَلُ الَّذِي ضَرَبَهُ لِي أَبُو عَبْدِ الله فَقَالَ ابْنُ شُرَيْحٍ هَذَا الْغُلامُ يُخْبِرُكَ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ يَعْنِي مَيْمُونٌ فَسَأَلَهُ فَقَالَ مَيْمُونٌ أَ مَا تَعْلَمُ مَا قَالَ لَكَ قَالَ لا وَالله قَالَ إِنَّهُ ضَرَبَ لَكَ مَثَلَ نَفْسِهِ فَأَخْبَرَكَ أَنَّهُ وَلَدٌ مِنْ وُلْدِ رَسُولِ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) وَعِلْمُ رَسُولِ الله عِنْدَهُمْ فَمَا جَاءَ مِنْ عِنْدِهِمْ فَهُوَ صَوَابٌ وَمَا جَاءَ مِنْ عِنْدِ غَيْرِهِمْ فَهُوَ لُقَاطٌ.
IsnādD'après un groupe de nos compagnons, d'après al-Ḥusayn b. al-Ḥasan b. Yazīd, d'après Badr, d'après son père, qui dit : m'a rapporté Salām Abū ʿAlī al-Khurāsānī, d'après Salām b. Saʿīd al-Makhzūmī
Il a dit : Alors que j'étais assis auprès d'Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui), voici qu'entrèrent chez lui ʿAbbād b. Kathīr, l'ascète des gens de Basra, et Ibn Shurayḥ, le juriste des gens de La Mecque. Or, auprès d'Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) se trouvait Maymūn al-Qaddāḥ, client (mawlā) d'Abū Jaʿfar (al-Bāqir, que la paix soit sur lui). ʿAbbād b. Kathīr l'interrogea et dit : « Ô Abū ʿAbd Allāh, dans combien de linceuls fut enseveli l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) ? » Il répondit : « Dans trois linceuls : deux vêtements de Ṣuḥār et un manteau (ḥibara) à rayures. Or il y avait peu de manteau (de valeur). » Comme si ʿAbbād b. Kathīr s'était détourné de cela, Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dit : « Le palmier de Marie (que la paix soit sur elle) n'était qu'un dattier 'ajwa (variété de dattes) descendu du ciel ; ce qui poussa de sa racine fut 'ajwa, et ce qui vint d'ailleurs (luqāṭ, ramassage) fut d'une autre variété. » Lorsqu'ils sortirent de chez lui, ʿAbbād b. Kathīr dit à Ibn Shurayḥ : « Par Dieu, je ne sais quelle parabole Abū ʿAbd Allāh m'a donnée. » Ibn Shurayḥ dit : « Ce jeune homme va te renseigner, car il est des leurs » — désignant Maymūn. Il l'interrogea donc. Maymūn dit : « Ne sais-tu pas ce qu'il t'a dit ? » Il répondit : « Non, par Dieu. » Il dit : « Il t'a donné une parabole de lui-même : il t'a informé qu'il est un fils parmi les fils de l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) et que la science de l'Envoyé de Dieu se trouve chez eux ; ce qui vient d'eux est vérité, et ce qui vient d'autres qu'eux n'est que ramassage (luqāṭ, propos sans valeur). »