2ـ مُحَمَّدُ بْنُ الْحَسَنِ عَنْ بَعْضِ أَصْحَابِنَا عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَكَمِ عَنِ الْحَكَمِ بْنِ مِسْكِينٍ عَنْ رَجُلٍ مِنْ قُرَيْشٍ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ قَالَ قَالَ سُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ اذْهَبْ بِنَا إِلَى جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ قَالَ فَذَهَبْتُ مَعَهُ إِلَيْهِ فَوَجَدْنَاهُ قَدْ رَكِبَ دَابَّتَهُ فَقَالَ لَهُ سُفْيَانُ يَا أَبَا عَبْدِ الله حَدِّثْنَا بِحَدِيثِ خُطْبَةِ رَسُولِ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فِي مَسْجِدِ الْخَيْفِ قَالَ دَعْنِي حَتَّى أَذْهَبَ فِي حَاجَتِي فَإِنِّي قَدْ رَكِبْتُ فَإِذَا جِئْتُ حَدَّثْتُكَ فَقَالَ أَسْأَلُكَ بِقَرَابَتِكَ مِنْ رَسُولِ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) لَمَّا حَدَّثْتَنِي قَالَ فَنَزَلَ فَقَالَ لَهُ سُفْيَانُ مُرْ لِي بِدَوَاةٍ وَقِرْطَاسٍ حَتَّى أُثْبِتَهُ فَدَعَا بِهِ ثُمَّ قَالَ اكْتُبْ بِسْمِ الله الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ خُطْبَةُ رَسُولِ الله (صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَآلِه) فِي مَسْجِدِ الْخَيْفِ نَضَّرَ الله عَبْداً سَمِعَ مَقَالَتِي فَوَعَاهَا وَبَلَّغَهَا مَنْ لَمْ تَبْلُغْهُ يَا أَيُّهَا النَّاسُ لِيُبَلِّغِ الشَّاهِدُ الْغَائِبَ فَرُبَّ حَامِلِ فِقْهٍ لَيْسَ بِفَقِيهٍ وَرُبَّ حَامِلِ فِقْهٍ إِلَى مَنْ هُوَ أَفْقَهُ مِنْهُ ثَلاثٌ لا يُغِلُّ عَلَيْهِنَّ قَلْبُ امْرِئٍ مُسْلِمٍ إِخْلاصُ الْعَمَلِ لله وَالنَّصِيحَةُ لائِمَّةِ الْمُسْلِمِينَ وَاللُّزُومُ لِجَمَاعَتِهِمْ فَإِنَّ دَعْوَتَهُمْ مُحِيطَةٌ مِنْ وَرَائِهِمْ الْمُؤْمِنُونَ إِخْوَةٌ تَتَكَافَأُ دِمَاؤُهُمْ وَهُمْ يَدٌ عَلَى مَنْ سِوَاهُمْ يَسْعَى بِذِمَّتِهِمْ أَدْنَاهُمْ فَكَتَبَهُ سُفْيَانُ ثُمَّ عَرَضَهُ عَلَيْهِ وَرَكِبَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) وَجِئْتُ أَنَا وَسُفْيَانُ فَلَمَّا كُنَّا فِي بَعْضِ الطَّرِيقِ قَالَ لِي كَمَا أَنْتَ حَتَّى أَنْظُرَ فِي هَذَا الْحَدِيثِ فَقُلْتُ لَهُ قَدْ وَالله أَلْزَمَ أَبُو عَبْدِ الله رَقَبَتَكَ شَيْئاً لا يَذْهَبُ مِنْ رَقَبَتِكَ أَبَداً فَقَالَ وَأَيُّ شَيْءٍ ذَلِكَ فَقُلْتُ لَهُ ثَلاثٌ لا يُغِلُّ عَلَيْهِنَّ قَلْبُ امْرِئٍ مُسْلِمٍ إِخْلاصُ الْعَمَلِ لله قَدْ عَرَفْنَاهُ وَالنَّصِيحَةُ لائِمَّةِ الْمُسْلِمِينَ مَنْ هَؤُلاءِ الائِمَّةُ الَّذِينَ يَجِبُ عَلَيْنَا نَصِيحَتُهُمْ مُعَاوِيَةُ بْنُ أَبِي سُفْيَانَ وَيَزِيدُ بْنُ مُعَاوِيَةَ وَمَرْوَانُ بْنُ الْحَكَمِ وَكُلُّ مَنْ لا تَجُوزُ شَهَادَتُهُ عِنْدَنَا وَلا تَجُوزُ الصَّلاةُ خَلْفَهُمْ وَقَوْلُهُ وَاللُّزُومُ لِجَمَاعَتِهِمْ فَأَيُّ الْجَمَاعَةِ مُرْجِىٌ يَقُولُ مَنْ لَمْ يُصَلِّ وَلَمْ يَصُمْ وَلَمْ يَغْتَسِلْ مِنْ جَنَابَةٍ وَهَدَمَ الْكَعْبَةَ وَنَكَحَ أُمَّهُ فَهُوَ عَلَى إِيمَانِ جَبْرَئِيلَ وَمِيكَائِيلَ أَوْ قَدَرِيٌّ يَقُولُ لا يَكُونُ مَا شَاءَ الله عَزَّ وَجَلَّ وَيَكُونُ مَا شَاءَ إِبْلِيسُ أَوْ حَرُورِيٌّ يَتَبَرَّأُ مِنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ وَشَهِدَ عَلَيْهِ بِالْكُفْرِ أَوْ جَهْمِيٌّ يَقُولُ إِنَّمَا هِيَ مَعْرِفَةُ الله وَحْدَهُ لَيْسَ الايمَانُ شَيْءٌ غَيْرُهَا قَالَ وَيْحَكَ وَأَيَّ شَيْءٍ يَقُولُونَ فَقُلْتُ يَقُولُونَ إِنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ (عَلَيْهِ السَّلام) وَالله الامَامُ الَّذِي يَجِبُ عَلَيْنَا نَصِيحَتُهُ وَلُزُومُ جَمَاعَتِهِمْ أَهْلُ بَيْتِهِ قَالَ فَأَخَذَ الْكِتَابَ فَخَرَقَهُ ثُمَّ قَالَ لا تُخْبِرْ بِهَا أَحَداً.
IsnādMuhammad ibn al-Ḥasan d'après certains de nos compagnons, d'après ʿAlī ibn al-Ḥakam, d'après al-Ḥakam ibn Miskīn, d'après un homme de Quraysh originaire de La Mecque
Il a dit : Sufyān al-Thawrī dit : « Va avec moi chez Jaʿfar ibn Muḥammad. » Il dit : J'allai avec lui chez lui, et nous le trouvâmes monté sur sa monture. Sufyān lui dit : « Ô Abā ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq), rapporte-nous le hadith du sermon de l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dans la mosquée d'al-Khayf. » Il dit : « Laisse-moi aller à mon besoin, car je suis monté ; quand je reviendrai, je te le rapporterai. » Sufyān dit : « Je t'adjure par ta parenté avec l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) de me le rapporter. » Il dit alors : Il descendit. Sufyān lui dit : « Ordonne qu'on m'apporte un encrier et un papier pour que je le consigne. » Il les demanda, puis dit : « Écris : 'Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Sermon de l'Envoyé de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) dans la mosquée d'al-Khayf : Que Dieu embellisse le serviteur qui entend ma parole, la retient et la transmet à celui à qui elle n'est pas parvenue. Ô gens, que le présent transmette à l'absent. Car peut-être un porteur de compréhension (fiqh) n'est-il pas un juriste, et peut-être un porteur de compréhension (la transmet-il) à quelqu'un de plus compréhensif que lui. Trois choses sur lesquelles le cœur d'un croyant musulman n'éprouve point de perfidie : la sincérité de l'action pour Dieu, le conseil (naṣīḥa) aux imams des musulmans, et l'attachement à leur communauté (jamāʿa), car leur invocation (daʿwa) les enveloppe de toute part. Les croyants sont frères : leur sang est équivalent, ils sont une seule main contre ceux qui leur sont étrangers, et le plus humble d'entre eux s'engage en leur nom.' » Sufyān l'écrivit, puis le lui présenta. Abū ʿAbd Allāh (la paix soit sur lui) remonta, et moi et Sufyān partîmes. Quand nous fûmes sur le chemin, il me dit : « Arrête-toi, que j'examine ce hadith. » Je lui dis : « Par Dieu, Abū ʿAbd Allāh a attaché à ton cou une chose qui ne quittera jamais ton cou. » Il dit : « Quelle chose ? » Je lui dis : « 'Trois choses sur lesquelles le cœur d'un croyant musulman n'éprouve point de perfidie : la sincérité de l'action pour Dieu' — nous l'avons reconnue ; 'le conseil aux imams des musulmans' : qui sont ces imams auxquels nous devons conseil ? Muʿāwiya ibn Abī Sufyān, Yazīd ibn Muʿāwiya, Marwān ibn al-Ḥakam, et quiconque dont le témoignage n'est pas recevable chez nous et devant qui la prière n'est pas valide ? Et Sa parole : 'l'attachement à leur communauté' : quelle communauté ? Le Murjiʾite, qui dit que celui qui n'a pas prié, n'a pas jeûné, ne s'est pas purifié de l'impureté majeure, a démoli la Kaʿba et a épousé sa mère est sur la foi de Gabriel et Michel ? Ou le Qadarite, qui dit que n'est pas ce que Dieu (Puissant et Majestueux) veut, mais ce qu'Iblīs veut ? Ou le Ḥarūrite (Kharijite), qui se désavoue de ʿAlī ibn Abī Ṭālib et témoigne contre lui de la mécréance ? Ou le Jahmite, qui dit que la foi n'est que la connaissance de Dieu seul, sans rien d'autre ? » Il (le narrateur) dit : « Malheur à toi ! Que disent-ils donc ? » Je dis : « Ils disent que ʿAlī ibn Abī Ṭālib (la paix soit sur lui), par Dieu, est l'imam auquel nous devons conseil, et l'attachement à leur communauté (celle des) gens de sa Maison (Ahl al-Bayt). » Il dit : Il prit alors le livre et le déchira, puis dit : « N'en informe personne. »