7ـ عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ صَالِحِ بْنِ أَبِي حَمَّادٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أُورَمَةَ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ النَّضْرِ عَنِ النُّعْمَانِ بْنِ بَشِيرٍ قَالَ كُنْتُ مُزَامِلاً لِجَابِرِ بْنِ يَزِيدَ الْجُعْفِيِّ فَلَمَّا أَنْ كُنَّا بِالْمَدِينَةِ دَخَلَ عَلَى ابي جعفر (عَلَيْهِ السَّلام) فَوَدَّعَهُ وَخَرَجَ مِنْ عِنْدِهِ وَهُوَ مَسْرُورٌ حَتَّى وَرَدْنَا الاخَيْرِجَةَ أَوَّلَ مَنْزِلٍ نَعْدِلُ مِنْ فَيْدَ إِلَى الْمَدِينَةِ يَوْمَ جُمُعَةٍ فَصَلَّيْنَا الزَّوَالَ فَلَمَّا نَهَضَ بِنَا الْبَعِيرُ إِذَا أَنَا بِرَجُلٍ طُوَالٍ آدَمَ مَعَهُ كِتَابٌ فَنَاوَلَهُ جَابِراً فَتَنَاوَلَهُ فَقَبَّلَهُ وَوَضَعَهُ عَلَى عَيْنَيْهِ وَإِذَا هُوَ مِنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ إِلَى جَابِرِ بْنِ يَزِيدَ وَعَلَيْهِ طِينٌ أَسْوَدُ رَطْبٌ فَقَالَ لَهُ مَتَى عَهْدُكَ بِسَيِّدِي فَقَالَ السَّاعَةَ فَقَالَ لَهُ قَبْلَ الصَّلاةِ أَوْ بَعْدَ الصَّلاةِ فَقَالَ بَعْدَ الصَّلاةِ فَفَكَّ الْخَاتَمَ وَأَقْبَلَ يَقْرَؤُهُ وَيَقْبِضُ وَجْهَهُ حَتَّى أَتَى عَلَى آخِرِهِ ثُمَّ أَمْسَكَ الْكِتَابَ فَمَا رَأَيْتُهُ ضَاحِكاً وَلا مَسْرُوراً حَتَّى وَافَى الْكُوفَةَ فَلَمَّا وَافَيْنَا الْكُوفَةَ لَيْلاً بِتُّ لَيْلَتِي فَلَمَّا أَصْبَحْتُ أَتَيْتُهُ إِعْظَاماً لَهُ فَوَجَدْتُهُ قَدْ خَرَجَ عَلَيَّ وَفِي عُنُقِهِ كِعَابٌ قَدْ عَلَّقَهَا وَقَدْ رَكِبَ قَصَبَةً وَهُوَ يَقُولُ أَجِدُ مَنْصُورَ بْنَ جُمْهُورٍ أَمِيراً غَيْرَ مَأْمُورٍ وَأَبْيَاتاً مِنْ نَحْوِ هَذَا فَنَظَرَ فِي وَجْهِي وَنَظَرْتُ فِي وَجْهِهِ فَلَمْ يَقُلْ لِي شَيْئاً وَلَمْ أَقُلْ لَهُ وَأَقْبَلْتُ أَبْكِي لِمَا رَأَيْتُهُ وَاجْتَمَعَ عَلَيَّ وَعَلَيْهِ الصِّبْيَانُ وَالنَّاسُ وَجَاءَ حَتَّى دَخَلَ الرَّحَبَةَ وَأَقْبَلَ يَدُورُ مَعَ الصِّبْيَانِ وَالنَّاسُ يَقُولُونَ جُنَّ جَابِرُ بْنُ يَزِيدَ جُنَّ فَوَ الله مَا مَضَتِ الايَّامُ حَتَّى وَرَدَ كِتَابُ هِشَامِ بْنِ عَبْدِ الْمَلِكِ إِلَى وَالِيهِ أَنِ انْظُرْ رَجُلاً يُقَالُ لَهُ جَابِرُ بْنُ يَزِيدَ الْجُعْفِيُّ فَاضْرِبْ عُنُقَهُ وَابْعَثْ إِلَيَّ بِرَأْسِهِ فَالْتَفَتَ إِلَى جُلَسَائِهِ فَقَالَ لَهُمْ مَنْ جَابِرُ بْنُ يَزِيدَ الْجُعْفِيُّ قَالُوا أَصْلَحَكَ الله كَانَ رَجُلاً لَهُ عِلْمٌ وَفَضْلٌ وَحَدِيثٌ وَحَجَّ فَجُنَّ وَهُوَ ذَا فِي الرَّحَبَةِ مَعَ الصِّبْيَانِ عَلَى الْقَصَبِ يَلْعَبُ مَعَهُمْ قَالَ فَأَشْرَفَ عَلَيْهِ فَإِذَا هُوَ مَعَ الصِّبْيَانِ يَلْعَبُ عَلَى الْقَصَبِ فَقَالَ الْحَمْدُ لله الَّذِي عَافَانِي مِنْ قَتْلِهِ قَالَ وَلَمْ تَمْضِ الايَّامُ حَتَّى دَخَلَ مَنْصُورُ بْنُ جُمْهُورٍ الْكُوفَةَ وَصَنَعَ مَا كَانَ يَقُولُ جَابِرٌ.
IsnādD'après ʿAlī ibn Muḥammad, d'après Ṣāliḥ ibn Abī Ḥammād, d'après Muḥammad ibn Awrama, d'après Aḥmad ibn al-Naḍr, d'après al-Nuʿmān ibn Bashīr
Il dit : J'étais le compagnon de voyage de Jābir ibn Yazīd al-Juʿfī. Lorsque nous fûmes à Médine, il entra chez Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui), lui dit adieu et sortit de chez lui tout joyeux, jusqu'à ce que nous arrivions à al-Ukhayrija, la première étape où nous quittions la route de Fayd pour Médine, un vendredi. Nous fîmes la prière du zuhr (midi). Lorsque notre chamelle se leva, voici qu'un homme, grand et basané, tenait une lettre ; il la tendit à Jābir, qui la prit, l'embrassa et la posa sur ses yeux. C'était une lettre de Muḥammad ibn ʿAlī à Jābir ibn Yazīd, et sur elle il y avait de la boue noire encore humide. Il lui dit : « Quand as-tu quitté mon Maître ? » Il répondit : « À l'instant. » Il lui dit : « Avant la prière ou après la prière ? » Il répondit : « Après la prière. » Il décacheta le sceau et se mit à la lire, le visage se renfrognant, jusqu'à la fin. Puis il tint la lettre en main ; et je ne le vis plus rire ni se réjouir jusqu'à notre arrivée à Kūfa. Lorsque nous parvînmes à Kūfa de nuit, je passai la nuit. Le matin venu, je vins à lui par égard pour lui ; je le trouvai sorti vers moi, avec au cou des osselets suspendus, monté sur un roseau, disant : « Je trouve Manṣūr ibn Jumhūr émir non commandé » et d'autres vers du même genre. Il regarda mon visage et je regardai le sien ; il ne me dit rien et je ne lui dis rien. Je me mis à pleurer de ce que je voyais. Les enfants et les gens se rassemblèrent autour de lui. Il alla jusqu'à la place publique (al-Raḥaba) et se mit à tourner avec les enfants. Les gens disaient : « Jābir ibn Yazīd est devenu fou, il est devenu fou ! » Par Dieu, il ne s'écoula que peu de jours avant que n'arrivât une lettre de Hishām ibn ʿAbd al-Malik à son gouverneur : « Recherche un homme appelé Jābir ibn Yazīd al-Juʿfī, coupe-lui le cou et envoie-moi sa tête. » Il se tourna vers ses assesseurs et leur dit : « Qui est Jābir ibn Yazīd al-Juʿfī ? » Ils répondirent : « Que Dieu te bénisse ! C'était un homme de science, de mérite et de hadith ; il fit le pèlerinage, puis il devint fou. Le voilà sur la place avec les enfants, sur des roseaux, jouant avec eux. » Il se pencha sur lui et le vit jouant avec les enfants sur des roseaux. Il dit : « Louange à Dieu qui m'a préservé de le tuer ! » Il ajouta : « Et il ne s'écoula que peu de jours avant que Manṣūr ibn Jumhūr n'entrât dans Kūfa et ne fît ce que Jābir disait. »