Il naquit (sur lui la paix) au mois de Ramaḍān de l’année cent quatre-vingt-quinze (hégirienne) et il fut rappelé (sur lui la paix) l’année deux cent vingt (hégirienne) à la fin de Dhū l-Qaʿda. Il avait alors vingt-cinq ans, deux mois et dix-huit jours. Il fut enterré à Bagdad dans le cimetière des Qurayšites, auprès de la tombe de son grand-père Mūsā (sur lui la paix). Al-Muʿtaṣim l’avait fait venir de force à Bagdad au début de cette année même où il mourut (sur lui la paix). Sa mère était une umm walad (esclave-mère) nommée Sabīka la Nubienne ; on dit aussi que son nom était Khayzarān, et il est rapporté qu’elle était de la famille de Māriya, la mère d’Ibrāhīm fils du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille).
IsnādD'après al‑Ḥusayn b. Muḥammad, d'après Muʿallā b. Muḥammad, d'après ʿAlī b. Asbāṭ
Il dit : L'Imam (sur lui la paix) sortit vers moi. Je regardai sa tête et ses pieds pour décrire sa stature à nos compagnons en Égypte. Alors que j'étais ainsi (occupé), il s'assit et dit : « Ô ʿAlī, Dieu a établi l'argument (al‑ḥujja) pour l'imamat (autorité imamique) de la même manière qu'Il a établi l'argument pour la prophétie. Il dit : « Et Nous lui avons donné la sagesse (al‑ḥukm) alors qu'il était enfant » (Coran 19:12), et Il dit : « Lorsqu'il eut atteint sa maturité et eut quarante ans » (Coran 46:15). Il est donc possible que la sagesse soit donnée à un enfant, et il est possible qu'elle soit donnée à celui qui a quarante ans. »
IsnādD'après ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, qui a dit :
Un groupe de shiites venus de diverses régions demanda la permission d'entrer auprès d'Abū Jaʿfar (al-Bāqir, que la paix soit sur lui). Il la leur accorda, ils entrèrent et l'interrogèrent, en une seule séance, sur trente mille questions. Il répondit (que la paix soit sur lui) alors qu'il avait dix ans.
Isnād8. ʿAlī b. Muḥammad, d'après Sahl b. Ziyād, d'après ʿAlī b. al-Ḥakam, d'après Diʿbil b. ʿAlī,
qu'il entra chez Abū l-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui) ; celui-ci ordonna qu'on lui donne quelque chose. Il le prit et ne loua pas Dieu. Il (le rapporteur) dit : Alors il (l'Imam) lui dit : « Pourquoi n'as-tu pas loué Dieu ? » Il dit : Puis, après cela, j'entrai chez Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) ; il ordonna qu'on me donne quelque chose. Je dis : « Louange à Dieu (al-ḥamdu li-llāh) ». Il me dit : « Tu t'es discipliné (taʾaddabta). »
IsnādAḥmad b. Idrīs d'après Muḥammad b. Ḥassān d'après Abū Hāshim al-Jaʿfarī
Il dit : J'ai prié avec Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) dans la mosquée d'al-Musayyab, et il pria avec nous exactement en direction de la Qibla. On mentionna que le jujubier qui se trouvait dans la mosquée était sec, sans aucune feuille. Alors il demanda de l'eau, se tint sous le jujubier, et le jujubier revint à la vie, produisit des feuilles et porta des fruits cette année-là.
IsnādPlusieurs de nos compagnons d’après Aḥmad b. Muḥammad d’après al-Ḥajjāl et ʿAmr b. ʿUthmān d’après un homme de Médine d’après al-Muṭarrifī
Il a dit : Abū al-Ḥasan ar-Riḍā (sur lui la paix) mourut alors que j’avais une créance de quatre mille dirhams sur lui. Je me dis en moi-même : « Mon argent est perdu. » Alors Abū Jaʿfar (sur lui la paix) m’envoya (dire) : « Demain, viens à moi et prends avec toi une balance et des poids. » J’entrai donc chez Abū Jaʿfar (sur lui la paix). Il me dit : « Abū al-Ḥasan est mort, et tu as une créance de quatre mille dirhams sur lui. » Je dis : « Oui. » Alors il souleva le tapis de prière (muṣallā) qui se trouvait sous lui, et voici que sous lui il y avait des dīnārs ; il me les remit.
IsnādSaʿd ibn ʿAbd Allāh et al-Ḥimyarī, ensemble, d'après Ibrāhīm ibn Mahziyār, d'après son frère ʿAlī, d'après al-Ḥusayn ibn Saʿīd, d'après Muḥammad ibn Sinān
Il a dit : Muḥammad ibn ʿAlī (l'Imam Muḥammad al-Jawād, paix sur lui) mourut alors qu'il était âgé de vingt-cinq ans, trois mois et douze jours. Il décéda le mardi, à six jours écoulés de Dhū l-Ḥijja de l'an deux cent vingt (an 220 de l'Hégire). Il vécut après son père (l'Imam ʿAlī al-Riḍā, paix sur lui) dix-neuf ans moins vingt-cinq jours.
IsnādAḥmad ibn Idrīs, d'après Muḥammad ibn Ḥassān, d'après ʿAlī ibn Khālid
Muḥammad (ibn Ḥassān) a dit : Il était zaydite. Il dit : J'étais à al-ʿAskar (le camp militaire), et il me parvint qu'il s'y trouvait un homme emprisonné, amené de la région du Shām (Syrie) enchaîné, et ils disaient qu'il prétendait à la prophétie. ʿAlī ibn Khālid dit : Je me rendis à la porte, je ménageai les portiers et les chambellans jusqu'à arriver auprès de lui. Voici que c'était un homme intelligent. Je lui dis : « Ô toi, quelle est ton histoire et quelle est ton affaire ? » Il dit : « J'étais un homme au Shām, adorant Dieu dans l'endroit appelé “l'endroit de la tête d'al-Ḥusayn” (que la paix soit sur lui). Alors que j'étais dans mon adoration, une personne vint à moi et me dit : “Lève-toi avec nous.” Je me levai avec lui. Alors que j'étais avec lui, me voici à la mosquée de Kūfa. Il me dit : “Connais-tu cette mosquée ?” Je dis : “Oui, c'est la mosquée de Kūfa.” Il pria et je priai avec lui. Alors que j'étais avec lui, me voici à la mosquée du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) à Médine. Il salua le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), et je saluai ; il pria, et je priai avec lui, et il pria sur le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille). Alors que j'étais avec lui, me voici à La Mecque. Je ne cessai d'être avec lui jusqu'à ce qu'il eût accompli ses rites du pèlerinage, et j'accomplis mes rites avec lui. Alors que j'étais avec lui, me voici dans l'endroit où j'adorais Dieu au Shām, et l'homme s'en alla. L'année suivante, le voici qui refait la même chose que la première fois. Lorsque nous eûmes achevé nos rites du pèlerinage et qu'il m'eut ramené au Shām, alors qu'il s'apprêtait à me quitter, je lui dis : “Je t'en conjure par le Droit qui t'a rendu capable de ce que j'ai vu : dis-moi qui tu es !” Il dit : “Je suis Muḥammad ibn ʿAlī ibn Mūsā.” » Il dit : « La nouvelle se répéta jusqu'à parvenir à Muḥammad ibn ʿAbd al-Malik al-Zayyāt, qui envoya quelqu'un vers moi, me saisit, m'enchaîna dans les fers et me transporta en Iraq. » Il dit : « Je lui dis alors : “Porte l'affaire par écrit à Muḥammad ibn ʿAbd al-Malik.” Il le fit, et mentionna dans son récit ce qui s'était passé. Alors (Muḥammad ibn ʿAbd al-Malik) annota en bas de son récit : “Dis à celui qui t'a fait sortir du Shām en une nuit jusqu'à Kūfa, et de Kūfa à Médine, et de Médine à La Mecque, et t'a ramené de La Mecque au Shām, qu'il te fasse sortir de cette prison-ci.” » ʿAlī ibn Khālid dit : « Cela m'affligea dans son affaire, je m'attendris sur lui et lui ordonnai la patience et la constance. » Il dit : « Puis je revins tôt à lui le lendemain, et voici la troupe, le chef des gardes, le geôlier et une foule de gens. Je dis : “Qu'est-ce que cela ?” Ils dirent : “L'homme transporté du Shām, celui qui prétendait à la prophétie, a disparu la nuit dernière ; on ne sait si la terre l'a englouti ou si les oiseaux l'ont enlevé.” »
IsnādAl-Ḥusayn b. Muḥammad al-Ashʿarī a dit : un cheikh parmi nos compagnons nommé ʿAbd Allāh b. Razīn m’a raconté :
« J’étais voisin à Médine, la ville du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille). Abū Jaʿfar (l’Imam al-Bāqir – sur lui la paix) venait chaque jour au moment du zénith à la mosquée, descendait dans la cour, se rendait auprès du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille), le saluait, revenait à la maison de Fātima (sur elle la paix), ôtait ses sandales, se levait et priait. Satan m’insuffla une tentation et dit : “Quand il descend, va donc prendre de la terre qu’il foule !” Ce jour-là, je restai assis à l’attendre pour faire cela. Lorsque vint le temps du zénith, il arriva (sur lui la paix) sur son âne ; il ne descendit pas à l’endroit où il descendait habituellement, mais vint jusqu’à descendre sur le rocher qui se trouve à la porte de la mosquée. Puis il entra, salua le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille), puis retourna à l’endroit où il priait. Il fit cela pendant plusieurs jours. Je dis : “Quand il ôtera ses sandales, je viendrai prendre les cailloux qu’il foule de ses pieds.” Le lendemain, il vint au zénith, descendit sur le rocher, entra, salua le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille), puis vint à l’endroit où il priait ; il pria avec ses sandales sans les ôter, et fit ainsi pendant plusieurs jours. Je me dis : “Je n’ai pas réussi ici ; mais j’irai à la porte du bain public ; quand il entrera au bain, je prendrai de la terre qu’il foule.” Je m’informai du bain qu’il fréquentait : on me dit qu’il entrait dans un bain d’al-Baqīʿ appartenant à un homme de la descendance de Ṭalḥa. Je reconnus le jour où il entrait au bain ; je me rendis à la porte du bain et m’assis avec le Ṭalḥide, discutant avec lui tout en attendant sa venue (sur lui la paix). Le Ṭalḥide me dit : “Si tu veux entrer au bain, lève-toi et entre, car dans un moment cela ne te sera pas possible.” Je demandai : “Pourquoi ?” Il répondit : “Parce que le fils d’al-Riḍā veut entrer au bain.” Je dis : “Qui est le fils d’al-Riḍā ?” Il dit : “Un homme de la famille de Muḥammad, qui a de la piété et de la vertu.” Je lui dis : “Personne d’autre ne peut entrer avec lui au bain ?” Il dit : “Nous laissons le bain libre pour lui quand il vient.” Alors que j’étais ainsi, voilà qu’il arriva (sur lui la paix) avec ses serviteurs ; devant lui, un serviteur portait une natte, qu’il apporta jusqu’au vestiaire, l’étendit ; il arriva, salua, entra dans la pièce sur son âne, entra dans le vestiaire et descendit sur la natte. Je dis au Ṭalḥide : “C’est donc celui que tu as décrit avec tant de piété et de vertu ?” Il s’écria : “Ô homme ! Non, par Dieu ! Il n’a jamais fait cela, sauf aujourd’hui.” Je me dis : “C’est de ma faute, c’est moi qui ai causé cela.” Puis je me dis : “Je vais l’attendre jusqu’à sa sortie ; peut-être obtiendrai-je ce que je veux quand il sortira.” Quand il sortit et se rhabilla, il demanda son âne ; on le fit entrer dans le vestiaire, il monta depuis la natte et sortit (sur lui la paix). Je me dis : “Par Dieu, je l’ai importuné ; je ne recommencerai jamais et ne convoiterai plus jamais ce que j’ai convoité de sa part.” Mon intention sur ce point fut bien arrêtée. Lorsque vint le temps du zénith de ce jour-là, il arriva sur son âne, descendit à l’endroit où il descendait auparavant dans la cour, entra, salua le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa famille), vint à l’endroit où il priait dans la maison de Fātima (sur elle la paix), ôta ses sandales et se leva pour prier. »
IsnādʿAlī ibn Muḥammad, d'après certains de nos compagnons, d'après Muḥammad ibn al-Rayyān
Il dit : al-Ma'mūn tenta toutes sortes de ruses contre Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui), mais il n'en eut aucun effet. Lorsqu'il fut malade et qu'il voulut lui donner sa fille en mariage, il plaça deux cents servantes parmi les plus belles, chacune tenant une coupe contenant un joyau, pour se tenir devant Abū Jaʿfar lorsqu'il s'assiérait au lieu du choix. Mais il ne leur prêta aucune attention. Il y avait un homme nommé Mukhāriq, joueur de luth et chanteur, à la longue barbe. Al-Ma'mūn l'appela, et il dit : « Ô Commandeur des Croyants, si cela concerne quelque chose d'ici-bas, je te suffis pour son affaire. » Il s'assit en face d'Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui). Mukhāriq poussa un cri strident qui attira les gens de la maison, puis il se mit à jouer du luth et à chanter. Après avoir fait cela pendant un moment, Abū Jaʿfar ne se tourna ni à droite ni à gauche. Puis il leva la tête vers lui et dit : « Crains Dieu, ô homme à la longue barbe ! » Il dit : alors le plectre et le luth tombèrent de ses mains, et il ne put plus utiliser ses mains jusqu'à sa mort. Il dit : al-Ma'mūn l'interrogea sur son état, il répondit : « Lorsqu'Abū Jaʿfar m'a interpellé, j'ai été saisi d'une frayeur dont je ne me remettrai jamais. »
IsnādD'après ʿAlī b. Muḥammad, d'après Sahl b. Ziyād, d'après Dāwūd b. al-Qāsim al-Jaʿfarī
Il dit : J'entrai chez Abū Jaʿfar (al-Bāqir, que la paix soit sur lui) alors que j'avais avec moi trois billets non adressés et ils se confondaient pour moi, ce qui m'affligea. Il prit l'un d'eux et dit : « Ceci est le billet de Ziyād b. Šabīb. » Puis il prit le second et dit : « Ceci est le billet d'Untel. » J'en fus stupéfait ; il me regarda et sourit. Il dit : Il me donna trois cents dīnār et m'ordonna de les porter à l'un de ses cousins, et dit : « Sache qu'il te dira : “Indique-moi un commerçant qui m'achète des marchandises avec cela.” Alors indique-le-lui. » Il dit : Je lui apportai les dīnār ; il me dit : « Ô Abā Hāšim, indique-moi un commerçant qui m'achète des marchandises avec cela. » Je dis : Oui. Il dit : Un chamelier m'avait parlé pour que je lui parle (à l'Imam) afin de l'introduire dans certaines de ses affaires. J'entrai chez lui pour lui parler de cela, et je le trouvai en train de manger avec un groupe, et je ne pus lui parler. Il dit : « Ô Abā Hāšim, mange », et il plaça (nourriture) devant moi. Puis il dit, de lui-même, sans que je le lui demande : « Ô garçon, regarde le chamelier qu'Abū Hāšim nous a amené et rattache-le à toi (prends-le à ton service). » Il dit : Un jour, j'entrai avec lui dans un jardin et je lui dis : Que je sois ta rançon ! J'ai une passion pour la consommation d'argile ; invoque Dieu pour moi. Il se tut, puis me dit trois jours plus tard, de lui-même : « Ô Abā Hāšim, Dieu t'a délivré de la consommation d'argile. » Abū Hāšim dit : Aujourd'hui, rien ne m'est plus détestable que cela.
IsnādAl-Husayn ibn Muhammad d'après Muʿallā ibn Muhammad d'après Muhammad ibn ʿAlī d'après Muhammad ibn Ḥamza al-Hāshimī d'après ʿAlī ibn Muhammad — ou Muhammad ibn ʿAlī — al-Hāshimī
Il dit : « Je suis entré auprès d'Abī Jaʿfar (que la paix soit sur lui) au matin de ses noces, lorsqu'il épousa la fille d'al-Ma'mūn. J'avais pris un remède la nuit ; je fus le premier à entrer chez lui ce matin-là. La soif m'avait saisi, mais je répugnais à demander de l'eau. Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) regarda mon visage et dit : “Je pense que tu as soif.” — “Oui”, répondis-je. Il dit : “Ô garçon, ou servante, apporte-nous de l'eau.” Je me dis en moi-même : “À l'instant, ils vont lui apporter de l'eau qu'ils auront empoisonnée”, et je fus affligé de cela. Le garçon arriva avec l'eau. Il sourit vers mon visage, puis dit : “Ô garçon, tends-moi l'eau.” Il prit l'eau, but, puis me la tendit, et je bus. Ensuite, j'eus de nouveau soif, mais je répugnais à demander de l'eau. Il fit comme la première fois. Lorsque le garçon vint avec le gobelet, je me dis en moi-même la même chose que la première fois. Il prit le gobelet, but, puis me le tendit et sourit. » Muhammad ibn Ḥamza dit : « Al-Hāshimī me dit cela, et je pense qu'il est comme ils disent. »
IsnādAl-Ḥusayn ibn Muḥammad d'après Muʿallā ibn Muḥammad d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿAbd Allāh d'après Muḥammad ibn Sinān qui a dit :
J'entrai chez Abū al-Ḥasan (la paix soit sur lui). Il me dit : « Ô Muḥammad ! Un événement est survenu dans la famille de Faraj. » Je répondis : « ʿUmar est mort. » Il dit alors : « Louange à Dieu ! » au point que je comptai vingt-quatre fois pour lui. Je dis : « Ô mon maître ! Si j'avais su que cela te réjouissait, je serais venu nu-pieds en courant vers toi. » Il dit : « Ô Muḥammad ! Ne sais-tu donc pas ce que Dieu le maudit a dit à Muḥammad ibn ʿAlī, mon père ? » Je répondis : « Non. » Il dit : « Il l'avait interpellé à propos de quelque chose et lui avait dit : “Je pense que tu es ivre.” Mon père dit alors : “Ô Dieu ! Si Tu sais que j'ai passé la soirée à jeûner pour Toi, fais-lui goûter la saveur de la guerre (al-ḥarb) et l'humiliation de la captivité (al-asr).” Par Dieu, les jours n'étaient pas écoulés que ses biens et tout ce qu'il possédait furent pillés, puis il fut fait prisonnier, et voici qu'il est mort — que Dieu n'ait pas miséricorde de lui ! Dieu, Puissant et Majestueux, lui a fait subir le châtiment (adāla) et Il ne cesse de faire triompher Ses alliés (awlīyāʾahu) de leurs ennemis. »