3ـ عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ عَنْ صَالِحِ بْنِ أَبِي حَمَّادٍ وَعِدَّةٌ مِنْ أَصْحَابِنَا عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ وَغَيْرُهُمَا بِأَسَانِيدَ مُخْتَلِفَةٍ فِي احْتِجَاجِ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) عَلَى عَاصِمِ بْنِ زِيَادٍ حِينَ لَبِسَ الْعَبَاءَ وَتَرَكَ الْمُلاءَ وَشَكَاهُ أَخُوهُ الرَّبِيعُ بْنُ زِيَادٍ إِلَى أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنَّهُ قَدْ غَمَّ أَهْلَهُ وَأَحْزَنَ وُلْدَهُ بِذَلِكَ فَقَالَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عَلَيْهِ السَّلام) عَلَيَّ بِعَاصِمِ بْنِ زِيَادٍ فَجِيءَ بِهِ فَلَمَّا رَآهُ عَبَسَ فِي وَجْهِهِ فَقَالَ لَهُ أَ مَا اسْتَحْيَيْتَ مِنْ أَهْلِكَ أَ مَا رَحِمْتَ وُلْدَكَ أَ تَرَى الله أَحَلَّ لَكَ الطَّيِّبَاتِ وَهُوَ يَكْرَهُ أَخْذَكَ مِنْهَا أَنْتَ أَهْوَنُ عَلَى الله مِنْ ذَلِكَ أَ وَلَيْسَ الله يَقُولُ وَالارْضَ وَضَعَها لِلانامِ. فِيها فاكِهَةٌ وَالنَّخْلُ ذاتُ الاكْمامِ أَ وَلَيْسَ الله يَقُولُ مَرَجَ الْبَحْرَيْنِ يَلْتَقِيانِ. بَيْنَهُما بَرْزَخٌ لا يَبْغِيانِ إِلَى قَوْلِهِ يَخْرُجُ مِنْهُمَا اللُّؤْلُؤُ وَالْمَرْجانُ فَبِالله لابْتِذَالُ نِعَمِ الله بِالْفَعَالِ أَحَبُّ إِلَيْهِ مِنِ ابْتِذَالِهَا بِالْمَقَالِ وَقَدْ قَالَ الله عَزَّ وَجَلَّ وَأَمَّا بِنِعْمَةِ رَبِّكَ فَحَدِّثْ فَقَالَ عَاصِمٌ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ فَعَلَى مَا اقْتَصَرْتَ فِي مَطْعَمِكَ عَلَى الْجُشُوبَةِ وَفِي مَلْبَسِكَ عَلَى الْخُشُونَةِ فَقَالَ وَيْحَكَ إِنَّ الله عَزَّ وَجَلَّ فَرَضَ عَلَى أَئِمَّةِ الْعَدْلِ أَنْ يُقَدِّرُوا أَنْفُسَهُمْ بِضَعَفَةِ النَّاسِ كَيْلا يَتَبَيَّغَ بِالْفَقِيرِ فَقْرُهُ فَأَلْقَى عَاصِمُ بْنُ زِيَادٍ الْعَبَاءَ وَلَبِسَ الْمُلاءَ.
IsnādʿAlī b. Muḥammad, d'après Ṣāliḥ b. Abī Ḥammād, et un groupe de nos compagnons, d'après Aḥmad b. Muḥammad et d'autres, par des chaînes de transmission multiples
À propos de l'argumentation du Commandeur des croyants (ʿalayhi al-salām) contre ʿĀṣim b. Ziyād lorsqu'il porta l'abaʿ (manteau grossier de laine) et abandonna le mulā' (vêtement fin et gracieux). Son frère al-Rabīʿ b. Ziyād se plaignit de lui au Commandeur des croyants (ʿalayhi al-salām), disant qu'il attristait sa famille et affligeait ses enfants par ce comportement. Le Commandeur des croyants (ʿalayhi al-salām) dit alors : « Qu'on m'amène ʿĀṣim b. Ziyād. » On le fit venir. Lorsqu'il le vit, il [l'Imam] fronça les sourcils en sa direction et lui dit : « N'as-tu pas honte de ta famille ? N'as-tu pas pitié de tes enfants ? Crois-tu que Dieu t'ait rendu licites les bonnes choses (al-ṭayyibāt) alors qu'Il réprouve que tu en prennes ? Tu es plus insignifiant que cela auprès de Dieu. Dieu ne dit-Il pas : “Et la terre, Il l'a étendue pour les créatures, où il y a des fruits et les palmiers aux régimes” (Coran 55:10-11) ? Dieu ne dit-Il pas : “Il a fait se rencontrer les deux mers qui se rejoignent, entre elles une barrière qu'elles ne dépassent pas” jusqu'à Sa parole : “Des deux sortent les perles et le corail” (Coran 55:19-22) ? Par Dieu, la mise en œuvre des bienfaits de Dieu par l'action Lui est plus agréable que leur proclamation par la parole. Dieu, Puissant et Majestueux, a dit : “Quant au bienfait de ton Seigneur, raconte-le” (Coran 93:11). » ʿĀṣim dit : « Ô Commandeur des croyants, pourquoi donc te contentes-tu, pour ta nourriture, de ce qui est rugueux et, pour ton vêtement, de ce qui est grossier ? » Il répondit : « Malheur à toi ! Dieu, Puissant et Majestueux, a imposé aux imams de justice de mesurer leur condition à celle des faibles parmi les gens, afin que la pauvreté du pauvre ne le fasse pas sombrer dans l'excès. » Alors ʿĀṣim b. Ziyād jeta l'abaʿ (manteau grossier) et revêtit le mulā' (vêtement fin).