6ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عِيسَى عَنْ مُسَافِرٍ قَالَ أَمَرَ أَبُو إِبْرَاهِيمَ (عَلَيْهِ السَّلام) حِينَ أُخْرِجَ بِهِ أَبَا الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) أَنْ يَنَامَ عَلَى بَابِهِ فِي كُلِّ لَيْلَةٍ أَبَداً مَا كَانَ حَيّاً إِلَى أَنْ يَأْتِيَهُ خَبَرُهُ قَالَ فَكُنَّا فِي كُلِّ لَيْلَةٍ نَفْرُشُ لابِي الْحَسَنِ فِي الدِّهْلِيزِ ثُمَّ يَأْتِي بَعْدَ الْعِشَاءِ فَيَنَامُ فَإِذَا أَصْبَحَ انْصَرَفَ إِلَى مَنْزِلِهِ قَالَ فَمَكَثَ عَلَى هَذِهِ الْحَالِ أَرْبَعَ سِنِينَ فَلَمَّا كَانَ لَيْلَةٌ مِنَ اللَّيَالِي أَبْطَأَ عَنَّا وَفُرِشَ لَهُ فَلَمْ يَأْتِ كَمَا كَانَ يَأْتِي فَاسْتَوْحَشَ الْعِيَالُ وَذُعِرُوا وَدَخَلَنَا أَمْرٌ عَظِيمٌ مِنْ إِبْطَائِهِ فَلَمَّا كَانَ مِنَ الْغَدِ أَتَى الدَّارَ وَدَخَلَ إِلَى الْعِيَالِ وَقَصَدَ إِلَى أُمِّ أَحْمَدَ فَقَالَ لَهَا هَاتِ الَّتِي أَوْدَعَكِ أَبِي فَصَرَخَتْ وَلَطَمَتْ وَجْهَهَا وَشَقَّتْ جَيْبَهَا وَقَالَتْ مَاتَ وَالله سَيِّدِي فَكَفَّهَا وَقَالَ لَهَا لا تَكَلَّمِي بِشَيْءٍ وَلا تُظْهِرِيهِ حَتَّى يَجِيءَ الْخَبَرُ إِلَى الْوَالِي فَأَخْرَجَتْ إِلَيْهِ سَفَطاً وَأَلْفَيْ دِينَارٍ أَوْ أَرْبَعَةَ آلافِ دِينَارٍ فَدَفَعَتْ ذَلِكَ أَجْمَعَ إِلَيْهِ دُونَ غَيْرِهِ وَقَالَتْ إِنَّهُ قَالَ لِي فِيمَا بَيْنِي وَبَيْنَهُ وَكَانَتْ أَثِيرَةً عِنْدَهُ احْتَفِظِي بِهَذِهِ الْوَدِيعَةِ عِنْدَكِ لا تُطْلِعِي عَلَيْهَا أَحَداً حَتَّى أَمُوتَ فَإِذَا مَضَيْتُ فَمَنْ أَتَاكِ مِنْ وُلْدِي فَطَلَبَهَا مِنْكِ فَادْفَعِيهَا إِلَيْهِ وَاعْلَمِي أَنِّي قَدْ مِتُّ وَقَدْ جَاءَنِي وَالله عَلامَةُ سَيِّدِي فَقَبَضَ ذَلِكَ مِنْهَا وَأَمَرَهُمْ بِالامْسَاكِ جَمِيعاً إِلَى أَنْ وَرَدَ الْخَبَرُ وَانْصَرَفَ فَلَمْ يَعُدْ لِشَيْءٍ مِنَ الْمَبِيتِ كَمَا كَانَ يَفْعَلُ فَمَا لَبِثْنَا إِلا أَيَّاماً يَسِيرَةً حَتَّى جَاءَتِ الْخَرِيطَةُ بِنَعْيِهِ فَعَدَدْنَا الايَّامَ وَتَفَقَّدْنَا الْوَقْتَ فَإِذَا هُوَ قَدْ مَاتَ فِي الْوَقْتِ الَّذِي فَعَلَ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) مَا فَعَلَ مِنْ تَخَلُّفِهِ عَنِ الْمَبِيتِ وَقَبْضِهِ لِمَا قَبَضَ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm d'après Muḥammad ibn ʿĪsā d'après Musāfir
Il a dit : Abū Ibrāhīm (Mūsā al-Kāẓim, sur lui la paix) ordonna, lorsqu'il fut emmené (par les autorités abbassides), à Abū al-Ḥasan (ʿAlī al-Riḍā, sur lui la paix) de dormir sur le pas de sa porte (d'Abū Ibrāhīm) chaque nuit tant qu'il serait vivant, jusqu'à ce que lui parvienne la nouvelle (de sa mort). Il dit : Nous déroulions donc chaque nuit une natte pour Abū al-Ḥasan dans le vestibule, puis il venait après la prière du soir (al-ʿishāʾ) et dormait, et au matin il retournait chez lui. Il resta dans cette situation pendant quatre ans. Une nuit parmi les nuits, il tarda à venir vers nous ; on avait préparé sa natte mais il ne vint pas comme il avait l'habitude de venir. La famille s'inquiéta et fut prise de peur, et un grand souci nous gagna à cause de son retard. Le lendemain, il vint à la maison, entra auprès de la famille et se dirigea vers Umm Aḥmad (la mère d'Aḥmad). Il lui dit : « Donne-moi ce que mon père t'a confié en dépôt. » Elle poussa un cri, se frappa le visage, déchira son col et dit : « Par Dieu, mon maître est mort ! » Il la retint et lui dit : « Ne dis rien et ne divulgue rien jusqu'à ce que la nouvelle parvienne au gouverneur. » Elle sortit alors pour lui un coffret (safaṭ) et deux mille dīnars — ou quatre mille dīnars — et remit le tout à lui seul, puis dit : « Il m'avait dit confidentiellement — et elle était une favorite auprès de lui — : Garde ce dépôt chez toi, n'en informe personne jusqu'à ma mort. Quand je serai parti, celui de mes enfants qui viendra te le réclamer, remets-le-lui, et sache que je suis mort. » Elle ajouta : « Par Dieu, la marque (ʿalāma) de mon maître est venue. » Il prit donc cela d'elle et ordonna à tous de ne rien divulguer jusqu'à l'arrivée de la nouvelle. Puis il s'en alla et ne revint plus jamais coucher comme il faisait auparavant. Nous n'attendîmes que peu de jours jusqu'à ce qu'arrive le rouleau (kharīṭa) annonçant sa mort. Nous comptâmes les jours et vérifiâmes le moment, et voici qu'il était mort à l'instant même où Abū al-Ḥasan (sur lui la paix) avait agi ainsi : en s'abstenant de venir coucher et en prenant ce qu'il avait pris.