Chapitre
1ـ عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ عَنْ يُونُسَ عَنْ هِشَامِ بْنِ الْحَكَمِ فِي حَدِيثِ بُرَيْهٍ أَنَّهُ لَمَّا جَاءَ مَعَهُ إِلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَلَقِيَ أَبَا الْحَسَنِ مُوسَى بْنَ جَعْفَرٍ (عَلَيْهما السَّلام) فَحَكَى لَهُ هِشَامٌ الْحِكَايَةَ فَلَمَّا فَرَغَ قَالَ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) لِبُرَيْهٍ يَا بُرَيْهُ كَيْفَ عِلْمُكَ بِكِتَابِكَ قَالَ أَنَا بِهِ عَالِمٌ ثُمَّ قَالَ كَيْفَ ثِقَتُكَ بِتَأْوِيلِهِ قَالَ مَا أَوْثَقَنِي بِعِلْمِي فِيهِ قَالَ فَابْتَدَأَ أَبُو الْحَسَنِ (عَلَيْهِ السَّلام) يَقْرَأُ الانْجِيلَ فَقَالَ بُرَيْهٌ إِيَّاكَ كُنْتُ أَطْلُبُ مُنْذُ خَمْسِينَ سَنَةً أَوْ مِثْلَكَ قَالَ فَآمَنَ بُرَيْهٌ وَحَسُنَ إِيمَانُهُ وَآمَنَتِ الْمَرْأَةُ الَّتِي كَانَتْ مَعَهُ فَدَخَلَ هِشَامٌ وَبُرَيْهٌ وَالْمَرْأَةُ عَلَى أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) فَحَكَى لَهُ هِشَامٌ الْكَلامَ الَّذِي جَرَى بَيْنَ أَبِي الْحَسَنِ مُوسَى (عَلَيْهِ السَّلام) وَبَيْنَ بُرَيْهٍ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) ذُرِّيَّةً بَعْضُها مِنْ بَعْضٍ وَالله سَمِيعٌ عَلِيمٌ فَقَالَ بُرَيْهٌ أَنَّى لَكُمُ التَّوْرَاةُ وَالانْجِيلُ وَكُتُبُ الانْبِيَاءِ قَالَ هِيَ عِنْدَنَا وِرَاثَةً مِنْ عِنْدِهِمْ نَقْرَؤُهَا كَمَا قَرَءُوهَا وَنَقُولُهَا كَمَا قَالُوا إِنَّ الله لا يَجْعَلُ حُجَّةً فِي أَرْضِهِ يُسْأَلُ عَنْ شَيْءٍ فَيَقُولُ لا أَدْرِي.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm d'après son père d'après al-Ḥasan ibn Ibrāhīm d'après Yūnus d'après Hishām ibn al-Ḥakam
Dans le récit de Buraih : lorsqu'il vint avec lui (Hishām) auprès d'Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui), il rencontra Abū al-Ḥasan Mūsā ibn Jaʿfar (que la paix soit sur eux deux). Hishām lui rapporta l'histoire. Quand il eut terminé, Abū al-Ḥasan (que la paix soit sur lui) dit à Buraih : « Ô Buraih, quelle est ta connaissance de ton Livre ? » Il répondit : « J'en suis un savant. » Puis il dit : « Et quelle est ta confiance dans son interprétation (taʾwīl) ? » Il répondit : « Combien grande est ma confiance en ma science à son sujet ! » Alors Abū al-Ḥasan (que la paix soit sur lui) se mit à réciter l'Évangile. Buraih s'écria : « C'est toi que je cherchais depuis cinquante ans, ou quelqu'un comme toi ! » [Le rapporteur] dit : Alors Buraih crut, et sa foi devint excellente ; et la femme qui était avec lui crut aussi. Hishām, Buraih et la femme entrèrent ensuite chez Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui). Hishām lui rapporta les paroles qui avaient eu lieu entre Abū al-Ḥasan Mūsā (que la paix soit sur lui) et Buraih. Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dit : « [C'est] une descendance issue les uns des autres, et Dieu est Audient et Omniscient. » Buraih demanda : « D'où tenez-vous la Torah, l'Évangile et les Livres des Prophètes ? » Il répondit : « Ils sont chez nous par héritage de leur part ; nous les lisons comme ils les lisaient et nous les disons comme ils les disaient. Certes, Dieu ne place pas sur Sa terre une preuve (ḥujja) qui, interrogée sur quoi que ce soit, dirait : “Je ne sais pas.” »
2ـ عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ وَمُحَمَّدُ بْنُ الْحَسَنِ عَنْ سَهْلِ بْنِ زِيَادٍ عَنْ بَكْرِ بْنِ صَالِحٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ مُفَضَّلِ بْنِ عُمَرَ قَالَ أَتَيْنَا بَابَ أَبِي عَبْدِ الله (عَلَيْهِ السَّلام) وَنَحْنُ نُرِيدُ الاذْنَ عَلَيْهِ فَسَمِعْنَاهُ يَتَكَلَّمُ بِكَلامٍ لَيْسَ بِالْعَرَبِيَّةِ فَتَوَهَّمْنَا أَنَّهُ بِالسُّرْيَانِيَّةِ ثُمَّ بَكَى فَبَكَيْنَا لِبُكَائِهِ ثُمَّ خَرَجَ إِلَيْنَا الْغُلامُ فَأَذِنَ لَنَا فَدَخَلْنَا عَلَيْهِ فَقُلْتُ أَصْلَحَكَ الله أَتَيْنَاكَ نُرِيدُ الاذْنَ عَلَيْكَ فَسَمِعْنَاكَ تَتَكَلَّمُ بِكَلامٍ لَيْسَ بِالْعَرَبِيَّةِ فَتَوَهَّمْنَا أَنَّهُ بِالسُّرْيَانِيَّةِ ثُمَّ بَكَيْتَ فَبَكَيْنَا لِبُكَاءِكَ قَالَ نَعَمْ ذَكَرْتُ إِلْيَاسَ النَّبِيَّ وَكَانَ مِنْ عُبَّادِ أَنْبِيَاءِ بَنِي إِسْرَائِيلَ فَقُلْتُ كَمَا كَانَ يَقُولُ فِي سُجُودِهِ ثُمَّ انْدَفَعَ فِيهِ بِالسُّرْيَانِيَّةِ فَلا وَالله مَا رَأَيْنَا قَسّاً وَلا جَاثَلِيقاً أَفْصَحَ لَهْجَةً مِنْهُ بِهِ ثُمَّ فَسَّرَهُ لَنَا بِالْعَرَبِيَّةِ فَقَالَ كَانَ يَقُولُ فِي سُجُودِهِ أَ تُرَاكَ مُعَذِّبِي وَقَدْ أَظْمَأْتُ لَكَ هَوَاجِرِي أَ تُرَاكَ مُعَذِّبِي وَقَدْ عَفَّرْتُ لَكَ فِي التُّرَابِ وَجْهِي أَ تُرَاكَ مُعَذِّبِي وَقَدِ اجْتَنَبْتُ لَكَ الْمَعَاصِيَ أَ تُرَاكَ مُعَذِّبِي وَقَدْ أَسْهَرْتُ لَكَ لَيْلِي قَالَ فَأَوْحَى الله إِلَيْهِ أَنِ ارْفَعْ رَأْسَكَ فَإِنِّي غَيْرُ مُعَذِّبِكَ قَالَ فَقَالَ إِنْ قُلْتَ لا أُعَذِّبُكَ ثُمَّ عَذَّبْتَنِي مَا ذَا أَ لَسْتُ عَبْدَكَ وَأَنْتَ رَبِّي قَالَ فَأَوْحَى الله إِلَيْهِ أَنِ ارْفَعْ رَأْسَكَ فَإِنِّي غَيْرُ مُعَذِّبِكَ إِنِّي إِذَا وَعَدْتُ وَعْداً وَفَيْتُ بِهِ.
IsnādD'après ʿAlī b. Muḥammad et Muḥammad b. al-Ḥasan, d'après Sahl b. Ziyād, d'après Bakr b. Ṣāliḥ, d'après Muḥammad b. Sinān, d'après Mufaḍḍal b. ʿUmar
Il dit : Nous parvînmes à la porte d'Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) désirant être admis auprès de lui, et nous l'entendîmes parler dans une langue autre que l'arabe. Nous supposâmes qu'il s'agissait du syriaque. Puis il pleura, et nous pleurâmes à cause de ses pleurs. Ensuite, le serviteur sortit vers nous et nous accorda la permission. Nous entrâmes chez lui, et je dis : « Que Dieu te garde en bonne santé ! Nous sommes venus désirant être admis auprès de toi et nous t'avons entendu parler dans une langue autre que l'arabe. Nous avons supposé qu'il s'agissait du syriaque. Puis tu as pleuré, et nous avons pleuré à cause de tes pleurs. » Il dit : « Oui, j'ai évoqué le prophète Élie (Ilyās) — il faisait partie des prophètes adorateurs parmi les Enfants d'Israël — et j'ai dit comme il disait dans sa prosternation. » Puis il se lança dans [la récitation] en syriaque. Par Dieu ! Nous n'avions jamais vu ni prêtre (qiss) ni catholicos (jāthālīq) dont l'élocution fût plus éloquente que la sienne dans cette langue. Ensuite, il nous l'interpréta en arabe, disant : « Il disait dans sa prosternation : “Penses-Tu que Tu me châtieras alors que j'ai enduré pour Toi les chaleurs des midis ? Penses-Tu que Tu me châtieras alors que j'ai frotté mon visage dans la poussière pour Toi ? Penses-Tu que Tu me châtieras alors que j'ai évité pour Toi les péchés ? Penses-Tu que Tu me châtieras alors que j'ai veillé mes nuits pour Toi ?” Alors Dieu lui révéla : “Lève ta tête, car Je ne te châtierai point.” Il dit alors : “Si Tu dis que Tu ne me châtieras pas, puis Tu me châties, qu'en sera-t-il ? Ne suis-je pas Ton serviteur et n'es-Tu pas mon Seigneur ?” Alors Dieu lui révéla : “Lève ta tête, car Je ne te châtierai point. Certes, lorsque Je promets une promesse, Je l'accomplis.” »