دخلت على الفضل بن الربيع وهو جالس على سطح، فقال لي: ادن مني، فدنوت حتى حاذيته، ثم قال لي: أشرف إلى البيت في الدار، فأشرفت فقال: ما ترى في البيت؟ قلت: ثوبا. مطروحا. فقال: انظر حسنا، فتأملت ونظرت فتيقنت، فقلت: رجل ساجد. فقال لي: تعرفه؟ قلت: لا. قال: هذا مولاك. قلت: ومن مولاي؟ فقال: تتجاهل علي؟ فقلت: ما أتجاهل، ولكن لا أعرف في مولى. فقال: هذا أبو الحسن موسى بن جعفر (عليه السلام)، إني أتفقده الليل والنهار فلم أجده في وقت من الاوقات إلا على الحال التي أخبرك بها، أنه يصلي الفجر فيعقب ساعة في دبر صلاته إلى أن تطلع الشمس، ثم يسجد سجدة فلا يزال ساجدا حتى تزول الشمس، وقد وكل من يترصد له الزوال، فلست أدري متى يقول الغلام: قد زالت الشمس! إذ يثب فيبتدئ بالصلاة من غير أن يجدد وضوءا، فأعلم أنه لم ينم في سجوده ولا أغفى، فلا يزال كذلك إلى أن يفرغ من صلاة العصر، فإذا صلى العصر سجد سجدة، فلا يزال ساجدا إلى أن تغيب الشمس، فإذا غابت الشمس وثب من سجدته فصلى المغرب من غير أن يحدث حدثا، فلا يزال في صلاته وتعقيبه إلى أن يصلي العتمة، فإذا صلى العتمة أفطر على شوي يؤتى به، ثم يجدد الوضوء، ثم يسجد، ثم يرفع رأسه، فينام نومة خفيفة، ثم يقوم فيجدد الوضوء، ثم يقوم فلا يزال يصلي في جوف الليل حتى يطلع الفجر، فلست أدري متى يقول الغلام: إن الفجر قد طلع! إذ قد وثب هو لصلاة الفجر، فهذا دأبه منذ حول إلي. فقلت: اتق الله، ولا تحدثن في أمره حدثا يكون منه زوال النعمة، فقد تعلم أنه لم يفعل أحد بأحد منهم سوءا إلا كانت نعمته زائلة. فقال: قد أرسلوا إلي في غير مرة يأمرونني بقتله، فلم أجبهم إلى ذلك، وأعلمتهم أني لا أفعل ذلك، ولو قتلوني ما أجبتهم إلى ما سألوني. فلما كان بعد ذلك حول إلى الفضل بن يحيى البرمكي، فحبس عنده أياما، وكان الفضل بن الربيع يبعث إليه في كل ليلة مائدة، ومنع أن يدخل إليه من عند غيره، فكان لا يأكل ولا يفطر إلا على المائدة التي يؤتى بها حتى مضى على تلك الحال ثلاثة أيام ولياليها، فلما كانت الليلة الرابعة قدمت إليه مائدة للفضل بن يحيى، قال: فرفع (عليه السلام) يده إلى السماء، فقال: يا رب، إنك تعلم أني لو أكلت قبل اليوم كنت قد أعنت على نفسي. قال: فأكل فمرض، فلما كان من غد بعث إليه بالطيب ليسأله عن العلة. فقال له الطبيب: ما حالك؟ فتغافل عنه، فلما أكثر عليه أخرج إليه راحته فأراها الطبيب، ثم قال: هذه علتي، وكانت خضرة في وسط راحته، تدل على أنه سم، فاجتمع في ذلك الموضع، قال: فانصرف الطبيب إليهم، وقال: والله لهو أعلم بما فعلتم به منكم، ثم توفي (عليه السلام).
IsnādLe cheikh juriste Abu Ja'far Muhammad ibn Ali ibn al-Husayn ibn Musa ibn Babawayh al-Qummi (رضي الله عنه) nous a raconté en le lisant, il a dit: Mon père (رضي الله عنه) nous a raconté, il a dit: Ali ibn Ibrahim ibn Hashim nous a rapporté, de Muhammad ibn 'Isa al-Yaqtini, de Ahmad ibn Abdullah al-Farwi, de son père.
Je suis entré chez al-Fadl ibn al-Rabi' alors qu'il était assis sur une terrasse, et il me dit: 'Approche-toi de moi.' Je m'approchai jusqu'à lui faire face, puis il me dit: 'Regarde dans la maison de la cour.' Alors je regardai et il me demanda: 'Que vois-tu dans la maison?' Je répondis: 'Un vêtement jeté.' Il me répliqua: 'Regarde bien,' alors j'observai plus attentivement et réalisai: 'C'est un homme prosterné.' Il me demanda: 'Le reconnais-tu?' Je dis: 'Non.' Il dit: 'C'est ton maître.' Je demandai: 'Et qui est mon maître?' Il dit: 'Feins-tu l'ignorance envers moi?' Je répondis: 'Non, je ne feins pas, mais je ne connais pas de maître.' Il dit: 'C'est Abu al-Hasan Musa ibn Ja'far (as). Je le surveille nuit et jour et je ne l'ai jamais trouvé dans un état autre que celui dont je te parle: il prie l'aube puis médite un moment après sa prière jusqu'à ce que le soleil se lève, puis il se prosterne et ne cesse d'être prosterné jusqu'à ce que le soleil décline. On lui a assigné quelqu'un pour observer le déclin du soleil, et je ne sais pas quand le serviteur dit: "Le soleil a décliné!" alors qu'il se précipite pour commencer la prière sans refaire ses ablutions. Ainsi, je sais qu'il ne dort pas dans sa prosternation et ne somnole pas. Il continue ainsi jusqu'à ce qu'il ait terminé la prière de l'après-midi. Après avoir prié, il se prosterne et ne cesse d'être prosterné jusqu'au coucher du soleil. Lorsque le soleil se couche, il se relève de sa prosternation et prie le Maghrib sans aucune interruption, puis continue dans sa prière et sa méditation jusqu'à prier l'Isha. Après l'Isha, il rompt son jeûne sur un rôt qu'on lui apporte, puis il refait ses ablutions, se prosterne, puis lève la tête et s'endort légèrement. Ensuite, il se lève, refait ses ablutions et continue de prier au cœur de la nuit jusqu'à l'aube. Et je ne sais pas quand le serviteur dit: "L'aube est là!" qu'il bondit pour la prière du matin. C'est son habitude depuis qu'il a été transféré chez moi.' Je lui dis: 'Crains Dieu, et ne fais rien qui puisse apporter un changement néfaste, car tu sais que quiconque leur a fait du mal n'a eu de bénédiction persistante.' Il répondit: 'Ils m'ont envoyé à plusieurs reprises avec des ordres pour le tuer, mais je ne leur ai pas obéi. Je les ai informés que je ne le ferais pas, même s'ils me tuaient. Quand il fut ensuite transféré à al-Fadl ibn Yahya al-Barmaki, il fut emprisonné là-bas quelques jours. Al-Fadl ibn al-Rabi' lui envoyait un repas chaque nuit et interdisait à quiconque d'entrer sauf par lui. Il ne mangeait ni ne rompait son jeûne que sur ce repas jusqu'à ce que trois jours et leurs nuits fussent passés. La quatrième nuit, un repas lui fut apporté d'al-Fadl ibn Yahya, il leva alors les mains vers le ciel et dit: 'Ô Seigneur, Tu sais que si j'avais mangé auparavant, j'aurais été complice de ma propre perte.' Alors il mangea et tomba malade. Le lendemain, il envoya chercher un médecin pour s'enquérir de sa maladie. Le médecin lui demanda: 'Comment te sens-tu?' Il fit semblant de ne pas l'entendre, puis lorsqu'il insista, il lui montra la paume de sa main et dit: 'Voici ma maladie,' qui montrait une teinte verte au milieu de sa paume, indiquant du poison concentré dans cet endroit. Alors le médecin se tourna vers eux et dit: 'Par Dieu, il en sait plus sur ce que vous lui avez fait que vous-mêmes.' Puis il mourut (as).