قال: دخلت على أمير المؤمنين علي بن أبي طالب (عليه السلام) في مرضه الذي قبض فيه، فحل عن جراحته، فقلت: يا أمير المؤمنين، ما جرحك هذا بشئ، وما بك من بأس. فقال لي: يا حبيب، أنا والله مفارقكم الساعة. قال: فبكيت عند ذلك، وبكت أم كلثوم، وكانت قاعدة عنده، فقال لها: ما يبكيك يا بنية؟ فقالت: ذكرت يا أبه أنك تفارقنا الساعة فبكيت. فقال لها: يا بنية لا تبكين، فوالله لو ترين ما يرى أبوك ما بكيت. قال حبيب: فقلت له: وما الذي ترى يا أمير المؤمنين؟ فقال: يا حبيب، أرى ملائكة السماوات والنبيين بعضهم في أثر بعض وقوفا إلى أن يتلقوني، وهذا أخي محمد رسول الله (صلى الله عليه وآله) جالس عندي، يقول: أقدم، فإن أمامك خير لك مما أنت فيه. قال: فما خرجت من عنده حتى توفي (عليه السلام)، فلما كان من الغد، وأصبح الحسن (عليه السلام)، قام خطيبا على المنبر، فحمد الله وأثنى عليه، ثم قال: أيها الناس، في هذه الليلة نزل القرآن، وفي هذه الليلة رفع عيسى بن مريم (عليه السلام)، وفي هذه الليلة قتل يوشع بن نون، وفي هذه الليلة مات أبي أمير المؤمنين علي بن أبي طالب (عليه السلام). والله لا يسبق أبي أحد كان قبله من الاوصياء إلى الجنة، ولا من يكون بعده، وإن كان رسول الله (صلى الله عليه وآله) ليبعثه في السرية فيقاتل جبرئيل عن يمينه، وميكائيل عن يساره، وما ترك صفراء ولا بيضاء، إلا سبعمائة درهم فضلت من عطائه، كان يجمعها ليشتري بها خادما لاهله.
IsnādNotre père (radia llāhu ʿanhu) nous a rapporté, en disant : ʿAlī ibn al-Ḥusayn al-Saʿdābādī nous a rapporté, en disant : Aḥmad ibn Abī ʿAbd Allāh al-Barqī nous a rapporté, d'après son père, d'après Aḥmad ibn al-Naḍr al-Khazzāz, d'après ʿAmr ibn Shammr, d'après Jābir ibn Yazīd al-Juʿfī, d'après Abū Ḥamza al-Thumālī, d'après Ḥabīb ibn ʿAmr
Il [Ḥabīb ibn ʿAmr] dit : Je rendis visite au Commandeur des croyants, ʿAlī ibn Abī Ṭālib (as), lors de la maladie dont il devait mourir. On défit son pansement, et je lui dis : « Ô Commandeur des croyants, ta blessure n'est rien de grave, et tu n'es pas en danger. » Il me répondit : « Ô Ḥabīb, par Dieu, je vais vous quitter à l'instant même. » Il [Ḥabīb] dit : Je me mis alors à pleurer, et Umm Kulthūm se mit à pleurer également — elle était assise auprès de lui. Il lui dit : « Qu'est-ce qui te fait pleurer, ô ma fille ? » Elle répondit : « Je songeais, ô père, que tu allais nous quitter à l'instant, et j'ai pleuré. » Il lui dit alors : « Ô ma fille, ne pleure pas, car par Dieu, si tu voyais ce que voit ton père, tu ne pleurerais pas. » Ḥabīb dit : Je lui demandai : « Et que vois-tu, ô Commandeur des croyants ? » Il répondit : « Ô Ḥabīb, je vois les anges des cieux et les prophètes, les uns à la suite des autres, debout en rangs, attendant de me recevoir. Et voici mon frère Muḥammad, le Messager de Dieu (sawa), assis auprès de moi, qui me dit : 'Avance, car ce qui t'attend est meilleur pour toi que ce dans quoi tu te trouves.' » Il [Ḥabīb] dit : Je ne partis pas de chez lui avant qu'il ne soit décédé (as). Le lendemain matin, al-Ḥasan (as) monta en chaire pour prononcer un discours. Il loua Dieu et fit Son éloge, puis dit : « Ô gens, c'est en cette nuit que le Coran fut révélé, c'est en cette nuit que ʿĪsā ibn Maryam (as) fut élevé [aux cieux], c'est en cette nuit que Yūshaʿ ibn Nūn fut tué, et c'est en cette nuit que mon père, le Commandeur des croyants ʿAlī ibn Abī Ṭālib (as), est mort. Par Dieu, nul parmi les awṣiyāʾ [légataires prophétiques] qui l'ont précédé, ni parmi ceux qui viendront après lui, ne le devancera au Paradis. Le Messager de Dieu (sawa) l'envoyait dans les expéditions militaires, et Jibrīl combattait à sa droite tandis que Mīkāʾīl combattait à sa gauche. Il ne laissa derrière lui ni or ni argent, si ce n'est sept cents dirhams qui lui restaient de sa pension, qu'il avait mis de côté pour acheter un serviteur à sa famille. »