Quoi de neuf ?

Réflexion sur les termes de crime et péché.

Sasori

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Salam alékoum,

Je me suis posé cette question suite à la lecture d'un article qui abordait ces notions.

Je vous les expose ici.

Le crime n’existait que s’il était reconnu par la loi. Nulla crimen sine lege (pas de crime qui ne soit reconnu par la loi) disait déjà le droit Romain et il était, donc, du ressort de la puissance publique de le punir et de l’empêcher puisque tout crime est destructeur de l’ordre social.

Le péché, en revanche, ressort de la morale privée et il revient à Dieu, et à Dieu seul, de le punir. Chacun doit s’en repentir tout en essayant d’en corriger les effets par ses actions ultérieures.

Il revient par conséquent à l’État de punir le crime, mais en aucun cas de sanctionner le péché. Aux yeux de la puissance publique, une action peut être un crime sans représenter un péché, tandis qu’un péché aux yeux des autorités religieuses peut ne pas être du tout un délit aux yeux de la société.


La morale serait donc individuelle tandis que la loi s'appliquerait à tous.

Ce qui veut dire aussi que l’État ne peut pas et ne doit pas se servir de la force qui lui a été impartie pour faire triompher sa conception de la morale que défendent ceux qui en ont pris le contrôle.

La question qui découle de ce raisonnement est où se trouve la limite des forces de l'ordre et du système judiciaire dans une société islamique ?

Barak Allahou fikoum.
 
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