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Les options iraniennes en cas d’attaques asymétriques (partie 1).

Sasori

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Salam alékoum,

Cet article date de 2017 et je lavais posté ici. Etant donné l'actualité relative à l'Iran, je le reposte.

L’opinion publique internationale est visiblement préoccupée par les perspectives d’une agression américaine contre l’Iran et de nombreux observateurs soulignent le risque pour l’économie mondiale d’une tentative iranienne de bloquer le détroit d’Ormuz. Certains craignent également que l’Iran puisse couler un porte-avions américain en utilisant une combinaison de missiles, de sous-marins et de petites embarcations d’attaque. Il est également souvent suggéré qu’Israël pourrait devenir la première victime d’une telle contre-attaque iranienne et que l’Iran pourrait« faire pleuvoir des missiles sur Israël ». Il est vrai que la plupart sont des réponses iraniennes possibles, aussi improbable qu’elles puissent paraître. Cependant, il y a de bonnes raisons de douter que la direction iranienne choisirait de répondre à une attaque américaine de cette façon.

L’option du détroit d’Ormuz


Tout d’abord, considérons l’option « Détroit d’Ormuz ». Dans un article précédent intitulé Comment ils pourraient le faire, j’ai décrit comment le Pentagone pourrait essayer de faire la guerre à l’Iran, tout en empêchant les Iraniens de fermer le détroit d’Ormuz :

« La première phase commencerait par 2-3 jours de frappes avec des missiles de croisière combinées à des frappes aériennes. L’objectif serait de dégrader autant que possible les capacités C3I iraniennes [Command, Control, Communications & Intelligence, NdT] et, plus important encore, d’isoler les zones côtières iraniennes des principaux centres de commandement et des routes de ravitaillement. Cette dégradation des capacités de défense aérienne iraniennes serait suivie par des bombardements et des frappes intenses tout au long de la côte du détroit d’Ormuz, coté iranien, combinée à un effort pour détruire tous les sous-marins diesel d’attaque de classe Kilo. Il est raisonnable de s’attendre à des « bruits de bottes » avant que cette phase ne soit achevée : les forces marines et aériennes des États-Unis débarqueraient sur des positions clés le long de la côte et encercleraient les poches de résistance. Une fois que les têtes de pont auraient été sécurisées, les troupes de l’armée américaine débarqueraient des équipements lourds et établiraient des bases avancées. L’objectif final de cette première phase consisterait à contrôler la plupart des côtes iraniennes (mais pas nécessairement), dans l’espoir de protéger les lignes maritimes du golfe Persique contre une menace d’attaque iranienne. Cet objectif devrait être atteint en 4 à 6 semaines pour obtenir l’effet désiré. »
Une fois les batteries de missiles concentrées le long de la côte (et sur une profondeur d’environ 10 à 20 km selon le terrain) et une fois les capacités iraniennes de détection actives/passives suffisamment dégradées, les États-Unis pourraient annoncer que les voies maritimes sont sûres, ouvertes et protégées contre toute nouvelle frappe.

La deuxième phase passerait aux frappes contre l’infrastructure nationale (comprendre : terroriser la population civile et la soumettre, dans l’espoir que le peuple se révoltera contre ses dirigeants) et à un soutien proactif aux diverses forces anti-gouvernementales (Kurdes, etc.) appuyé par un blocus aérien/terrestre/maritime contre la partie restante de l’Iran. Cette deuxième phase pourrait durer très longtemps. Dans un autre article intitulé Plans du Pentagone selon Scott Ritter (et le Saker), j’ai ajouté :

« Le détroit d’Ormuz est en effet étroit, et l’Iran a des mines et des missiles capables de frapper les pétroliers dans le détroit. L’Iran a également de très bons sous-marins russes de classe Kilo qui, à bien des égards, sont mieux adaptés aux opérations côtières et en « eau verte » que les SSN étasuniens. Le problème est le ciblage: en termes de portée des armes, le détroit d’Ormuz est minuscule, en termes de ciblage il est énorme. »
Pour déployer des mines, l’Iran peut utiliser des embarcations de petite taille ou des sous-marins. La marine américaine est cependant plus que capable de trouver et de détruire de tels poseurs de mine. Les missiles doivent contenir les données de ciblage, vous ne pouvez pas simplement en tirer vers le détroit avec l’espoir de frapper un pétrolier. En cas d’attaque, c’est exactement là où la Marine américaine va déposer une énorme couverture de brouillage électronique sur l’ensemble de la voie navigable, combinant à la fois des contre-mesures électroniques (telles que le brouillage) et des frappes (avec des missiles anti-rayonnement). Dernièrement, les Iraniens pouvaient utiliser l’artillerie côtière. C’est là que les 17 000 marins militaires actuellement basés au large de la côte perse entrent en jeu : en prenant physiquement en charge des sections clés de la côte iranienne et un certain nombre d’îles dans le détroit, la marine américaine espère rendre beaucoup plus difficile pour les Iraniens la possibilité de fermer le trafic. Une fois que le détroit est déclaré « sûr », l’Empire pourrait alors prendre son temps pour battre le « régime » iranien (dans le langage américain, tous les gouvernements non contrôlés par la Maison Blanche sont des « régimes »), dans l’espoir de déclencher une révolte populaire contre les « mollahs » (encore une fois, le langage américain pour désigner n’importe qui à l’intérieur du gouvernement iranien).

Cette stratégie « fonctionnera » dans le sens étroit du terme : elle permettra de maintenir ouvertes les lignes maritimes de communication (SLOC). Dans un sens plus large cependant, je pense que cette stratégie est basée sur un certain nombre d’hypothèses erronées, les deux principales étant la longueur probable du conflit et les réponses iraniennes probables à une agression américaine. Je reviendrai sur cette question dans un instant, mais regardons d’abord les deux autres options qui semblent inquiéter tant d’experts en Occident

Attaquer un porte-avion américain

L’Iran pourrait-il vraiment couler un porte-avion américain? Pour répondre à cette question, nous devons nous souvenir de la stratégie de la Marine américaine pendant la Guerre froide.

Entre autres choses, les États-Unis avaient décidé qu’en cas de guerre avec l’Union soviétique en Europe, il était important, en fait crucial, de protéger les lignes maritimes qui traversent l’Atlantique et pour cela, des groupes de combat de porte-avions américains devaient être positionnés dans l’Atlantique Nord, juste en face de la péninsule (alors) soviétique de Kola. L’objectif fondamental de cette stratégie était de « porter la lutte sur le terrain soviétique » et d’empêcher leurs sous-marins d’atteindre l’Atlantique. Cette stratégie aurait nécessité que la marine américaine place son porte-avions à bonne distance de frappe des bombardiers supersoniques soviétiques armés de missiles de croisière supersoniques avancés (équipés d’ogives conventionnelles ou même nucléaires). On supposait que ces bombardiers seraient guidés par des avions AWACS et des sous-marins cachés (eux-mêmes armés de missiles de croisière anti-navires mortels et de torpilles puissantes) et protégés par des intercepteurs avancés de longue portée comme le MiG-31 et le SE-27. Enfin, on supposait également que les Soviétiques auraient recours à divers types de satellites qui leur permettraient de suivre les forces navales américaines. En d’autres termes, la marine américaine s’est entraînée pendant des décennies à affronter un environnement beaucoup plus dangereux que celui que les Iraniens ne pourront jamais espérer créer.

À vrai dire, en tant qu’analyste militaire, j’ai toujours considéré cette stratégie comme une folie absolue – le genre d’empressement impérial typique de l’ère Reagan, comme beaucoup d’autres analystes le considèrent aussi (y compris dans la marine américaine elle-même). Beaucoup m’ont dit, hors micro, que des attaques par saturation de bombardiers soviétiques avaient été simulées et que ces simulations avaient systématiquement montré la vulnérabilité des porte-avions américains si une telle stratégie avait été effectivement mise en œuvre. Certains ont ajouté que les commandants de la Marine américaine n’étaient pas si stupides et qu’une telle stratégie n’aurait jamais été utilisée en cas de guerre. Mais la politique et la guerre sont deux arts très différents et, au moins officiellement, la marine américaine avait l’intention de faire exactement cela et donc, elle s’est entraînée pour ce type d’environnement à haut risque. Souvent. Donc, à moins que la marine américaine ne reçoive l’ordre de faire quelque chose de vraiment fou, il n’y a simplement aucun moyen pour que les Iraniens puissent se rapprocher des navires de haute valeur de la Navy (qui resteront bien loin de la côte iranienne ou du détroit d’Ormuz lui-même). L’idée de l’Iran coulant un porte avion américain fait partie du monde de la fantaisie, pas d’une véritable guerre navale.

Une pluie de missiles sur Israël

Il nous reste donc l’option « pluie de missiles sur Israël ». Je ne voudrais pas totalement écarter la possibilité pour l’Iran d’envoyer un couple de missiles sur Tel Aviv en représailles à toute participation israélienne à l’agression américaine sur leur pays. Ce serait un geste politique purement symbolique et non une stratégie de combat. Les Iraniens comprennent parfaitement qu’ils ne tireront aucun avantage militaire ou politique en infligeant de lourds dommages et pertes à Israël. Autrement dit, l’Iran n’est pas le Hezbollah, même l’Iran a le même nombre de missiles que le Hezbollah avait l’été dernier (et encore aujourd’hui). Pour le Hezbollah, le tir de missiles Katioucha à courte portée sur Israël faisait parfaitement sens, car cela a forcé la population du tiers nord du pays à se cacher dans des abris et à fuir ses maisons, faisant ainsi payer un lourd prix économique et politique aux Israéliens pour leur guerre contre le Liban. L’Iran, en revanche, n’a pas le même nombre de missiles capables d’atteindre Israël et ceux-ci seraient beaucoup mieux utilisés ailleurs (plus sur ce sujet dans un instant).

Le Hezbollah, bien sûr, pourrait commencer à tirer ses nombreux missiles sur Israël comme l’été dernier, et il est certain que si le chef suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei, faisait cette demande, le Hezbollah y répondrait : on affirme souvent, à tort, que le dirigeant spirituel du Hezbollah est Sayyid Hussein Fadlallah. Ce n’est pas le cas. Le Hezbollah est un mouvement populaire et son secrétaire général, le cheikh Hassan Nasrallah en particulier, est un adepte de l’ayatollah Ali Khamenei. Ses membres le reconnaissent lui, et non Fadlallah, comme la vraie autorité religieuse suprême. Cependant, je pense que les dirigeants iraniens garderaient une telle option en magasin, ne serait-ce que parce qu’ils ont le choix entre plusieurs autres options, beaucoup plus efficaces.

D’une manière générale, nous voyons l’Empire des néoconservateurs avoir deux options d’attaque contre l’Iran.

  1. Une attaque courte et limitée à certaines installations nucléaires et gouvernementales iraniennes. Les objectifs de ce type d’attaque seraient purement politiques : sembler avoir « fait quelque chose », donner aux Américains et aux Israéliens découragés des drapeaux à agiter, « montrer de la résolution » et « envoyer un message ferme », le type d’absurdité habituelle du Département d’État. Ils peuvent toujours espérer tuer certains dirigeants iraniens, par hasard (ce que cela leur rapporterait, je vous en laisse juge). Finalement, cela ne serait qu’une punition pour le « mauvais comportement » des Iraniens.
  2. Une attaque militaire plus importante, qui ne pourrait se limiter à une campagne aérienne et qui devrait inclure au moins une certaine invasion par des forces terrestres, serait similaire à la stratégie décrite dans mon article sur « comment ils pourraient faire ». L’objectif de cette option serait radicalement différent de celui de la première.
« Punir la population iranienne pour son soutien électoral aux « mollahs » (selon l’expression étasunienne). C’est exactement la même logique qui a amené les Israéliens à frapper tout le Liban avec des bombes, des missiles et des mines, la même logique avec laquelle ils ont tué plus de 500 personnes à Gaza, la même logique par laquelle les États-Unis ont bombardé la Serbie et le Monténégro et la même logique qui explique l’embargo bizarre de Cuba. Le message au peuple est : si vous soutenez les méchants, vous allez payer pour cela. »
La réponse iranienne à une attaque américaine dépendra de leur analyse du type d’attaque à laquelle ils sont soumis, suivant l’un ou l’autre scénario. La première option (une attaque limitée contre l’Iran) comporte de forts facteurs d’escalade/inhibition. Elle offrirait à l’Empire la capacité d’augmenter considérablement le rythme et la nature de ses opérations contre l’Iran en passant à la deuxième option. Si les États-Unis commençaient par la deuxième option, la seule restante serait l’utilisation d’armes nucléaires. J’aborderai le choix nucléaire plus tard.

Les réponses iraniennes à une attaque américano-israélienne courte et limitée

En gardant à l’esprit ces deux situations très différentes, examinons maintenant les réponses iraniennes possibles. Il existe deux stratégies défensives de base dans toutes les situations : le déni et la punition. Le déni consiste à essayer d’empêcher l’ennemi de toucher ses cibles, alors que la punition est simplement un coup rendu pour chaque attaque.

En cas d’attaque israélo-américaine courte et limitée contre l’Iran, la meilleure option pour ce dernier serait paradoxale : s’en tirer au mieux et ne rien faire d’autre que de fortes déclarations d’indignation. Bien sur, les Iraniens devraient essayer d’utiliser la réponse du « déni » du mieux possible. Par exemple, en utilisant leurs défenses aériennes (limitées). Une telle action serait semblable à ce que les Serbes ont fait en Bosnie et ne représenterait pas plus qu’une nuisance pour les forces impériales.

Les États-Unis sont en état de siège en Irak : au moment où j’écris ceci [juillet 2007, NdT], les forces américaines sont déjà assiégées dans la majeure partie du pays. Le siège a été particulièrement efficace dans les régions sunnites d’Irak où l’insurrection a été très réussie dans ses opérations militaires contre les forces d’occupation et ses alliés. Dans les régions chiites, il y a un calme relatif mais des tensions énormes. Moqtada al-Sadr a refusé de tomber dans le piège des nombreuses tentatives des États-Unis pour attirer l’armée du Mahdi dans une confrontation. Dans la région de Bassora, les lignes de ravitaillement américaines fortement protégées ont été éventrées par la population chiite locale. Cela, bien sûr, pourrait changer du jour au lendemain. Moqtada al-Sadr a déjà déclaré que son armée du Mahdi irait attaquer les forces américaines en Irak en cas d’attaque contre l’Iran. Il ne fait aucun doute que les Brigades Badr, qui, à la différence de l’Armée du Mahdi, sont vraiment des extensions de la Garde révolutionnaire iranienne, rejoindraient aussi les forces du Mahdi et les forces sunnites dans une « chasse au Yankee ». En comparaison, une telle manœuvre ferait ressembler le sort actuel des forces américaines à des vacances. Dans un tel cas, les lignes de ravitaillement américaines du Koweït seraient sévèrement perturbées ou totalement coupées et les forces américaines dans le centre de l’Irak seraient coupées de leur principale ligne de sauvetage logistique. La Zone Verte et l’aéroport de Bagdad se transformeraient en bunkers assiégés et les forces américaines du « surge » passeraient la plupart de leur temps dans une position totalement défensive, faisant de leur mieux pour éviter d’être dépassées. Encore une fois, pour que tout cela se produise, les Iraniens n’auraient pas besoin de faire autre chose que d’exprimer leur indignation d’être attaqués.

Les faiblesses d’une attaque limitée : La principale faiblesse conceptuelle de l’option « courte et limitée » est l’absence de stratégie de sortie viable et aucun résultat clairement défini. La question « Ok, maintenant que nous avons bombardé les Iraniens, que faisons-nous ensuite? » ne reçoit aucune réponse, car il n’y aurait pas d’incitation quelconque pour les Iraniens à faire quoi que ce soit, encore moins à se conformer aux exigences impériales officielles. Les États-Unis ne peuvent pas simplement bombarder les objectifs nucléaires iraniens et certains bureaux gouvernementaux, puis s’attendre à ce que les Iraniens promettent de cesser d’enrichir l’uranium. Même les néocons aveuglément arrogants ne peuvent pas être aussi naïfs. Une telle attaque limitée et courte ne ferait que renforcer la détermination des dirigeants iraniens et de la population en général, à résister à toute sorte de revendications impériales.

Les Iraniens sont des durs : Une courte digression est ici nécessaire pour réaffirmer un fait bien connu, mais souvent négligé: les Iraniens sont des gens extrêmement durs. Encore une fois, l’histoire est pleine d’enseignements. Au cours de la guerre Iran-Irak, les Iraniens, bien que leur pays ait été très ébranlé par une révolution sanglante et beaucoup de turbulences internes, ont résisté avec succès, non seulement contre l’Irak mais aussi contre tous les autres pays dont les plans étaient, à l’époque, exécutés par Saddam Hussein. Les Irakiens avaient accès aux armes américaines, soviétiques et françaises, à l’argent saoudien, aux données satellitaires américaines, aux rapports des services de renseignement américains et israéliens, alors que les Iraniens ne luttaient essentiellement qu’avec leur courage, leur intelligence et leur nombre. Cette guerre a tué plus d’un million de personnes, la plupart du côté iranien, mais les Iraniens ont toujours réussi à résister. Il n’y a rien que l’Empire puisse faire contre eux, de nos jours, pour les « effrayer », tout au contraire. Les chiites ont un dicton: « Chaque jour est Achoura, chaque lieu est Kerbala », qui se réfère au jour (Achoura) et au lieu (la ville de Kerbala) du martyre de l’imam Hussein aux mains de l’énorme armée du Calife Yazid en 680. Ce qui veut dire que chaque pieux musulman chiite doit être prêt à mourir pour défendre la vérité, n’importe quand et n’importe où. Des gens comme eux ne vont tout simplement pas être intimidés par un Empire dont l’objectif le plus élevé est la «poursuite du bonheur». L’année dernière, il a fallu au Hezbollah (qui a aussi cette éthique de résistance commune à tous les chiites) moins de 2000 combattants, pour vaincre l’armée israélienne financée et fournie par l’Empire, au Liban. Les forces armées iraniennes comptent plus de 500 000 soldats (dont au moins 100 000 hautement qualifiés) soutenus par 350 000 réservistes et peuvent atteindre plus de 1 000 000 de soldats en cas de mobilisation complète. Gardez à l’esprit que ce sont ces personnes qui ont formé le Hezbollah, au début.

Par contre, l’Empire a déjà perdu trois guerres de suite (le Liban en 2006, l’Afghanistan et l’Irak), a de gros problèmes politiques à Gaza et dans les territoires occupés et est déjà dangereusement en surcapacité. Enfin, et ce n’est pas rien, une forte majorité de la population étasunienne est ostensiblement contre la guerre en Irak et désire que ses soldats rentrent à la maison. Dans aucun des scénarios le temps ne joue en faveur de l’Empire.

Barak Allahou fikoum.
 
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