Les hommes supérieurs aux anges chez Ibn Arabi

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sam

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Salâm salâm


Extrait d'un exposé intitulé "Les anges de la Parole chez Ibn ‘Arabî " avec Pierre Lory. Extrait des journées Henry Corbin, EPHE.

Pour écouter toute la conférence - Descendre jusqu'au titre intitulé : Pierre LORY (EPHE) : « Les anges de la Parole chez Ibn ‘Arabî »

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sam

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Salâm salâm


Pierre Lory nous explique l'idée de l'origine et du retour. Selon la mystique en
Islâm, pour les religieux le Paradis est promis, pour les mystiques le Paradis est goûté.

Conférence de Pierre Lory : "La mystique en Islam"

CANAL-U.TV





Selon la voie mystique, les actions vertueuses permettent ainsi d'atteindre un Paradis spirituel. Les mystiques le connaissent dans le coeur, mais les religieux ou ascètes ne peuvent y parvenir. Ces derniers ne sauraient jouir que d'un Paradis matériel. Le religieux, par ses actes d'observances, ne conserve que l'espoir de parvenir au Paradis après sa mort, alors que le mystique y goûte de son vivant. Pour le mystique, le Paradis et l'Enfer sont une réalité effective. Les Paradis et Enfers qui te sont promis, si tu es conscient, seront dès à présent connus de toi.

Selon Ibn Arabî, le « chemin » qui conduit du Principe à l’ultime frontière de la création (« le plus bas de l’abîme » : asfal sâfilîn, Cor. 95 : 5) reconduit de cette limite extrême au lieu originel (symbolisé dans la même sourate "Le Figuier" par le « Pays sûr » - (al-balad al-amîn) dont les âmes ont la nostalgie.

On retrouve 'al-balad al-amîn' (Le Pays sûr) également dans la Sourate Abraham

Abraham dit : "Mon Seigneur ! Fais de cette Cité, un lieu sûr.

Préserve-nous, moi et mes enfants, d'adorer des idoles, ô mon Seigneur, elles ont égaré un grand nombre d'hommes. (Sourate 14 : 35)

Sourate Les Troupeaux

Abraham dit à son père Azar : "Prendras-tu des idoles pour divinités ? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement manifeste".

Ainsi avons-nous montré à Abraham le royaume des Cieux et de la Terre pour qu'il soit au nombre de ceux qui croient fermement. (Sourate 6 : 75).

*** ***

A titre de réflexion, la question que tout croyant se poserait est de savoir si ce 'Pays sûr'
(al-balad al-amîn), serait le royaume des Cieux et de la Terre que Dieu a montré à Abraham.

Selon Mollâ Sadrâ les Cieux de l'âme sont l'« ésotérique » des Cieux visibles, chaque Ciel ayant son Logos créateur, lequel est son Esprit, comme nous l'apprend la (Sourate 19 ; verset 19) parlant du Logos qui fut projeté en Marie et qui était un Esprit de Dieu. Ces Cieux sont les plans et degrés des théophanies, les demeures spirituelles « auxquelles il est réservé au cœur de l'homme de s'élever, de l'un à l'autre, par toute une succession d'expériences et d'intermédiaires : mort après mort, vie après vie, naissance après naissance.

Comme l'a dit le Christ, Jésus fils de Marie : « N'entrera pas dans le royaume des Cieux quiconque n'est pas né deux fois ». Cette référence à un texte de l'Évangile de Jean (3 : 3). Quand l'âme transparente par la purification devient semblable à l'eau, alors elle naîtra comme une matière pure pour recevoir l'Esprit et sa lumière dans le Royaume des Cieux.

Il y a également ce passage ou le Christ enseigne : « En vérité, en vérité, je te le dis : à
moins de naître à nouveau, nul ne peut voir le Royaume de Dieu. Jean, 3/3 ».

Toujours selon Molla Sadra, il est réservé au cœur de l'homme de s'élever. Or, le Livre de Dieu, dans la Sourate Marie (verset 56-57) cite :

« Mentionne Idrîs dans le Livre ; ce fut un juste et un prophète ; nous l'avons élevé à une place sublime »

Le mystique ibn 'Ajiba explique ce haut rang en disant : « Ce haut rang ou cette station haute peut vouloir dire le Paradis (…) ». D'ailleurs « Idrîs a été élevé sans être mort comme ce fut le cas de Issa (Jésus) lui aussi élevé ». Il est à souligner que Élie et Khezr n'ont également pas franchi la mort terrestre.

Souvenons-nous de la transfiguration de Jésus sur le Mont Thabor suivi de l'apparition du
prophète Élie et Moïse. Où se trouvaient Élie et Moïse ? Sur une terre sûre ? Un Pays inaccessible ?

En comparaison, on remarque que dans la Sourate le Figuier, la Cité sûre est mentionné juste
après le Mont Sinîn. Or le lieu d'apparition, d'Élie et de Moïse, est cité juste après le Mont Thabor.

Cheikh Jamel Tahiri l'un des responsables du Centre Zahra France se pose la question :

Qu’est-ce que la cité sûre (Baladou-l-amine) ?




 
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Salâm salâm


Pierre Lory nous explique l'idée de l'origine et du retour. Selon la mystique en
Islâm, pour les religieux le Paradis est promis, pour les mystiques le Paradis est goûté.

Conférence de Pierre Lory : "La mystique en Islam"

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Selon la voie mystique, les actions vertueuses permettent ainsi d'atteindre un Paradis spirituel. Les mystiques le connaissent dans le coeur, mais les religieux ou ascètes ne peuvent y parvenir. Ces derniers ne sauraient jouir que d'un Paradis matériel. Le religieux, par ses actes d'observances, ne conserve que l'espoir de parvenir au Paradis après sa mort, alors que le mystique y goûte de son vivant. Pour le mystique, le Paradis et l'Enfer sont une réalité effective. Les Paradis et Enfers qui te sont promis, si tu es conscient, seront dès à présent connus de toi.

Selon Ibn Arabî, le « chemin » qui conduit du Principe à l’ultime frontière de la création (« le plus bas de l’abîme » : asfal sâfilîn, Cor. 95 : 5) reconduit de cette limite extrême au lieu originel (symbolisé dans la même sourate "Le Figuier" par le « Pays sûr » - (al-balad al-amîn) dont les âmes ont la nostalgie.

On retrouve 'al-balad al-amîn' (Le Pays sûr) également dans la Sourate Abraham

Abraham dit : "Mon Seigneur ! Fais de cette Cité, un lieu sûr.

Préserve-nous, moi et mes enfants, d'adorer des idoles, ô mon Seigneur, elles ont égaré un grand nombre d'hommes. (Sourate 14 : 35)

Sourate Les Troupeaux

Abraham dit à son père Azar : "Prendras-tu des idoles pour divinités ? Je te vois, toi et ton peuple, dans un égarement manifeste".

Ainsi avons-nous montré à Abraham le royaume des Cieux et de la Terre pour qu'il soit au nombre de ceux qui croient fermement. (Sourate 6 : 75).

*** ***

A titre de réflexion, la question que tout croyant se poserait est de savoir si ce 'Pays sûr'
(al-balad al-amîn), serait le royaume des Cieux et de la Terre que Dieu a montré à Abraham.

Selon Mollâ Sadrâ les Cieux de l'âme sont l'« ésotérique » des Cieux visibles, chaque Ciel ayant son Logos créateur, lequel est son Esprit, comme nous l'apprend la (Sourate 19 ; verset 19) parlant du Logos qui fut projeté en Marie et qui était un Esprit de Dieu. Ces Cieux sont les plans et degrés des théophanies, les demeures spirituelles « auxquelles il est réservé au cœur de l'homme de s'élever, de l'un à l'autre, par toute une succession d'expériences et d'intermédiaires : mort après mort, vie après vie, naissance après naissance.

Comme l'a dit le Christ, Jésus fils de Marie : « N'entrera pas dans le royaume des Cieux quiconque n'est pas né deux fois ». Cette référence à un texte de l'Évangile de Jean (3 : 3). Quand l'âme transparente par la purification devient semblable à l'eau, alors elle naîtra comme une matière pure pour recevoir l'Esprit et sa lumière dans le Royaume des Cieux.

Il y a également ce passage ou le Christ enseigne : « En vérité, en vérité, je te le dis : à
moins de naître à nouveau, nul ne peut voir le Royaume de Dieu. Jean, 3/3 ».

Toujours selon Molla Sadra, il est réservé au cœur de l'homme de s'élever. Or, le Livre de Dieu, dans la Sourate Marie (verset 56-57) cite :

« Mentionne Idrîs dans le Livre ; ce fut un juste et un prophète ; nous l'avons élevé à une place sublime »

Le mystique ibn 'Ajiba explique ce haut rang en disant : « Ce haut rang ou cette station haute peut vouloir dire le Paradis (…) ». D'ailleurs « Idrîs a été élevé sans être mort comme ce fut le cas de Issa (Jésus) lui aussi élevé ». Il est à souligner que Élie et Khezr n'ont également pas franchi la mort terrestre.

Souvenons-nous de la transfiguration de Jésus sur le Mont Thabor suivi de l'apparition du
prophète Élie et Moïse. Où se trouvaient Élie et Moïse ? Sur une terre sûre ? Un Pays inaccessible ?

En comparaison, on remarque que dans la Sourate le Figuier, la Cité sûre est mentionné juste
après le Mont Sinîn. Or le lieu d'apparition, d'Élie et de Moïse, est cité juste après le Mont Thabor.

Cheikh Jamel Tahiri l'un des responsables du Centre Zahra France se pose la question :

Qu’est-ce que la cité sûre (Baladou-l-amine) ?




Salam alékoum,

C'est un plaisir que de lire un sujet intéressant. Une question me vient à l'esprit. Si on peut goûter au paradis, peut-on alors goûter à l'enfer ? De là découle la réflexion suivante :

Et si c'était cela le vrai châtiment divin ? Celui qu'on s'inflige à soi-même en fin de compte. D'où cette notion de libre arbitre qui fait qu'on construit soi-même son paradis et son enfer.

Barak Allahou fik.
 

sam

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#4
Si on peut goûter au paradis, peut-on alors goûter à l'enfer ?

De là découle la réflexion suivante : Et si c'était cela le vrai châtiment divin ? Celui qu'on s'inflige à
soi-même en fin de compte. D'où cette notion de libre arbitre qui fait qu'on construit soi-même son paradis et son enfer.
Salâm salâm


Bien sûr, tout ce qui nous est destiné, en bien ou en mal, est devant nous dès aujourd'hui, dans ses mêmes proportions. La promesse de demain n'est qu'un commerce à crédit. Les « Aspirants qui ont connaissance de la vérité sont conscients de leur propre Paradis et Enfers ». L'Aspirant qui connaît ces degrés spirituels sait que tous les Paradis et Enfers se trouvent sur son chemin. Les amoureux, en ce qui concerne les âmes (paradis) et les démons (enfers) savent qu'il n'y a que voiles et révélations d'Enfers et de Paradis, et que la vérité est la présence du Paradis et de l'Enfer dans l'âme.

Le mystique est d'emblée dans la Résurrection avec la possibilité de se détourner de chaque Enfer, de se hausser de Paradis en Paradis jusqu'à la résorption en Dieu. Il atteint ainsi le degré de l'homme accompli et rejoint le peuple du Paradis possesseur « du royaume des Cieux et de la Terre, de la Sévérité et de la Faveur divine ». Dès lors, le mystique échappe à la voie objective, celle des religieux, où il faut attendre la mort physique afin d'entreprendre le retour à Dieu, avec les risques que comporte cette voie par laquelle le salut demeure un espoir incertain. Le mystique a rejoint le point d'origine ; pour lui, le cycle est consommé.

Toutefois, la peine de l'Enfer est bien réel, bien que dans ce monde elle
prend la forme d'angoisse, du déchirement intérieur, d'anxiété, de dépression etc...

SaLuT Sasori.


 

Sasori

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Salâm salâm


Bien sûr, tout ce qui nous est destiné, en bien ou en mal, est devant nous dès aujourd'hui, dans ses mêmes proportions. La promesse de demain n'est qu'un commerce à crédit. Les « Aspirants qui ont connaissance de la vérité sont conscients de leur propre Paradis et Enfers ». L'Aspirant qui connaît ces degrés spirituels sait que tous les Paradis et Enfers se trouvent sur son chemin. Les amoureux, en ce qui concerne les âmes (paradis) et les démons (enfers) savent qu'il n'y a que voiles et révélations d'Enfers et de Paradis, et que la vérité est la présence du Paradis et de l'Enfer dans l'âme.

Le mystique est d'emblée dans la Résurrection avec la possibilité de se détourner de chaque Enfer, de se hausser de Paradis en Paradis jusqu'à la résorption en Dieu. Il atteint ainsi le degré de l'homme accompli et rejoint le peuple du Paradis possesseur « du royaume des Cieux et de la Terre, de la Sévérité et de la Faveur divine ». Dès lors, le mystique échappe à la voie objective, celle des religieux, où il faut attendre la mort physique afin d'entreprendre le retour à Dieu, avec les risques que comporte cette voie par laquelle le salut demeure un espoir incertain. Le mystique a rejoint le point d'origine ; pour lui, le cycle est consommé.

Toutefois, la peine de l'Enfer est bien réel, bien que dans ce monde elle
prend la forme d'angoisse, du déchirement intérieur, d'anxiété, de dépression etc...

SaLuT Sasori.


Salam alékoum,

Dans ce cas là, faut-il adopter les principes du stoïcisme ? Il faut alors aussi trouver un équilibre entre le détachement de ce monde et en même temps vivre au sein de ce dernier. Equilibre qui, selon moi, est difficile à trouver car l'humain oscille entre rationalité et émotions.

Barak Allahou fik.
 

sam

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#6
Il faut alors aussi trouver un équilibre entre le détachement de ce monde et en même temps vivre au sein de ce dernier. Equilibre qui, selon moi, est difficile à trouver car l'humain oscille entre rationalité et émotions.
Salâm salâm


La spiritualité et la gnose enseignée par les Prophètes et les Imams ont des degrés ascendants et descendants. Elles interviennent au niveau le plus simple de la vie de l'homme. Nous n'avons pas de super mystique dans la spiritualité islamique. La gnose n'est pas une vocation pour que certains soient considérer comme des gnostiques, et d'autres comme des gens qui doivent tout abandonner pour se lancer dans la méditation. Elle n'est pas non plus, le domaine de prédilection de chômeurs, et il ne faut pas aussi laisser tout tomber pour devenir un spirituel de carrière. La spiritualité islamique n'est en aucun cas une profession ou un art qui fait de certains des saints et d'autres des souillés.

La spiritualité est indissociable de la matière. On ne conçoit pas dans la culture islamique, qu'une partie de la vie est matérielle et l’autre spirituelle. Tous les aspects de la vie reflètent la spiritualité dans l'islam. Ainsi, le mariage, le travail, les études, et même les loisirs et le sommeil sont aussi les éléments de la spiritualité lorsqu'ils cadrent avec les enseignements des Prophètes. Une lecture des livres des Prophètes nous convaincra de cette réalité. Parce que le Coran invite à la spiritualité en disant : « prosternes-toi et rapproches-toi ». Une spiritualité qui intervient même dans la plus secrète des dimensions de la vie de l'homme.

Cependant, il arrive de rencontrer des personnes, bien que rare, qui délaissent
ce bas-monde et tout ce qu'il renferme. Ainsi, il est rapporté dans le corpus al-Kâfi:

« Un jour, le Messager d’Allâh accomplit en assemblée la Prière de l'aube. Apercevant un jeune homme, la tête rabaissée, le visage pâle, le corps amaigri, les yeux enfoncés dans la tête, il lui dit: « Ô Untel, qu'es-tu devenu ? » Le jeune homme répondit: « Je suis dans un état de certitude (dans la foi), ô Messager d’Allâh ». Le Prophète, étonné par cette réponse, lui demanda: « A toute certitude il y une vérité, quelle est donc la vérité de ta certitude ? » Le jeune homme dit : « C’est ma certitude qui m’a affligé, m’a fait veiller les nuits et assoiffé les midis. Aussi ai-je délaissé ce bas-monde et tout ce qu'il renferme. Je suis comme si je regardais le Trône de mon Seigneur, qui était dressé pour demander des comptes aux créatures – dont moi-même - rassemblées à l’occasion. Je suis comme si je revoyais les gens du Paradis, accoudés aux divans, jouir du Paradis, se faire connaissance les uns avec les autres. Et comme si je revoyais les gens de l'Enfer torturés, hurlant. Et comme si j’entendais maintenant la fureur de l'Enfer souffler dans mes oreilles ». Le Messager d'Allâh dit alors à ses Compagnons: « Voilà un serviteur dont Allâh a illuminé le cœur par la Foi ». Puis s'adressant au jeune homme, il lui dit: « Continue comme tu es. » Le jeune homme demanda: « O Messager d’Allâh, prie Allâh de me donner la chance de mourir en martyr ». Le Messager d’Allâh pria pour lui et il fut tombé effectivement en martyr après neuf autres martyrs ».

Al-Kâfî, Tome 2, Kitâb al-Imân wa-l-Kufr, Bâb Haqîqat al-Imân wa-l-yaqîn, Hadith 2.

Bien à vous.​
 

Sasori

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#7


Salâm salâm


La spiritualité et la gnose enseignée par les Prophètes et les Imams ont des degrés ascendants et descendants. Elles interviennent au niveau le plus simple de la vie de l'homme. Nous n'avons pas de super mystique dans la spiritualité islamique. La gnose n'est pas une vocation pour que certains soient considérer comme des gnostiques, et d'autres comme des gens qui doivent tout abandonner pour se lancer dans la méditation. Elle n'est pas non plus, le domaine de prédilection de chômeurs, et il ne faut pas aussi laisser tout tomber pour devenir un spirituel de carrière. La spiritualité islamique n'est en aucun cas une profession ou un art qui fait de certains des saints et d'autres des souillés.

La spiritualité est indissociable de la matière. On ne conçoit pas dans la culture islamique, qu'une partie de la vie est matérielle et l’autre spirituelle. Tous les aspects de la vie reflètent la spiritualité dans l'islam. Ainsi, le mariage, le travail, les études, et même les loisirs et le sommeil sont aussi les éléments de la spiritualité lorsqu'ils cadrent avec les enseignements des Prophètes. Une lecture des livres des Prophètes nous convaincra de cette réalité. Parce que le Coran invite à la spiritualité en disant : « prosternes-toi et rapproches-toi ». Une spiritualité qui intervient même dans la plus secrète des dimensions de la vie de l'homme.

Cependant, il arrive de rencontrer des personnes, bien que rare, qui délaissent
ce bas-monde et tout ce qu'il renferme. Ainsi, il est rapporté dans le corpus al-Kâfi:

« Un jour, le Messager d’Allâh accomplit en assemblée la Prière de l'aube. Apercevant un jeune homme, la tête rabaissée, le visage pâle, le corps amaigri, les yeux enfoncés dans la tête, il lui dit: « Ô Untel, qu'es-tu devenu ? » Le jeune homme répondit: « Je suis dans un état de certitude (dans la foi), ô Messager d’Allâh ». Le Prophète, étonné par cette réponse, lui demanda: « A toute certitude il y une vérité, quelle est donc la vérité de ta certitude ? » Le jeune homme dit : « C’est ma certitude qui m’a affligé, m’a fait veiller les nuits et assoiffé les midis. Aussi ai-je délaissé ce bas-monde et tout ce qu'il renferme. Je suis comme si je regardais le Trône de mon Seigneur, qui était dressé pour demander des comptes aux créatures – dont moi-même - rassemblées à l’occasion. Je suis comme si je revoyais les gens du Paradis, accoudés aux divans, jouir du Paradis, se faire connaissance les uns avec les autres. Et comme si je revoyais les gens de l'Enfer torturés, hurlant. Et comme si j’entendais maintenant la fureur de l'Enfer souffler dans mes oreilles ». Le Messager d'Allâh dit alors à ses Compagnons: « Voilà un serviteur dont Allâh a illuminé le cœur par la Foi ». Puis s'adressant au jeune homme, il lui dit: « Continue comme tu es. » Le jeune homme demanda: « O Messager d’Allâh, prie Allâh de me donner la chance de mourir en martyr ». Le Messager d’Allâh pria pour lui et il fut tombé effectivement en martyr après neuf autres martyrs ».

Al-Kâfî, Tome 2, Kitâb al-Imân wa-l-Kufr, Bâb Haqîqat al-Imân wa-l-yaqîn, Hadith 2.

Bien à vous.​
Salam alékoum,

Très bonne explication. Comme vous le dites, il faut peut-être imprégner de la spiritualité dans chacun de nos actes pour transformer notre être et notre réalité.

Barak Aallahou fik.
 

sam

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#8

Salâm salâm


L’invocation adressée par Cheikh Bahjat à Hassan Nasrallah avant la guerre de 2006

Entretien du 2 avril 2016 consacré à la mémoire du Cheikh Bahjat (1916-2009),
gnostique iranien qui est un des référents spirituels de Hassan Nasrallah


 
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