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Boukhari, partisan des Omeyades, plume au service des Abbasides, contre Ahl el Beyt, as.

ithviriw

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Assalamou 'alaikoum wa Rahmatou Allahi wa Barakatouhou;

Quelle était la position de Boukhari, face au sunnisme et au chiisme ?

Pour comprendre la position de Boukhari face au chiisme, il faut savoir qu'il est né dans une famille sounie, d'une part, et donc qu'il en a reçu le choix de madhhab, et d'autre part, qu'il a vécu dans une PERIODE d'INTOLERANCE à l'égard des descendants de Rassoulou Allah, aswaws, et de leurs PARTISANS (chiites).

De ce fait, il a donc SUBI la CENSURE et l'INTERDICTION de se sourcer auprès des IMAMS AHL EL BEYT, as, sous peine d'être torturé et décapité.

Les sounis, ne le reconnaissent comme "authentique", que parce que précisément il a VEILLE à ne prendre AUCUN hadith chez les imams descendants des Ahl el Beyt, as, quitte à prendre des FAUX hadiths chez des gens qui foncièrement étaient des MENTEURS avérés, comme Abou Houreyra, qui avait été fouetté par Omar, pour mensonges répétés
.

1.- Son nom et sa généalogie:​
Abou 'Abdillâh Mouhammad Ibn Ismâ'il Ibn lbrâhîm Ibn al-Mughîra Ibn Bardazba Al-Djou'fiy Al-Boukhâri, il est appelé "La Citadelle du Hadith".
Son père
Le père d'Al-Boukhâri était connu parmi les savants. Homme de piété, il était aussi riche; il paraît qu'il avait un certain commerce. Homme de science, il avait des travaux sur la sounna : Ibn Hibbân, dans son ?uvre "ath-Thuqât", l'avait classé dans la quatrième génération des rapporteurs. Il avait dit : "Il rapporte de Hammâd Ibn Zayd et de Mâlik". Les Irakiens rapportaient aussi de lui.

Ibn Hibbân (ÑÍãå Çááå) a dit aussi : "'Ismâ'îl Ibn lbrâhîm Ibn al-Mughîra - Ila rencontré Hammâd et lbn al-Mubârak; il a aussi entendu Mâlik". (at-Târîkh al-Kabîr l/342)
Peu avant son décès, il avait confié à Ahmad b. Haf qui sétait rendu à son chevet : "Je nai jamais gagné de toute ma vie un seul dirham de provenance douteuse".
Son grand-père
lbrâhîm Ibn al-Mughîra, Al-Hafid Ibn Hajar (ÑÍãå Çááå) écrit : "Nous n'avons pas trouvé d'éléments racontant sa biographie". (Hadyu as-Sâry p. 478)
Son arrière grand-père
Al-Mughîra, le père d'ibrâhîm, fut le premier de la lignée d'Al-Boukhâri à embrasser l'Islam.
Sa conversion fut l'?uvre d'un de ses concitoyens, un auxiliaire de la tribu Dju'fy, du nom d'al-Yamân, celui-là même qui est l'aïeul du traditionniste al-Hâfid 'Abd-ul-Lâh Ibn Muhammad Ibn 'Abd-ul-Lâh Ibn Dja'far Ibn al-Yamân al-Masnady al-Dju'fy.
Sa naissance (194 H)

Il est né après la prière du vendredi, le 13ème jour de Chawwâl de l'an 194 de l'Hégire (21 juillet 810) dans la ville de Boukhara en Iran (actuel Ouzbekistan).


Son voyage à la Mecque et son premier pèlerinage (210 H ; 16 ans)

A l'âge de seize ans, après avoir appris le Hadîth par les spécialistes de cette science à Bukhârah, il voyagea avec sa mère et son frère Ahmad et s'installèrent à la Mecque.

Dans chaque ville, sur son chemin vers les lieux saints, il contactait les érudits et les faqîh pour profiter de leur savoir religieux : il avait écouté de Makky Ibn 'lbrâhîm al-Balkhy al-Hâfid (à Baikh), d'Abu 'Asim 'Amrû Ibn 'Asim al-Qays et Muhammad Ibn 'Abd-ul-Lâh Ibn al-Muthannâ al-'Ansâry (à Basra), de 'Ubayd-ul-Lâh Ibn Musa al-'Abs (à Kûfa), de 'Abd-ul-Lâh Ibn Zayd al-Muqri' (à La Mecque), de 'Affân Ibn Moslim al-Basry (à Bagdad), d'Abu al-Yamân al-Hakam Ibn Nâfi' al- Bahrâny (à Emèse), d'Abu Mushar 'Abd-ul-'A'lâ Ibn Mushar al-Ghassâny (à Damas) d''Adam Ibn lyyâs (à 'Asqalân), de Muhammad benYûsuf Ibn Wâqid al-Firyâby (en Palestine).

Pendant leur séjour, il étudia le Hadith par d'éminents savants de la Mecque, notamment Al-Humaydî qui lui enseigna aussi la jurisprudence de l'Imâm Ach-Châfi'i


Ses plus importants voyages Ce sont ceux qu'il fît :​
- à Baghdad (8 fois) : à chaque voyage il rencontrait l'imâm Ahmad (ÑÍãå Çááå) qui ne cessait de lui demander de s'installer dans cette ville et de lui reprocher de rester à Khurâsân.
- en Syrie, en Egypte et en Arabie (2 fois)
- à Basorah (4 fois)
- au Hidjâz où il avait séjourné pendant six ans
- à Kufa (nombre de fois indéterminées
Son passage à Naysâbûr (250 H ; 56 ans)
Al-Boukhâri entra à Naysâbûr en 250 et il y resta quelques temps à enseigner les hadith avant de le quitter contraint par les événements. Tout avait bien commencé pour lui si bien que les gens se bousculaient devant la classe qu'il avait aménagée chez lui, les maîtres envoyaient leurs élèves chez lui pour apprendre le hadith.

Ses ouvrages​

- L'authentique [As-Sahîh]

Al-Boukhâri dit : "Chaque hadith écrit dans le livre du Sahih, je ne l'y ai porté qu'après avoir fait mes ablutions et prié deux rak'a... J'ai disposé dans al-Djâmi' parmi six cent mille hadith en seize ans [de recherche] pour le prendre comme un argument qui me sauverait du châtiment de Dieu... J'ai établi mon ouvrage al-Djami' dans la Mosquée sacrée. Chaque hadith inclus ne l'a été fait qu'après que j'ai fait la prière a 'istikhâra, deux rak'a et que je me suis assuré de son authenticité...".

Il dit aussi "Me trouvant chez lshâq Ibn Râhaway, il m'a dit : "Si vous reprenez dans un recueil succinct la sunna du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui)". Ces mots m'ont beaucoup influencé, me poussant alors à rassembler dans ce livre que ce qui est authentique..."

Quant à Abu Dja'far Mahmûd Ibn Amrû al-'Uqayly, il dit : "Quand Al-Boukhâri avait fini la rédaction du Sahih, il le présenta à l'imam Ahmad Ibn Hanbal, à Yahya Ibn Mu'în, à 'Ali Ibn al-Madîny et à d'autres (que Dieu les agrée tous) afin qu'ils émettent leurs avis. Le résultat fut concluant : ils avaient approuvé le Sahih dans sa totalité à l'exception de quatre hadith". Mais, concernant ces quatre hadiths, Al-Boukhâri avait aussi raison. (lbn Hajar dans son introduction à "Fath al-Bari" et Ibn Kathîr dans "al-Bidâya wa an-Nihâya")

Al-Boukhâri dans sa rédaction du Sahih, s'était imposé l'authenticité. Comme il avait aussi enrichi son ?uvre de précisions savantes et de points de vue dans le domaine du fiqh. Grâce à son intelligence peu coutumière, il avait su comment puiser dans les textes les différentes nuances qu'il répartissait ensuite sur les rubriques de son ?uvre et sans qu'il ait oublié d'attacher une importance particulière aux versets du fiqh, d'où il tirait, en plus, les significations en usant de plusieurs méthodes d'explication.
Il avait cependant particulièrement veillé à ne prendre aucune source chiite de premier plan, comme les IMAMS chiites, descendants de Rassoulou Allah, aswaws, et en particulier les imams suivants qui ont été ses contemporains:
1.- L'Imâm Al-Mohammad-At'Taqi,as, parfois nommé Al-Jawad est le fils du huitième Imâm et Khayzourane qui appartenait à la même famille que Maria Coptya (marie la copte) l'une des femmes du Saint prophète Mohammed.

I1 est né le 10 Radjab de l'an 195 de l'Hégire à Médine et selon des traditions des Chi’ites,se martyrisa en 220 de l'Hégire , empoisonné par sa femme, la fille de Ma'moun, sur l'instigation du calife Abbasside Mu'tasim.

2.- L'Imâm ALI AL HADI An NAQI,as: Al- Mohammad At’Taqi,as, qui était le père du dixième Imâm qui s'appelait Ali,as, (parfois désigné comme Hâdi). Il a été surnommé Naqi en raison de sa noblesse d'esprit et Hâdi parce qu' il était le guide de l'humanité. Il est né en l'an 212 de l'Hégire à Médine et selon des traditions Chi’ites, empoisonné par Mu'tazz, le calife Abbasside, en 254 de l'Hégire à Sammarrâ où il a été enterré.

Le dixième imama a accédé à l'Imâmat alors qu'il était jeune et la période de son Imâmat , notamment les quinze ans qui avaient coïncidé avec le Califat de Mutawakkil , de Ma'mûn, de Mu'tasim, de Wâthiq, de Muntasir, de Musta'in et de Mu'tazz. En l'an 237de l'Hégire, le Calife Al Mutawakkil ordonna de détruire complètement le mausolée de l'Imâm-Al- Hussayn,as, à Karbala et plusieurs maisons alentour. Il ordonna de retourner le sol de la tombe et de l'eau fut amenée par canal vers la tombe de l'Imâm afin que toute trace de l'Imâm Al-Hussayn, as, disparaisse.

3.- Ceci hormis les illustres imams, prédecesseurs que Boukhari IGNORERA superbement, à l'exception de quelques mièvres citations de vertus de l'imam Ali, as et de certains hadiths sur les Ahl el Beyt,as, qu'il était difficle à Boukhari de les taire, sinon de tenter de les CITER INCOMPLETEMENT, pour semer le doute sur leur authenticité.

Boukhari passera en "pertes et profits" les "hadiths rapportés" par les illustres imams comme Ali, as, Hacene, as, Husseyn, as, Sayida Fatima,as, et ses nobles soeurs et filles, as, ou encore leurs illustres descendants comme l'Imâm-As'Sadjdjad, as, (Ali fils de Hussayn nommé Zayn Al-Abidin et As-sadjdjad) qui était le fils du troisième Imâm et de la princesse Shahrbânou, la fille du Roi d'Iran Yazdgerd III, ou encore,
L'IMAM AL -BAQIR,as, Le cinquième Imâm (le mot Bâqir signifie le pourfendeur de la Science, un titre que le Prophète lui donna) fils du quatrième Imâm, est né le 1er Radjab de l'an 57 de l'Hégire, ou encore, le fondateur du FIQH islamique et maître des imams Ahl es Souna, le célèbre
IMAM JAAFER AS’SADIQ,as. L'Imâm Dja'ffar-As'Sadiq,as, fils du cinquième Imâm et Oum Farwah, fille de Qasim fils de Mohammed fils d'Abou Bakr, né le 17 Rabi'al awwal de l'année 83 de l'Hégire à Médine, sans oublier
L'IMAM AL- MOUSSA AL-KADIM,as. L'Imâm Al- Moussâ Al-Kâdim,as, le septième Imâm, était le fils de l'Imâm-As'Sâdiq .L' Imâm est né en l'an 128 de l'Hégire et a accédé à l'Imâmat 20 ans plus tard,
L'IMAM AR’RIDA, as L'Imâm Ar'Rida est le fils du septième Imâm et il est né le 11 zoul Hidjah en 143 de l'Hégire à Médine .Son père était le septième l' Imâm et sa mère se nommait Al-Oumou Al-Banin
Le huitième Imâm parvint à l' Imâmat après le martyre de son père. La période de son Imâmat coïncida avec le califat de Hâroun et de ses fils Amin et Ma'moûn. Après la mort de Hâroun, Ma'moûn devint le Calife de Bagdad au moment où Al Amin était le Calife de Khorâssân. Peu à peu Leur conflit se termina par des guerres sanglantes et par l'assassinat d'Al Amin et Ma'moûn devint Calife. Jusqu'a ce moment-là, la politique des califes Abbassides était devenue progressivement plus dure et plus cruelle envers les Chi’ites.


Dans nombre de rubriques de son oeuvre, on trouve de nombreux hadith, dans d'autres, on trouve un seul hadith, dans d'autres encore, on trouve un verset coranique, dans d'autres enfin, il n'y a aucune indication.

Par-là, Al-Boukhâri avait dans ces rubriques repris les traditions sans isnâd ou à isnâd incomplet, même s'il n'y avait pas trouvé de hadith authentique selon ses conditions ou selon les conditions d'autres auteurs.


Enfin, la numérotation des hadith et des rubriques a été décidée à l'image de celle suivie dans "Fathou-l-Bari fi Charhi Sahîh Al-Boukhâri" de l'imâm lbn Hadjar al-'Asqalâny, lequel avait été numéroté par Muhammad Fu'âd 'Abd-ul-Bâqy et conçue par Muhib ad-Dîn al-Khatîb.

Dans l'étude des chaînes de transmission, il ne disait jamais d'un homme "c'est un menteur !", il disait "telle personne l'a démenti", "telle personne l'a traité de menteur", "non digne de confiance". Lorsqu'Al-Boukhâri qualifiait un homme de "non digne de confiance", il ne narrait pas de hadîth de lui.
Il est à noter qu'il y a juste un savant, en l'occurrence Ad-Dârqoutni (ÑÍãå Çááå), qui a émis des critiques quant à l'authenticité de certains Hadiths contenus dans les Sahih Boukhâri et Mouslim, mais Ibn Hajar (ÑÍãå Çááå), dans son introduction au commentaire qu'il a fait du "Sahîh Al-Boukhâri" a réfuté de façon brillante toutes ces critiques.

- [Adab Al-Moufrad]
- La Grande Exégèse.
- A 18 ans il a rédigé : Questions des compagnons et des Suivants.
- L'Histoire. La grande Histoire mentionne toutes les personnes passées pour maîtres de la science. Quant à l'Histoire Médiane et la Petite Histoire, Ils révèlent la connaissance des biographies et des événements célèbres.
- Fadhail Al-Madîna.
- Al-Fitan.

Ses professeurs

Dans l'espoir d'acquérir le savoir et de compiler des hadiths exacts (ou intègres) [en arabe : sahîh], il parcourut la terre à la recherche des savants du hadîth. Il fut le disciple de nombreux savants de la Mecque, de Médine, de Damas, de cAsqalân, de Hims, du Caire, de Baghdâd, de Bassora, de Kûfah et de nombreuses autres villes.

Il receuillit les traditions chez plus de 1000 maîtres, dans un témoignage, ces professeurs ont atteint le nombre de 1080.

Comme cité par lbn Hajar al-'Asqalâni, les professeurs d'Al-Boukhâri se répartissent en cinq générations.

1) Ceux qui lui ont rapporté des hadith donnés par les compagnons des compagnons du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui); comme Muhammad Ibn 'Abd-ul- Lâh al-'Ansary, Abu 'Asim an-Nabîl, Abou Nou'aym, Khalâd, 'Ali Ibn Ayyâch Makky Ibn lbrâhîm, 'Ubayd-ul-Lâh Ibn Mûsâ, et leurs pairs.

2) Réunissant ceux qui ont vécu dans la même époque mais qui n'ont pas écouté directement des compagnons des compagnons, comme : Adam Ibn Abu lyyâs, Sa'îd Ibn Abu Mariyam, Ayyûb Ibn Sulaymân, et leurs pairs.

3) C'est la génération moyenne caractérisant les cheïkh qui n'ont pas rencontré les compagnons des compagnons mais ont rapporté des célèbres disciples de ces compagnons, comme Sulaymân Ibn Harb et Na'îm Ibn Hammâd.

4) Ses collègues qui ont le même intérêt porté à la Tradition et ceux qui ont recueilli les hadith par audition les hadith quelque peu avant lui comme Abu Hâtim ar-Râzi.

5) Ce sont ceux qui entrent dans le cadre de disciples, comme 'Abd-ul-Lâh Ibn Abu Al-'As al-Khawârizmy et Husayn Ibn Muhammad al-Qabbâny.

Il a egalement appris de 'Abdou r-Razzâq, Ibn Abi Chayba...
 
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Ses élèves

Nombre de personnes ont fait appel à Al-Boukhâri pour rapporter des hadith, telles qu'Abu Nasr Ibn Mâkûlâ, lbrahîm Ibn Ma'qal al-Nusafy, Hammâd Ibn Châkir an-Naswy, Muhammad Ibn Yusuf 'Abd-ul-Lâh Ibn Muhammad al- Masnady, 'AbdulLâh Ibn Munir, Abu Zura'a, Mouslim Ibn al-Hajâj, lbn Khouzama, al-Marûzy, An-Nasâi, al-Bazzâr, At-Tirmidhi, lbn Abou ad-Dunyâ, al-Baghawi, an-Naysâbûry...

Al-Khatîb al-Baghdâdy rapporte ceci d'al-Firabry : "Avec moi, près de soixante-dix mille hommes ont recueilli par audition le Sahîh de la bouche d'al- Bukhâry, mais à part moi, aucun d'eux n'est resté".

Sa maladie et sa mort (256 H. ; 62 ans moins 13 jours)


Quand il s'installa à Kartank, chez de proches parents, il ne cessa de prier Dieu afin d'être rappelé à Lui - Dans ces prières, il ne cessait de répéter : "Ô Dieu, la terre m'est devenue insupportable. Rappelle-moi à Toi".

Le jour où il tomba malade, il s'apprêta à prendre sa monture pour aller donner des conférences aux habitants de Samarkand (Ouzbékistan, Asie centrale) qui l'avaient invité. Au moment où il allait prendre sa monture, il ressentit une certaine faiblesse ; il demanda de l'aide et on l'aida effectivement. Il pria alors, s'allongea sur le côté, puis s'éteignit.

Sa mort était survenue la nuit qui précéda la Fête de la rupture du jeûne. C'était la nuit du samedi 30 ramadan 256 (31 août 870) après la prière du 'ichâ, à Hartanak, localité située à deux parasanges de Samarcande.

Tout ceci rapporté, pour connaître Boukhari, il faut pour pouvoir apprécier son oeuvre, la reclasser dans son contexte politique de l'époque, pour comprendre si la liberté d'expression et d'opinion existaient alors.


Situation politique:


Succédant à son père, Haroun Rachid, qui avait partagé son empire entre ses deux fils Al Amine et Al Ma'moun, ce dernier se débarrassera de son frère Al Amine, qu'il décapitera en 813, et il régnera seul de 813 à 833, après que ce dernier eut tenté avec l'aides des armées syriennes et Irakiennes, qui lui étaient affectées, de le déshériter des territoires qui lui avaient été affectés par Haroun Rachid, c'est à dire, le Khorassan et le Tabaristan.

Dès lors, Al Ma'moun, régnera en maître, mais les troupes arabes, continueront de le harrasser.
Pour contenir les visées arabes et sounies, Al-Ma'mûn sembla changer de politique à l'égard des chiites. Il pensait que les Perses étaient favorables aux Hachémites et demanda le soutien d'Alî ar-Ridhâ:as:. Il l'invita à venir se joindre à lui à Merv. En 818, `Ali ar-Ridhâ :as:rejoignait Al-Ma`mûn, ne laissant à Médine que son fils Muhammad at-Taqî et son épouse. Les marques d'honneur que le calife donna à `Ali ar-Ridhâ :as:provoquèrent des mouvements d'hostilité de la part des notables arabes[Tabari, La Chronique (Volume II, L'âge d'or des Abbassides), p. 167-168 ]. Al-Ma'mûn désigna `Alî ar-Ridhâ:as: comme successeur dans l'espoir de se concilier les chiites. Cette succession ne devait avoir lieu que si `Alî ar-Ridhâ:as: survivait à Al-Ma'mûn. Ce dernier changea la couleur du drapeau quittant le noir, couleur des abbassides en vert couleur des Alides. Des troubles avaient lieu dans tout l'Irak en opposition à Al-Ma'mûn et à sa politique d'alliance avec les chiites. `Ali ar-Ridhâ :as:mit en garde Al-Ma'mûn sur le choix de son gouverneur d'Irak qui menait ces troubles[Tabari, La Chronique (Volume II, L'âge d'or des Abbassides), p. 172-173]. Les chiites considèrent que cette offre n'avait aucune valeur car `Ali ar-Ridhâ :as:était âgé et n’avait aucune chance de survivre à Al-Ma'mun, ils soupçonnent même Al-Ma'mûn de l'avoir empoisonné.

La fin du règne, d'Al Ma'moun 833

Al-Ma'mûn essaya de divorcer de son épouse car elle ne lui avait pas donné d'héritier. Son épouse avait consulté un juge syrien avant que Al-Ma'mûn n'aie pu en désigner un lui-même. Le juge refusa le divorce. À la suite de cette expérience les califes suivants ne se marièrent pas préférant trouver la mère de leurs héritiers dans le harem.

Au cours du règne de Al-Ma'mûn l'empire s'est agrandi quelque peu. Les rebellions Hindoues dans le Sind ont été matées et la plus grande partie de l'Afghanistan a été absorbée après la reddition du roi de Kaboul. Les montagnes d'Iran ont été mieux contrôlées par le pouvoir central. Des batailles contre l'empire byzantin se sont poursuivies et c'est au cours d'une campagne en Cilicie qu’il est mort le 10 août 833[19 rajab 218 A.H] près de Tarse, dont la mosquée actuelle contient sa tombe. Peu de temps avant sa mort Al-Ma'mûn désigna son frère Abû Ishâq comme héritier présomptif sous le nom de Al-Mu'tasim [Tabari, ibidem, p. 178].

Politique religieuse​
En 830 alors qu'Al-Ma'mun traversait la ville de Harran lors de sa dernière campagne contre les byzantins, il remarqua des gens aux cheveux longs et aux vêtements serrés à la taille. Ce n'était rien d'autre que des Syriens restés païens qui continuaient à pratiquer la religion de leur ancêtres sans avoir été troublés par l'arrivée de la chrétienté puis de l'islam. On ne leur laissa alors que le choix qu'entre la conversion à l'islam ou l'épée. Ils purent échapper à ce dilemme en protestant qu'ils étaient des Sabéens, une secte reconnue par le Coran[Le Coran, La vache, II; 62 ]. Ils continuèrent donc leurs pratiques religieuses[William Muir, (en) The Caliphate, its rise, decline and fall, Chapter LXVI, Al-Ma'mun ].

En 833, le mutazilisme devient la croyance officielle à la cour du califat abbasside, après avoir été officiellement embrassé par le calife Al-Ma'mûn. Le mutazilisme était profondément influencé par le rationalisme d'Aristote et affirmait que la foi et la pratique religieuse devaient être dirigés par la raison en se basant sur le Coran. Cela allait à l'encontre de la tradition qui disait que chacun doit trouver toutes les réponses dans la lecture littérale du Coran et des hadiths. En outre les mutazilites affirmaient que le Coran avait été créé contre l'opinion générale qui affirme que le Coran est éternel.

Al-Mahdî avait déclaré que le calife n'était pas seulement un souverain, mais qu'il était de son devoir de définir l'orthodoxie religieuse afin de maintenir la cohésion de la communauté des croyants (umma). En 828, Al-Ma'mûn créait un tribunal inquisitorial chargé du contrôle de l'orthodoxie religieuse : la mihna (L'épreuve, examen). Les sanctions imposées par la mihna devinrent de plus en plus difficiles à supporter pour les oulémas qui s'unirent pour s'y opposer. Cette situation a perduré jusqu'en 848 quand le calife Al-Mutawakkil est revenu à la tradition. Le pouvoir religieux des califes en sortit diminué au profit de celui des oulémas. Cette période est appelée période de l'Épreuve, de l'Ordalie (anglais : Ordeal) ou de l'Inquisition.

C'est pendant cette période que les grandes écoles juridiques (madhhab) se sont vraiment affirmées. En particulier les différences doctrinales entre chiisme et sunnisme se sont précisées. Ibn Hanbal se rendit célèbre pour son opposition à la mihna.

On constatera donc que Boukhari a donc vécu la période pendant laquelle il va se forger sa personnalité, sous un Calife Al Ma'moun, qui n'hésitera pas à utiliser l'imam Ridha, :as:, pour atteindre ses objectifs de pouvoir, puis à l'éliminer tout comme il avait au préalable, éliminé son propre frère en le décapitant.
De cette période, il vivra la période de persécution des chiites, surtout après l'empoisonnement de l'imam Ali Ridha, :as:et les tribunaux d'exception mis en place par Al Ma'moun, n'inspireront aucun homme de religion, à célébrer Ahl el Beyt, :as:, sous peine de subir le châtiment du tribunal inquisitoriale et de la mihna.


La situation ne sera guère meilleure avec son successeur au trône.

Al Mu'tassim

Abû Ishâq “al-Mu`tasim bi-llah” Muhammad ben Hârûn ar-Rachîd [1] surnommé Al-Mu`tasim [2] est né en 794. C'est le troisième fils de Hârûn ar-Rachîd à prendre le titre de calife le 10 août 833[19 rajab 218 A.H.] où il succède à son frère Al-Ma'mûn. Il est mort le 5 janvier 842 [18 rabi 1 227 A.H].
Son intolérance religieuse, l'amènera à être encore plus sévère à l'égard de tous ceux qui ne se soumettaient pas à ses opinions religieuses, et les savants même sounis, vivront donc en grand danger d'être poursuivis pour hérésies, sans parler des chiites qui eux seront purement et simplement interdits de culte.


Al-Wathiq

Abû Ja`far “al-Wâtiq bi-llah” Hârûn ben Muhammad al-Mu`tasim[Celui qui fait confiance à Dieu] surnommé Al-Wathiq est né à La Mecque en 812 d'une esclave grecque nommée Qarâtis. Il a succédé à son père Al-Mu`tasim comme calife abbasside en 842. Il est mort en 847 à Samarra. Son frère Ja`far al-Mutawakkil lui a succédé[Tabari, La Chronique (Volume II, L'âge d'or des Abbassides), p. 198-199 ].

Sous son règne le mutazilisme reste la doctrine officielle et le tribunal inquisitorial créé par Al-Ma'mûn et chargé du contrôle de l'orthodoxie religieuse : la mihna[épreuve] est resté en fonction.


Il y eut plusieurs révoltes au cours de son règne, en Syrie et en Palestine. Ces révoltes ont pour origine le fossé grandissant séparant les populations arabes et les armées turques qui avaient été formées par le père d'Al-Wâtiq, le calife Al-Mu`tasim. Ces révoltes ont été réprimées mais l'antagonisme entre ces deux groupes n'a fait qu'augmenter avec la prise de pouvoir progressive des turcs.

Il est mort après être resté trop longtemps dans une étuve trop chaude, alors qu'il avait déjà utilisé ce procédé pour soigner son hydropisie[Tabari, La Chronique (Volume II, L'âge d'or des Abbassides), p. 198 ].
À sa mort les courtisans Turcs qui avaient prêté serment à son fils, lui ont préféré son frère Ja`far al-Mutawakkil.

Jafar al-Mutawakkil

Ja`far “al-Mutawakkil” ben al-Mu`atasim bi-llâh ben Hârûn ar-Rachîd ou Ja`far al-Mutawakkil surnommé Al-Mutawakkil[mutawakkil, ãÊæßá qui fait confiance (à Dieu)] est né en 821 d'une esclave nommée Chajâ`a[audace] [Tabari, La Chronique (Volume II, L'âge d'or des Abbassides), p. 199 ]. Dixième calife abbasside, il succéda à son frère Al-Wathiq en 847. Il est assassiné le 11 décembre 861[ 4 chawwal 247 A.H.] par un soldat turc aux ordres de son fils, al-Muntasir, à Al-Ja`fariyya[Al-Ja`fariyya est située entre Bagdad et Tûs] où il est enterré[Tabari, La Chronique (Volume II, L'âge d'or des Abbassides), p. 199 ].
Il rejeta le mutazilisme et revint à la tradition sunnite du Coran incréé. Le tribunal inquisitorial créé par Al-Ma'mûn et chargé du contrôle de l'orthodoxie religieuse : la mihna[épreuve] est dissout. Il met ainsi fin à la période appelée période de l'Épreuve, de l'Ordalie[Cette période est appelée Ordeal dans les textes en anglais] ou de l'Inquisition.


Al-Mutawakkil avait écarté son fils aîné Al-Muntasir de la succession et songeait à son second fils Al-Mu'tazz. Non seulement Al-Muntasir était l'objet de manques de respect lorsqu'il apparaissait à la cour mais c'était son frère cadet qui présidait la prière lorsque le calife en était empêché.

Un jour où Al-Mutawakkil était ivre, il injuria Al-Muntasir si grossièrement que ce dernier décida d'en finir.



Avec des commandants Turcs qu'Al-Mutawakkil avait évincé, il organisa la mort de son père. Al-Mutawakkil a été tué à coups de sabre en compagnie de son favori à qui on a attribué le crime[ Al-Mutawakkil, extait de The Caliphate: Its Rise, Decline, and Fall de William Muir ].
 

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La politique religieuse d'Al-Moutawakkil:mad::mad:



Un jour où Al-Mutawakkil :mad: était ivre, il injuria Al-Muntasir si grossièrement que ce dernier décida d'en finir.


Al-Mutawakkil avait tendance à se mêler de controverses religieuses ce qui s'est traduit par son attitude à l'égard de certaines minorités. Son père s'était montré relativement tolérant à l'égard des imams chiites qui prêchaient à Médine, Al-Mutawakkil a poursuivi cette politique pendant les premières années de son règne. La réputation d'`Alî al-Hadî:as: allait grandissante aussi le gouverneur de Médine, `Abd Allah ben Mu?ammad, se sentit obligé d'en avertir le calife suggérant qu'un coup d'Etat était en train de se préparer. Al-Mutawakkil invita l'imam à venir à Samarra, une invitation telle qu'on ne peut la refuser. À Samarra l'imam a été mis en résidence surveillée et espionné. Al-Mutawakkil n'a fait aucun autre acte de répression contre l'imam. C'est son successeur qui peu après sa mort a fait empoisonner l'imam et a mené une politique répressive contre les chiites[ http://www.ezsoftech.com/islamic/infallible12a.asp ].

Les actions contres les chiites ne se sont pas limitées à la résidence surveillée d'`Alî al-Hadî.:as: Al-Mutawakkil a fait raser les tombeaux des imams Hassan:as: et d'Al Husayn,:as: puis labourer le sol et y semer du blé. Il menaçait d'emprisonnement les pèlerins qui voulaient visiter les mausolées de Karbala. D'un autre côté il affichait un grand respect pour les premiers califes, y compris les Omeyades, ce qui lui valait le soutien des Syriens[AlMutawakkil, extait de The Caliphate: Its Rise, Decline, and Fall de William Muir].



Al-Mutawakkil avait une dévotion personnelle pour l'étude de la sunna. Il s'en est suivi qu'au cours de son règne le mutazilisme installé par Al-Ma'mûn a été renversé. La question du caractère divin et incréé ou non, du Coran a été résolue en adoptant la position traditionnelle sunnite.


Al-Muntasir



Abû Ja`far “al-Muntasir bi-llah” Muhammad ben Ja`far surnommé Al-Muntasir[triomphant] est né en 837 à Samarra d'une esclave grecque nommée Habchiyya. Il a pris la succession, comme calife abbasside, de son père Ja`far al-Mutawakkil, qu'il a fait assassiner le 11 décembre 861[4 chawwal 247 A.H]. Il est mort moins de six mois après à Samarra où il est enterré (29 mai 862[25 raby`a al-awwal 248 A.H. Est-il de mort naturelle ou assassiné rien ne permet de trancher])[Tabari, La Chronique (Volume II, L'âge d'or des Abbassides) p. 199 ].

Contrairement à ses prédécesseurs, il ne s'opposa pas aux chiites et il leva l'interdiction du pèlerinage sur les tombes de Hassan,:as: et Hussayn:as:.


L'emplacement de sa tombe a été connu dès sa mort à cause de sa mère alors que les abbassides avaient toujours évité de révéler l'emplacement de leur tombe de peur de leur profanation.

Sa succession s'était faite sans heurts grâce au soutien des Turcs, mais ceux-ci ont préféré écarter ses frère de la succession, par crainte de les voir vouloir venger leur père, aussi élirent-ils comme successeur un autre petit fils d'Al-Mu`tasim, en l'occurrence Al-Musta'in.

Al-Mustain​


Abû al-`Abbâs “al-Musta`in bi-llah” Ahmad ben Muhammad al-Mu`tasim surnommé Al-Musta`in est né en 836. Petit-fils du calife Al-Mu`tasim il est devenu le douzième calife abbasside en 862, il a succédé à Al-Muntasir. Les Turcs ont préféré écarter les frères d'Al-Muntasir de la succession, par crainte de les voir vouloir venger leur père qu'ils avaient tué sur ordre d'Al-Muntasir, aussi ont-ils élu comme successeur Al-Musta`in.

Al-Musta`in fut destitué et contraint de se réfugier à Bagdad en 866. À son retour à Samarra, après avoir abdiqué, ses gardiens l'ont décapité alors qu'il se prosternait pour la prière il a été enterré à côté d'Al-Muntasir[Tabari, La Chronique (Volume II, L'âge d'or des Abbassides), p. 200 ].


Les arabes de Bagdad n'ont pas été d'accord avec le choix d'Al-Musta`in comme calife. Il y eut un mouvement de révolte que les troupes Turques et Berbères eurent tôt fait de réprimer. Les Arabes ont été ainsi informés que le pouvoir n'était plus en leurs mains, mais dans celles des vizirs turcs. À cette occasion Al-Mu`tazz et ses frères ont été maltraités par les turcs. Le vizir qui s'est interposé en leur faveur a été remercié en étant spolié de tous ses biens et exilé en Crête.
Révoltes arabes
En 863, une campagne en Arménie a été un sévère échec : deux troupes d'environ 3000 hommes ont été tuées. Le peuple de Bagdad se souleva contre les Turcs appelant à la guerre sainte. Les portes des prisons ont été brisées.
En 864, Al-Hasan ben Zayd, chef de guerre, descendant [ http://web.genealogie.free.fr/Les_dynasties/Les_dynasties_musulmanes/ ] de Hassan:as: prend le Tabaristan au Tâhiride Muhammad. Il installe une fragile dynastie zaydite qui va durer près de trois siècles dans les montagnes au sud de la mer Caspienne.

En 865, Al Musta`in s'est enfui de Samarra où il se sentait menacé, pour Bagdad. Les Turcs ont voulu le contraindre à rejoindre Samarra, le ton est monté et l'un des porte-parole turcs reçut un projectile. Les Turcs sont allé chercher Al-Mu`tazz dans son refuge et l'ont acclamé comme calife. Une armée de 50000 turcs et 2000 Berbères a mis le siège à Bagdad.

Abdication et mort d'Al-Musta`in

Au début de 866, après des tractations et des man?uvres, Al-Musta`in a abdiqué en faveur de'Al-Mu`tazz, quant à lui–même il recevrait un revenu suffisant et irait à Médine. Al-Musta`in a dû se rendre à Samarra pour rendre hommage à Al-Mu`tazz où il ratifia les termes de leur accord.

Au lieu d'un séjour paisible à Médine Al-Musta`in fut décapité alors qu'il se prosternait pour la prière il a été enterré à côté d'Al-Muntasir.

Al-Mu'tezz


Abû `Abd Allah “al-Mu`tazz bi-llah” Muhammad ben Ja`far al-Mutawakkil surnommé Al-Mu`tezz est le second fils de Ja`far al-Mutawakkil né à Samarra en 847 d'une mère esclave grecque surnommée Qabîha[affreuse]. Il a succédé à son cousin Al-Musta`in comme calife abbasside en 866 après l'avoir fait abdiquer et exécuter.
À Samarra chaque parti jalousait l'autre. Les Turcs, les plus nombreux s'opposaient à ceux de l'Ouest : Berbères et Maures tandis que les Arabes et les Persans les haïssaient tous en bloc. Al-Mu`tazz n'était ainsi entouré que de gens prêts à comploter les uns contre les autres et contre lui, pauvre excuse pour les flots de sang qu'il va verser.

Il fut assassiné dans son bain en 869. Son cousin Al-Muhtadi lui a succédé .[[Tabari, La Chronique (Volume II, L'âge d'or des Abbassides), p. 200 ]

Al-Muhtadi


Abû Ishâq “al-Muhtadî bi-llah” Muhammad ben Hârûn al-Wâthiq surnommé Al-Muhtadî est devenu le quatorzième calife abbasside en 869. Petit-fils Al-Mu`tasim et fils de Al-Wathiq et d’une esclave grecque. Il a succédé à son cousin Al-Mu`tazz assassiné. Il est mort en juin 870 [rajab 256 A.H.].

Sous son règne les chanteuses, les musiciens, les jeux et le vin ont étés bannis de la cour. La justice est rendue rapidement et en public. Il avait pour modèle le calife omeyyade `Umar ben `Abd al-`Azîz.

Sous le calife Al-Mu`tazz, Mûsâ ben Bogha avait été envoyé pour réprimer une révolte chiite dans le Daylam[Le Daylam (arabe : ad-daylam, ÇáÏíáã) correspond au sud de la Caspienne : Gilan, Mazandaran, et Gorgan].

CONCLUSIONS

Ma recherche et mes digressions sont longues, certes, mais je pense utiles si nous voulons réellement comprendre l'environnement gouvernemental qui a entouré les "recherches de Boukhari et de ses successeurs et néanmoins élèves", et leur ANTAGONISME anti-chiite, nourri de l'attitude des souverains abbassides.

Jamais à mon sens, Boukhari, n'aurait pu compiler quoique ce soit, eut-il eu l'AUDACE de se sourcer auprès des AHL EL BEYT, as.

Si aujourd'hui, on dit de lui, que son SAHIH est le livre le plus "authentique" pour les sounis, après le Coran !!!, c'est JUSTEMENT parce qu'il a été ECRIT dans le SOUCI de ne pas donner aux califes abbassides, aucun sujet d'inquiétude quant à des prétentions chiites, sur la justification de leurs affirmation que les Ahl el Beyt, :as:sont effectivement les imams de la 'Itra almoutahhara (Descendance purifiée) de Rassoulou Allah:saws:.

Al Boukhari procédera par l'IGNORANCE voulue et MANIFESTE de toute référence aux VERTUS des Ahl el Beyt, as, et l'IGNORANCE CALUCLEE et PARTISANE de tous "hadiths" pouvant remettre en cause les Califes Abassides ou le sounisme des Califes, et pire, du temps d'Al Moutawakkil, en particulier, période de la compilation finale du SAHIH de Boukhari, de la PROMOTION subite de tous hadiths pouvant faire plaisir à Al Moutawakkil, et qui promeuvent Abou Bekr, et Omar en particulier.


Voila donc de quoi donner des vertiges à nos frères SOUNIS, et des doutes sur l'authenticité des "Sihah" compilés sous le règne de la TERREUR, de L'INQUISITION, ou la MIHNA (épreuve) et donc sur la "NEUTRALITE de Boukhari et de ses disciples", qui n'ont été que les MIROIRS de leur temps, et non des fidèles de la recension de "hadiths" qu'ils NE SONT PAS ALLES chercher aux sources CREDIBLES, mais qu'ils ont glanés çà et là, au petit bonheur la chance, avec pour souci premier de ne pas remettre en cause les PREJUGES fondateurs du SOUNISME et du DOGME sacro saint des "Califes bien Guidés", et de ne pas se compromettre en allant recueillir des hadiths auprès des Imams chiites ou de leurs partisans chiites ... !!!


Pour terminer et pour comprendre un peu mieux comment Boukhari est-il devenu la référence ?

Penseriez-vous sérieusement que quelque soit le travail d'un érudit religieux, et qui vit en Arabie Saoudite, aujourd'hui, ce travail serait pris en considération, publié et diffusé, si ce dernier ne promeut pas le WAHABISME et qu'il médise du Chiisme ???

L'Arabie Saoudite, autoriserait-elle la simple diffusion d'un livre chiite ?
Ce pays, tout comme le Koweit, INTERDISENT la vente de NAHJ AL BALAGHA, et je ne parle pas des autres références chiites, et ce, y compris dans les régions de l'Est à majorité chiite du Royaume arabe privatisé par les Al Saoud et leurs amis du Koweit.
 

ithviriw

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Assalam;

Ce que l'on appelle les "authentiques" Sahih Muslim ou Sahih Boukhari, ne sont tous comptes faits, que les CAUSES fondamentales, de l'explosion et de la détériroration des relations entre les musulmans, voire, la cause de leur division, et ils consitutent UNE BOMBE THERMONUCLEAIRE permanente contre L'ISLAM et la SOUNA authentique de Rassoulou Allah, aswawss, en ce sens qu'ils sont truffés de hadiths, CONTRAIRES AU CORAN, et à l'esprit de Rassoulou Allah, aswaws, puisque nombre d'entre eux, ont été FORGES, pour servir des buts POLITIQUES, ANTI AHL EL BEYT, as, et donc, ANTI CORAN, dont les Ahl el Beyt, as, sont le couple INSEPARABLE et INDISTINCT.

ما يسمى بصحيح البخاري ومسلم أحد أسباب التدهور الإسلامي
La critique pourrait démontrer que ce ne sont que des recueils qui expriment des POSITIONS partisanes, conformes à leurs temps et aux positions des CALIFES qui les ont NOMMES aux postes et les rétribuaient.
Il est grand temps de mettre aux archives les recueils de FAUX hadiths inventés du temps des omeyades et des abassides, pour justifier les "histoires"...

Cheikh Al Banna, que détestent les NACIBI SALAFIS des pays conquis par L'HERESIE WAHABI et son pendant SALAFIS, les "vertueux Salafs" sont bien entendu, exclusivement ceux qui ont fait du mal, aux Ahl el Beyt, as, bien entendu, risque de prendre une volée de bois vert...

[video=youtube;kfvGf_6ut3Y]https://www.youtube.com/watch?v=kfvGf_6ut3Y[/video]

 
Dernière édition:

ithviriw

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Sahih Boukhari

Nous avons vu ensemble dans la section Coran falsifié la supercherie de la science du Hadith sunnite et l'hypocrisie de leurs savants, mais ce n'est pas fini !

Voici l'analyse du 'sahih' Boukhari le livre le plus authentique après le Coran selon les sunnites:(La plupart des musulmans sunnites le considèrent comme le " livre le plus authentique après le Coran" et comme l'une des trois sources hadith les plus fiables avec le sahih Muslim et le Mouwatta d'Ibn Malik-Source :Mabadi Tadabbur-i-Hadith, Amin Ahsan Islahi), ou pour les Salafis, en particulier, le MASNAD Ahmed Ibn Hanbal, dont ils se disent les disciples, effrontément, alors que pour eux, et surtout, les WAHABIS, IBN TAYMIYA, est de loin, PLUS CREDIBLE QUE LE CORAN...

Des rapporteurs qui faisaient l'apologie du Meurtrier d'Ali, as !!!

Des rapporteurs qui maudissaient 140 fois par jour Ali, as, insultant de fait, Allah et Son Prophète, aswaws.


Tout ceci dans le Sahih Boukhari! :

[video=dailymotion;xihv2o]http://www.dailymotion.com/video/xihv2o_le-sahih-al-bukhari-part-1-fr_news[/video]
 

Muslim-Authentique

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Vous oubliez qu'Al Bukhari a aussi rapporté des hadiths a travers des chiites Rawafidh ! L'opinion politique d'une personne n'affecte pas l'authenticité de sa narration. En tout cas je pense pas que ce sont les narrations des Nawassib qui forgent la croyance sunnite !
 

Muslim-Authentique

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Et les Salafis ne considerent pas Al Bukhari comme étant 100% authentique , les salafis sont contre qu'on s'accroche a un Maddhab ou a un livre en particulier et négliger le reste !
 

ithviriw

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Vous oubliez qu'Al Bukhari a aussi rapporté des hadiths a travers des chiites Rawafidh ! L'opinion politique d'une personne n'affecte pas l'authenticité de sa narration. En tout cas je pense pas que ce sont les narrations des Nawassib qui forgent la croyance sunnite
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Et les Salafis ne considerent pas Al Bukhari comme étant 100% authentique , les salafis sont contre qu'on s'accroche a un Maddhab ou a un livre en particulier et négliger le reste !
!
J'ai assisté il y a quelques dizaines d'années à UCLA, début 1960-62, à un cours sur l'appréciation des films, à l'invitation des grands metteurs en scène, le français Jean Renoir, alors que nous combattions la France coloniale, pour l'indépendance de l'Algérie, et Cécil B. De Mills, dont le regretté Mustapha Akkad, réalisateur du " AR-RISSALA", et mon cousin, Seddik Benaissa, étaient les élèves.

Je ne me suis bien entendu, pas permis de donner un quelconque avis, dans un domaine qui m'était étranger; j'y étudiais la physique théorique, en post graduation, auprès d'un futur Prix Nobel, qui m'y avait accompagné et qui me logeait avec Seddik, par sympathie pour la Révolution algérienne, c'était Edward Teller, Hongrois d'origine, et "père de la bombe H, US", et qui allait d'ailleurs diriger plus tard, ma thèse de PHD, ensuite, à Berkeley.

Ceci simplement, pour fixer le décor, et dire qu'alors que tout nous séparait, la France coloniale nous combattait en Algérie, et j'étais boursier du GPRA (Gouvernement provisoire de la république algérienne), mais entre Sedik, et donc, moi-même, et Jean Renoir, il n'y avait que de la sympathie, et il comprenait notre Révolution, et il nous soutenait et encourageait, alors que notre communauté de langue, française, dans le cas d'espèce, nous rapprochait alors que nous vivions à Los Angelès, et travaillions à UCLA, à moins d'un mille d'Hollywood, au point de nous considérer alors comme "compatriotes", l'Algérie, étant de toutes façons alors, sous domination française, et considérée "département français".

Quant à Edward Teller, il était hongrois et juif, mais comme il avait remarqué que je ne mangeait pas de porc, et surtout, que je pratiquais asssidûment mes prières, il m'a invité à habiter chez lui, GRATOS, pour d'une part, m'avoir à l'oeil, puisque je travaillais dans un domaine assez pointu, et d'autre part, par sympathie révolutionnaire, pour " L'ALGERIE EN LUTTE", comme il aimait à le dire.

Ceci dit, to make the long story short, à la fin du film, seuls les spécialistes étaient intervenus, pour donner qui des idées techniques, qui, pour critiquer le scénario, à l'exception d'un étudiant Séoudien, qui étudiait l'anglais, et nous avions su ensuite, puisqu'il venait à quelques unes de nos réunions de l'Organization of Arab Students, qu'il était un EMIR et il venait à l'Université en Maseratti.

Cet émir, sans gêne, a pris la parole, et contrairement aux autres intervenants il ne s'est ps cru obliger de saluer le travail des réalisateurs, mais il n'a eu qu'une seule question :

- " Ou est passée la poule ?"

Sa question a suscité l'hilarité de toute l'assistance qui se sont levés ou retournés pour quelques uns, pour l'observer, d'autant plus que son fort accent avec B au lieu de P, " I AM BLEASED to be here, but WHERE IS THE CHIKEN, I didn't see it any more, since the beginning when it crossed the screen ?

Cecil B. De Mills, après avoir attendu que l'assistance cesse de rire, puis le plus sérieusement du monde, il a répondu, que les éditeurs ont mal fait leur travail, puisqu'ils ont oublié de couper la séquence, que SEUL l'oeil averti du chasseur séoudien habitué à chasser avec des FAUCONS , avait repéré !

Il a invité les éditeurs a prendre les coordonnées de l'Emir, pour lui faire visionner à l'avenir tous leurs films, pour détecter d'éventuelles poussières, qui auraient échappé aux caméramen et aux éditeurs.

MORALE de l'HISTOIRE : Les idées, les combats intellectuels et les valeurs humaines rassemblent les hommes par delà leurs différences de religion, ou de culte, ou d'appartenance culturelle, ou sociale, ethnique, linguistique, et enfin, nationale, mais la bêtise est spécifique à une gente, qui renie la réalité et la déonciation des faits qui divisent etfragmentent l'humanité, et cette gente qui se croie être le nombril du monde, s'empêtre et se noie dans des détails insipides et futils...

 

ithviriw

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Assalamou 'alaikoum wa Rahmatou Allahi wa Barkâtouhou;

Décidément, en ces temps de terrorisme, Boukhari commence à être désacralisé, dans les pays mêmes, les plus proches de son pays natal.

Les autorités judiciaires, quitte à déchaîner l'ire des SAV"ONS" Lavent plus blanc du NEJD, ont décidé d'en interdire la diffusion, dans le TATARISTAN, et d'en interdire l'accès sur les sites électroniques.

http://www.alalam.ir/news/1666035

أصدرت المحكمة الجزئية بجمهورية تتارستان الروسية مؤخراً، حكماً قضت بموجبه بمنع تداول كتاب "صحيح البخاري" في البلاد، وطالبت بحجبه عن المواقع الالكترونية ايضاً.

واعتبرت المحكمة، الأحاديث الموجودة فيه من المواد المتطرفة وغير صحيحة، وتثير الكراهية العرقية والدينية، وذلك في خطوة اولى نحو ما اسمته بـ "مكافحة الارهاب".

من جانبه، شن الداعية السعودي، خالد بن عبد الرحمن الشايع، الباحث المتخصص في السُّنة والسيرة النبوية، هجوماً عنيفاً ضد قرار القرار القضائي بحظر تداول "صحيح البخاري" وعدّه اهانة للمسلمين، وقال: "لو علم قضاة محكمة تتارستان ما يتضمنه صحيح البخاري من خير لمجتمعهم؛ لبادرت بترجمة مضامينه وتعليمها للطلاب وتثقيفهم".

يشار الى ان صحيح البخاري يعتبر الكتاب الثاني بعد القرآن الكريم لدى اهل السُّنة والجماعة.


A quand la même mesure à propos d'Ibn Taymiya et de ses disciples ?
 

iNTiKaM

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As salamou 3alaykaa

Merci beaucoup pour votre temps et dévouement afin que nous puissions toujours en apprendre davantage et avoir les outils nécessaires à la compréhension de l'Histoire et de "pourquoi en sommes-nous là"

Cependant une phrase m'a interpellé dans votre travail :

C'est pendant cette période que les grandes écoles juridiques (madhhab) se sont vraiment affirmées. En particulier les différences doctrinales entre chiisme et sunnisme se sont précisées. Ibn Hanbal se rendit célèbre pour son opposition à la mihna.
On remarque qu'aussi bien les Omeyyades que les Abbassides par la suite étaient dans l'obligation, afin de justifier leur pouvoir et contrer les Imams as et leurs partisans, de sanctifier les Compagnons au détriment d'Ahl el Bayt as et particulier et surtout Abu Bakr et Umar puis Uthmane ainsi leur putsch n'en est plus un, juste une succession voulue et prédite par le Prophète sawa au travers des Hadith de Boukhari ou ces 3 compagnons apparaissent toujours dans cet ordre, sont toujours félicités, vantés par le Prophète sawa etc.
Ceci pour dire : Abu bakr succéda comme il se devait au Prophète sawa, puis Umar, puis Uthmane, Puis Ali as (tentative de faire passer ce califat pour une erreur : 3 guerres civiles, Hadith Boukhari ou Ali as lui meme dit je ne suis qu'un homme parmi tant d'autre je suis bien en dessous de mes 3 prédécesseurs etc), puis Hassan as (completement passé a la trappe) et enfin puis Mu3awiyah (l'imposture peut reprendre de plus belle), puis Yazid etc jusqu'au dernier calife omeyyade que nous abbasside on renversa pcq ils étaient injuste envers Ahl el Bayt as mais notre droit au califat nous revient quand meme de par Abu Bakr Umar Uthmane ..... jusqu'au calife abbasside de l'époque.

Ainsi l'histoire falsifiée promouvant certains compagnons au détriment d'autres et surtout d'Ahl el Bayt as ne provient pas d'un amour, d'une conviction fausse mais honnête de la primauté de ces certains compagnons conduisant à la censure d'Ahl el Bayt as MAIS BIEN L'INVERSE !
C.à.d on a évincé Ahl el Bayt as mtnt il faut combler le vide et on va le remplir par le fameux mythe des Compagnons meilleurs qu'Ahl el Bayt as, encensés par Muhammad rasulullah sawa lui meme, avec des biographies inventées de toutes pièces qui seront digne de ce rôle !

C'est bien dans ce sens que ce fit le travail de Boukhari !

Mais qu'en est il des 4 écoles qui nous dit-on s'affirmèrent réellement durant cette même période de trouble, de pressions politico-religieuses ???

LES 4 MADHHAB SUNNITES SE SONT-ILS BASÉS SUR LA PRIMAUTÉ DES (CERTAINS) COMPAGNONS NOTAMMENT EN MATIÈRE DE SUCCESSION PAR RÉELLE CONVICTION CE QUI CONDUISIT DE FACTO ET APPAREMMENT INVOLONTAIREMENT A LA CENSURE ET A LA RELÉGATION AU SECOND PLAN D'AHL UL BAYT AS OU EST-CE AUSSI L'INVERSE ? LES 4 FONDATEURS VOULANT CENSURER AHL EL BAYT AS ET DONC ONT BASÉ LEURS ÉCOLES RESPECTIVES SUR CES FAMEUX COMPAGNONS ??!!

LE SUNNISME S'EST-IL CR
ÉÉ DES SUITES DE LA PRISE DU POUVOIR PAR LES COMPAGNONS OU A T-IL ÉTÉ CRÉÉ EN RÉPONSE AU CHIISME AFIN DE LE CONTRER ET DE LE SUPPLANTER ???
 

Ali59

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assalamou alaykoum je vais relire tout ceci à tête reposé, le sujet à l'air intéressant
 
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