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Biographies des plus grands savants chiites

nasser

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Salam Aleikum,

Dans ce post, temps en temps, je posterai des biographies de savants chiites..

Louange à Allah

Ps : vous pouvez demander la biographie de n'importe quel savant, j’essaierai de la poster

(Il se peut que dans le futur ces biographies soient intégrer sur le site http://lafamilleduprophete.fr.gd/)



 
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L'Ayatollah Sayed Mohamad Saïd Al Hakim, l'un des plus importants savants chiites de notre epoque

L'Ayatollah al Ozma Sayyid Muhammad Sa'id al-Tabataba'i al-Hakim (né en 1934/1354) est un Marja’ des chiites imamites. Il est né à Najaf en Iraq.

Son père est Ayatollah Sayyid Mohamed Ali, fils de Sayyid Ahmed (2ème du nom), fils de Sayyid Mohsin, fils de Sayyid Ahmed, fils de Sayyid Mahmood, fils de Sayyid Ibtahim (docteur), fils de Sayyid Ali al Hakim, fils du prince Morad al Tabataba’i. (Tous des « Tabataba’i al Hakim »). Sa noble lignée remonte jusqu’à Ibrahim Tabataba, fils de Ismaeel aldibaj, fils de Ibrahim al ghamr, fils Hassan-e-Mothanna (mari de Bibi Fatema Soughra (ahs) fille de l’Imam Houssein (as) qui n’a pas pu voyager avec son père à Karbala à cause de sa maladie), fils de notre Deuxième Imam, Imam Hassan al Mujtaba (as). Il est le petit fils le plus âgé de l’Ayatollah al Ozma Sayyid Mohsin Tabatabai al Hakim.

Ses principaux professeurs furent son père, Ayatollah Sayyid Mohamed Ali Tabataba’i al Hakim, qui lui a enseigné les bases de la religion à savoir la langue Arabe, la grammaire, la logique, l’éloquence, la jurisprudence et ses principes fondamentaux jusqu’à la fin de ses études intermédiaires (Sutooh).

Ensuite, il assista aux cours de jurisprudence de son grand-père Marhoum Ayatollah al Ozma Sayyid Mohsin Tabataba’i al Hakim desquels il écrivit des livres en entier.

Puis il assistait aux cours de sciences de jurisprudence religieuse et les principes fondamentaux de la jurisprudence du Marhoum Ayatollah al Ozma Shaykh Hussein al Hilli.

Enfin, il assisté, durant deux ans, aux cours de l’Ayatollah al Ozma Sayyid Abul Qasim al Khoei concernant le principe fondamental de jurisprudence.

Parmi ses œuvres, on peut voir « Almohkem dans les principes fondamentaux de la jurisprudence », un livre détaillé sur les principes fondamentaux de la jurisprudence, en 6 volumes ; « Misbahul Minhaj » , détails sur le livre « Minhajus Salihine » sur les lois de jurisprudence islamique, et 15 volumes jusqu’ici ; le « Minhajus Salihine », son Rissalah, livre où il promulgue ses lois, en 3 volumes, et beaucoup d’autres livres très intéressants et modernes, comme par exemple son livre sur les lois Religieux de l’Ordinateur et de l’Internet, etc…
Il fait parti du comité d’administration du Hawza de Najaf dirigé par les 4 grands Marja’ d’Iraq à savoir Ayatollah al Ozma Syed al Hosseini ad Sistani, Ayatollah al Ozma Shaykh Mohammad Ishaq al Fayyadh, Ayatollah al Ozma Shaykh Bashir Hussein Najafi et sa personne.

Son site : http://www.alhakeem.com

 
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L'Ayatollah Sayed Ali Al Sistani considéré comme l'un des savants les plus importants dans le monde chiite

Sa naissance et son éducation

Il est né le mois du "Rabi' ul Awwal, 1349 A.H. (1930 A.D) à Mechhed, le lieu saint de l'Imam Ali al-Réza (a. s). Sa famille est renommée pour son savoir, sa piété, son engagement. Il fut élevé dans la tradition des musulmans ecclésiastiques "CHIA" et des savants.
Apres avoir étudié les niveaux préliminaires (Muqqadimat) et secondaires (Sutooh), Il étudia les sciences rationnelles, et la connaissance divine sous la surveillance de plusieurs docteurs de cette école ecclésiastique. Il participa aux recherches externes (batitel - khari) -classes de graduation- Dans la même école théologique.Il fut au service de la pensée et critique textuelle du défunt savant "al-mirza Mahdi al-Esfahani ".
Il déménagea alors à Qom, centre d'apprentissage religieux durant le vivant de son recteur, l'autorité suprême religieuse du défunt grand Ayatollah al-Sayyed Hussein al-Borudjerdi. En 1368 A. H. où il étudia la jurisprudence sous son égide .Il utilisa à bon escient l'expertise juradique d'al-Burujardi et ses théories dans les "biographies des transmetteurs de hadith. (Prophétiques traditions). Il assista également aux conférences du défunt juriste al-kuhkaman.
En 1371 A-H al-Sistani se rendit à Najaf, la cité sainte où la célèbre école ecclésiastique réside. Il continua d'assister aux cercles d'étude des hommes de pensée et de savoir comme l' imam al-Hakim, al-chaikh Hussain al-Hilli et l'imam al-khoïe. Il assistait régulièrement aux conférences de l'imam al-khoïe dans la jurisprudence et les fondements de la jurisprudence pendant plus de dix années. En ce qui concerne al-chaikh al-Hilli, Il étudia sous sa surveillance une étude complète dans la jurisprudence.
Il s'est apprêté à la recherche et a l'enseignement depuis 1381 A.H. Commençant par la jurisprudence s'inspirant de l'interprétation du grand juriste al-chaikh al-Ansari dans son livre "al Makasib", Il a également mit en avant le livre intitullé al-Urwat ul-Wuthqa du juriste al-Sayyid al-tabatabaï. Il commença par donner des conférences dans les fondements de la jurisprudence durant cha'ban, 1384 A.H. Il termina sa troisième année en 1411A. H. (1990 A.D). Ses conférences couvrant les deux sujets ont été enregistrées par certains de ses étudiants.

Sa Science

al-Sistani excella ses confrères, surtout par l'extrême force de ses interjections. Sa vivacité d'esprit, sa recherche prolifique dans la jurisprudence, les biographies des transmetteurs, et le fait qu'il tenait à cœur plusieurs théories dans différents aspects des sciences théologiques. Il y avait une grande compétitivité entre lui et le Martyr Ayatollah Mohammed Baqir al-Sadr.
En 1380 A. H., en reconnaissance de ses mérites, il lui fut attribué une licence par l'imam al-khoïee ainsi qu'une autre par al-chaikh al-Hilli, certifiant qu'il avait atteint le niveau de l'(ijtihad) déduction des jugements légaux en matière de religion. Dans la même année le distingué savant traditionnel al-chaikh Agha Bozorgue al-téherani lui accorda un diplôme prouvant ses capacités dans la science de "ilm-é-ridjal", les biographies des "hadiths", les traditions prophétiques, les narrateurs du "hadith". Il était alors à l'âge de 31 ans.

Ses travaux

Durant les 34 années passées, al-Sayyid a enseigné les différentes disciplines dans l'école ecclésiastique et pratique des recherches et par la même occasion a écrit plusieurs livres sur la jurisprudence, les fondements du système judiciaire et transactions, 12 traités à propos de certains actes d'adoration, une critique sur le traité d'Aradabili parlant de rectifier la chaîne de l'autorité des transmetteurs des 'hadith", un traité sur la conduite des savants qui ont l'autorité de rapporter. Ceci s'ajoute à plusieurs manuscrits et manuels religieux de dérogation servant de référence aux imitateurs (Muqallid(s)).
Sa recherche et son enseignement mythologique constituent une méthode unique,concernant les "Fondements"et sa méthodologie est caractérisée par les suivants:

Discussion sur l'histoire de la recherche qui établit ses racines et servent de pivot en matière de raisonnement philosophique, idéologique, doctrinal et politique.

Par exemple, sa recherche sur la question du "ta'hadul" proportionnel et du"taraajeh" prépondérant dans laquelle, il explique que les différences dans les textes de tradition proviennent du conflit idéologique et du climat politique prévalant aux temps des Imams.L'approfondissement devait être clair à la révélation des différents aspects du problème et des notions discutées.

La relation entre la pensée théologique et les cultures contemporaines. Dans son traité sur la différence entre la compréhension nominale et littérale et si c'est subjectif ou perçu, il prône l'interprétation de l'auteur du "Kifayetelusol" qui maintient que la différence est perçue, toutefois, il le justifie en référant à la théorie moderne philosophique de la réalisation intellectuelle accumulative qui tourne autour de l'activité du cerveau humain et sa créativité dans laquelle on pourrait couvrir deux perspectives différentes.

Une indépendance claire qui est exprimée comme un "nom" et l'autre par les moyens du mécanisme et de la contraction exprimée par "lettre".
Il prend le même chemin lorsqu'il discute du conflit entre les savants à propos du "temps", citant certains exemples.
Donnant le poids à l'exploration des origines de la jurisprudence et laissant aller avec l'indulgence dans la recherche sans fruit qui est jusqu'à présent en excès comme ses bénéfices d'agrandir l'horizon des juristes en discutant le statut de la connaissance, et les problèmes inhérents chez la définition de la "connaissance" des philosophes.

Créativité et approche moderne
En dépit des professeurs traditionnels de théologie qui n'ont aucune tendance à être créative, al- Sayyid et le martyr al-sayyid al-Sadr constituent une classe. A part ça, ils vont beaucoup plus loin lorsqu'ils donnent une réponse à un problème donné et ont toujours l'intérêt de la recherche a l'esprit. Notamment al-Sistani approche le problème de l'usage du mot dans différents aspects, comme une rationnelle et philosophique recherche. Alors qu'il en parle comme une perspective de fréquence, parce qu'une telle discussion offre la plus grande preuve de la possibilité.
Il en parle également à partir de la signification évidente du texte et de son sens caché. Quand il s'apprêta à discuter de la question de la proportionnalité et de la prépondérance, il maintient que l'idée principale de la discussion réside dans les causes de variations des textes de tradition. Si ces causes sont examinées, usant l'évidence historique, et les différences dans les textes légaux montrent bien le problème complexe que le juriste doit confronter. Le chercheur et n'importe quelle personne veut utiliser les textes du Prophète et sa progéniture disparue.
En retour,cela rendrait le rapport sur la prépondérance et le changement superflu. La même question fut traitée par le martyr al-Sadr qui en parle seulement d'un point de vue rationnel . La comparaison entre les différentes écoles de pensée afin de promouvoir une étude poussée sur n'importe quel sujet. Al-Sayyid al-Sistani a comparé ses recherches avec celles d'Al-Mirza Mahdi Al-Esfahani,l'un des oulémas de l'école de pensée de Mechhed ,et d'al-Sayyid Al-Burujardi,symbole de l'école de pensée de Qom, et des trois critiques textuelles cotemporaines et d' al-chaikh Hussain al-Hilli et d'al-sayyid al-khoïee comme représentants de l'école de pensée de Najaf.

Sa méthodologie juridique

Sa méthodologie juridique possède les caractéristiques distinctes suivantes:

Jurisprudence comparative entre le Chiisme et le Sunnisme: Avoir la connaissance sur la pensée contemporaine juridique du sunnisme par rapport au temps du texte comme contenu du " Malik Muwatta" et " Abu Yusuf Khimaj " nous élucide les opinions et les buts des Imams (as) à leurs époques.

Comme c'est le cas dans ses références concernant les lois iraqiennes, égyptiennes et françaises où il discute du livre intitulé " Le contrat de la vente et le droit d'annuler". Cela nous permet d'élargir nos horizons en analysant les principes juridiques, agrandir leurs buts et répandre son utilité pratique.

La créativité dans l'approche

Unlike Contrairement aux traditionnaux ecclésiastiques qui suivent littéralement ce qui leur a été enseigne, l'approche d'al-sayyid al-Sistani des principes juridiques est caractérisées par le fait qu'il donne du poids à ces principes en les reinterpretant. Citant un exemple, le principe d " ILZAM " de la contrainte est expliquée par certains juristes:

Un musulman pratiquant pourrait avoir recours à d'autres écoles de pensée des lois islamiques afin que ses intérêts personnels soient le mieux servis malgré que son école de pensée ne l'approuve pas. Al-sayyid al-Sistani interprète cette pratique sur la base du "respect (ihtiram)" c.a.d. montrer du respect pour d'autres fois et opinions.

Il a établi son interprétation sur la liberté d'expression, comme lorsque l'on dit "Chaque personne à sa propre façon de mener son mariage " alors que " l'absence de loi dans le mariage pour un polythéiste" en analysant le texte dans son contexte social et en l'analysant dans son climat social et les circonstances affectant son implication permet de mieux le comprendre et nous permet d'en déduire un profond jugement légal. Voilà l'approche d'al-Sistani.

Citons lorsqu'il traita le "hadith" rapporte sur la tradition du saint Prophète(p.) a khayber,"interdire la viande ", son interprétation est qu'une telle interdiction devrait être réduite à cet événement particulier à ce moment précis. La preuve qu'il utilise, est que l'interdiction du Prophète fut pour une exigence militaire et que l'âne était un moyen de transport, le préserver servirait ce moyen. Des lors, aucune extrapolation n'en devrait écouler plus tard car les circonstances ont été changées.

Experience dans les moyens de déduction Al-sayyid al-Sistani est de l'opinion qu'un juriste ne peut être appellé ainsi à moins qu'il n'ait acquis l'expérience de pouvoir le faire. Parmi ces "outils" est la maîtrise de l'Arabe, la connaissance complète et détaillée des traditions du Prophète et de sa progéniture, Les narrateurs également car le juriste afin qu'il puisse atteindre l'authenticité en maîtrisant parfaitement les biographies des transmetteurs de " hadith".

A ce sujet, Il possède des opinions qui peuvent aller à l'encontre de ce qui est universellement connu, comme la confirmation de l'authenticité du livre "ibnil ghadha' iri ", une étude critique des narrateurs de hadith, et qu'il est plus sur à ce propos que "al-Najashi" et "al-Cheikh al-touçi" Il croit que "al-chaikh" était un rapporteur de confiance citant des sources lui étant disponibles et dûment justifiées avec preuve à l'appui.

Sa personnalité

Ceux qui ont rencontré al-Sistani ont découvert qu'il est doté de traits spirituels dont les suivants:

Juste et respect des autres opinions

Inspiration d'amour pour la science et la connaissance, l'intérêt de parvenir à la vérité, maintenir la liberté d'expression, al-sayyid al-Sistani lit beaucoup pour se renseigner sur les différentes opinions qu'elles soient exprimées par des savants connus ou moins connus.
Alors, il pourra citer une opinion exprimée par al-chaikh Mohammed Réza al-Mudhaffar dans son livre " Oçoul al-fiqh", Fondement de la jurisprudence, par la même occasion, il prend la liberté de faire allusion une autre opinion qu'il admire, même si elle appartient à un rival, ses pairs, un ami, ou un savant moins connu.

L'éthique du débat

Sa manière de se comporter de débattre ou de discuter est loin des débats inutiles et passionés qui nous fait perdre le temps dont certains aiment à user. Il n'a jamais recours à faire taire les gens, de les interrompre de rabaisser leur contribution au sujet discuté. Il utilise toujours les sages paroles lorsqu'il s'adresse aux autres quel que soit la personne, étudiant, professeur, pair etc.. Il adopte une approche appropriée dans chaque catégorie sans dépasser la ligne de courtoisie et les bonnes manières afin de préserver l'intégrité et le respect de ceux concernent.

Manières de l'éducateur

Enseigner n'est pas seulement une profession payée. Si elle n'est pas accompagnée du souci du progrès de l'étudiant, de montrer de l'affection et de l'amour pour lui. Le processus de l'enseignement serait dénué de ses nobles buts et objectifs s'il n'a pas le souci de produire une génération bien éduquée, responsable et consciente de ses devoirs vis à vis d'eux-mêmes et de la société en général. Toutefois al- Sayyid al-Sistani est consideré parmi une élite, comme al-sayyid al-Hakim et sayyid al-khoïe, qui perçoient l'enseignement comme une merveilleuse obligation qui devait être remplie au meilleur du professeur.

Il rappelle constamment à ses élèves de ne négliger aucun effort. Il n'y a aucune demande sur n'importe quel sujet même juge futile. Cela peut leur sembler futile de demander combien de pages celles qu' il y a dans un livre, ainsi ils sont habitués à maintenir une étroite relation avec leur professeur. De plus, il les encourage souvent à comparer son étude et ses recherches avec des autres dans le même domaine Afin de trouver les faiblesses et les points forts de ses travaux.

La crainte de Dieu

Il y a un phénomène frappant, la majorité des savants et les grands hommes semblent partager, ce qui peut être perçu par certains comme négatif par certain. En méditant, ces positions sont toutefois sages car elles ont été provoquées par le souci de l'intérêt publique. Ainsi, "Au temps où les innovations menacent de croître dans la religion, il appartient au savant de mettre sa science en avant pour la défense de la religion, sinon Allah le dépouillera de la lumière de la croyance "comme le Prophète (P.S.) l'a dit. Alors que des essais et tribulations sont déployés afin de servir des fins personnels de tel ecclésiastique ou autre, ou le général climat expérimente la propagande acrimonieuse, la lutte attirée par l'hostilité et l'envie. Les "oulémas" de l'école ecclésiastique (howzé-yé-ilmiyah) dont parmi eux "al-Sayyid al-Sistani ", préfère le silence et s'abstient d'entrer dans l'arène. Tel était l'état des choses dans la période suivant la mort d'al-sayyid al-Hakim et al-sayyid al-Boroudjerdi, et l'histoire se répète ces jours-ci après le départ d'al-sayyid al-khoïe où la compétition et la chasse aux titres et positions sont de mise. De plus, le contentement et l'humilité d' Al-sayyid Al-sistani se reflète dans son simple attirement, La petite maison dans laquelle il vit mais qu'il ne possède pas, et les simples meubles qu'il possède.

Sa production idéologique

Al-Sistani n'est pas un juriste commun. Il est très cultive et tient son audience en haleine avec une vision moderne touchant le développement de la pensée politique et économique. Il possède de très bonnes idées dans le domaine de la théorie administrative tout comme la pensée sociale qui est compatible avec le progrès moderne. Avec tout cela en perspective, il considère la distribution de décrets religieux comme la bonne voie pour la société islamique.

Office de la suprême autorité religieuse

Certains professeurs de l'école de pensée de Najef pour les études théologiques (howzé-yé-ilmiyah) étaient mentionnés d'avoir dit qu'après la mort d'al-sayyid Nasrullah al-Mustanbit,ils ont conseillé au défunt al-sayyid al-khoïe de choisir quelqu'un pour l'autorité suprême religieuse et la gérance de l'école ecclésiastique de Najaf. La choix s'arrêta sur al-Sistani à cause de ses mérites, de son savoir, sa probité et son caractère impeccable.
En conséquence, il commença à guider la prière dans la mosquée d' al-Khoïe, al-Khazra . Durant sa vie,il a écrit ses annotations à propos d' al-sayyid al-khoïe et du manuel des actes d'adoration. Après la mort d'al-sayyid al-khoïe, il était parmi les six personnes qui prirent part à ses funérailles, et effectuèrent le service de son corps défunt.

Son Site officiel : http://www.sistani.org/
 
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l’Ayatollah Sayed Ali Khamenei, le guide suprême de la Révolution islamique et l'un des savants chiites


Famille

Le Guide suprême de la Révolution islamique, l'honorable Ayatollah Sayed Ali Khamenei, descendant de la famille du noble prophète et fils du défunt Ayatollah Sayed Djavad Hosseyni, est né en juillet 1939, dans la ville sainte de Machhad. Cadet de sa famille, il connut une enfance simple tout comme la plupart des enfants de religieux et apprit dès son plus jeune âge à vivre dans la simplicité tout en comprenant le sens profond de la frugalité.

Lorsqu'il évoque ses premiers souvenirs, l'honorable Guide parle de sa famille en ces termes : "Mon père était un dignitaire connu de tous. Cependant il était très vertueux et assez timide. La vie n'était pas toujours rose pour nous. J'ai le souvenir de certains soirs où nous allions nous coucher sans souper. Ma mère faisait tout son possible pour nous préparer un dîner mais cela restait une chose rare. Si nous avions de la chance, nous avions droit à du pain aux raisins secs".

"La maison dans laquelle je suis né et j’ai vécu jusqu'à l'âge de cinq ans, raconte-t-il, se trouvait dans un quartier très moyen de Machhad et faisait à peine 70 mètres carrés. En fait, cette maison n'avait que deux pièces, si l'on compte la cave, qui se trouvait au sous-sol!Un peu plus tard, des gens du quartier, dévoués à mon père achetèrent un petit terrain qui se trouvait derrière notre maison et c'est ainsi que la maison fut agrandie et que nous eûmes trois chambres".

La famille au sein de laquelle grandit l'Ayatollah Khamenei n'était pas riche mais avait la foi en Dieu, et c'est cette même croyance qu'elle laissa en héritage aux enfants. Dès quatre ans, le jeune Sayed Ali et son frère aîné furent conduits dans une école coranique où ils apprirent les lettres et le Coran.


Centre théologique

En quittant le lycée où il avait appris l'arabe, il entra à l'école théologique pour entamer ses études auprès de son père et d'autres professeurs.

Lorsqu'on l'interroge sur les motivations qui l'ont poussé de rejoindre cette école, il répond fièrement que la principale personne l'ayant encouragé dans cette voie divine était son père, mais aussi sa mère qui l'a beaucoup soutenu.

C'est chez les enseignants de l'école théologique tels que Soleyman Khan ou encore Navvab, qu'il termina les cours préparatoires. Après cela, il acheva, à une vitesse surprenante, ses études en moins de cinq ans. Tout ceci, bien sûr n'aurait pas eu lieu sans le soutien et l'effort de son défunt père.


Ecole théologique de Nadjaf

L'Ayatollah Khamenei qui avait entamé à 18 ans, dans sa ville natale, ses études en jurisprudence religieuse et ce, notamment chez le défunt Ayatollah Milani, se rendit en 1957 à Nadjaf pour se recueillir sur la tombe des Imams de l'Islam. C'est durant ce voyage et en participant aux cours de théologie donnés par les plus grands dignitaires de l'époque qu'il fit connaissance avec leurs pensées, entre autre celles du défunt Sayed Mohammad Hakim, Sayed Mahmoud Chahroudi, Mirza Bagher Zanjani, Sayed Yahya Yazdi, ou encore Mirza Hassan Bojnourdi. Il fut subjugué par l'enseignement dans cette école. Pour lui, c'était décidé! C'est au sein de cet établissement qu'il poursuivrait ses études. Cependant, le plus difficile était de convaincre son père et il en était très inquiet. Sans tort d'ailleurs, car son vœux de rester en Irak fut rejeté et, obéissant à son père, il regagna Machhad assez rapidement.


Centre théologique de Qom

Entre 1958 et 1964, il poursuivit ses études supérieures à l'école théologique de Qom auprès de grands tels que l'Ayatollah Boroudjerdi, l'Imam Khomeiny, Cheikh Morteza Haëri Yazdi, et l'Allameh Tabatabaï.

Un événement triste vint troubler les études du jeune homme lorsqu'il apprit que son père avait perdu la vue. Désormais il ne pouvait plus rester à Qom et abandonner son père qui avait besoin de ses enfants. A ce propos il dit : "Je suis rentré à Machhad, et grâce à Dieu tout a bien marché pour moi. J'ai la conviction que ma réussite, je la dois à la bénédiction de mes parents pour qui j'étais prêt à tout sacrifier".

Malgré l'envie de rester à Qom, il fit le choix de rester auprès de son père accablé par l'âge et la maladie. Ceci ne l'empêcha pas de poursuivre ses études à Machhad même jusqu'en 1968 et d'enseigner son savoir aux étudiants de théologie dans cette ville.


Les combats politiques

Reprenant ses propres termes, l'Ayatollah Khamenei est avant tout "un disciple de l'Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis)", toutefois, " … les premières étincelles en matière de la politique et de la lutte contre le régime Pahlavi datent d'une rencontre avec un grand homme : Sayed Mojtaba Navvab Safavi".

En 1952, ce martyr de l'Islam se rendit à Machhad et tenu un discours émouvant qui leva un coin du voile sur les complots tramés par le régime du Chah, épaulé par la Grande Bretagne. Le jeune étudiant en théologie qu'était l'Ayatollah fut extrêmement touché par ce discours frappant et c'est précisément à cette date que la motivation pour défendre les valeurs sacrées de la révolution naquit en lui.


Le mouvement de l'Imam Khomeiny

L'Ayatollah Khamenei se trouvait à Qom lorsqu'éclata la grande vague révolutionnaire et protestataire lancée par le défunt Imam Khomeiny contre les politiques islamophobes de Mohammad-Reza Pahlavi, le Chah d' Iran.

Au cours de l'été 1963 et plus précisément durant le mois de Moharram, il fut arrêté pour avoir fait de la propagande anti-américaine. Sa libération s'est faite sous condition, l'obligeant à ne point tenir de discours de ce genre à l'avenir. Il fut relâché le lendemain.


Seconde arrestation

Durant le mois de Ramadan de la même année, l'Ayatollah et plusieurs de ses disciples se rendirent, dans un but précis, à Kermân. Après une escale de deux jours dans cette ville où il tint des discours marquants en présence des Ulémas et des étudiants en théologie, ils quittèrent la ville pour Zahédân. Le discours qu'il a tenu dans cette ville, et ce à la veille des élections et du soit disant référendum du Chah, remporta un réel succès. Mais il fut arrêté de nuit peu de temps après par les agents du Savak, et fut conduit en avion à Téhéran. Là, il purgea une peine de deux mois. Deux mois terribles car il subit les pires tortures.

Troisième, quatrième et cinquième arrestations

Les jeunes épris de la révolution devenaient de plus en plus nombreux à assister aux sermons de l'Ayatollah, ce qui ne manqua pas de susciter la crainte du Savak qui arrêta une fois en 1968 et l'année d'après l'Ayatollah qui vivait secrètement à Téhéran.

Il fut également emprisonné une cinquième fois quelques temps plus tard, et il nous en fait part de cette expérience en ces mots : " Dès 1969, le terrain était propice à un soulèvement armé en Iran. Les responsables de l'ancien régime, se doutant fort bien que ces courants étaient d'une certaine manière liés à ma personne, ordonnèrent mon arrestation pour la cinquième fois en 1971".

Tout porte à croire que le Savak craignait fort un soulèvement du genre, d'où l'intensité des tortures infligées aux détenus qu'ils arrêtaient pour leurs croyances islamiques. Ce qu'ils craignaient surtout était le ralliement de la lutte armée et de la lutte religieuse.


Sixième arrestation

De 1971 à 1974, trois mosquées de Machhad ouvraient leurs portes à l'Ayatollah pour ses cours d'idéologie qui rassemblaient quotidiennement des milliers d'adeptes, jeunes surtout. La manière dont il avait d'interpréter le "Nahjôl Balagheh" était inouïe. Les épris prenaient note, et le tout fut rassemblé dans un ouvrage qui se répandit bientôt comme des petits pains au sein de toute la jeune génération éprise de justice et de liberté. A leur tour, ces jeunes se rendirent aux quatre coins du pays pour répandre la parole de l'Ayatollah Khamenei.

Ce sont ces activités mêmes qui menèrent à une sixième arrestation par le Savak et qui fut la plus difficile de toutes.

"Seuls ceux qui ont vécu la même expérience me comprennent", dit-il, lorsqu'il évoque les conditions intenables de son incarcération.


En exil

En 1977, le régime Pahlavi arrêta une fois de plus l'Ayatollah Khamenei et cette fois, il fut exilé pour une durée de trois ans à Iranshahr.L'année d'après, avec la montée du mouvement de la lutte populaire, il fut libéré et retourna à Machhad.

A ce moment-là, il regagna les rangs des combattants et après quinze années de souffrances, il réalisa son vœu qui était identique à celui du peuple iranien : la victoire de la Révolution Islamique dans son pays.


Au seuil de la victoire

Avant le retour au pays de l'Imam Khomeiny qui se trouvait jusque-là à Paris, le conseil de la Révolution islamique, avec en tête des combattants tels que les défunts martyres Motahhari, Béheshti ou encore Hachemi Rafsandjani, fut fondée en Iran sous l'ordre de l'Imam Khomeiny. L'Ayatollah Khamenei y adhéra également et quitta dès lors Machhad pour Téhéran.


Après la victoire

Après la victoire de la Révolution islamique en Iran l'Ayatollah Khamenei poursuivit comme jadis la défense des valeurs sacrées de l'Islam.Citons ici quelques uns des objectifs de la Révolution défendus avec ferveur par l'Ayatollah :

- Mise en place du parti dit République Islamique avec la coopération des combattants tels les martyrs Bahonar et Béheshti ou encore Hachemi Rafsandjani en avril 1978.

-Vice-ministre de la défense en 1979.

- Direction du Sepah (corps des Gardiens de la Révolution islamique) en 1979.

- Imam de la prière de vendredi de Téhéran à partir de 1979.- Représentant de l'Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis) au conseil suprême de la défense en 1980.- Représentant de Téhéran au parlement (Madjlis islamique), la même année.

- Présence active sur le front durant les années de guerre, imposée par l'Irak à l'Iran, dès 1980.

- Attentat manqué contre la personne de l'Ayatollah Khamenei en juillet 1981, à la mosquée d'Abouzar à Téhéran.

- Président de la République, après l'assassinat de Mohammad-Ali Radjaï, second président après la révolution. En septembre 1981, l'Ayatollah Khamenei fut nommé président de la République Islamique d'Iran en remportant plus de seize millions des suffrages.

-De 85 à 89, il a été réélu au même poste.- Président du conseil de la Révolution culturelle, en 1981.

- Président du conseil de discernement du bien et de l'ordre islamique en 1987.- Président du conseil correctionnel législatif, en 1989.

- Guide Suprême de la République Islamique d'Iran depuis juin 1989, après le décès du feu fondateur de la Révolution, l'Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis).


Son Site officiel : http://khamenei.ir/
 

ali_hussain

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sayed al-khu'i:




Le monde musulman a sans doute perdu une de ses étoiles la plus brillante le samedi 8 Safar 1413 (8 Août 1982) à 15h avec la disparition de Ayatoullah al Ouzma Aboul Qassim al Khoei à son domicile de Koufà (Iraq) par défaillance cardiaque.

Il était né le 15 Rajab 1317 (19 Novembre 1899) à Khoei en Azerbaijan iranien terre d’origine de nombreux grands penseurs, shi’à musulmans. Dans sa jeune enfance, Ayàtoullàh al Khoei faisait déjà des prières religieux en perse, arabe et en turque également.

C’est en 1330 AH (1992) que Ayatoullàh al Khoei, qui n’avait alors que 13 ans, a émigré vers al Najaf al ashraf (Iraq) pour poursuivre les études. Là aussi, il était caractérisé par sa brillance et sa compétence à absorber la connaissance et le savoir. A chaque étape de ses études et recherches, le progrès et le succès étaient ses compagnons.

Dix siècles auparavant, un hawzà de type universitaire fut fondé par l’une des personnes la plus culturé de son temps Shaikk Mohammad ibn al Hassan al Toussi, qu’Allah envoie les bénédictions sur son âme. Al Toussi fut un savant très important et un génie dans tout les domaines, et un homme capable d’assimiler différent type de savoir et de sciences. Il était maître dans les domaines canne le fikh, hadith, oussoul, science de biographie, akhlaq et ilmal kalaw sans en avoir d’égale dans son temps.

Il fonda le hawzà de Najaf qui fonctionne jusqu’à ce jour depuis 449 (AH). De nombreux ésudits et Ayatoullàh furent formés dans ce hawzà à savoir entres autres: al Ardabili, al Jazaîri, al Bali al Ouloumm, al Kashifal Ghita, al Ansari, al Khurasani. Al Khoei fut formé également dans ce hawzà. Pendant sa présence à ce hawzà on dit que ce furent les années de reconnaissance du hawzà à l’énergie déployer par Ayatoullàh al Khoei.

Ayatoullàh Al Khoei, après avoir menés très loin ses études et recherches devint un des éminents professeurs du hawzà. Sa méthode révolutionnaire d’enseignement a marqué de son cachet le hawzà et a formé une nouvelle fédération de chercheurs en matière de science basique de jurisprudence, tradition, biographies exégèse, et interprétation du Saint Coran sur le plan théologique et philosophique. Son style d’enseignement est particulièrement plaisant basé sur le débat et la clarté et semble rayonner à travers tout le hawzà.

Al Sayad Aboul Qassim à enseigné le "oussoul" et le Khawz pendant presque plus de 50 ans dans ce hawzà et le nombre de ses élèves diplômés est estimé à des dizaines de milliers.

En 1970, Ayatoullàh Al Khoei fut élu comme successeur de Tabataba Al Hakim à la tête du hawzà de Najaf. Avant les années 85 Ayatoullàh al Khoei fut responsable du hawzà, le rationnement de ce centre a atteint son apogée avant que la période noire de persécution ne s’abatte sur les érudits et l’Islam en Iraq.

Il n’est pas éxagéré de dire que presque 70% des Moujtahid Shia du monde sont directement ou indirectement élève de Ayatoullàh al Khoei ou de son hawzà de Najaf. On peut en citer quelques uns comme:

-Sayed Mohammad Bàqar as Sadr
-Sayed Ali Behshti
-Shaikh Mohammad Taqi al Jà’fari
-Shaikh Mohammad Mahdi Shamsoud Deen
-Sayed Taqi al Qoumi
-Sayed Ali as Sistàni
-Sayed Mohammad ar Rouhàni
-Sayed Mohammad Houssein Fadallàh
-Shaikh Ishaq al-Fayyad


Al Khoei fut un grand administrateur aussi. Il a essayer de rester en contact avec nos Mouqallid (suiveur en matière en Jurisprudence - Taqlid) en nommant des représentants partout dans le Monde. Il a entrepris d’instaurer dans plusieurs parties du Monde des organisations caritatives pour subvenir aux besoins théologiques, culturel et même financier de la communauté shiite. Des institutions crées en son nom fonctionnent actuellement en Inde, Pakistan, Angleterre, Iran, Liban, Iraq, Thaïlande, USA, Bangladesh, Malaisie etc.

Quand la situation devint difficile en Iraq, une organisation "Al Khoei Foundation" fut crée afin de collecter les fonds et de concorder et planifier les actions des autres organisations mondiales.

Ayatoullàh al Khoei était très humble dans sa vie de tous les jours, vivait de manière sobre et s’enquerrait constamment de la situation des musulmans dans le monde.

A la maison, il était agréable et remplissait avec gentillesse ses devoirs de père et de grand-père.

En 1991, Ayàtoullàh Al Khoei fut brièvement emprisonné par le régime de Saddam, puis forcé d’apparaître à la télévision en compagnie de Saddam. Le régime à mis une forte pression sur lui et sa famille pour l’obliger à émettre des fatwà en faveur du régime dictatorial de Saddam. En dépit de toutes les persécutions où lui et sa famille était soumise, il à refuser de coopérer avec le régime de Saddam. Il fut alors mis en résidence strictement surveillé jusqu’à son décès. Avant son décès, il fut l’objet d’innombrables mauvais traitements de la part du régime qui a massacré de nombreux érudits et Mouqallid d’ayatoullàh al Khoei.

A l’annonce du décès d’Ayàtoullàh Al Khoei, le régime de Saddam à bouclé toutes les issus de Kouffà et les forces spéciales ont pris positions à Najaf et Koufà pour intimider la population. L’inhumation qui était annoncé pour dimanche matin fut précipité par les hommes de Saddam au samedi soir à minuit où ne furent autoriser à assister quelques membres de sa famille. Le namàz-é-Janàzà fut accompli par Ayàtoullàh Sistàni. Les télécommunications entre Najaf - Kouffà et les autres villes furent coupées et l’armée fut mise en état d’alerte pour contrer un éventuel soulèvement populaire. Une énorme hypocrisie fut maintenue par le régime autour de ce décès pour canaliser le malheur des shià d’iraq.


Innalillàhé wa inna ilayhé ràdji’oune


http://www.albouraq.org/oulema/khoei.htm
 

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realizm

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Salam aleikum

Merci pour votre effort cher frère.
Permettez moi d'illustrer la biographie sur le défunt Syed Al Khoei par cette vidéo de ses funérailles, qui retranscrit bien le climat d'urgence durant lequel elles se sont déroulées.

[video=youtube;zxm1fF-N3SA]http://www.youtube.com/watch?v=zxm1fF-N3SA[/video]
 
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nasser

Banni
Banni
Salam Aleikum,

Merci beaucoup frère ali_hussain pour la biographie du père de la Hawza du 20ème siècle et l'étoile de la science, le grand Sayed Abou al Qassim Al Khoei (rah)... et merci realizm pour cette émouvante vidéo...

Je continue avec un savant vivant, que vous connaissez surement, :


L’Ayatollah Sheikh Naser Makarem Shirazi, grand savant et marja' chiite

Le grand juriconsulte sheikh Naser MAKARIM SHIRAZI est né en 1345h (1925) dans la ville de SHIRAZ. Il était né et grandit dans une famille pieuse et réligieuse.il termina ses études primaires et secondaires dans la même ville.sa capacité intellectuelle faisait qu’il soit toujours le plus brillant de tous les étudiants et parfois il faisait deux classe dans une seule année. Les circonstances de cette époque ont fait qu’il enseigne les mathematiques à l’université, afin que celle-ci puisse profiter de son talent. Ses tendances intérieures pour les sciençes islamiques et la prédisposition de Dieu ont changées sa destination. Après le mois d’août de l’année 1942, les circonstances avaient complètement changées. Cette fois-çi il reprend les études islamiques.

SES ETUDES

L’ayyatollah MAKARIM SHIRAZI avait quatorze ans lorsqu’il commenca, offiçièllement, ses études islamiques à l’ecole « AQA BABAKHANE » de Shiraz où il patienta jusqu’à se pourvoir aux bésoin de la morphologie, de la grammaire, de la logique, et de la rhétorique. Ensuite il se pencha à la jurisprudence et à la sciençe de oucoul. Grâce à sa capacité intellectuelle, il termina ses études préliminaires, moyennes et supérieures dans quatre ans seulement. Il donnait aussi cours, pendant tout ce temps, à un groupe d’étudiants de sa ville natale. Sheikh Makarim Shirazi avait affermit son futur par ses convictions et observations dans le champs d’études. Lors des reunions scientifiques et réligieuses, ses allocutions se concentraient souvent sur ce point.

Cette étoile ne fut pas encore étincelante, à l’âge de dix huit ans, lorsqu’il écriva une note sur : « KIFAYATOU AL OUCOUL » qui, demontre une pensée lumineuse et créative.

A l’âge de dix ans il sera admis au seminaire islamique de Qom, ville où il étudia pendant cinq ans prèsque. Il étudia auprès des grands professeurs de cette époque tels que l’ayyatollah al ouzma BOUROUDJERDI(que la grâce de Dieu soit sur lui). Afin d’augmenter ses connaissances, l’ayyatollah al ouzma Makarim Shirazi s’émigra dans la sainte ville de NAJAF(en Irak). Là bas il sera rapidement admis au seminaire scientifique de la ville. Cette fois encore il étudia auprès des grands professeurs de Najaf. Ses professeurs furent seyyed al HAKIM, seyyed al KHOI, seyyed adbul hadi al SHIRAZI et d’autres éminents professeurs de l’épôque.

A l’âge de vingt quatre ans il sera élévé au niveau de l’HIJTIHAD par deux des plus grands ayyatollahs de Najaf. Après cette élévation, il continua toujours à acquerir ses connaissances auprès d’autres grands professeurs jusqu’au mois de shaban 1370H (1950) lorsque les difficultés finançières l’obligea à regagner son cher pays. Il regagna enfin la ville sainte de Qom, ville qui offre son affection aux savants. Après avoir regagner le bercail, l’ayatollah al ouzma sheikh Makarim Shirazi commença à dispenser les cours de Soutouh Anliya, de l’ouçoul et de la jurisprudence au niveau supérieur. C’est dépuis maintenant trente deux ans qu’il donne cours à ce niveau, et il a déjà fait sorti quatre promotions. Outres les cours qu’il dispense, il a aussi écrit plusieurs livres sur la jurisprudence islamiques. Aujourd’hui certains de ces livres sont enseignés dans plusieurs écoles chiites. Dépuis sa jeunesse il travaillait toujours sur la rédaction des livres concernant la doctrine, les connaissances islamiques, la question de la succession, le commentaire du coran, la jurisprudence et l’ouçoul. Pour le moment il est parmis les plus grands écrivains du monde islamique.

Son Eminence avait joué aussi un rôle important pour l’établissement de la Révolution Islamique en IRAN, il fut parmis les grandes personnalités qui rédigèrent les prinçipes des bases de ce régime.

a. LE MENSUEL DU GRAND CENTRE DE SHIISME

Le Seminaire islamique de Qom avait déjà senti dépuis longtemps, le bésoin d’avoir une publication islamique afin de faire façe à certaines publications erronnées. Les musulmans ne cessaient de prévoir cette idée pour cette grande université, mais les grands juriconsultes de Qom leur avaient déjà devancés. Il était donc nécessaire de publier un journal pour aider les jeunes à trouver des solutions sur des questions réligieuses.A ce moment là, certaines pensées n’étaient pas prêtes pour acceuillir favorablement une publication comme celle-là. Les penseurs s’engageant encore plus dans cette lourde tâche. C’est ainsi que son Eminence, avec un groupe des savants, se mirent au travail jusqu’à donner naissance à la revue mensuelle « Madrasatoul Islamiya » ces derniers bénéficièrent l’assistance de quelques grandes personnalités du seminaire islamique de Qom, et une aide financière et matérièlle des certains bienfaiteurs. Après son apparution, cette revue avait connu immédiatement une bonne plaçe dans les mileiux islamiques particulièrement shiites, et fut parmis les meilleurs revues scientifiques par sa dimension. Cette revue avait ouvert un nouveau chemin aux chercheurs du Seminaire islamique et depuis sa prémière édition jusqu’à ce jour cette dernière ne cesse d’être à leur sevice.

b. L’EVOLUTION DE LA PENSEE DES ETUDIANTS

Entre les années 1952 et 1954, la pensée matérialiste se developpa dans une grande partie du pays, les savants et hommes des sciences du Seminaire Islamique prirent conscience du danger de cette pervese pensée. Les philosophes et differents savants de cette épôque se lancèrent à l’orgaisation des confèrences et reunions pour expliquer aux jeunes les points négatifs de cette pensée. Son Eminence fut l’un des organisateurs de ces reunions et confèrences qui furent soutenues par un groupe des grandes personalités de l’épôque. Ces rassemblements poussèrent son Eminence à se lancer encore plus dans ses recherches. Le resultat de ses recherches aboutira à la naissance du livre « Al Mutafalasifun », un livre qui sera très bien acceuilit par les jeunes chercheurs et intellectuels, et grâce à ce dernier un bon nombre de gens fut sauvé de la pensée ténébrèse des matérialistes. Ce livre est deja réedite plus de trente fois dépuis le jour il a vu le jour. Les hommes de lettre soulignent qu’il est préçieux d’éditer un livre comme celui-çi, qui analyse les fondements philosophiques des marxistes. Dix ans après son apparution ce livre garda toujours son réflet dans les milieux scientifiques. Quand les communistes occupèrent l’Afghanistan par la force, l’annonce sur ce livre était déjà fait dans ce pays, ainsi pour barrer la route à toute philosophie erronée et orienter la population vers une voie droite.

Cet étape fut, à vrai dire, le premier pas vers l’évolution de la pensée dans le Seminaire Islamique de Qom. Dépuis ce temps là, son Eminence commenca à consacrer une partie de son temps à la lecture des livres, les pensées, les philosophies et les doctrines d’autres nations jusqu’à parvenir, après seize ans au moins, à étudier toutes les croyances des sectes islamiques et des autres réligions ; et à écrire quelques livres sur celles-çi.

SYMPOSIUM SUR LES DOCTRINES ET LES SECTES

Son Eminence saisisa que les livres sur la doctrine islamique qui s’y trouvaient à cet épôque n’étaient pas à mesure de repondre à toutes les questions et bésoins de ce temps car ces derniers furent écrits par des savants des siècles écoulés, siècles où il n’ y avait pas des questions comme celles dont les marxistes et les matérialistes posent actuellement, et où les colonisateurs n’avaient pas d’activités comme ils en ont aujourd’hui. A côté il y avait aussi les croyances Motazilites et Asharites. Voyant tout ceci, son Eminence lanca quelques thèmes sur la doctrine islamique et ses fondements par une méthode sans précèdent, et la création d’un « Symposium sur les Doctrines et les Sectes » afin d’éclairer la population sur certaines questions.

L’ACADEMIE POUR LA DELIVRANCE DE LA NOUVELLE GENERATION

A part le Symposium sur la Doctrine et les Sectes, son Eminence créa encore une autre Union Scientifique. Celle-çi avait comme but : Instruire les personnes sur differents doctrines et sectes universelles, y compris leurs livres et pensées ; Apprendre à ces derniers comment écrire un livre et comment faire fâce aux questions et bésoins d’autre réligions et sectes ? Cette Union fut très prospère jusqu’à faire sortir des brâves qui, avec differents spécialités, devirent chercheurs et écrivains. Un bon nombre d’écrivains de cette union était celui des étudiants du Seminaire Islamique de Qom. Son Eminence continua toujours son travail, cette fois-çi il créa « l’Academie pour la Délivrance de la Nouvelle Génèration » qui avait comme objectif : Délivrer les jeunes des griffes des superspuissances(de leur mauvaise culture). Cette Academie publiait differentes revues et brôchures qui ensuite, étaient distrubuées aux jeunes.

LUTTE CONTRE LES OPPORTUNISTES

Dans l’un de ses voyages qu’il effectua a Shiraz, il se renda un jour dans une place animé par des soufis. Des son arrivé il fut suivit par un groupe des gens qui lui demandèrent d’écrire un livre sur les fondements du soufisme. Après cette proposition son Eminence entamant une discussion avec ce groupe, sur les croyances et l’orientation de cette secte par des arguments irréfutables et par une méthode éducative et respectueuse(comme on le voit dans tous ses écrits). Cette discussion le poussa à écrire « Mazhabu al Haq », une oeuvre qui sera éditée en 1952 et tira l’attention de l’ayyatollah al ouzma BOUROUDJERDI(ra) qui ne tarda pas à inviter son ancien élève pour le feliciter et l’encourager. A la fin de la rencontre son Professeur lui dira : « je lisais ce livre pendant mes heures libres, je n’ai trouvé aucun point ambugu dans son contenu. Que Dieu recompense tes efforts !

CREATION DES CENTRES ET ORGANISATIONS SCIENTIFIQUES

Son Eminence créa ces derniers au nombre des infaillibles(le prophète et sa sainte famille)paix et bénédictions sur-eux. Outre ces centres et organisations, il créa aussi trois Instituts Islamiques à Qom et un centre pour les seminaristes dans la ville de Mashad.

Jusqu’à présent son Eminence a déjà édité plus d’une centaine des livres, certains sont déjà réedités plus de trente fois, d’autres traduits dans une dizaine des langues vivantes et distribués dans differents pays du monde.


Son Site officiel : http://makarem.ir/
 
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tendulkar

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Salam aleikum

Merci pour votre effort cher frère.
Permettez moi d'illustrer la biographie sur le défunt Syed Al Khoei par cette vidéo de ses funérailles, qui retranscrit bien le climat d'urgence durant lequel elles se sont déroulées.

[video=youtube;zxm1fF-N3SA]http://www.youtube.com/watch?v=zxm1fF-N3SA[/video]
salamu alaykum,

al khoei AS est l'un de mes ayatollah préférés.
 

nasser

Banni
Banni

L'Ayatollah al Sheikh Bashir Hussein Al Najafi, l'un des 4 plus grands marja' de Najaf


Ayatollah al Ozma Shaykh Bashir Hussein Najafi (né en 1942/1361) est un Marja' des Shia Ithna Asheri. Il est né à Jalandar en Inde Britannique (Pakistan actuel). Il parle très bien le urdu. En 1947, sa famille s'est déplacée à Pakistan, à Gujranwala. Il y fit ses études préliminaires et puis partit pour l'Iraq en 1960 afin de continuer ses études. Il fait parti des 4 Marja' les plus Grands de Najaf. Il pourrait effectivement être le successeur le l'Ayatollah al Ozma Syed Ali al Hosseini al Sistani (Que Dieu le protège et lui donne longue vie) si il mourrait (Que Dieu le protège et lui donne longue vie), ce dernier qui a subi deux pontages aorto-coronarien (technique de chirurgie cardiaque consistant à contourner une artère coronaire rétrécie ou obstruée en implantant un autre vaisseau en aval de cette dernière) à Londres. Ayatollah Bashir Najafi a rendu beaucoup de services au Hawza de Najaf. Il réside et enseigne actuellement au Hawza de Najaf en Iraq. Il a écrit beaucoup d'ouvrages et intervient en donnant ses avis sur la politique irakienne.

Sheikh Al Najafi a été attaqué en 1999 par un groupe armé travaillant pour Saddam... Trois personnes ont été tués mais Sheikh Al Najafi a survécu (Que Dieu le protège et lui donne longue vie)

Son Site : http://www.alnajafy.com


 

ali_hussain

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as salam

Voila une vidéo de sayed sistani de 2011 avec sayed al-hakim et shaykh al-fayyad, qu’Allah leur donne tous une longue vie


(j’ai spécialement aimé le moment ou l’homme essaye d’embrasser la main du sayed)

[video=youtube;y3OBW5HAPfg]http://www.youtube.com/watch?v=y3OBW5HAPfg&feature=related[/video]
 
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ali_hussain

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Un autre géant parmi les géants:


Allama Tabataba'i

tabatabai1.jpg



Biographie d'Allamà; Seyed Mohammad Hossein Tabâtabâï



Généralités

Allamà; Tabatabai est d'une famille qui a donné de grands Oulemas; il est à vrai dire le fruit de quatorze générations d'érudits et de savants de Tabriz. Il vint au monde dans cette dernière ville en 1282 (1903) et décéda à Qom en 1360 (1981).

Il fit ses études primaires en sa ville natale, et à 22 ans, il se rendit à Nadjaf Achraf, ville sainte de l'lraq.

Il passa dix ans en ce centre de science et de théologie islamiques à approfondir ses connaissances religieuses. Il suivit les cours de "fiqh" et du "dogme" islamique auprès d'Oulemas tels que Nâini, Seyed Abol Hassan Esfahâni, et Compâny, et ceux de philosophie avec le grand érudit Seyed Hossein Badkoubi, lui-méme élève de Ojelvé et d'Aga Ali Modaressi. Il approfondit les mathématiques en suivant les cours de Seyed Abol Ghassem Khansâri et ceux de morale de Hâdj Mirra 'Ali Châzi qui était connu pour sa philosophie pratique et sa gnose. Tabâtabâi écrit dans le condensé de sa biographie: "J'ai étudié la philosophie avec le bien célèbre penseur, feu Seyed Hossein Badkoubi. Au cours des six années pendant lesquelles j'ai suivi les cours de ce grand savant, j ai appris et compris les écrits de Sabzavâri, ceux de Mollâ Sadrâ de Uhiraz, la série de l'ouvrage "Chafâ" d'Avicenne, les livres d'lbn Tarké dans la gnose, d'lbn Maskouyé, dans la morale. Feu Badkoubi était tellement désireux de le familiariser avec les méthodes de la philosophie et le raisonnement logique qu'il lui conseilla d'étudier également les mathématiques. C'est en suivant son conseil qu'il alla aux cours du feu Seyyed Abol Ghassem Khànsâri. C'est avec ce mathématicien que j'ai appris dit-il la géométrie plane, et dans l'espace, l'algèbre déductif, le calcul infinitésimale. Allamé Tabâtabâi passa de la sorte presque 11 ans à Nadjaf.

Retour à Tabriz

C'est en 1314 (1935) que Allamé Tabâtabâi décida pour des raisons auxquelles il fait succinctement allusion dans son autobiographie, de rentrer en sa ville natale: Tabriz. Il écrit lui-même à cet effet: "Je résolus en 1314 (1935) de rentrer en Azerbaïdjan, ma situation financière ne me permettant pas de rester à Nadjaf. Je suris resté à Tabriz 11 ans et quelques mois sans pouvoir occuper tout mon temps à enseigner, les nécessités de la vie m'obligeant à m'adonner à l'agriculture pour vivre ses difficultés morales étaient telles qu'il résolut de quitter sa ville natale, d'autant que les problèmes politiques de l'époque accélérèrent son départ.

En 1324 (l945), La seconde guerre mondiale prit fin et les alliés qui avaient occupé le territoire iranien quittèrent notre pays les uns après les autres, à l'exception des forces soviétiques qui restèrent en Azerbaïdjan, renforçant le parti démocrate et faisant semblant de mettre fin à leur occupation après avoir livré cette province aux démocrates. Durant les douze mois que les démocrates sévirent dans cette partie de l'Iran (2l azar l324 - 27 azar 1325) la région fut en proie à l'insécurité, aux tueries et aux pillages. C'est pourquoi allamé Tabâtabâi décida de quitter Tabriz pour se rendre dans une ville plus calme, comme Qom par exemple. Il consulta à ce moment le Coran et put lire ce verset: "La protection, en pareil cas, ne dépend que de Dieu, la Vérité. C est Lui qui est le meilleur pour récompenser et pour donner une fin à toute chose "(Coran, XVII, 44). C'est après cet oracle que l'année étant arrivée à sa moitié, Tabatabâi partit pour Qom, centre d'enseignement des sciences religieuses. Il passa là trente cinq ans, occupé à enseigner, à former, ou à écrire des ouvrages sur la religion, la philosophie, la métaphysique et les autres sciences. Il écrit dans son autobiographie en rapport avec cette partie de sa vie: ""En 1325, j ai renoncé à tout et j ai quitté ma ville natale. Je me suis rendu à Qom, au centre d'enseignement des sciences religieuses. Je me suis établi Dans cette ville et j'ai recommencé l'étude et les occupations scientifiques". Il s'agit d'occupations auxquelles Tabâtabâi aspirait de tout son cœur à Tabriz mais auxquelles il lui était impossible de se livrer.

Vie spirituelle et scientifique de Tabâtabâi, à Qom

En dépit de ses vastes connaissances dans le "fiqh", le "dogme" et dans les autres sciences islamiques, Tabâtabâi' fit du commentaire du Coran et de l'enseignement de la philosophie, le point central et d'appui de ses activités. Ce choix lui fut dicté par le devoir dont il avait fortement conscience. Il dit à ce sujet:. Quand je me rendis de Tabriz à Qom, je fis une étude sur les besoins de la société islamique et la situation existante au centre d'enseignement des sciences religieuses de cette ville. Après avoir bien considéré ces besoins, je suis arrivé à la conclusion que le centre en question avait un pressant besoin de commentaires sur le Coran afin de mieux connaître, de mieux assimiler le sens authentique de l'islam, d'un des plus nobles dépôts divins dans l'humanité, et de le mieux faire connaître aux hommes. D'autre part, étant donné que les doutes matérialistes s'étaient répandues dans le peuple, il fallait les dissiper par le raisonnement philosophique et des preuves irréfutables. C'est ainsi que le centre d'enseignement de Qom serait capable de réfuter ces doutes par la force rationnelle, d'établir les principes de l'islam par des déductions philosophiques et scientifiques, et de défendre la cause de la Vérité. C'est pourquoi je crus de mon devoir religieux de déployer mes efforts pour assurer à Qom ces deux besoins essentiels.

C'est justement afin de parvenir à ces buts élevés que Tabâtabôi composa des ouvrages et fit de vastes études pour réussir dans sa tache. Il faut en toute vérité reconnaître que ce grand religieux fut l'un des piliers du Centre d'enseignement de Qom, à l'époque actuelle. Il y a peu d'érudits et de religieux qui n'étaient pas tiré partie des ouvrages ou des cours de l'Allamé Tabâtabâi. Si quelqu'un considère l'ensemble des services de cet homme éminent relativement au commentaire du Coran, à la recherche dans la signiflcation des "hadith", à la mise en ordre des problèmes philosophiques, à !'élaboration de méthodes nouvelles, à la formation d'experts et de chercheurs dans les sciences islamiques et enfin à l'éducation de personnes honnêtes et capables au service de la communauté, il verra l'œuvre accomplie par lui est celle d'un géant et qu'ordinairement elle ne peut être faite que par un groupe de nombreux érudit.

La renaissance de la science du commentaire du Coran au Centre d'enseignement de Qom.

L un des succès auxquels il parvint à Qom, par la grâce de Dieu, fut de susciter la renaissance du commentaire du Coran. Il composa, à cet effet, le "Tafsir al Mizan", (le commentaire de al Mizan) en langue arabe, en 20 volumes, sa traduction en persan étant de 40 volumes. Cet ouvrage remarquable contient les notions les plus élevées sur différents problèmes doctrinaux, moraux, sociaux, politiques, historiques etc. La méthode qu'il emploie dans ses recherches est nouvelle, logique et propice ; elle répond aux besoins de la société et du centre d'enseignement de Qom. Il déclare lui même à ce sujet: "Nous commentons le Coran par le Coran et nous expliquons le sens d'un verset par la justification d'un autre verset. Nous déduisons les significations de chaque verset des caractéristiques qu'il contient. Le Coran, comme il le déclare, explique toute chose. Or un livre qui explique tout, peut également se commenter. Le "Tafsir al Mizan" présente différents aspects, dont trois ont un caractère saillant.

1- Le commentaire du Coran par lui-même.

Allamé Tabâtabâi met en relief la cohésion et la coordination des versets du Coran, en employant la méthode dont nous venons de parler. Il prouve ensuite qu'à la suite de cette cohésion et de cette coordination les versets s'expliquent et se commentent les uns les autres Ce procédé original amena une évolution dans le commentaire du Coran, facilitant en même temps la découverte des mystères du Livre et permettant à l'homme d'y recourir dans toutes les phases de la vie et relativement à tous les problèmes sociaux.

2- Les questions sociales.

Les questions sociales qui se trouvent dans "Al-Mizân" surpassent les commentaires que l'ouvrage présente, tant au point de vue quantitatif que qualitatif. Tabâtabâi' s'efforce, en s'aidant de ses vastes connaissances et de sa perspicacité, de souligner les questions sociales du Coran et y traite de problèmes d'une portée supérieure.

3- Questions philosophiques.

Tabâtabâi qui se double d'un rare philosophe et d'un penseur inégalable du siècle, use de la même originalité dans le domaine de la métaphysique.Il pense d'abord que, contrairement à une propagande infondée et une attitude dénigrante envers la philosophie, cette science consiste, d'après sa vraie acception, à rechercher la sagesse et la vérité, et qu'elle prend sa source dans le Coran. Quant à la métaphysique, ensuite, il déclare que celle-ci n'est autre chose que l'ensemble des vérités de l'être, en tant qu'être, par rapport à Dieu, à l'homme et à l'univers. Tout en commentant les versets du Coran par leurs propres contextes, Le maître traite entre temps, à différentes occasions, de problèmes philosophiques et métaphysiques, et arrive à prouver l'inanité de la philosophie matérialiste. Sa méthode est dans ce domaine comme en d'autres très originale.

L'originalité de Tabâtahâi dans le domaine de la philosophie.

Outre ses cours de sciences islamiques diverses, la composition d'ouvrages selon la méthode traditionnelle, Allamé Tabâtabâi se fit l'auteur d'un système moderne et original consistant à rassembler les notions de la philosophie islamique dans un ordre nouveau, répondant aux besoins du jour. Après la deuxième guerre mondiale les idées d athéisme, l'impiété, le matérialisme et le marxisme se répandirent dans les sociétés islamiques. Certains Iraniens cultivés, et certains intellectuels estimèrent ces idées et ces systèmes, et y adhérèrent. La propagande matérialiste battait son plein. C'est à ce moment que Tabâtabâi qui était devenu le porte-étendard de la culture et de la philosophie islamique, se mit à étudier à fond le matérialisme, le marxisme et la dialectique matérialiste, Après avoir saisi tous les tenants et aboutissants de la philosophie matérialiste, il l'exposa dans ses ouvrages et ses conférences, la réfuta scientifiquement, tout en montrant la supériorité de la philosophie islamique. Le produit de ses efforts dans ce domaine est réuni dans son ouvrage "Le principe de la philosophie et la méthode réaliste". Bien que cet ouvrage ait été écrit depuis trente ans, néanmoins il peut être considéré comme le meilleur pour réfuter les erreurs du matérialisme.
Le rôle de Tabâtabâi dans l'évolution du Centre d'enseignement de Qom.

Le rôle joué par Allamé Tabâtabâi' en ce qui regarde l'amélioration et le changement du centre d'enseignement de Qom concerne deux domaines: d'abord la création d'une évolution scientifique de la pensée, et de la mise en place des discussions libres. Ensuite la formation des chercheurs et des élèves. Il éduqua scientifiquement et moralement des disciples éminents devant plus tard devenir eux-mêmes des formateurs et des éducateurs. C'est durant plus de trente ans que Tabâtabâi' alimenta le centre d'enseignement et d'études religieuses avec ses commentaires, ses conférences et ses écrits tant philosophiques que métaphysiques, avec ses conclusions tant religieuses que logiques; ses cours formèrent des hommes pieux, vertueux, rationnels et forts. Ses ouvrages ont eu de profonds effets en Iran et dans les pays islamiques. Ce grand homme avait à cœur de mettre en place des débats libres à l'intention des étudiants, des universitaires et même des intellectuels européens, pour discuter et faire éclater la vérité islamique. Or il finit par lancer ces débats, sortes de polémiques amicales qui non seulement avaient pour but de compléter les cours déjà donnés à la suite les nombreuses questions que les étudiants n'auraient pas manqué de poser, mais encore pour éclairer communauté islamique et les étrangers sur les problèmes qui leur semblaient obscurs. Ces débats comportaient tout naturellement des critiques, des échanges de vue d'où aurait jailli la vérité. Il continuait l'héritage des débats scientifiques et moraux des prophètes. Ces derniers accueillaient à bras ouverts les débats. Tabàtabâi était convaincu que la science métaphysique surpassait les autres sciences Il disait que la révélation guidait et inspirait l'humanité. II ajoutait que les métaphysiciens, ceux qui possédaient la révélation, surpassaient les autres hommes et exerçaient sur eux une sorte de maîtrise. Tabâtabaî accueillait à bras ouverts les visiteurs, ceux qui voulaient discuter avec lui. Il suivait en cela l'exemple du Prophète de l'Islam. Il racontait à cet effet le récit que voici: "Un jour les Chrétiens de Nadjran se rendirent auprès du Prophète pour discuter avec lui. Ils allèrent donc à la mosquée; le moment de leur prière arrivait et les Musulmans aussi, de leur côté, voulaient prier ayant le Prophète comme imam. Le muezzin appela les fidèles â la prière et les Chrétiens de leur part firent sonner les cloches, dans la mosquée, en présence du Prophète et des autres fidèles. Les Musulmans protestèrent et firent remarquer au Prophète que ces Chrétiens faisaient sonner les cloches en sa présence. Le Prophète répondit: " Attendez un peu, nous allons peu à peu par l'édification, transformer le son de ces cloches en chant de muezzin ". Cette grande âme qui accueillait tout le monde à bras ouverts, des gens qui professaient des opinions contraires aux siennes, discutait avec eux, les éclairait doucement et finissait par les convertir. Le nombre de ceux qui se sont convertis à l’islam grâce à la parole convainquante de Tabâtabâi est très grand.

Les disciples, savants et érudits, que allamé Tabâtabâi' a formé, bénéficient aujourd'hui de la confiance de tout le monde. Ils étaient épris de son caractère et de son savoir. Ils avaient coutume de dire que s ils n'avaient pas eu un tel maître, jamais ils ne seraient parvenus à leurs objectifs, et jamais ils n'auraient pu cueillir les fruits de leurs œuvres dans ce monde et dans l’autre.

Son caractère était tel qu'il évitait la suffisance et l'emphase. Il s'évertuait à ne pas se montrer savant dans ses débats; le mobile de ses actes était de satisfaire Dieu. Ses disciples ont rapporté que durant les longues années qu'ils ont passées avec lui, ils n'ont pas souvenance ne fut ce qu'une fois, que le maître ait voulu faire montré de sa science tant il était simple et modeste.

Si quelqu'un voyageait avec lui un an durant, jamais il n'aurait cru que cet homme était l'auteur de la nouvelle méthode du commentaire du Coran et le créateur des règles nouvelles dans l'explication des problèmes philosophiques, s'il n'avait su d'avance avec qu’il voyageait et n'avait pas eu connaissance de son vaste savoir.

Tabâtabài possédait également des dons lyriques et composait des poèmes. Il aimait de même les paysages de la nature. Allamé Tabâtabâi avait à cœur de suivre la tradition du Prophète: l'ouvrage "Sonan al-Nabi" (Traditions du Prophète) est le fruit de cette attitude. Il croyait comme un devoir sérieux de combattre les innovations qu'on introduisait dans la religion.

D'autre part, Tabâtabài s'efforçait de faire connaître le Chiisme dans ses vraies dimensions. Selon ce grand homme le Chiisme consistait à suivre minutieusement la tradition du Prophète, pratiquement, et théoriquement, par les actes et par les paroles. Il déclarait qu'il ne sied nullement de suivre un dirigeant injuste et inique. Il ajoutait qu'il ne faut se soumettre qu'à Dieu, à son Prophète et aux Imams que le Prophète a désignés. Tabâtabâi a développé ces idées dans tous ses écrits, durant toute son existence.

Son ouvrage "Le Chi'isme dans l'Islam" est l'un de ses écrits fondamentaux. Tabâtabâi savait qu'un livre simplement et clairement conçu et en même temps profondément pensé était nécessaire pour présenter la nature et l'essence du Chi'isme. Il serait ainsi à même d'éclairer les chercheurs qui, souvent, se laissent détourner de la vérité.

Allamé Tabâtabâi' disait que pour ne pas se tromper dans l'observance de la tradition du Prophète et pour être sûr et certain qu'on suit exactement cette tradition, on doit appliquer pour cela les préceptes des membres de la famille du Prophète qui ne sont que les Imams infaillibles, capables par leur science et leur inspiration, de guider dans la voie droite les Musulmans du monde, conformément aux indications du Coran et de la tradition prophétique. Ce sont encore ces Imams qui peuvent empêcher que l'islam dévie et sauver de toute erreur, la communauté islamique pour la guider vers Dieu.

Voici quelques ouvrages d Allâmé Tabâtabâi que nous présentons aux lecteurs.

Allâmé Tabâtabâi a touché à presque toutes les sciences islamiques, philosophiques, métaphysiques, fiqh, commentaires, traditions...

Nous allons citer quelques un de ses ouvrages sur les différents aspects de la religion et de la métaphysique, étayés de hautes pensées:

1- "Commentaire de Al-Mizan", écrit en arabe, traduit en persan en 40 volumes.
2- "Les Principes de la Philosophie et la Méthode réaliste" (Ossul-é-falsafeh-va-Ravech-Réalisme) en 5 volumes, dont 4 sont déjà imprimés.
3- Notes en marges sur l'ouvrage "Asfar", de Sadrod-Din de Chiraz, dont 7 volumes sont déjà imprimés.
4- "Entretiens avec H. Corbin, orientaliste français" (en 2 volumes), dont un a été imprimé en 1339 (1960), dans l'Annuaire du Maktabé-Tachayyo. L'autre volume a indépendamment paru.
5- "Traité sur le Gouvernement islamique", an persan, allemand et arabe.
6- "Essai sur la puissance et l'acte" (Qoweh-va-fél.)
7- "Essai sur la démonstration".
8- "Démonstration de l'Essence" (Essbaté Zât).
9- "Essai sur l'Homme avant le monde (la création)".
10- "Essai sur l'Homme dans le Monde".
11- "Essai sur l'Homme après le monde".
12- "La Prophétie".
13- "La Valayat".
14- "Les Preuves".
15- "Le Sophisme" (Mogalitah).
16- "L'Analyse".
17- "La Synthèse".
18- "Sur la Subjectif".
19- "L'Ecriture calligraphique Nasta'âligh ".
20- "Sur la Prophétie et les étapes" (Nobowat-va-Magamat)
21- "Ali et la Philosophie divine".
22- "Le Coran dans l'islam ".
23- "Le Chi'isme dans l'islam".
24- "Nombreux articles scientifiques parus dans les périodiques".
25- "Jugement sur les correspondances".
26- "lntroduction à la sagesse".
27- "La Perfection de la Sagesse".
Ces deux derniers ouvrages comportent des textes philosophiques importants, étudiés au Centre d'Enseignement des Sciences religieuses, à Qom.
28- "Le Résumé de l'Enseignement de l'Islam".
29- "Questions sur l'Islam".
30- "L'islam et l'Homme contemporain".
31- "Essai sur les attributs de Dieu".
32- "Essai sur les Moyens".
33- "En marge de l'ouvrage " Kifayé".

http://quran.al-shia.org/fr/zendegi mofaser/01.htm
 
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nasser

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Salam Aleikum,

Mashallah Sayed Tabtabaï, l'auteur de l'un des meilleurs tafsirs (tafsir al mizane)

Très belle vidéo aussi qui montre la sagesse et le niveau de ces savants mashallah, d'ailleurs je vais mettre maintenant une petite biographie de Sheikh Fayadh :


L'Ayatollah Al Sheikh Mohammad Ishaq al Fayadh

Ayatollah al Ozma Shaykh Mohammad Ishaq al Fayadh (né en 1930/1348 en Afghanistan) est un Marja’ des chiites. Il dirige, en même temps que l’Ayatollah Sistani et les autres marjas, la Hawza de Najaf.

Né dans un village dans la province de Ghazni, en Afghanistan près de Hazara, il a la nationalité iranienne et afghane. Sa famille était des agriculteurs. Il a commencé à apprendre le Qur'an à partir de l'école religieuse du village alors qu’il n’avait que 5 ans. A l’âge de 10 ans, sa famille s’est déplacée à Najaf où il a étudié diverses études islamiques comprenant la langue arabe, la rhétorique, la logique, la philosophie islamique, le hadith et la jurisprudence Islamique (Fiqh). Par la suite, il a étudié dans les séminaires théologiques de l’Ayatollah al Ozma Syed Abul Qasim al Khoei. Il est très opposé à la gnose et n'hesite pas à le dire dans ses cours.

Il enseigne actuellement dans le Hawzah à Najaf, Iraq.

Site Web officiel : www.alfayadh.net
 

nasser

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L'Ayatollah Al Sayed Kamal Haydari


L'Ayatollah al Sayed Kamal Haydari (né en 1945/1364) est un Marja’ des chiites. Il est né à Karbala en Iraq. Il a été élevé dans environnement éducatif, et a achevé ses études élémentaire et moyenne à Karbala tout en assistant simultanément à des leçons sur le Tajwid et les études du Saint Coran sous Mulla Jasem al Humayri. Il était un étudiant distinct et préféré par son professeur. Par conséquent, il remplaçait son professeur à l'heure de son absence. Son intérêt pour les études dans les Hawzah a commencé à Karbalā où il a accompli les niveaux d'introduction (muqaddimāt) sous Shaykh Husayn 'al-'uthyān et Shaykh 'Ali 'al-'uthyān. Il s'est alors déplacé à la Ville Sainte de Najaf en Iraq pour poursuivre ses études religieuses et académiques.

Son amour et sa passion pour les études dans les Hawzah l'ont conduit à continuer ces études et à aller plus loin. Il participait dans les Behthé Kharij de l’Ayatollah al Ozma Sayed Mohammad Baqir as Sadr, Ayatollah al Ozma Syed Abul Qassim al Khoei, Ayatollah al Ozma Sayed Mohammad Taqi al Hakim, Ayatollah al Ozma Shaykh Ali al Gharawi et Ayatollah Sayed Nasrullah Mustanbt. C’est avec la recommandation de l’Ayatollah al Ozma Syed Mohammad Baqir as Sadr qu’il mit son turban, d’après certaines sources.

Il a écrit beaucoup d'ouvrages dont certains sur le Tawhid.

Il est Marja' depuis plus au moins 2 ans

Il participe dans une émission très connu sur la chaine Al Kawthar et où il traite les sujets les plus importants en Islam

Il réside actuellement à Qom en Iran où il enseigne.

Site web officiel : http://www.alhaydari.com/


 

tendulkar

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L'Ayatollah Al Sayed Kamal Haydari


L'Ayatollah al Sayed Kamal Haydari

Il a écrit beaucoup d'ouvrages dont certains sur le Tawhid.

Il est Marja' depuis plus au moins 2 ans





as salamu alaykum,

je serais très étonné de savoir qui lui a donné l'ijaza d'être ayatollah
 

nasser

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L'Ayatollah al Sheikh Hossein Wahid Al Khorassani, l'un des plus grands marjas à Qom

L'Ayatollah al Sheikh Hossein Wahid Al Khorassani (né le 01 Janvier 1921/1342) est un Marja' des chiites. Il est né à Nishapur en Iran et s'est déplacé à Najaf en Iraq en 1960 pour les études Islamiques. Il y a étudié dans les Hawza de Ayatollah al Ozma Sayed Abul Qassim al Khoei avant de retourner en Iran en 1972. Il y réside et enseigne dans les séminaires théologiques de Qom. Il est le beau-père de l'Ayatollah Sadiq Ardeshir Amoli Larijani (chef actuel du système judiciaire iranien).

Ayatollah Vahid Khorassani fait parti des Marja' qui sont A'lam ! Il fait parti des Marja' les plus suivis au Monde. Il est reconnu pour son éloquence persane et pour son amour aux ahl el bayt

Son Site Officiel : http://www.vahid-khorasani.ir/
 

tendulkar

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as salamu alaykum,

c'est vraiment dommage de n'avoir pas mis feu fadhlallah, qui est l'une des autorités les plus suivis en france
 

nasser

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as salamu alaykum,

c'est vraiment dommage de n'avoir pas mis feu fadhlallah, qui est l'une des autorités les plus suivis en france
Wa Aleikum Al Salam,

L'Ayatollah Al Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah


Sa naissance:

Son Eminence, le grand savant, l'autorité religieuse, sayyed Muhammad Hussein Fadlullah est né à an-Najaf al-Achraf (en Iraq) le 19 shaban 1354 H (1935). Son père, l'Ayatollâh, sayyed Fadlullah y vivait pour étudier la théologie. Il est mort en 2010

Son cursus scientifique:

sayyed Fadlullah a grandi au sein de la Grande Enceinte Scientifique (Hawza) à an-Najaf al-Ashraf. Déjà à l'âge de 9 ans, il a manifesté une grande passion à l’acquisition des sciences théologiques. Formé d’abord par son père, il devint, à l'âge de 16 ans, le disciple des grands maîtres de la Hawza comme:

1 - L'autorité religieuse, sayyed Abou al-Qassem al-Khoe’i.

2 - L'autorité religieuse, sayyed Muhsin al-Hakim.

3- Cheikh Hussein al-Hilli
...

Au cours de cette période, Son Eminence s’est distingué des étudiants par son assiduité dans l'acquisition des sciences.

A cet égard, on rapporte que sayyed Muhammad B?qir as-Sadr, le martyre, a montré à as-sayyed al-Kh?’i les notes des recherches du sayyed Fadlullah et il en fut fort impressionné.

De plus, Son Eminence s'est particulièrement intéressé à participer aux débats privés et publics. Grâce à sa compétence, il est devenu un instituteur de jurisprudence musulmane.

Beaucoup d'étudiants -Libanais, Iraquiens et Syriens - ont assisté à ses cours à an-Najaf. Dans ses leçons, il s’est essentiellement référé à deux livres: «al-Makasib» et «ar-Ras?’il» du Cheikh «Murtad? al-Ans?r?»; il s'est servi également du livre: «Kifayat al-Us?l» de Akhund Khuras?n? et du livre «Madarik al-Ahk?m» de sayyed al-‘Amil?. sayyed Fadlullah s'est préoccupé de même des activités culturelles à an-Najaf.

Tous ses compagnons reconnaissent qu'il jouissait d'un certain charisme et d'une acquisition scientifique particulière; et quand il est retourné au Liban en 1966, les Iraquiens ont regretté son départ. A ce titre, la remarque de sayyed B?qir as-Sadr est fort significative: «Quiconque sort de Najaf perd, sauf sayyed Fadlullah, car avec son départ, c’est an-Najaf qui a perdu».

En 1966, lorsque Son Eminence est rentré au Liban -répondant à l’appel d’un groupe de croyants qui ont créé «l'Association fraternelle de la famille» - il n'a pas abondonné l'enseignement; au contraire, il a établi une «Hawza» nommée «L’Institut Légitime Islamique».

Dès lors, il a commencé à donner des cours jurisprudentiels, des centaines d'étudiants libanais et iraquiens assistaient à son cours, jusqu’à ce jour même. De même, il a enseigné à la Hawza al-Murtad? à Damas. Il s'est distingué par une expérience jurisprudentielle qui l'a rendu rénovateur dans ce domaine; il a également suivi les traces de précédents grands juristes, et a ouvert la voie à l’effort intellectuel (Ijtihad) pour mieux comprendre le Livre de Dieu et la Sunna prophétique, et ce grâce à sa compréhension approfondie du Saint Coran, qui jaillit dans son livre: «Min wahi al-Qur’?n» (Idées inspirées du Coran), reparti en plusieurs volumes, sans compter sa connaissance étendue en langue et en littérature arabes.

Son Eminence suit une méthodologie bien déterminée dans ce domaine:

1 - Il adopte la vision coranique comme base pour tout jugement ou déduction.

2 - Il essaye d'écarter les complications, émanant de la logique et de la philosophie abstraite, de la jurisprudence.

3 - Il tente d'avoir une universalité jurisprudentielle.

4 - Il profite de sa connaissance linguistique pour mieux comprendre les textes authentiques.

De plus, sayyed Fadlullah jouit d'un courage académique, le poussant à publier ses théories jurisprudentielles lorsqu'il en est convaincu. Il pense que si le juriste a une vision claire, nul besoin de prendre des précautions. C'est pourquoi, sayyed a affirmé que tous les hommes étaient purs, qu'il est licite de suivre (taql?d) le moins connaisseur et que l'astronomie peut être utilisée pour déterminer le début des mois lunaires.

Sa préoccupation politique :

Son Eminence, l'autorité religieuse, sayyed Muhammad Hussein Fadlullah a affirmé que tout Musulman doit suivre les traces du Prophète (P) et des Imams (p), qui se sont efforcés de répondre aux besoins des gens, dans leur vie politique, culturelle, jihadique et spirituelle.

Il a remarqué que le problème des savants religieux, de notre époque, ne réside pas dans le contenu qu’ils veulent transmettre, mais plutôt dans la méthode qu’il faut adopter pour exprimer une idée, et aussi dans le vocabulaire employé, s'écartant de la langue culturelle, alors que l'Islam appelle à être ouvert, à établir des dialogues…

Le mouvement islamique doit être fondé -sur le plan politique - sur une légitime base islamique qui le prémunit de toute illégitimité d'un côté, et d'un autre côté, qui présente au monde les tenants et les aboutissants de la politique islamique.

Comme l'Islam n'a pas déterminé les détails du jugement islamique, Son Eminence a adopté, dans sa théorie jurisprudentielle, deux concepts : la Loi islamique et la Justice. Ainsi, chaque système de jugement islamique, est conforme à chaque situation et correspond à l'application de ces deux concepts; ce qui assure, au système politique islamique, une flexibilité et un réalisme d'un côté, et permet de résoudre plusieurs problématiques contenues dans différentes formules de jugement d’un autre côté, comme la question des élections qui, à son avis, sera légitime lorsqu'elle est nécessaire à la protection du régime, malgré son inexistence à la première époque islamique.

Réputé pour son intérêt tout particulier qu’il porte aux causes des Musulmans et des démunis, dans le monde tout entier, sayyed Fadlullah est devenu une référence en soi pour les hommes, en cas de besoin. Parfaitement au courant de tout ce qui se passe dans le monde politique, il a été reconnu par plusieurs hommes politiques, journalistes et savants.

Conformément à la vision de sayyed Fadlullah, la politique islamique doit comprendre les principes suivants :

a- Etablir un dialogue avec l'autre :

Son Eminence s'est référé au Coran pour établir un dialogue, et il l'a défini comme le fondement de toute relation avec autrui. Le Coran a reconnu l'autre, il a refusé l'Injustice et il a appelé à discuter de la meilleure façon avec les gens.

Il a considéré que la méthode d’argumentation coranique est la meilleure parmi toutes les nouvelles méthodes contemporaines : «C'est nous ou bien vous qui sommes sur une bonne voie, ou dans un égarement manifeste» [Coran XXXIV, 24].

b- Le concept de l'honneur et de la liberté :

Son Eminence indique que celui qui jouit de la foi, jouit certainement de l'honneur, car le croyant n’a pas le droit à l’humiliation.

c- Fanatisme et Engagement

Il a différencié ces deux concepts, soulignant que le croyant est engagé à sa religion, mais il n'est pas un fanatique.

d- Fondamentalisme et Terrorisme

sayyed Fadlullah a refusé de considérer le terrorisme et la violence comme le seul moyen pour s'exprimer. Il a aussi différencié le fait de combattre pour des causes injustes et le fait de lutter contre l’occupation et le terrorisme.

e- La cause palestinienne

Son Eminence a considéré que la cause palestinienne est la cause islamique majeure, et il l'a observée jurisprudentiellement. «Même si les Juifs embrassent l'Islam, nous leur disons : sortez de la Palestine, car personne n'a le droit de posséder le bien d'un Musulman, à moins que ce dernier s'en désiste à bon escient», a-t-il dit.

Il s'est adressé à tous les arrogants, sans crainte, adoptant une attitude courageuse; ce qui a poussé ses adversaires à tenter de l’assassiner, à plusieurs reprises, pour l’empêcher de remplir ses devoirs envers la Umma.

Diversité de son enseignement islamique :

Son Eminence critique le savant religieux traditionnel, qui s’enferme chez lui, se bornant à répondre aux gens qui le visitent.

C'est pourquoi, il s’est efforcé de suivre les traces du Prophète (P) et des Imams (p) qui ont traité de diverses questions dans les domaines jurisprudentiels, moraux, politiques, culturels et sociaux, qui dialoguaient avec les athées, et qui s’exprimaient avant même que personne ne leur pose des questions, et ce, dans le but de présenter l'Islam comme la base de la vie toute entière.

L'autorité religieuse :

L’extinction de la première génération d’éminents Ulémas, comme sayyed al-Khoei, sayyed al-Khomeini et sayyed Kulbaykani, a fait un vide énorme dans le monde islamique, ce qui a poussé beaucoup de gens à demander au sayyed Fadlullah d’émettre lui-même des avis juridiques (Fatwas), alors qu'ils étaient habitués à recourir à lui pour leur interpréter les Fatwas émises par d’autres autorités.

C'est donc à partir de l'intérêt islamique et du rôle que doit tenir l'autorité religieuse, au sein de la société contemporaine, que Son Eminence a exposé clairement son message pratique (ar-Rissala al-Amaliyyah), et a publié son livre jadis intitulé «Les questions jurisprudentielles» (en 1995), aujourd’hui connu sous le titre de «La jurisprudence de la Loi divine» composé de trois volumes.

A travers son autorité, sayyed Fadlullah s’est ouvert à tous les Musulmans afin de répondre à toutes les questions légales, politiques, intellectuelles et doctrinales… et ce en dépit des avertissements émanant de divers côtés, le sommant de ne point se qualifier d’autorité religieuse, pour ne pas perdre son public et le respect dans le milieu religieux; et s’il persiste à dévoiler son message jurisprudentiel (ar-Rissala al-Fiqhiyya), alors il s’exposera à une sévère campagne lancée contre lui.

Son Eminence a pratiqué son autorité d'une manière distinguée; il s'est écarté des traditions connues. Quotidiennement, il prie dans la mosquée, il récite l'invocation, il prononce des discours, il rencontre les gens autant que possible, il accueille les journalistes et il traite les questions politiques, en tant que juriste et savant, suivant toujours les traces des Gens de la Maison du Prophète (p).

Son Eminence affirme que l'autorité religieuse doit être responsable devant la société, et que la société a le droit de la critiquer, refusant la sanctification de toute autorité. C'est pourquoi, l'autorité doit répondre à toutes les questions posées par la société, même aux questions personnelles touchant à sa propre situation, et doit rendre ainsi des comptes à la nation.

Il a également réalisé un projet qu'il a nommé : «L'institution de l'autorité religieuse», publié dans le livre : «Les nouveaux indices de l'autorité religieuse chiite»; ce projet est fondé sur trois bases principales :

1 - L'autorité religieuse

Hormis la condition d’être le plus connaisseur, le savant religieux doit jouir d'autres caractéristiques afin de devenir une autorité pour les Chiites, car l'autorité religieuse est, de nos jours, sur le devant de la scène politique mondiale.

Actuellement, tout le monde a recours à l'autorité religieuse dans les questions politiques, sociales, etc…

De plus, le juriste ne peut pas vivre loin des causes et des questions ayant lieu à son époque, car il doit produire des Fatwas concernant toutes les nouvelles affaires pour affirmer que l’Islam guide tous les Musulmans dans leur vie, dans cette période et dans chaque période.

2-L'institution de l'autorité religieuse

Son Eminence, sayyed Fadlullah définit le fonctionnement de l'institution de l'autorité religieuse suivant deux points principaux :

Le premier : Eloigner l'autorité religieuse du caractère personnel.

Le second : Empêcher l'autorité d’être traditionnelle, et de ne pas rester cloîtrée dans la Hawza, loin des affaires publiques.

3 - La Nation musulmane

L'autorité religieuse joue un rôle important dans la cohérence et l'union de la Nation musulmane. Elle ne se fonde pas sur un point de vue personnel, mais elle constitue un lieu de communication entre ceux qui suivent l'autorité chiite et les Musulmans en général.

Mais pour qu’un projet tel que celui-ci puisse être réalisé, il faut une opinion publique qui croit à lui, et qui soit prête à l’entretenir financièrement et politiquement, surtout avec l'injuste guerre menée contre toutes les conscientes autorités religieuses.

Son Site Officiel : http://www.bayynat.org/
 

ali_hussain

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REGARD SUR LA VIE DE L'AYYATOLLAH AL OUZMA SHEIKH MOHAMMAD FAZL LANKARANI

PREFACE

Louanges à Dieu qui a crée l'homme et l'a enseigné par la plume, Il a enseigné à l'homme ce que l'homme ne savait pas. Que la paix et la bénédiction soient sur son Envoyé Mohammad ainsi que sur sa sainte progéniture.
Combien souhaitais-je écrire un jour, un livre sur la vie d'un des nos grands Savants, Juristes et Professeurs du Séminaire Scientifique de Qom. Je souhaitais également qu'on ne puisse pas se limiter à écrire des livres, seulement sur la vie et les oeuvres de ces grands hommes, sans parler de leur vie mystique, sociale et politique.
J'avais constaté que l'histoire de plusieurs savants parmi eux (ra) était riche de leurs oeuvres, efforts et courages. Certains d'entres eux combattaient même les dirigeants oppresseurs de leurs époques, ils s'opposaient contre toute perversion et déviation dans les sociétés où ils vivaient. La vie de ces grandes personnalités est une grande leçon et un modèle pour nous.
Pour-ce un livre écrit sur la biographie de ces derniers ne peut pas être concentrer sur quelques phrases ou indications, mais plutôt ce dernier doit être une découverte posé et bénéfique sur les événements de leurs vie, de leurs jeunesse et de leurs études qui, avaient fait d'eux des grands savants, professeurs et des hommes mystiques, sans oublier aussi leurs qualités morales, scientifiques et spirituelles; leurs connaissances élevées sur le saint Coran, l'histoire et d'autres sciences.
Ce parcourt sera très importuné si nous ne savons pas qu'un jurisconsulte, outre les réponses qu'il donne lorsqu'on lui pose une question juridique, doit promulguer un texte juridique qui doit être à la hauteur de répondre à toute les questions juridiques, sociales ou spirituelles.
Tu n'es pas un prédicateur si tu dis que : la vie d'une personne qui imite un jurisconsulte est colorée du comportement de ce dernier (son Marjan). En ce moment le besoin sera urgent de poursuivre la vie de ce jurisconsulte afin qu'elle soit un modèle à suivre pour la personne qui désire faire son imitation (Taqlid). Et il sera facile pour les gens d'adopter ce modèle dans leur vie privée, sociale ou spirituelle.
Nous allons faire un regard sur la vie de l'un des ces grands savants et jurisconsultes de l'école d'Ahloul Bayt (as), vivant à l'époque actuelle.

Sa Jeunesse

Après l'immigration de Caucase, Sheikh Fazl Lankarani (le père) avait passé quelques années dans la ville de Mashad, et dans le Séminaire Scientifique de la ville de Zandjan. Ensuite il avait immigré à Qom, avec l'aide de l'Ayatollah al ouzma Hâiri (ra), pour la fondation de son Centre Scientifique.
C'est en l'an 1350 (de l'hégire solaire) que son Eminence l'Ayatollah al ouzma, sheikh Mohammad Fazl Lankarani était né, dans une famille intellectuelle et religieuse. Il avait vécu avec sa famille jusqu'à la fin de ses études primaires. A l'école primaire il fut le plus brillant, non seulement de son école mais aussi de toute la ville de Qom.
Après l'école primaire, Sheikh Fazl n'avait pas continué ses études académiques, il s'était orienté vers le Séminaire Scientifique de Qom qui, depuis longtemps, était réputé pour ses sciences et sa formation. Il n'avait que 13 ans lorsqu'il fut admis dans le séminaire. Durant la période de ses études dans le séminaire, il se distinguait des autres étudiants par sa pensée et sa persévérance. Son effort, son courage et sa patience avaient fait qu'il surpasse ses condisciples du séminaire; et qu'il passe rapidement tous les niveaux de son degré.
Ce sont ces qualités, fruit de l'éducation reçue de sa famille et de ses professeurs qui, avaient construit sa personnalité et qui, étaient les facteurs de sa distinction vis-à-vis de ses collègues du séminaire.
Ces qualités accompagnaient son Eminence depuis sa jeunesse jusqu'à ce jour. Dieu l'avait accordé une profonde mémoire, une intelligence, une prévoyance et une célébrité depuis l'époque où il étudiait dans le séminaire, jusqu'à ce qu'il était devenu instructeur et modèle, par sa connaissance, ses vertus et son histoire.
Lorsqu'il étudiait encore dans le Séminaire, Sheikh Fazl fut l'ami intime du martyr l'Ayatollah al Hajj Mustapha Khomeiny, fils aîné de l'imam Khomeiny (ra).
Son Eminence avait dit à propos de cet amitié : "l'existence de cet ami avait une forte impression sur moi, il fut mon compagnon de route, nous étions des collaborateurs, nous révisions nos cours ensemble".
Ceci fut l'un des éléments qui l'avaient encouragé à poursuivre ses études dans le séminaire. Outre ces éléments, il y avait aussi l'encouragement et la protection de son père. Le soin que ce dernier prenait pour lui fut très important que pour ses trois frères. Tous ces facteurs contribuaient à ses réussites et distinctions vis-à-vis des ses condisciples et contemporains.
Les plus grands facteurs qui avaient contribué à sa réussite étaient : la mémorisation et la patience que Dieu lui avait accordé. Celles-ci sont deux choses que tout étudiant ou chercheur doit avoir pendant la période de ses cours études ou recherches. Son Eminence avait beaucoup patienté pour passer tous les niveaux dans une courte période. Son assimilation étonné beaucoup ses professeurs, ses amis et les responsables du séminaire.

Ses Professeurs

Après avoir terminer le degré élémentaire du séminaire dans une période de 6ans, Son Eminence avait passé au niveau d'études supérieures (Bahs al Kharedj), il avait 19 ans à cette époque. Sheikh Fazl Lankarani fut disciple des Ayatollahs ci-après :
1- L'ayatollah al ouzma Seyyed Bouroudjerdi (ra).
Il avait approfondit ses connaissances sur la jurisprudence islamique et l'ouçoul auprès de ce grand marjan pour qui, il avait rédigé un mémorial de trois tomes. Ce mémorial contient les discours et les leçons de cet illustre savant.
Sheikh Fazl Lankarani fut très attentif lorsqu'il assisté aux cours de son cher professeur. Tout ce qui fut étonnant sur les capacités intellectuelles de sheikh Fazl, son professeur ne le cachait pas devant ses étudiants ou devant le père de ce dernier. Lisez ce que sheikh Fazl raconte de son passé lorsqu'il fut encore étudiant dans le séminaire :
" En l'an 1369 (de l'hégire solaire) j'avais 19ans lorsque Dieu m'avait accordé la grâce d'assister aux cours de notre professeur, l'ayatollah al ouzma Bouroudjerdi (ra). Comme j'avais une grande capacité de la mémorisation, j'écrivais seulement les titres et les références pendant les séances des cours. Et la nuit j'arrangeais tout ceci Home. Ceci fut une méthode propre à moi, que j'avais utilisé pour écrire un mémorial sur les cours de notre cher professeur.
Ce grand professeur expliquait parfaitement ses cours du début jusqu'à la fin, c'est pourquoi je ne rencontrais pas beaucoup des difficultés pour mémoriser et écrire toutes ses explications.
De même il fut, lorsqu'il dispensait ses cours, comme un juge qui emmène avec lui un dossier particulier contenant tous les codes pénaux. Pour répondre à une question juridique, il alimentait souvent ses explications par différents récits et pensées des grands savants anciens.
Un jour, notre professeur était venu participé à une manifestation qui était organisée chez nous, à la mémoire des Ahlul Bayt (as). Après la manifestation tout le monde était parti mais notre professeur était resté avec nous Home. Mon père lui dit : " savez-vous que mon fils écrits tous les sujets que vous expliquez pendant les cours ? Ce dernier a répondu : non. Et mon père me dit ; emmènes tes écrits et donnes-les à Son Eminence. J'avais exécuté l'ordre de mon père.
Notre professeur avait consacré une demi-heure pour lire et corriger mes écrits. Après avoir terminer sa correction, il avait commencé à m'encourager de continuer dans ce travail. Depuis ce temps là, je ne me retardais plus pour la rédaction de ses cours. Lorsque je terminais la rédaction de ces derniers, je le montrais toujours à Son Eminence qui, à son tour, la corrigeait et m'orientait pour perfectionner encore ce précieux travail.
J'avais rédigé aussi un exposé concernant le doute sur l'habit que porte une personne lorsqu'elle fait sa prière, j'écrivais tout ceci sur un carnet à part, et lorsque j'avais fini sa rédaction, comme d'habitude Son Eminence l'avait corrigé. Pour m'encourager et me soutenir, cette fois-çi, mon professeur m'avait donné une somme de 500 toumanes. C'était une importante somme à cette époque là.
Après que j'ai terminé la rédaction du premier tome, et compte tenu de son importance, Son Eminence m'avait ordonné d'imprimer ce dernier. C'était également ainsi pour le deuxième tome. Et à la fin du troisième tome, j'avais dis à Son Eminence : est-ce que vous me permettez de l'imprimer ? Sa réponse fut : vas l'imprimer, et à moi reviendra le un huitième de ce dernier. Ce livre fut le fruit de mes 11 années d'études auprès de ce grand savant.
Ce livre avait beaucoup impressionné notre professeur, je me rappelles un jour lors d'une réunion où il avait dit : Nous, nous allons quitter ce monde, il ne restera rien pour nous sauf les livres qui sont rédigés et imprimés sur nos personnes. Ce sont ces derniers qui garderont nos souvenirs.
A l'époque, les imprimeries n'étaient pas développées comme aujourd'hui, c'est pourquoi j'avais eu la peine d'écrire ce livre de trois façons avant de le donner à l'imprimeur. C'est fut un travail dur et fatiguant, mais avec à cause de l'encouragement et du soutien de mon professeur, j'oubliais toutes les difficultés et la fatigue.
Je félicite l'assemblée du Centre de la Jurisprudence des Imams Purifiés qui a imprimé de nouveau ce précieux livre. Ceci est un grand service qu'elle a rendu à la jurisprudence des Ahlul Bayt (as). J'implore le Très-Haut de récompenser tout celui qui a contribué à son impression ".
J'avais raconté ce récit entièrement, dans les biographies de Seyyed Bouroudjerdi et celle de Sheikh Fazl Lankarani.

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Seyyed Bouroudjerdi (ra) avait dit, après avoir lu le mémorial de ses cours qu'écrivait Sheikh Fazl : " je n'imaginais pas qu'à ce bas âge, quelqu'un peut comprendre et écrire nos cours, avec un arabe classique ".
On trouve également une parole de Seyyed (ra) un jour lorsqu'il donnait cours, en indiquant Sheikh Fazl : " En vérité celui-ci est un jurisconsulte ". Cette parole avait étonné beaucoup des personnes, car il était rare à cette époque là, de trouver un jurisconsulte de mon âge.
2- L'imam Khomeiny (ra).
Lorsque l'imam avait commencé à dispenser les cours dans le séminaire, Sheikh Mohammad Fazl Lankarani fut l'un des premiers disciples de ce grand savant, révolutionnaire et mystique. Sheikh Fazl avait passé sept ans auprès de cette grande personnalité de l'islam, pour apprendre de ses connaissances. Cette fois-ci encore, Sheikh Fazl avait écrit un mémorial sur les cours du père de la révolution islamique d'Iran. Ce mémorial avait constitué un livre de trois tomes.
3- L'ayatollah al ouzma Allamé Seyyed Mohammad Husseini Tabâ Tabâ i (ra).
Outre la jurisprudence et l'ouçoul*, Sheikh Fazl avait étudié l'exégèse du saint coran et la philosophie islamique auprès de Allamé Tabâ Tabâ i, grand exégète du livre saint, auteur d'al Mizâne (commentaire du saint coran). Sheikh Fazl avait étudié aussi la philosophie de Sabzawari et de Mollah Sadra al Shirazi, sans oublier les sciences relatives à l'éthique et aux dogmes islamiques.

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Son Eminence Sheikh Mohammad Fazl Lankarani avait passé un grand temps de sa vie auprès des grands savants, jurisconsultes, philosophes, penseurs et hommes mystiques, tels que : l'ayatollah al ouzma Seyyed Bouroudjerdi, l'imam Khomeiny, Allamé Tabâ Tabâ i et d'autres grands professeurs du Séminaire Scientifique de Qom. Il avait bénéficié aussi de ces grandes personnalités de l'islam, une méthode d'enseignement, des qualités et vertus spirituelles. C'est pour cela que vous allez trouver dans ses livres, la pensée et la philosophie de ces grands savants. Nous devons signaler aussi que lorsque Sheikh Fazl fut étudiant dans le Séminaire, il donnait aussi cours à ses condisciples du séminaire. Il n'avait que 15ans lorsqu'il était devenu professeur.
Il avait au moins quatre vingt dix étudiants, jeunes et vieux, qui assistaient à ses cours. Ces derniers s'étonnaient beaucoup sur les capacités intellectuelles de Sheikh Fazl et sa façon de dispenser les cours.
Lorsqu'il avait atteint l'âge de 16ans, le nombre de ses étudiants avait dépassé cent personnes. c'est à ce moment qu'il avait commencé à enseigner le livre de l'ouçoul de al Khorasani, livre qu'il avait déjà enseigné à six reprises comme il avait enseigné aussi le livre Makaseb* de l'écrivain al Ansari.
C'est depuis longtemps que Sheikh Fazl avait commencé à donner les cours de la jurisprudence et de l'ouçoul au niveau supérieur du Séminaire. Et la radio de la République Islamique d'Iran diffuse aussi certains de ces cours pour le bénéfice de ceux habitent loin de Qom, ou qui n'ont pas le moyen de déplacement.
Après le décès de l'imam Khomeiny (ra), qui insistait beaucoup sur la présence de Sheikh Fazl dans le Séminaire, un grand nombre des musulmans qui imitaient l'imam sur la jurisprudence islamique, s'était orienté vers Sheikh Lankarani pour continuer ce devoir religieux. Et après le décès de l'ayatollah al ouzma Sheikh Araki (ra), Sheikh Fazl fut désigné devant une assemblée des grands professeurs du séminaire, comme étant le premier parmi les plus grands jurisconsultes de la communauté islamique.
Sheikh Fazl avait eu ces mérites parce qu'il avait l'amour envers le saint Prophète (saw) et sa progéniture. Il avait bénéficié de leurs sciences, éducation, qualités et vertus morales; il aimait les études, ses professeurs ; il s'humiliait devant les musulmans ; il aidait aussi les faibles et les pauvres…

Les ouvrages littéraires de l'ayatollah al ouzma Sheikh Mohammad Fazl Lankarani.

L'une des chose qu'un étudiant doit faire, c'est de concentrer sa force à la rédaction, afin qu'il parvienne à rédiger ce qu'il apprend. Si nous regardons l'histoire de nos savants, nous verrons que plusieurs d'entre eux avaient écrit tous ce qu'ils avaient étudié sans rien cacher, car la dissimulation d'une science est condamnable en islam.
" Ceux qui dissimulent les preuves et le guide que Nous avons fait descendre, une fois que Nous l"avons indiqué (le guide) aux hommes, dans le livre. Dieu les maudit et ceux (les anges, les croyants…) qui maudissent, les maudissent ". Chapitre 2 : 159
" Celui qui dissimule une science bénéfique, Dieu le fera entrer en enfer au jour du jugement dernier ".
" Celui qui dissimule une science, c"est comme s"il en était ignorant ".
Il n'est donc pas permis à un savant ou à un étudiant de dissimuler une science. Par contre il doit transmettre son savoir aux autres par tous les moyens ou méthodes dont il dispose.
Ceci est un héritage qui nous a été laissé par nos imams et nos savants. Une communauté pas vivre sans faire recours au passé de leurs prédécesseurs.
Chaque communauté a besoin d'immortaliser ses grandes personnalités. Il est évident que le physique de grands savants disparaît, mais leurs sciences, paroles et pensées ne disparaissent pas. Or ceci ne peut se faire qu'à l'aide des écrits. Donc les savants ont une autre vie, à part celle qu'a tout le monde.
" Les savants demeurent comme demeure le temps ", je peux appeler cela la seconde vie terrestre, qui se fait à travers les oeuvres littéraires. " N'est pas mort, celui qui conserve une science " C'est ça qui fait la différence entre un savant et d'autres personnes. " Acquissez-la science, car la vie vous acquerra ". Ceux qui savent que la mort n'est qu'un terme de leur vie terrestre, ressemblent à une pierre qui était sur le sol, et ensuite s'est retrouvé sous ce dernier (s'est déplacée seulement).
L'emir des croyants, Ali bin Abi Taleb (paix sur lui) considère un ignorant comme étant " un rocher qui ne jaillit pas ses eaux ; un arbre qui ne verdit pas ses feuilles ; et une terre qui ne sort pas ses herbes ".
La signification de cette expression est claire. Pour un savant c'est le contraire de tout ceci. Un savant est un rocher de qui jaillit des fleuves ; un arbre qui donne des bons fruits, l'ombrage, et dont on profite de ses branches ; et une terre fertile.
Pour-ce les savants demeurent vivants par leurs oeuvres littéraires, même si leurs physiques disparaissent. Les gens continueront de profiter de leurs sciences, pensées, paroles, discours et écrits jusqu'à la fin du temps.
" Un savant aura la récompense de septante milles adorateurs ".
" Si on mettait les plumes des savants et le sang des martyrs en balance, les plumes des savants seraient plus lourdes que le sang des martyrs ". Ceci est un grand bienfait de Dieu, et c'est pourquoi nous remarquons que nos savants avaient fourni beaucoup d'efforts pour étudier et transmettre leurs savoirs. Ces derniers avaient beaucoup peiné pour nous transmettre de leurs sciences. A nous maintenant de garder leurs souvenirs et leurs personnalités.
Sheikh Fazl est l'un des ces grands savants qui, jours et nuits, étudient, écrivent et transmettent leurs sciences aux autres. Ils font l'aumône de leurs savoirs à leurs contemporains et à leurs successeurs ; ils prêchent par cette méthode, le message des Ahlul Bayt (as)*. Etant grand jurisconsulte, sheikh Fazl ne cesse d'écrire, d'enseigner et à faire d'autres recherche qui sont pour l'intérêt de toute la communauté islamique. Nous vous présentons ici une liste de certains de ses ouvrages :


La Lutte Politique de l'ayatollah al ouzma Sheikh Mohammad Fazl Lankarani

A l'époque du Chah, l'Iran fut esclave de l'impérialisme mondial dont les Etats Unis d'Amériques en tête. Le régime en place suivait la politique et les ordres de ses maîtres. Les dirigeants, dont le Roi Mohammad Reza Pahlavi, menaient une politique d'oppression, d'injustice et de la dictature vis à vis du peuple. Ces derniers emprisonnaient, exécutaient, assassinaient, exilaient, éloignaient et torturaient les religieux. Sheikh Fazl fut l'un de ces religieux qui furent victimes d'oppression et d'éloignement de la part de ce régime. Pour mettre fin à cette monarchie absolue, il s'était formé quelques groupes de résistance dans plusieurs endroits du pays.
Depuis que l'imam Khomeiny (ra) avait commencé sa lutte contre le régime du Chah, un régime qui opprimait son peuple et chercher toujours à le dévier du droit chemin, Sheikh Fazl étant l'un des premiers disciples de l'imam, luttait aussi à côté de son professeur, il suivait ce grand maître dans toutes les circonstances.
Sheikh Fazl fut l'un des membres du groupe des professeurs organisaient les activités de résistance et de protestation contre la monarchie du Chah. Ce groupe avait beaucoup d'influence pour ses programmes des manifestations.
Lorsque Chah avait ordonné l'arrestation de l'imam Khomeiny, douze parmi les savants et professeurs du séminaire avaient exigé la libération immédiate de l'imam. Sheikh Fazl faisait parti également de ces professeurs. Après avoir incarcéré l'imam dans une prison secrète, la chasse à ses disciples avait commencé. C'est ainsi que Sheikh sera arrêté et transféré à " Bandar Langhé " au sud de l'Iran, ville où il fait terriblement chaud. Sheikh Fazl avait passé quatre mois dans cette ville, il se souvient de sa détention : " A cause de son adversité, ces quatre mois furent comme quatre années ". Ce n'était pas fini, après cette étape, Sheikh Fazl fut transféré, cette fois-ci, à Yazd où il passa deux années et demie.
Malgré toutes les oppressions du régime de Chah, Sheikh Fazl consacrait toujours une grande partie de son temps à l'étude, à la recherche et à la rédaction des livres.
Durant son séjour à Yazd, ensemble avec l'ayatollah Soudouqi (martyr de mihrâb), ils expliquaient les objectifs de la révolution islamique aux gens de cette ville, et les encourageaient à poursuivre la résistance et les manifestations.

http://www.lankarani.com/fra/bio/01.php
 

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Banni
Banni
L'Ayatollah Al Sayed Sadeq Al Shirazi


L'Ayatollah al Odhma Sayed Sadiq Al Shirazi est un Marja’ des Shia Ithna Asheri. Il est né le 08 Janvier 1942 / 20 Zilhajj 1360, dans la ville sainte de Karbala en Iraq.

La famille Shirazi est une famille qui est membrée jusqu'à maintenant de grands Maraji’ et de grands littéraires.

Ayatollah Sadiq Husseini Shirazi a fait ses études à Najaf en Iraq, puis à Qom en Iran. Quelques uns de ses professeurs furent Ayatollah al Ozma Sayed Mirza Mahdi Shirazi (son père) ; Ayatollah al Ozma Sayed Muhammad Shirazi (son grand frère) ; Ayatollah al Ozma Syed Mohammad Hadi Milani et Ayatollah al Ozma Sheikh Muhammad Ridha Isfahani.

Ayatollah Sadiq Shirazi a fait construire plusieurs institutions comme des Mosquées, des Husainyiahs, des écoles, des bibliothèques, des hôpitaux gratuits, des chaines religieuses,...


Ayatollah Sadiq Shirazi a écrit plusieurs livres jusqu’à maintenant, contenant plusieurs volumes et chaque volume contenant plusieurs centaines de pages.

Quelques uns de ses œuvres beaucoup lus par les étudiants du Hawza de Qom sont :
• Commentaire sur le livre « Urwatul Wouthqa » en 20 volumes
• Élucidation de l’Ussul en 10 volumes
• Commentaire sur Shara’e al Islam en 4 volumes
• Commentaire sur Tabsiratul Mutallimin en 2 volumes
• Commentaire sur Soyuti en 2 volumes
• Commentaire sur Samadiyyah
• Commentaire sur al Awamil
• Commentaire sur al Lum’al Demishqiyyah en 10 volumes
• La Logique

D’autres livres islamiques, écrits par l’Ayatollah Sadiq Shirazi également, sont :

• Imam Ali (as) dans le Coran, en 2 volumes : Dans ce livre, l’Ayatollah a identifié 711 versets su Coran révélés en l’honneur d’Amirul Mo-mineen Ali Ibn Abi Taleb (as). L’Ayatollah s’est basé sur les Tafsir des livres sunnites de références et des livres authentiques en plus.
• Bibi Fatima al Zahra (ahs) dans le Coran. Dans ce livre, l’Ayatollah a identifié a relevé plusieurs versets en l’honneur de Bibi Zahra (ahs) en se basant sur des livres authentiques et de références des sunnites.
• Imam Mahdi (as) dans la Sunna. Dans ce livre, l’Ayatollah a relevé, dans des livres sunnites, des hadiths et des riwayahs sur Imam-e-Zamana (‘Aj).
• La vérité sur les Shia. Dans ce livre, l’auteur fait appel à un discours entre un shiite et un wahhabite pour éclaircir les sujets opposants ces deux sectes.
• Les Shia dans le Coran. Dans ce livre, Ayatollah Shirazi a relevé des Ayats qui ont été révélés en l’honneur de ou bien sur les Shia.
• Et plusieurs dizaines de livres tous aussi intéressants les uns que les autres.

L’Ayatollah Sadiq Husseini Shirazi a 2 fils : Allama Sayed Ahmed Shirazi et Allama Sayed Hussein Shirazi.

Il réside actuellement à Qom et enseigne dans le Hawza.

Site web officiel : www.s-alshirazi.com

Un petit arbre généalogique de la famille Al Shirazi :


 
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