Quoi de neuf ?

Al-imane vous souhaite une joyeuse fête d'Al-GHADIR

Albatoul

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Salamoun'alaykom



Ghadir, la vérité intemporelle

Grâce au nom de Dieu le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux
« Aujourd’hui, les mécréants désespèrent de votre religion : ne les craignez donc pas, craignez-Moi.

Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et il M’agrée que la Soumission soit votre religion » (verset 3, sourate Al-Ma’ida, chapitre V du saint Coran)

Serviteur du Créateur de l’univers, tu es successeur du Prophète et son héritier, celui-là même qui s’est exprimé en ces termes à ton propos : « Par ce même Dieu qui m’a chargé de Sa mission, celui qui mécroit ton droit, n’a pas cru en moi, et celui qui renie ton Autorité, n’a pas témoigné de l’unicité de Dieu. Et quiconque empêche les hommes à te suivre, figure parmi les égarés et celui qui n’est pas guidé vers toi, n’est pas en vérité guidé vers Dieu et Ses enseignements »

O Emir des croyants ! Tu es la preuve de Dieu à tous Ses serviteurs, le guide des hommes vers le salut, le bagage des serviteurs de Dieu au Jour de la Résurrection.

O Emir des croyants ! Le Seigneur t’a placé haut dans ce monde d’ici-bas et Il a élevé ton rang dans l’Au-delà. Il a ouvert tes yeux sur tout, sur tout ce qui resta occulte aux yeux de ton ennemi.

Les rituels ont pris fin les musulmans ont déjà célébré une grande fête, l’Aïd el-Kebir, et maintenant ils se préparent pour fêter un autre bienheureux événement : le jour où le Seigneur le Très Haut dans son immense mansuétude a gratifié Ses serviteurs en leur parachevant la religion, le jour où par ordre Dieu, Son très vénéré Messager a pris la main de son cousin et gendre, Ali fils d’Abitaleb pour le désigner comme son successeur et testateur, le jour où le Autorité d’Ali a été scellé, pour ainsi être le garant de la pérennité de la sainte religion.

Et ce sont les Gens de la Demeure qui se sont attelés à alimenter la foi et la connaissance de l’Umma islamique, et dotés du thesaurus du savoir divin – du Livre de Dieu (le Coran) et de la sunna du Prophète (Pslf) – ce sont qui se sont dressés contre dérives et dépravations. Et ce sont toujours eux qui ont vaillamment défendu la sainte religion dans ses fondements dès qu’un danger l’a menacée.

Et en ce 18 de la lune de Thul-Hijja nous célébrons un bienheureux événement, la fête de Ghadir, la fête de l’Autorité d’un grand homme qui fut l’incarnation du juste et de l’équité, d’un grand homme dont la pensée, le verbe et l’acte représente la quintessence de l’Islam dans la formation des générations.

D’un grand homme qui ne fit qu’appliquer les préceptes du Seigneur le Très haut et de Son messager dans tout ce qu’il accomplissait. D’un grand homme à qui le grand Prophète de l’Islam avait dit : « O Ali ! Tu es pour moi ce qu’était Haroun pour Moïse, sauf qu’après moi nul messager ne viendra. Je t’informe que ta mort et ton existence seront avec moi et sur la base de ma sunna »

Tel un flambeau lumineux, cette figure intemporelle de toute l’Humanité, le Prince des croyants éclaire, dans son verbe et dans son acte, le chemin jalonné d’écueils de l’homme vers le salut, scellant la trame et la chaîne de son existence à la perfection de l’homme, travaillant inlassablement pour le bonheur des humains dans le monde d’ici-bas et leur salut dans l’Au-delà, désaltérant les hommes à leur source intarissable de science et de piété.

Le vénéré Ali – béni soit-il – figure parmi ces rares personnes qui tout au long de l’Histoire, ont su conjuguer avec brio équité et pouvoir, gravant à jamais en lettre d’or leur nom dans les annales de l’Humanité entière.

Quoi de plus éloquents que ses propres dires pour le décrire :

« Je n’ai jamais oublié le pacte que j’ai scellé avec mon Seigneur, dans tout ce que j’accomplis, j’ai une preuve claire de la part de Lui qu’Il a dit à Son messager et que le Prophète me l’a dit à son tour. Et en vérité, je marche sur un sentier lumineux, et je prononce ouvertement et sans crainte ces paroles »

Le penseur et philosophe érudit du monde de l’Islam, le feu savant Mohammad Taqi Jaafari donne un aperçu de ce qu’était et est l’Imam Ali pour les hommes :

« L’amour est un phénomène suprême, proprement humain qui se trouve chez tous les hommes. Chez les communs, une petite erreur, l’amour se métamorphose en inimité mais chez l’homme parfait, les tendances personnelles et les désirs de l’âme charnelle n’ont aucun effet sur cet amour et c’est à l’aune du juste qu’il est mesuré, puisque chez eux, l’homme est par nature digne de l’amour. Ce phénomène se cristallise entièrement dans la conduite d’Ali fils d’Abitaleb tout au long de sa vie bénéfique.

A la guerre et au moment de la paix, dans la société et au sein du foyer familial, avec l’ami et l’ennemi. A titre d’exemple, relatons cet épisode de la vie de l’Emir des croyants à la bataille de Safein où l’armée de l’Imam Ali et celle de Moawiya se trouvaient face à face.

Lorsque Moawiya et ses hommes eurent accès à l’Euphrate, ils fermèrent la route sur l’armée de l’Emir des croyants, leur interdisant l’accès à l’eau, les exposant ainsi à la soif et ainsi à la mort. Mais lorsque les hommes de l’Imam Ali repoussèrent l’armée de Moawiya, le Prince des croyants, pour qui fermer les vannes de l’Euphrate même sur l’ennemi contredisait tout le code de chevalerie et de l’esprit de loyauté, permit aux hommes de Moawiya d’en avoir accès.

Lorsque l’Imam Ali accepta le leadership des musulmans, il jeta les bases de l’équité, restitua les droits bafoués du peuple, il combattit la misère, la dépravation et la ségrégation. Il fut le serviteur probe de Dieu et sur Son sentier, il fut endurant dans la guerre sainte.

Il appliquait à la lettre Son livre et il resta fidèle à la sunna de Son messager. Il célébra l’Office et fit la zakat, l’Aumône canonique, il recommanda le louable et prohiba le blâmable, il fit tout cela avec effervescence pour obtenir Sa gratitude et parvenir à Ses promesses. Il ne craignait ni les vicissitudes du temps ni les difficultés de l’époque, et il ne sentit jamais faillir devant les problèmes et ne recula devant aucun guerrier. En vérité, il œuvra dûment sur le sentier de Dieu, et soumis à la volonté divine, il fit preuve d’endurance et de patience devant les tourments et les affres.

Il fut le premier homme à avoir foi en Dieu et le premier à Lui avoir célébré l’Office, et le premier à faire la guerre sainte et le premier à dévoiler sa foi dans le pays même de polythéisme. En ce temps là où la terre s’enlisait dans l’égarement et sombrait dans les ténèbres, et Satan était ouvertement adoré, il fut celui qui disait : « Qu’ils soient nombreux les gens qui m’entourent, cela ne m’apportera pas honneur et s’ils me quittaient tous et m’abandonnent je ne les supplierais pas et je ne m’en lamenterais pas »

Et lorsqu’il s’accrocha à la câble de Dieu, il se sentit fort et lorsqu’il préféra l’Au-delà au monde d’ici-bas, il fit preuve de piété, Dieu aussi le confirma et le guida sur Son chemin, purifia son cœur et le gratifia. Point d’ambivalence dans sa conduite, nulle dissonance dans son verbe et aucune perturbation dans son état.

L’Emir des croyants, l’imam Ali – béni soit-il – transmit à la lettre, dans son verbe et par l’acte, le message de Ghadir, qui est d’établir l’équité et le vrai. C’est le message même du Seigneur le Très haut et de Son messager, qui se cristallisa au jour de Ghadir. Et ce message reste à jamais vivant, malgré les aléas du temps, afin que tout un chacun sache que notre monde a besoin des hommes justes et probe pour le diriger vers le salut.

Le jour d’al-Ghadir montre à l’humanité entière comment l’homme infaillible est désigné pour se charger de la guidance de la société afin que la brise vivifiante de l’équité embaume le monde de son parfum exquis. Et c’est peut-être pour cette même raison que le Prophète de Dieu voit en le jour de Ghadir, une des plus grandes fêtes des musulmans.

Al maaref





L'Imam Ali as pour les non musulmans


Georges Gordar, écrivain chrétien et auteur d’un livre en cinq volumes sur la personnalité de l’Imam Ali, précise dans son livre: «A mon avis, Ali est le premier Arabe qui a su parler aux gens des vérités spirituelles dont ils n’avaient jamais entendues parler jusqu’alors, et à éclairer un passé historique très sombre.

Tous ont été émerveillés par cette grande personnalité et quiconque s’est opposé à lui, en fait, était un adepte de l’ignorance. Ali a été victime de sa propre grandeur, il est tombé alors que ses lèvres étaient en prière et son cœur rempli d’amour pour Dieu. Les Arabes n’ont pas connu sa valeur, ce fut leurs voisins, les Perses, qui furent capables de distinguer la pierre précieuse de la pierre sans valeur. Ali était un cri de justice de l’humanité et que tu le saches ou non, il est la personnalité la plus grande de l’Orient, qui combattait dans une autre intention, qui combattait avec modestie et vertu, et qui a réduit en cendres les palais des puissants et des oppresseurs, pour venir en aide aux pauvres et aux opprimés.

Il parvint à la perfection morale et humaine, mon Dieu pourquoi n’avons-nous plus vu de tel gens au pouvoir, avec une telle raison, un tel cœur, une telle langue et un tel sabre?»

Un autre écrivain chrétien, Michael Naim, écrit: «Aucun écrivain, si grand soit-il, ne pourra décrire même dans des milliers de pages, la personnalité de l’Imam Ali et la situation complexe et corrompue de cette époque. Personne ne saura jamais ce qui se passait entre cette grande et parfaite personnalité et son Dieu. Par conséquent chaque description sera incomplète et vague. Il n’était pas seulement le héros du champ de bataille, mais aussi un héros pur et élevé pour ses ennemis. Cette grandeur peut être pour nous chaque jour, un exemple, pour une vie de qualité et une source de spiritualité».

Thomas Carlail, écrivain et philosophe anglais, écrit: «Ali fut le martyre de sa propre justice, pour nous ils suffit de l’aimer et de le vénérer. Sa conscience était une source de bien, et son cœur une source de courage, son courage unique était empreint de bonté et de mansuétude. Il fut pris par la ruse de la ville de Kufe et y tomba en martyr, c’est son excès de justice qui l’a conduit au martyre, car il pensait que tous étaient justes comme il lui. Après avoir été blessé, il dit au sujet de son assassin, «si j’en sors vivant, je sais ce que je ferai, et si je meurs, c’est à vous de décider, mais sachez que si vous choisissez la vengeance, vous n’avez droit qu’à un seul coup de sabre, mais vous serez plus proche de la vertu si vous lui pardonnez et optez pour la réforme».

Karadevo, écrivain français, écrit: «Ali avait un courage sans pareil et était un héros sans égal, qui a combattu côte à côte, avec le Prophète et remporté des victoires miraculeuses qui ont été rapportées par les textes historiques.

A l’époque de la guerre de Badr, il était un jeune de vingt ans, qui a coupé d’un coup de sabre, le corps d’un grand guerrier de la tribu des Coraïchites, pendant la guerre de Ohod, il a pris le sabre du Prophète et a fait des exploits, et lors du combat contre la citadelle juive de Gheibar, il a soulevé d’un bras la porte de fer de la citadelle et en a fait son bouclier. Le Prophète de l’islam l’aimait et avait si confiance en lui qu’un jour, devant tout le peuple musulman, il décréta que celui dont il était le guide devait après lui, suivre Ali».

Gabriel Dangueri, écrivain français, quant à lui écrit: «Ali était un grand orateur, un écrivain de talent et un juge de haute vertu. L’idéologie qu’il a présentée est d’une grande sincérité, d’une grande clarté et d’une grande logique, et a un goût spécial pour le progrès et l’épanouissement des capacités humaines. La personnalité de Ali a deux aspects importants qu’on ne trouve chez aucune autre personnalité historique. Combattant invincible, il est aussi un grand savant et le meilleur orateur de l’Histoire islamique. Cette personnalité respectée tant par les sunnites que par les chiites, est celle dont se réclament tous les groupes islamiques même ceux qui cherchent à semer la discorde dans la communauté. Dans les inscriptions des mosquées son nom est auprès de celui du Prophète, avec ceux d’Abou bakr et Omar, et dans les mosquées chiites, à coté du nom du Prophète».

Suleyman Katani, écrivain chrétien, déclare que «parler de Ali n’est pas moins important au niveau spirituel, que de se tenir en prière.»

Nous pouvons aussi faire allusion au poète allemand Janein, au professeur français Stanislas Goyard, à Georges Zeidan, écrivain français, et au chercheur russe Ilia Palouitch Petrochevski, qui ont aussi écrit au sujet de l’Imam Ali (Que la Paix soit sur lui) et déclaré leur respect envers lui.
almaaref
 
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