Pourquoi les jeunes ne trouvent pas facilement un emploi.

Discussion dans 'Les études' créé par Sasori, 12 Février 2017.

  1. Sasori

    Sasori Membre actif Administration

    Salam alékoum,

    Extraits : "Les jeunes Français étant moins actifs que les jeunes Européens. Mais c’est aussi parce que « 50% des 18-24 ans sont encore à l’étude ».

    D’aucuns, qui voient le mal partout, parleraient de taux d’étudiants dans le supérieur trafiqué pour justement ne pas trop impacter le déjà trop fort chômage des jeunes. Jack Lang, lorsqu’il a émis le désir de voir 80% d’une classe d’âge accéder au bac, avait-il déjà en tête cette idée cynique, qui consistait à prolonger les études artificiellement – au détriment du niveau – pour limiter la casse sociale ? Une sorte d’armée de réserve de chômeurs potentiels, à qui l’on a fait croire que de multiplier les diplômes était la garantie d’un bon emploi, stable, intéressant et bien payé ?

    On ne fera pas ce procès à ce ministre de l’Éducation et aux socialistes, mais aujourd’hui, 35 ans après l’avènement de la gauche égalitariste au pouvoir, les facs implosent, la sélection a disparu, l’excellence est honnie, les amplis débordent, le niveau a chuté, et le chômage se durcit. Un échec à tous les niveaux. Pour le rapport de France Stratégie, qui ne va pas aussi loin, les deux échecs sont sur le chômage des 20-24 ans, qui persiste parfois 10 ans après leur venue sur le marché du travail, et surtout, 15% des 15-29 ans qui sont sans emploi, sans formation ni études. Rien. Ce sont ces 15% d’une classe d’âge qui se marginalisent à grande vitesse. Et une classe d’âge, en France, quand on consulte la pyramide en question, c’est 1,2 millions d’individus. Soit 200 000 jeunes qui sortent complètement du système chaque année, les autres se casant plus ou moins rapidement sur le marché du travail, selon l’utilité du moment de leur formation."

    "La formation n’est pas au niveau, chez nous. Certes, il règne dans le système éducatif français, que ce soit à l’école ou à l’université, ce fameux refus de se soumettre au Marché, de servir l’Entreprise, un reliquat de la luttes des classes dans l’enseignement. En gros, les profs ne veulent pas former des esclaves pour les patrons. Mais ça ne les empêche pas de former des êtres soumis au Système ! Cela ne figure évidemment pas dans le rapport.

    10% des jeunes ne maîtrisent pas suffisamment les bases (lire, écrire, calculer, s’exprimer) pour pouvoir espérer toucher un job épanouissant. Pour ceux-là, les missions locales font leur boulot, enfin ce qu’elles peuvent, ça rappelle les conseillères d’orientation complètement à l’ouest au collège ou au lycée. Pour les moins doués à l’école, il s’agissait juste d’aiguillages et de centres de tri vers des voies sans issue... ou vers le travail manuel, si dévalorisé en France. L’Autriche ou l’Allemagne, avec leur principe d’apprentissage dans ces métiers trop délaissés chez nous (essayez de trouver un chaudronnier ou un plombier), donnent plus de chances à leurs jeunes sans diplômes du supérieur. On appellera ça les diplômes de l’inférieur...

    On ne peut pas dire que les politiques ne font rien contre cet échec scolaire manifeste, mais ils ne réalisent pas que cet échec est programmé dans l’école même ! L’égalitarisme socialiste a mené à un désastre, tant sur le niveau des cours que de celui des élèves, désastre qui se traduit en chômage chronique 10 ans plus tard. La valeur travail a été négligée, voire sabotée par les socialistes, tandis que la droite a accentué les différences sociales.
    On peut dire que la conjonction de la gauche des valeurs et de la droite du travail est une catastrophe."

    http://www.egaliteetreconciliation....-trouvent-pas-facilement-un-emploi-44113.html

    Barak Allahou fikoum.
     

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