Dommages irréversibles – L’économie des États-Unis ne peut pas être réparée.

Discussion dans 'Economie & commerce' créé par Sasori, 15 Février 2017.

  1. Sasori

    Sasori Membre actif Administration

    Salam alékoum,

    Extraits : "Certaines catastrophes ne peuvent être évitées. Parfois, une crise doit se dérouler avant qu’une nation, une société ou une économie ne revienne à la stabilité. C’est aussi vrai pour la crise sous-jacente de l’économie américaine.

    Il est impératif que les militants de la liberté et les conservateurs évitent les faux espoirs d’un redressement financier et restent vigilants et préparés à une panne du système. Malgré le changement politique soudain avec Trump et le parti républicain ayant le contrôle majoritaire de l’appareil à Washington D.C., rien ne peut être fait par le gouvernement pour soulager les tensions financières en ce moment."

    "C’est parce que le gouvernement est incapable de créer la richesse ; il ne peut que voler la richesse de la population par l’imposition pour payer les dettes contractées ou il peut passer un marché diabolique avec les banques centrales pour « imprimer » son chemin vers une fausse prospérité.

    Certains pourraient avancer que Trump est susceptible de réorienter les fonds de programmes mal conçus de l’ère Obama, plutôt que d’augmenter les impôts ou de faire de l’impression. Cela ne change pas la situation. Les fonds réorientés sont toujours les fonds des contribuables, et ces fonds seraient beaucoup mieux dépensés s’ils étaient rendus aux contribuables plutôt que gaspillés dans un effort vain pour augmenter le PIB d’un point de pourcentage. Au-delà de cela, le nombre d’emplois générés par le processus sera une goutte d’eau, comparativement aux 100 millions et plus de personnes qui ne sont plus employées aux États-Unis à notre époque."

    "Malheureusement, les globalistes ont passé la moitié du siècle à faire en sorte que chaque pays dépende financièrement totalement des autres. Les États-Unis sont au CENTRE même de cette interdépendance, avec notre monnaie comme standard des réserves monétaires mondiales. Afin de changer la nature du système interdépendant, nous devons changer la nature de notre participation à ce système. Cela signifie que pour imposer des taxes d'importation élevées à des pays comme la Chine (ce que Trump a suggéré), l’Amérique devrait consentir à sacrifier le principal avantage dont elle jouit dans le modèle interdépendant – nous devrions sacrifier le statut de monnaie de réserve mondiale du dollar.

    Gardez-le à l’esprit. Des mesures agressives de rétorsion peuvent aussi être prises contre nous par des nations comme la Chine. Les dettes considérables en dollars et en obligations du Trésor détenues par la Chine pourraient être liquidées, et malgré les réclamations des médias aux ordres, cela aura en effet des effets destructeurs sur l’économie des États-Unis.

    Gardez également à l’esprit qu’avec des tarifs douaniers plus élevés, les prix seront plus élevés dans les magasins. La majorité des marchandises consommées par les Américains vient de l’extérieur du pays. Des tarifs plus élevés ne fonctionnent à notre avantage que lorsque nous disposons d’une base manufacturière capable de produire les biens dont nous avons besoin au prix auquel nous pouvons nous permettre d’acheter. La base manufacturière américaine au sein de notre propre nation est quasiment inexistante par rapport à la Grande Dépression. Pour imposer des tarifs, nous aurions besoin d’un niveau de soutien à la production que nous n’avons tout simplement pas.

    Le fait est qu’un changement sans précédent dans la dynamique de production américaine devrait se produire, afin que nous ne fassions pas face à de lourdes conséquences fiscales pour l’utilisation des tarifs comme une arme économique.

    Les industries prennent du temps à être reconstruites

    Beaucoup d’enthousiasme a été suscité par les rapports selon lesquels certaines sociétés américaines rapatrieraient un peu de production dans nos frontières au cours du premier mandat de Trump en tant que président. Et certainement, c’est quelque chose qui doit se produire. Nous n’aurions jamais dû externaliser notre capacité de production. Mais est-ce trop peu, trop tard ? Je le crois.

    Je me souviens qu’en 2008-2009, les économistes traditionnels applaudissaient les efforts de renflouement de la Réserve fédérale et l’appel à l’assouplissement quantitatif car, selon eux, cela allait diminuer la valeur du dollar sur le marché mondial, ce qui rendrait les biens américains moins chers et par extension inspireraient une renaissance manufacturière. Bien sûr, cela ne s’est jamais produit, ce qui ne fait qu’ajouter à la montagne de preuves confirmant que la plupart des économistes traditionnels sont des idiots intellectuels.

    Il est important que nous ne tombions pas dans le même piège fait de faux espoirs en 2017. Alors que Trump peut ou ne peut pas gérer les choses plus agressivement, il n’y a pas tant que cela qui puisse être accompli par la politique. Reconstruire une base manufacturière après des décennies d’externalisation prend du temps. De nombreuses années, en fait. Les usines doivent être commandées, l’argent doit beaucoup changer de mains, les salaires doivent être taillés pour le meilleur rendement possible par dollar dépensé et les gens doivent être formés, à partir de cette nouvelle base industrielle, pour produire des biens à nouveau. Dans de nombreux cas, les compétences requises pour maintenir des usines en fonctionnement aux États-Unis (des ingénieurs, des machinistes, de la main-d’œuvre de chaînes d’assemblage et des personnes qui savent gérer le tout) n’existent plus. Il ne reste plus que des millions de travailleurs dans la vente au détail et la restauration, qui forment une foule immense exigeant 15 $ de l’heure, ce qui ne va tout simplement pas encourager le retour des centres de production."

    "Avec un dollar « fort » (par rapport à d’autres indices), il y a même MOINS d’incitation pour les pays étrangers à acheter nos produits maintenant, qu’il n’y en avait après la crise du crédit en 2008. Si le dollar perd son statut de réserve mondiale (comme je le crois pendant le premier mandat de Trump), alors nous aurons une monnaie qui va rapidement baisser ─ mais trop rapidement pour alimenter un redémarrage manufacturier.

    Y a-t-il suffisamment de richesses internes pour soutenir l’essor de la production aux États-Unis pendant un laps de temps nécessaire au rééquilibrage de notre économie ? S’il y en a, je ne les vois pas. Nous sommes une nation engluée dans la dette. Tant et si bien que même la vente de nos ressources naturelles n’effacerait pas le problème.

    En fin de compte, le passage du pays d’un système mondialisé à celui de producteur autonome avec une population assez riche pour soutenir cette production en raison des exportations limitées vers des acheteurs étrangers est un changement qui exige une incroyable prévoyance, une grande précision et un temps suffisant. Ce n’est pas quelque chose qui peut être décrété par la force ou par décret du gouvernement. En fait, essayer de forcer le changement au hasard ne fera qu’agiter une économie déjà au bord des calamités."

    "Pour ce « make America great again », il faudrait des efforts décentralisés afin de maximiser la production et l’autosuffisance au niveau local, et non pas un fédéralisme centralisé de l’économie. Les globalistes ont été beaucoup trop loin dans leurs programmes d’interdépendance. La seule façon d’en sortir maintenant est de laisser ce système se planter et de mettre les bonnes personnes en place pour reconstruire.

    Malheureusement, non seulement un accident entraînera une grande tragédie pour beaucoup d’Américains, mais c’est aussi un résultat que les globalistes souhaitent. Ils croient qu’ils seront les hommes au bon endroit, au bon moment, pour reconstruire le système d’une manière encore plus centralisée. Ils espèrent sacrifier l’ancien ordre mondial afin d’inspirer le désespoir social nécessaire pour convaincre les masses de la nécessité d’un « nouvel ordre mondial ». Encore une fois, ce crash ne peut être évité, il ne peut être atténué. Nous pouvons nous préparer et devenir autonomes. Nous pouvons nous battre pour que les globalistes ne soient pas en mesure de reconstruire le système à leur image, une fois que la poussière sera retombée. Mais nous ne devrions pas trop nous attendre à ce que l’administration Trump puisse résoudre n’importe lequel de nos problèmes économiques, même si c’est son intention. La solution reste entre nos mains, pas entre les mains de la Maison Blanche."

    http://lesakerfrancophone.fr/dommag...nomie-des-etats-unis-ne-peut-pas-etre-reparee

    Barak Allahou fikoum.
     

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